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(25/07/2007 13:44:41)

L'Etat injecte 83 M€ pour financer 70 projets de R&D

83 M€, c'est le montant alloué par l'Etat pour soutenir 70 projets de recherche et développement issus de 40 pôles de compétitivité et dont les dossiers ont été sélectionnés à l'issue du quatrième appel à projets du fonds unique interministériel. Les collectivités territoriales ont indiqué leur intention de financer certains de ces projets au côté de l'Etat, à hauteur de près de 50 M€. « On peut estimer que les PME impliquées dans ces projets bénéficieront directement de près de 40 M€ », ont indiqué les ministères de l'Agriculture, de l'Ecologie, de l'Economie, de l'Enseignement supérieur, de la Défense et de la Santé, dans un communiqué commun. Parmi les 70 dossiers sélectionnés, huit projets ont été élaborés par le pôle de compétitivité Aerospace Valley de Toulouse (Haute-Garonne). « Ils concernent le domaine de l'aéronautique pur mais aussi l'espace et ses applications et les systèmes embarqués », a précisé François Vernières, responsable des programmes de recherche et technologie du pôle toulousain. En cumulé, les quatre appels à projets du fonds interministériel et la première sélection de 2005 ont permis de soutenir 332 projets des pôles de compétitivité, pour un total de dépenses R&D de près de 3 milliards d'euros, impliquant 9 000 chercheurs et un financement public de 930 M€ dont plus de 520 M€ par l'Etat. Un cinquième appel à projets sera lancé mi septembre 2007. Les dossiers devront être présentés avant le 1er décembre 2007. (...)

(24/07/2007 12:18:18)

L'IEEE se penche sur un double standard Ethernet 40 et 100 Gbps

La dernière réunion des comités de travail sur l'Ethernet de l'IEEE, qui s'est tenue à San Francisco mi-juillet, a débouché sur un nouvel axe de travail. Le HSSG (Higher Speed Study Group) a décidé de ne rien décider, et va donc plancher sur un double standard, 40 et 100 Gbps. Le débat entre partisans des deux futurs hauts débits faisait rage depuis plusieurs mois. En décembre dernier, il semblait que l'IEEE se dirigerait vers le 100 Gigabit par seconde, opérant un bond similaire aux précédents (après les 10 Gbps, 1 Gbps, 100 Mbps et 10 Mbps). 40 Gbps pour les serveurs, 100 Gbps pour les coeurs de réseaux Finalement, le HSSG, qui réunit des constructeurs, des opérateurs et des équipementiers tels qu'Alcatel Lucent, Broadcom, Dell, Cisco ou Intel, travaillera sur les deux débits, afin de contenter tout le monde. John D'Ambrosia, qui préside le comité, explique en effet que si les besoins en termes de débit augmentent quels que soient les situations, les évolutions sont distinctes : alors que le trafic sorti des serveurs double environ tous les deux ans, le trafic sur les réseaux opérateurs double lui tous les 18 mois. Les opérateurs poussent donc vers le 100 Gbps, les fabricants de serveurs et de commutateurs vers le 40 Gbps, a priori plus économique à implémenter. C'est la première fois qu'un comité de travail Ethernet travaille sur deux vitesses à la fois dans un seul standard. Il s'agira du 802.3ba. Plusieurs interfaces physiques seront définies pour chaque vitesse. (...)

(23/07/2007 09:49:08)

L'UE autorise l'Allemagne à subventionner son projet de moteur de recherche

Bruxelles a donné son feu vert : l'Allemagne pourra verser 120 ME d'aides publiques à Theseus, son projet de moteur de recherche pour un « Internet de nouvelle génération ». La subvention sera répartie d'ici à 2011. L'Allemagne espère avoir un prototype à présenter en 2008, montrant la voie du « Web 3.0 ». Les promoteurs de Theseus expliquent en effet que l'ajout de méthodes sémantiques permettant de créer, de modifier et de relier les contenus à l'actuel Web 2.0, défini comme un Web ouvert, interactif et social, « transformera le Web en l'Internet de nouvelle génération (Web 3.0 = Web 2.0 + la sémantique) ». Dans un communiqué, la Commission européenne explique que le financement public de ce projet allemand, qui s'inscrit dans un programme-cadre sur la société allemande de l'information intitulé iD2010, présente suffisamment de garanties pour ne pas fausser la concurrence. Neelie Kroes, commissaire chargée de la concurrence, écrit : « Je me félicite de constater que l'Allemagne entend promouvoir la poursuite des activités de recherche et d'innovation relatives à l'internet de la nouvelle génération et a veillé pour ce faire à réduire au maximum d'éventuelles distorsions de concurrence. » Theseus est né de la scission, fin 2006, du projet franco-allemand de moteur de recherche, la France travaillant de son côté au projet Quaero. L'ancien président de la République Jacques Chirac faisait de Quaero une priorité pour résister à la domination des géants américains tels que Google et Yahoo. La Commission européenne indique que « la France examine actuellement des projets d'aides d'État analogues avec la Commission » pour financer Quaero. (...)

(17/07/2007 15:30:40)

Entretien : dix ans de recherche chez Microsoft

Rick Rashid et Andrew Herbert ont accepté de répondre aux questions du Mondeinformatique.fr sur la recherche chez Microsoft, mais aussi sur la façon dont la firme oriente ses travaux de recherche pour se préparer au futur. Lemondeinformatique.fr : Que représente pour vous ce dixième anniversaire du centre de recherche de Microsoft à Cambridge et quels sont vos axes de recherche pour le futur ? Rick Rashid : C'et un événement excitant. J'étais là il y a dix ans à Cambridge, et il y avait ce champ vide sur lequel nous avons construit ce bâtiment. Cambridge est alors devenu notre second centre de recherche, après celui de Redmond. Une des questions était de savoir si nous serions capables de travailler de concert, en bonne intelligence avec le monde de la recherche universitaire et cela s'est très bien passé. En fait à l'origine nous avions prévu d'avoir 40 chercheurs à Cambridge. Nous en avons aujourd'hui une centaine. Un autre succès du centre est que nous élargissons nos liens à d'autres domaines que la recherche informatique. L'un de nos axes de travail est par exemple l'utilisation des sciences informatiques dans le cadre de la recherche en sciences de la vie. C'est un domaine où il y a aujourd'hui beaucoup de données non-structurées et où de multiples formats cohabitent. Notre compréhension des systèmes biologiques reste parcellaire et, de façon générale, il y a un gros besoin d'organisation de l'information. D'une certaine façon, la physique a été aidée par les mathématiques, elle a notamment fait un usage massif des équations différentielles. Il en a été de même pour la chimie ou des équations permettent d'expliquer comment des composants se lient les uns avec les autres. Les biologistes n'ont pour l'instant pas cette structure ni ces mathématiques et un espoir est d'utiliser l'informatique pour trouver le genre de mathématiques qui permettrait d'expliquer et de modéliser les systèmes biologiques. On travaille par exemple sur l'application de techniques de datamining sur les jeux de données biologiques. Un autre domaine d'étude est celui de l'écologie et de l'analyse des impacts climatiques sur les écosystèmes. "Il est temps de modifier la façon dont on conçoit un système d'exploitation" Andrew Herbert : Si l'on regarde l'avenir, MS Research Cambridge a plusieurs domaines de forces autour des langages, avec de plus en plus d'attention sur les méthodes mathématiques pour valider de façon formelle le code que nous écrivons. Ceux d'entre nous qui travaillent sur les OS et les réseaux sont toujours au coeur de l'actualité. Le fait que les processeurs passent au multicoeur ouvre pas mal de questions sur la façon dont on peut organiser l'ordonnancement des tâches et comment on répartit les traitements entre coeurs. Il est temps, une nouvelle fois, de modifier la façon donc on conçoit un système d'exploitation. Le domaine du "machine learning" est aussi en plein développement. Il y a dix ans, on parlait beaucoup d'intelligence artificielle en s'appuyant sur des moteurs de règles. Aujourd'hui les méthodes statistiques sont appliquée à ce domaine et transforment en profondeur la façon dont on aborde le "machine learning", par exemple dans des domaines comme la reconnaissance vocale, la traduction assistée. [[page]] Quelle a été selon vous la contribution la plus importante du centre de Cambridge ? Rick Rashid : C'est un peu comme me demander lequel de mes enfants j'aime le plus. C'est une question à laquelle il est difficile de répondre. Il y a un certain nombre de choses dont je suis content. En particulier, les travaux de Cambridge ont eu un impact direct dans les travaux sur la genèse de .Net et notamment sur la définition de la CLR. On peut aussi tracer à Cambridge l'origine des technologies pair à pair de Vista. La liste pourrait être longue. Mais très franchement ce n'est pas la raison pour laquelle nous faisons de la recherche fondamentale. Notre but n'est pas de créer de nouveaux produits, mais d'être là lorsque le monde change. La recherche nous permet d'être agiles, de changer lorsque c'est nécessaire, de nous préparer face à l'irruption de nouvelles technologies. Le fait d'avoir un réservoir de personnes brillantes au sein de la société permet de mieux évoluer face aux changements brutaux. A ce titre les investissements de Microsoft en recherche sont parmi les plus lucratifs pour la société. "On investit dans la recherche pour être encore là dans dix ans" Vous savez, quand nous avons commencé, l'une des choses les plus difficiles était de convaincre des chercheurs de venir travailler pour Microsoft. Je me rappelle d'un pari en 1992 avec un de mes meilleurs amis professeur au MIT - qui me demandait pourquoi j'allais chez Microsoft, une société qui, disait-il pourrait ne plus être là dans cinq ans. Le pari était de savoir si Microsoft ou Digital Equipment seraient encore là dans dix ans. Six ans plus tard, DEC, l'un des titans de l'informatique de l'époque, n'était plus. C'est pour cela que l'on investit dans la recherche fondamentale, pour être encore là dans dix ans... Il y a un certains nombre de sujets sur lesquels nous avons travaillé, qui n'avaient a priori aucun intérêt pour la société et qui, quelques années plus tard, se sont révélés être essentiels pour son avenir. C'est pour des raisons similaires que des gouvernements investissent dans la recherche fondamentale afin que leur pays se prépare à l'avenir, qu'il ait un réservoir de personnes talentueuses et formées. Le Royaume Uni et notamment Cambridge ont été un des berceaux des recherche sur la construction d'un "ordinateur" avec les travaux de chercheurs comme Newton. C'est aussi en Angleterre que, pendant la guerre, de grands progrès ont été effectués avec les travaux de Turing qui ont largement défini l'algorithmie moderne ainsi que les fondamentaux de l'architecture d'un ordinateur. Certains considèrent qu'il n'y a pas eu d'évolution fondamentale au cours des 60 à 70 dernières années, que nous vivons encore largement sur les acquis de Von Neumann et Turing et qu'il faudra une évolution fondamentale des architectures informatiques pour voir une vraie évolution du logiciel. Qu'en pensez-vous ? Rick Rashid : C'est une question très large. Nous évoluons en permanence. Les concepts de base des automates de calculs datent des années 1600 et 1700. Il y a aujourd'hui des recherches lourdes autour du quantum computing qui ont le potentiel de changer fondamentalement la façon dont nous approchons l'informatique. Mais cela ne veut pas dire que notre connaissance des systèmes informatiques ne progresse pas hors de ces domaines. En fait, la recherche en informatique a beaucoup progressé au cours des récentes années. Nous avons aujourd'hui une bien meilleure compréhension de ce qu'est un système informatique. Notre compréhension de ce qu'est un programme a évolué de façon spectaculaire au cours des cinq dernières années. Nous pouvons désormais faire des affirmations formelles sur un programme contenant plusieurs centaines de milliers de lignes de code et prouver son fonctionnement. Nous n'étions pas capables de le faire jusqu'alors. Nous avons aussi une bien meilleure compréhension des types de données. L'usage de méthodes statistiques a aussi permis de faire évoluer des pans entiers de la recherche informatique par exemple en matière de "machine learning". Notre discipline a donc considérablement évolué même si elle reste contrainte par des architectures. Andrew Herbert : Je me souviens que, lorsque j'ai commencé ma carrière informatique, le premier ordinateur que j'ai utilisé aurait pu être une machine de Turing. Le nombre d'instructions était tellement restreint que je crois que je pourrais encore les réciter de tête. Si je regarde un processeur moderne, il me faudrait de multiples couches de machines de Turing pour expliquer ce qu'il se passe. C'est un modèle bien plus riche. Rick Rashid : En fait je ne suis pas sûr que Von Neumann ou Turing reconnaîtraient leurs petits en voyant un ordinateur moderne. Tout a beaucoup évolué [[page]] Vous avez dit précédemment que l'ère de l'intelligence artificielle telle qu'on l'avait connu était arrivée à sa fin. Rick Rashid : En fait, on a par le passé beaucoup travaillé sur des systèmes à base de règles, qui était une approche très structurée. L'idée était qu'avec un jeu de règles suffisamment complet on pouvait obtenir de bons résultats. Aujourd'hui on utilise des approches beaucoup plus statistiques. Une des raisons pour lesquelles ces approches sont aujourd'hui possibles est liée à l'évolution exponentielle de la puissance des ordinateurs qui permet de traiter des jeux de données colossaux. De fameuses organisations de recherche, telles que le Parc de Xerox ou les Bell Labs, ont fait des découvertes qu'ils n'ont pas su exploiter, ou dont ils n'ont pas vu le potentiel, ratant parfois de vraies pépites d'or. Avez-vous des mécanismes en place pour ne pas rater une éventuelle pépite ? Rick Rashid : Nous avons un processus systématique d'analyse de nos recherches et un groupe de MS Research est spécifiquement chargé des transferts de technologies. L'objectif est d'identifier de façon systématique les technologies qui pourraient être utiles pour les groupes produits de Microsoft. Nous avons aussi des équipes au sein de Microsoft qui viennent régulièrement dans les laboratoires pour voir quelles recherches pourraient leur être utiles dans leurs développements. Certaines organisations de recherche comme les laboratoires d'IBM encouragent la mobilité régulière entre la recherche et les groupes produits et permettent à leurs chercheurs de bouger régulièrement entre recherche et développement. Avez-vous des règles similaires en place ? Andrew Herbert : Nous n'avons surtout pas de règle ! Et comme il n'y a pas de règle, c'est bien entendu possible. Par exemple, certains de nos chercheurs ont suivi leur idée dans le cadre d'un transfert de technologie afin de la transformer en produit. Dans le laboratoire de Cambridge nous avons des projets en cours qui peuvent permettre aux chercheurs concernés d'accompagner leur recherche lorsqu'elle s'incarnera en produit. Certains le font, d'autres préfèrent se consacrer uniquement à la recherche et c'est très bien ainsi. (...)

(13/07/2007 16:56:07)

Les labos de HP Inde veulent sécuriser les données imprimées

Connecter les données imprimées à un réseau pour en vérifier l'autenthicité. Un défi que les laboratoires indiens de HP viennent de relever en élaborant une technologie combinant le traditionnel support papier à un procédé électronique capable de transmettre des données à un serveur. Son utilité : sécuriser toute forme de document et se prémunir contre les contrefaçons et la fraude. Les équipes de HP sont parties du principe que les autorités ne peuvent pas vérifier en temps réelle l'authenticité d'un document - s'il a été modifié par exemple -, comme un permis de conduire par exemple, sans avoir à le renvoyer aux autorités compétentes. C'est pour résoudre ce type de problèmes très concrets que HP a développé sa technologie Trusted Hardcopy, qui encapsule un ensemble de données dans un code barre en 2D, imprimé au dos d'une feuille de papier. Combiné à un logiciel adéquat, ce code barre peut être lu et enregistré par un scanner classique, puis confronté à une base de données hébergée par l'institution qui a édité le document certifié. En guise de pilote, HP a implémenté son système dans l'International Institute of Information Technology de Bangalore, où les étudiants peuvent désormais récupérer leur dossier scolaire complet selon ce procédé. « Notre logiciel est relié à la base de donnée, de façon à ce qu'à chaque fois qu'une impression est réalisée, il édite un code barre que l'on intègre », explique K.S.R Anjaneyulu, directeur du département qui a développé le projet chez HP. Outre l'aspect sécurité du procédé, HP explique que Trusted Hardcopy peut éviter d'entrer manuellement les données alors contenues dans le code barre. Les divisions commerciales de HP estiment qu'il existe un marché pour les agences gouvernementales. Car « les documents papier seront toujours utiliser dans le monde et pas uniquement en Inde ». Ce qui pousse les labos de HP à expérimenter leur solution pour des utilisations liées à la mobilité. Comme doter Trusted Hardcopy du support de l'appareil photo embarqué dans les téléphones mobiles de façon à photographier le code barre pour le transmettre pour vérification. (...)

(29/06/2007 16:06:40)

La Chine encore loin d'être une superpuissance technologique, juge l'Ifri

« La Chine est encore loin d'être une superpuissance technologique. » Dans son introduction à une étude pour l'Ifri (Institut français des relations internationales), Frédérique Sachwald, tente de démêler la part du mythe chinois dans l'approche généralement faite par le monde occidental. Elle indique pourtant que la Chine est aujourd'hui le premier exportateur mondial de produits TIC. « Depuis 2000, ces exportations ont augmenté rapidement, et ont dépassé celles des Etats-Unis. Cette forte croissance contraste avec la stabilité des exportations japonaises sur les dix dernières années. L'Allemagne, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont également augmenté leurs ventes, mais sans commune mesure avec la Chine, pour qui elles ont plus que triplé depuis 2000. » Premier pays exportateur et premier assembleur de TIC L'étude montre que si on calcule la contribution des industries de haute technologie à la balance commerciale en tenant compte à la fois des exportations et des importations, la Chine paraît clairement dépendante des importations de composants. Ce qui prouve qu'elle doit surtout être considérée comme le « premier exportateur de travail d'assemblage dans les TIC ». A titre de comparaison, au cours de la dernière décennie, le poids des produits de haute technologie dans la balance commerciale a beaucoup varié : en Corée du Sud et au Royaume-Uni par exemple, la spécialisation manufacturière dans les produits de haute technologie a augmenté d'une manière importante, mais elle a diminué au Japon. De son côté, la Chine s'est surtout spécialisée dans des activités de production intensives en travail, répercutant ce dynamisme sur ses exportations de produits TIC, aidée par une monnaie largement sous-évaluée. La Chine absente des autres secteurs de haute technologie En affinant l'analyse, Frédérique Sachwald relève un paradoxe : la Chine demeure absente des autres secteurs de haute technologie, comme l'industrie pharmaceutique ou l'aérospatiale, alors que les taux de croissance des investissements en R&D sur son territoire sont impressionnants. La Chine est en effet le troisième pays au monde pour le volume des dépenses en R&D, juste derrière les Etats-Unis et le Japon et depuis la fin des années 1990, le nombre de chercheurs en Chine a augmenté à tel point qu'il dépasse les effectifs japonais et s'approche du record américain. Toutefois, le nombre de chercheurs rapporté au nombre de Chinois travaillant est très faible, ce qui relativise cette évolution. De plus, la Chine ne se préoccupe que des activités de développement : elle destine seulement 5,7% de ses fonds de R&D en recherche fondamentale, alors que dans le même temps, les Etats-Unis en allouent 18% et la Corée du Sud 13,7 %. Rapporté en PIB, les chiffres montrent un écart plus impressionnant : les Etats-Unis dépensent 0,5% en recherche fondamentale contre 0,1% pour la Chine soit cinq fois moins, alors que l'intensité en R&D de la Chine n'est que la moitié de la capacité américaine. Le rapport indique aussi que la Chine a pris conscience de ce déficit. Elle a mis en place d'importantes réformes du système éducatif avec un budget passant de 2,5 % du PIB en 1997 à 3,3 % en 2002. Avec 19,4 millions d'étudiants en 2004, la Chine forme autant d'étudiants que les Etats-Unis et l'Union européenne et poursuit dans cette voie, puisque le nombre d'inscrits et de diplômés du troisième cycle a été multiplié par 2,6 entre 2000 et 2004. Dans les années qui viennent, son défi va être de former des étudiants et des chercheurs de qualité, pour inverser la tendance et ne plus apparaître comme « l'usine » du monde mais comme son « bureau de recherche ». (...)

(27/06/2007 09:31:42)

L'UE précise son projet de MIT européen

Les ministres de la Recherche des 27 états membres de l'Union européenne, réunis lors du Conseil de la compétitivité, viennent d'approuver la proposition de Bruxelles de doter l'UE d'un Institut européen de technologie (IET). Souvent comparé au modèle américain du MIT (Massachusetts institut of technology), l'IET a pour but d'améliorer la compétitivité de l'Europe en réduisant « le fossé d'innovations » qui la sépare de ses concurrents, selon les mots du président de la commission, José Manuel Barroso. L'IET associera universités, organismes de recherche, entreprises, collectivités et cherchera à devenir « l'étendard de l'effort collectif de l'Europe visant à mettre sur pied un espace européen de l'enseignement et de la recherche », explique l'UE. Les 27 ministres ont entériné la décision de doter l'IET de 308,7 M€ pour sa mise en route, qui doit s'étaler entre 2008 et 2013. Pour l'ensemble de cette période, le budget est estimé à 2,4 Md€. La somme doit être prise en charge par les fonds communautaires mais aussi par les états membres, les entreprises et divers legs. A l'horizon 2015, Bruxelles estime que l'IET pourrait regrouper 4 à 5000 scientifiques, 6000 étudiants, 4000 doctorants, et fonctionner sur un budget annuel de 1,5 Md€ à 2 Md€. Les communautés de la connaissance et de l'innovation (CCI) seront le niveau opérationnel de l'institut. Elles seront choisies de façon concurrentielle par un comité directeur et mèneront des recherches sur des thématiques variées. La priorité pourrait être donnée, dans un premier temps, au changement climatique et aux énergies renouvelables. Les premiers travaux pourraient commencer dès l'an prochain. (...)

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