IBM va débuter aujourd’hui sa conférence virtuelle Think Digital, les premières sessions démarrant en ligne à 11 h EDT, soit à 17 h pour la France. La ligne rouge de l’événement est consacrée aux moyens de poursuivre ou reprendre l’activité dans le contexte de Covid-19. L’une des premières annonces produits déjà faite concerne l’automatisation des infrastructures IT assistée par l’intelligence artificielle. L’offre Watson AIOps dévoilée est conçue pour permettre aux entreprises de détecter, diagnostiquer et agir en temps réel sur les anomalies intervenant sur l’infrastructure IT. IBM rappelle le coût élevé des pannes informatiques imprévues, déjà évalué il y a quelques années à 260 000 dollars par heure en moyenne, par le cabinet d’études Aberdeen

La solution Watson AIOps est une suite d’outils mettant en oeuvre l’apprentissage machine, la compréhension du langage naturel, l’IA explicable et d’autres technologies pour automatiser les opérations IT. Elle repose sur la dernière version du PaaS Openshift de Red Hat, fonctionne en mode hybride au sein d’environnements distribués en recourant à des outils de collaboration et partage de fichiers entre les équipes d’intervention, tels que Slack, Mattermost ou Box, cite IBM. Elle se combine aussi avec une application d’ITSM dans le cloud telle que ServiceNow. « Watson AIOps est entraînée pour connecter les points à travers les sources de données et les outils IT les plus courants, en temps réel, pour aider à détecter et à identifier rapidement les problèmes », décrit IBM dans un billet

Des rapports holistiques

La solution crée des rapports synthétisés holistiques sur les problèmes repérés en rassemblant des informations provenant non seulement des sources structurées de données opérationnelles (comme les alertes), mais aussi des données semi et non structurées comme les connexions et les tickets d’incidents. Le tout est combiné en utilisant la reconnaissance du langage naturel (pour comprendre le contenu des tickets et en extraire automatiquement des résolutions) et l’apprentissage machine pour créer ces rapports. « Watson AIOps regroupe différents jeux d’anomalies de connexion et d’alertes en se basant sur un raisonnement spatial et temporel et par similarité avec des situations passées », explique le blog. L’outil indique ensuite où le problème intervient et identifie quels sont les autres services qui peuvent en être affectés. Si de nouveaux problèmes identiques se posent, Watson AIOps recommandera les meilleures solutions à appliquer pour les résoudre.

En matière d’IA, IBM insiste sur l’importance de développer des technologies explicables dans lesquelles on peut avoir confiance. L’objectif étant ici d’aider les équipes SRE (Site reliability engineering) à comprendre rapidement les raisons pour lesquelles Watson recommande tel ou tel type d’actions. Dans ce domaine, IBM rappelle la disponibilité de sa plateforme Watson Open Scale lancée en 2018 qui permet de mesurer les résultats des algorithmes IA au long de leur cycle de vie et d’en repérer les éventuels biais. 

Accélérer la modernisation avec l'IA

En même temps que Watson AIOps, IBM annonce un accélérateur pour la modernisation des applications avec l’IA, au sein de son service Cloud Modernization. Il fournit ainsi un ensemble d’outils destiné à optimiser ces projets à travers des analyses et des recommandations sur des options d’architecture et de micro-services. L’accélérateur s’appuie sur des modèles d’IA interprétables et sur l’apprentissage continu pour adapter les pratiques à l’ingénierie logicielle utilisée par les clients, tout en incluant la prise en compte des évolutions technologiques. Les deux solutions annoncées aujourd’hui bénéficient largement de technologies développées par la division IBM Research.