Comme prévu, Google a dévoilé lors de son événement I/O2026 un agent IA personnel alimenté par Gemini qui fonctionnera sans relâche dans le cloud. Et non, il ne sera pas bon marché.Pour accéder à Spark AI, un abonnement mensuel AI Ultra de 100 $ par mois est annoncé. Cet outil gère des tâches numériques sur l'ensemble des services Google tels que Gmail et Docs, ainsi que sur des applications tierces comme Adobe et Spotify. Spark est capable d'effectuer des tâches complexes comme rédiger des courriels et créer des guides d'étude. Il disposera d’une nouvelle interface Android Halo (lancée plus tard cette année) pour surveiller ses activités. Selon les rumeurs précédentes, l’agent IA personnel de Gemini était désigné en interne par le nom de code « Remy ». Mais hier, lors de la présentation à la conférence Google I/O, il a été nommé Spark.
Déployé auprès de testeurs cette semaine, puis plus largement auprès des abonnés AI Ultra la semaine prochaine, Spark est un agent IA cloud, disponible 24/7, qui « baigne dans la vie numérique de l’utilisateur ». Lors d’une séance d’information préalable, des représentants du fournisseur ont expliqué comment Spark se connectera à tous les principaux services et documents Google, notamment Gmail, Docs, Sheets et Slides. Selon l'éditeur, il suffira de confier une tâche complexe à Spark pour que celui-ci se mette au travail de manière autonome, en créant des sous-agents chargés de s’occuper des différents aspects de la mission selon les besoins. (Google n’a pas encore précisé en détail comment fonctionneront les autorisations et les contrôles d’approbation de Spark.)
Un ensemble de connecteurs MCP
Parmi les exemples de tâches que Spark pourrait effectuer, on peut citer la vérification de la boîte de réception pour y rechercher des messages provenant de clients, la création de guides d'étude pour les étudiants qui se mettent à jour automatiquement à mesure que de nouveaux devoirs arrivent, et la rédaction de brouillons de courriels à partir des données de Gmail, de Docs et d'autres documents du compte Google de l’utilisateur. Outre son accès aux services du fournisseur, Spark disposera d’un « ensemble complet » de connecteurs MCP (model context protocol) pour les fournisseurs de services tiers, notamment Adobe, Asana, Box, Canva, Dropbox, HubSpot, Intuit, Monday, Pandora, Spotify et Wix. Cela signifie que Spark pourra à terme accéder à la Dropbox de l’utilisateur, vérifier l’état d’avancement des projets Monday ou l’aider dans ses créations Canva.
À l’instar de Claude Cowork, Spark fonctionnera dans le cloud plutôt que sur le PC de l’utilisateur, en local. Cela signifie d’une part que l'agent ne pourra pas accéder directement aux fichiers du système de l’utilisateur, mais aussi qu’il n’aura pas à s’inquiéter s'il fouille dans ses documents personnels ou sensibles (comme des relevés bancaires) dans les différents répertoires locaux. Comme pour les autres assistants personnels que l’on connaît, il sera possible de communiquer avec Spark par SMS et par courriel, ce qui signifie qu’il n’est pas nécessaire de lancer une application pour consulter l’assistant. Il sera également possible d’inclure Spark dans les conversations par SMS ou de le mettre en copie cachée dans les échanges par courriels.

Commentaire