Dossier

Comment se répérer dans la jungle des logiciels Open Source

imprimerenvoyerrecevoir

Comment se répérer dans la jungle des logiciels Open Source

Des méthodes pour évaluer et comparer des solutions Open Source


(01/02/2008) - par Cyrille Chausson

C'est un fait : l'Open Source se professionnalise. Le modèle de logiciel à code ouvert basé sur les services et le développement communautaire, initialement cantonné aux couches basses des systèmes d'entreprises (comme le serveur Web), intègre désormais les applications critiques. Citons pêle-mêle les bases de données, l'intégration de données - où le Français Talend fait bonne figure -, le PGI et la Business Intelligence. Chacun y allant de son modèle économique, chacun attirant parfois la convoitise des ténors du secteur. Dernier en date, le rachat d'un des fleurons du mouvement Open Source MySQL par Sun, en pleine mutation de modèle, pour 1 Md$.

« L'Open Source souffre de l'absence de grandes marques », soulignait Jean-Pierre Corniou, PDG D'EDS, à l'occasion de Paris Capitale du Libre.
Derrière cette réflexion, la problématique de faire accepter la pertinence des solutions Open Source.
Il faut également ajouter que, face à un marché en plein bouillonnement, où la frontière entre les deux rivaux historiques que sont l'Open Source et le logiciel propriétaire est de plus en plus floue, il devient de plus en plus difficile pour les DSI d'évaluer la pérennité des offres, leur évolution possible et leur base fonctionnelle.
Comment les entreprises peuvent-elles comprendre, évaluer, comparer et enfin choisir un logiciel sous licence Open Source ? Si le salon Solution Linux, qui s'est tenu à Paris du 29 au 31 janvier, a pu livrer en partie quelques réponses, les entreprises devront toutefois considérer leur choix en s'appuyant, soit sur les recommandations, parfois éprouvées, de cabinets d'analystes, soit sur les outils d'évaluations disponibles, plus pragmatiques.

Ce point a notamment attiré l'attention des intégrateurs. Ces derniers ont alors développé leurs propres méthodes avec pour objectif de répondre d'abord à une forte demande côté marché, mais également côté client, sans cesse demandeur de support et surtout de garanties. En clair industrialiser les solutions Open Source, à l'image de ce qui est fourni par les éditeurs du modèle propriétaire.

Techniquement, la base des méthodes est d'évaluer et de mesurer la maturité d'une application Open Source en calculant le rapport entre fonctionnalités et réactivité de la communauté qui s'y rattache, et les confronter ainsi aux besoins et à l'infrastructure existante chez le client. « Il s'agit de donner la bonne vision au client », résume Jean-Marie Thobie en charge du projet de support OSM Partner de Capgemini qui propose la méthode OSMM (Open Source Maturity Model). Ce dernier s'attache à non seulement déterminer la maturité des produits, mais également à comparer les différents composants et leur degré d'intégration pour sélectionner les plus adaptés aux besoins du client. « Un calcul qui passe également par l'analyse de la communauté et des levées de fonds », indique Jean-Marie Thobie. Douze critères répartis en quatre familles (produit, intégration, utilisation et adoption) sont ainsi analysés.

Parmi les méthodes qui font référence, on retrouve OpenBBR (utilisé par Bull dans son projet NovaForge), QSOS (un projet d'Atos), les initiatives européennes ou internationales FlossMetrics, Qualipso et SQO-OSS (Software Quality Observatory for Open Source Software) en gestation.

« Les méthodes offrent une visualisation graphique pour se faire une idée au premier coup d'oeil, des étoiles pour OpenBBR, un radar pour OSMM ou QSOS. Cette dernière est très bien outillée grâce à l'application O3S qui permet de comparer les évaluations disponibles et de pondérer les critères en fonction de votre besoin », soulignent Olivier Portier et Esther Lanaspa de la DGME (Direction générale de la modernisation de l'Etat), dans un article intitulé « Gestion de projet et sélection de Logiciels libres » publié sur Synergies-publiques.fr. Et les deux auteurs d'ajouter : " La pondération est ici aussi essentielle pour retranscrire au mieux votre besoin et comparer à l'iso-fonctionnel les applications évaluées. Cette pondération est prévue avec OpenBBR et QSOS."
Inégales en qualité, dit-il. Et pour cause : leur modèle repose sur le principe de fiches parfois trop descriptives, remplies pour certaines, par une seule communauté d'utilisateurs.
Pour autant, elles peuvent constituer un honorable point de départ dans tout projet dans lequel l'Open Source peut avoir sa carte à jouer.

Les méthodes d'évaluations
OSMM
OpenBBR
QSOS
Qualipso
Flossmetrics






CONFERENCES
21/09/2010
DECISIONNEL
De 8h30 à 14h00 au Pavillon Dauphine - Paris 16e
PARTNER ZONE
Partner zone Intel Info Center
Partner zone Verisign Partner zone EMC Backup Zone
Partner Zone Oracle Partner zone Oracle
LIVRES BLANCS
Valeur stratégique des données pour attirer et fidéliser les clients 31 juillet 2010 - INFORMATICA
Valeur stratégique des données pour attirer et fidéliser les clients
Les entreprises couronnées de succès s'attachent à connaître leurs clients. Malheureusement, c'est une chose plus facile à dire qu'à faire. Bon nombre (...)