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Législation environnementale

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(10/02/2012 09:34:48)

Un guide du Green-IT à l'initiative de l'Ademe et du Cigref

La réduction de l'empreinte carbone d'une entreprise a certes un louable but désintéressé concernant l'avenir de la planète et de ses habitants, avec éventuellement une dimension image de l'organisation qui n'est pas négligeable. Mais elle permet aussi de réduire les coûts, notamment lorsque l'on parle de l'énergie (mais pas seulement). Or, si les TIC permettent une réduction de certains facteurs (déplacements remplacés par des vidéos-conférences par exemple), elles ne sont pas neutres, ni dans la fabrication des matériels, ni dans leur fonctionnement consommateur d'énergie ni dans l'élimination des matériels mis au rebut.

Le Cigref et l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) se sont associés pour concevoir un guide destiné aux entreprises sur l'art et la manière d'optimiser son empreinte carbone. Ce guide rappelle bien sûr le contexte réglementaire existant en la matière. Mais son coeur est bien méthodologique. Faire un bilan carbone nécessite en effet de suivre certaines procédures et méthodes. Quatre « cas d'illustration » explicitent par la pratique les bilans à réaliser pour quatre entreprises types. Des fiches précisent ensuite une série d'actions à mener.

Très structuré, souvent sous forme de fiches, le guide a une approche très pragmatique. Sans aucun bla-bla inutile, on va ici directement à l'essentiel. Il est cependant à regretter une forme, en consultation sur le web, pas très pratique même si elle est esthétique. S'il est possible de télécharger le document sous forme de PDF, c'est chapitre par chapitre. (...)

(22/02/2011 12:35:31)

La collecte des déchets électroniques en hausse

L'organisme de collecte, de dépollution et de recyclage Eco-systèmes a récolté quelque 311 000 tonnes d'équipements électriques et électroniques en 2010, soit une hausse de 12% par rapport à l'an dernier. Cela correspond précisément à 6,5kg de déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) par habitant et par an.

Eco-systèmes rapporte notamment une forte augmentation de la collecte d'écrans (+29%), qui serait associée « au passage à la télévision numérique ». Une tendance qui devrait donc se poursuivre tout au long de l'année 2011. Autre constat, les appareils électriques et électroniques collectés ont été recyclés à hauteur de 82% sous la forme de nouvelles matières premières, notamment de métaux (51%).

Plus de la moitié des volumes collectés (56%) ont été récupérés par les collectivités locales, contre 37% par les distributeurs.

(...)

(22/10/2010 16:50:49)

L'EPITA se penche sur les logiciels et le développement durable (MAJ)

Pour son deuxième millésime, la conférence Green IT de l'EPITA s'est focalisée sur les logiciels orientés vers le développement durable. Plusieurs tables rondes ont eu lieues sur des thèmes variés. La première a concerné les programmes capables de recenser les émissions carbone. Simple sur le papier, mais la pratique n'est pas forcément une sinécure. Quel outil choisir, doit-on passer par des prestataires extérieurs ? Quels sont les critères à prendre en compte, comment collecter l'information ? Des questions que se sont posées par exemple la communauté d'agglomération de Val et Forêt qui regroupe les villes d'Eaubonne, Ermont, Montlignon, Plessis-Bouchard et Saint-Prix. Cette dernière souhaitait disposer d'un outil pour connaître son empreinte carbone. Le syndicat intercommunal a fait confiance à la solution Verteego, mais comme le précise Laura François, chargé de mission auprès de la Communauté d'agglomération de Val et Forêt « nous avons acquis une compétence et non une solution ». Les agents ont donc été formés, mais piloteront eux-mêmes le projet. Une responsabilité qui demande un effort de communication et d'informations auprès des différents services pour saisir les données sur la plate-forme en ligne. Il reste maintenant à passer à l'étape suivant, définir un plan d'action pour diminuer ce bilan carbone.

Une valeur ajoutée pour les achats responsables

La deuxième table ronde a réuni des acteurs des logiciels d'achat et un client en la personne d'Olivier Veilhan de Bouygues Telecom qui a piloté la mise en place d'un programme pour l'évaluation des fournisseurs. L'opérateur travaille avec 5000 prestataires pour un volume d'affaires de 2 milliards d'euros par an. Il a fait confiance à Ecovadis, jeune société née en 2007, qui propose un programme Achats Responsables, qui référence plusieurs indicateurs allant du travail des enfants (qui reste l'élément discriminant absolu en matière de relation avec les fournisseurs) à l'efficacité énergétique. Comment cela marche ? Une plate-forme collaborative est mise en place où les fournisseurs répondent à des formulaires sur les différents indicateurs. Interrogé sur la fiabilité d'un tel procédé, Jean Christophe Binetti, gérant de l'activité France de Convis explique qu'il est nécessaire d'envoyer des experts contrôler in situ la véracité des informations. Alain Veilhan rappelle que « les prestataires ont tout intérêt à jouer le jeu pour deux raisons, cela les fait progresser et nous avons étendu ce système à l'ensemble du groupe Bouygues et autres opérateurs via notre fédération ». Ces logiciels permettent aussi pour les fournisseurs de connaître leur position par rapports à leurs concurrents et de l'améliorer en passant à des certifications de type ISO 14 000 ou la dernière en date ISO 26 000 qui prend en compte des éléments environnementaux, éthiques et sociaux.

Un pilotage RSE en devenir

La troisième et dernière table ronde prenait un peu de hauteur pour se concentrer sur les logiciels pour suivre et piloter la stratégie de développement durable de l'entreprise. Isabelle Carcassonne, Business Analytics - sustainable Performance chez IBM définit d'emblée le champs du sujet « il ne s'agit pas de faire du reporting de tels ou tels indicateurs, mais bien d'un projet RSE (responsabilité sociale d'entreprise) qui comprend des éléments de gouvernance, d'éthique, du social (le travail des enfants, mais aussi de la qualité de la formation des salariés, l'effectivité de l'égalité Hommes Femmes dans l'entreprise) et économique ». Hélène Joubert, responsable développement durable chez SAP confirme « la multiplicité des contraintes réglementaires entraîne la mise en place d'un véritable projet RSE et les ERP sont une solution pour piloter cette transformation ». Thomas Couturier d'IHS, société d'analyse et éditeur de solutions logicielles pour les problématiques QEHS (Qualité, Environnement, Hygiène et Sécurité) et développement durable, modère les propos des deux intervenantes en précisant que « les entreprises tentent d'abord de se mettre aux normes sur des problématiques comme l'hygiène et la sécurité pour ensuite ajouter la brique développement durable ». L'ensemble des intervenants s'accordent néanmoins à dire que cela prendra du temps et que les avancées se feront en fonction de la maturité des décideurs.

(...)

(22/04/2010 12:33:53)

SAP rachète TechniData, spécialiste de la gestion des risques

Avec le rachat de TechniData, c'est un partenaire de quinze ans que SAP accueille au sein de son groupe. C'est en effet avec ce spécialiste des solutions de gestion des risques accidentels et sanitaires que SAP a développé son offre SAP EHS (Environment, Health and Safety) qui s'intègre de façon native avec sa suite de gestion, la Business Suite. Ces logiciels servent notamment à se mettre en conformité avec la réglementation Reach (registration, evaluation and autorisation of chemicals) qui s'applique à l'enregistrement des substances chimiques utilisées dans les processus de fabrication industrielle des produits.

Une démarche de développement durable

L'an dernier, SAP avait déjà manifesté sur plusieurs axes sa volonté de s'engager sur le terrain du développement durable, à la fois en complétant son offre de solutions spécifiques et en agissant lui-même en interne pour réduire son empreinte carbone. En quelques mois, le groupe avait notamment racheté Clear Standards (éditeur d'outils en ligne de calcul des émissions de gaz à effet de serre et de gestion de la consommation d'eau), renforcé son offre SAP EHS, publié ses propres données sociales et environnementales, et nommé Peter Graf au poste de vice-président exécutif responsable du développement durable. Léo Apotheker, alors PDG du groupe, avait été l'un des moteurs de cette démarche globale.

Crédit photo illustration : site de TechniData [[page]]Collecter les données sur l'air, l'eau et les déchets

Outre ses logiciels de gestion de la sécurité sanitaire (Health & Safety) et de la sécurité appliquée aux produits (Product Safety & Stewardship), TechniData a développé avec son offre Environmental Performance (EP) une solution de suivi des émissions polluantes et de collecte de données sur l'air, l'eau et les déchets.

Ses produits couvrent les exigences de nombreux secteurs industriels : l'aéronautique et la défense, l'automobile, la chimie/pharmacie, les biens de consommation, la high-tech, les industries minières, la pétrochimie et l'agro-alimentaire, mais également le secteur public, les transports, la fourniture d'énergie et la distribution.

Le montant déboursé par SAP pour l'acquisition de la société n'a pas été communiqué. Fondée en 1985 et située à Markdorf, près du lac de Constance, TechniData est dirigée par Juergen Schwab et compte environ 500 collaborateurs. Elle a constitué une base installée de plus de 1 600 clients qui rassemble quelque 6 000 utilisateurs de ses logiciels.

(...)

(20/04/2010 17:04:39)

Un ministre chinois s'inquiète des projets orientés 'Smarter Planet'

IBM était-il visé par le ministre chinois de l'industrie et des technologies de l'information quand celui-ci a manifesté ses préoccupations au sujet des projets estampillés « Smarter Planet ». C'est en effet la dénomination qu'utilise Big Blue pour regrouper une variété d'applications autour de la ville durable. Ces dernières impliquent l'utilisation de compteurs d'énergie et de capteurs divers, disséminés dans les zones urbaines, pour faire remonter des données à analyser. IBM étudie notamment un projet de ville verte dans le nord-est de la Chine.

Dans un discours, résumé sur son site web, le ministre Li Yizhong évoque ces questions, de même que le concept de réindustrialisation et la réduction des émissions de carbone mises en avant par les pays développés. « Concernant ces nouvelles idées et stratégies venant des pays étrangers, nous devons être informés et développer résolument des industries émergentes stratégiques, mais nous devons aussi rester vigilants de ne tomber sous le contrôle de personne », a notamment exprimé Li Yizhong dans un commentaire daté de la semaine dernière.

Sécurité et protectionnisme

Un porte-parole d'IBM interrogé sur ce point n'a pas souhaité faire de commentaires, estimant ne pas pouvoir replacer les propos dans leur contexte. L'an dernier, le fournisseur américain a indiqué qu'il allait travailler avec la ville de Shenyang, dans la province de Liaoning, sur des applications qui devraient permettre d'améliorer le trafic et de limiter les émissions de carbone. IBM prévoit aussi de sélectionner des zones où placer des capteurs pour contrôler la qualité de l'eau dans les conduites de la ville. Le groupe américain serait en pourparlers avec d'autres administrations locales en Chine pour mettre au point des projets conjoints de même nature.

Toutefois, les précautions prises par les autorités locales autour des questions de sécurité ne facilitent pas les choses. Il peut être difficile d'obtenir des éléments aussi simples qu'une carte, ce qui complique les efforts de récupération et d'analyse de données d'une région ou d'un secteur industriel.  « Les Etats-Unis essaient d'utiliser leurs technologies de gestion de l'information aussi bien pour contrôler un ordinateur ou un générateur, qu'une industrie ou l'économie d'un pays », estime ainsi Li Yizhong.

Illustration : les solutions Smarter Planet présentées par IBM (crédit : site web d'IBM)

(...)

(06/04/2010 10:15:34)

L'audit de la climatisation des datacenters devient obligatoire

Tous les systèmes de refroidissement d'une puissance égale ou supérieure à 12 kilowatts devront désormais être régulièrement audités par un organisme indépendant accrédité. Cela concerne notamment les climatisations de datacenters. C'est la conséquence d'un décret paru vendredi 2 avril 2010 au Journal Officiel. L'objectif de l'audit est de vérifier l'adéquation du système aux besoins et à l'état de l'art. L'auditeur aura notamment pour mission d'indiquer quelles améliorations il préconise pour le système, ce qui peut aller jusqu'à son remplacement, notamment si le système de refroidissement consomme trop d'énergie par rapport à sa puissance utile compte tenu de l'état de l'art.

Le décret précise : « L'inspection comporte l'inspection documentaire, l'évaluation, lors de l'inspection sur site, du rendement du système de climatisation et de son dimensionnement par rapport aux exigences en matière de refroidissement du bâtiment, ainsi que la fourniture des recommandations nécessaires portant sur le bon usage du système en place, les améliorations possibles de l'ensemble de l'installation, l'intérêt éventuel du remplacement de celui-ci et les autres solutions envisageables. »L'audit doit être réalisé tous les cinq ans et au plus tard dans l'année qui suit les remplacements d'équipements. La première inspection pour les systèmes existants doit avoir lieu dans les trois ans (deux ans pour les systèmes de plus de 100 kW).

Il n'y a cependant aucune obligation d'aucune sorte pour suivre les recommandations faites par l'auditeur. Et aucune sanction spécifique n'est prévue en cas de non-réalisation de l'audit obligatoire.

Illustration : Système de refroidissement d'un datacenter HP à Wynyard au Royaume-Uni, crédits IDG NS Londres (...)

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