LMI : Vous êtes responsable du département innovation et modernisation de l’Académie de Reims. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce poste et vos missions ?

Armelle L’hoir : Je suis chargée d’une part de manager les ressources mobilisées pour la conduite des développements et la mise en œuvre des projets applicatifs au niveau académique. Cela passe par de l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour la rédaction de cahiers des charges à de l’accompagnement au changement. J’ai ensuite la responsabilité de l’élaboration et de la mise en œuvre du plan qualité et de la modernisation de la DSI. Celle-ci comprend entre autres la définition du catalogue de services et l’accompagnement à la formalisation des processus métiers. Par ailleurs, j’ai en charge toute la communication de la DSI avec un document d’information bimensuel et une page dédiée aux systèmes d’information sur l’intranet de l’académie. Enfin, je participe à l’élaboration de la stratégie des systèmes d’information au niveau académique.

Sur quels projets travaillez-vous aujourd’hui ?

Mes équipes travaillent sur un socle commun d’applications pour les rendre plus facilement paramétrables et diffusables dans les autres académies comme celles du Grand Est (Strasbourg ou Nancy-Metz) ou dans des académies sur le territoire national. Cet effort s’inscrit dans le cadre de la mutualisation des académies. Nous sommes aussi mobilisés sur des projets en lien avec les RH non couverts au niveau national. De même, nous poursuivons le déploiement du logiciel de gestion des activités SI. Mais notre gros projet actuellement est la mise en œuvre du RGPD au sein de nos développements avec la gestion des recueils de consentement s’il y a lieu et la création de conditions générales d’utilisation que l’on souhaiterait rendre communes sur toutes nos applications et de façon paramétrables.

Pour s’occuper de ces différents projets, sur quelles équipes vous appuyez-vous ?

Aujourd’hui la DSI comprend un peu plus de soixante personnes réparties au sein de cinq départements : un est dédié à la relation avec les usagers, un autre s’occupe des relations territoriales, un département est dédié au SI métiers et décisionnel, un département infrastructure et le mien lié à l’innovation et à la modernisation. Au sein de ce département, nous avons six développeurs pour les applications et une personne est en charge de la gestion d’applications transverses.

Quels sont les chantiers prioritaires en 2020 ?

Il y a trois axes de travail pour l’année prochaine. Le premier est l’accompagnement de la transformation territoriale des académies pour préparer l’échelon régional dans nos applications. Nous allons aussi travailler pour améliorer la qualité de service rendue avec la mise en place d’enquêtes de satisfaction. Enfin, nous allons nous attacher à renforcer la sécurité des SI par l’analyse d’impact sur nos applications locales. De plus, nous avons un projet de développement pour gérer les flux de traitement RGPD.

Vous êtes par ailleurs présidente de Numica, le club des professionnels IT en région Champagne Ardennes. Comment se porte l’association cinq ans après sa création ?

L’association se porte on ne peut mieux depuis sa création. Le nombre d’adhérents augmente, ainsi que la liste d’attente des partenaires. Aujourd’hui, il y a un peu plus de cent adhérents. Leurs retours montrent qu’ils apprécient la qualité des afterworks et nous avons pu constater une nette progression de la participation aux évènements.

Quels sont les sujets abordés dans vos relations intermembres, en commission et dans les groupes de travail ?

Les sujets sont assez divers. Pour échanger et dialoguer, les membres disposent d’un espace Google+. Ce qui ressort comme sujets forts dans ces discussions, c’est tout ce qui tourne autour de la cybersécurité, du RGPD. Il y a aussi des échanges et des avis sur des retours d’expériences sur la mise en œuvre de certaines solutions. Quelque chose de plus surprenant, mais qui reflète une tendance, c’est l’échange de CV ou de recherche de poste non pourvu au sein des entreprises de nos adhérents. On essaye par la fédération intermembres de trouver des compétences disponibles. Au sein des commissions, nous sommes plus sur l’organisation des évènements, le choix des lieux et les thématiques.

Quelle est votre feuille de route pour Numica en 2020 et au-delà ?

Il y a plusieurs axes de travail. Sur les évènements, nous allons organiser des choses en dehors de Reims pour les adhérents qui sont à Charleville-Mézières ou Chalon. Sur les thématiques, les sujets de l’industrie 4.0, l’archivage numérique ou le Green IT sont en réflexion. Par ailleurs, l’espace Google+ ne répond pas à toutes les attentes et nous allons ouvrir un espace adhérent sur notre site Internet. Les membres pourront ainsi publier et partager des informations.