Il y a quelques semaines Github avait annoncé le passage à une tarification à l’usage des capacités IA de Copilot. La date était fixée au 1er juin et le moins que l’on puisse dire est que les développeurs n’ont pas apprécié ce changement. Plusieurs d’entre eux ont effectivement vu leurs quotas mensuels de crédits IA fondre en quelques heures. Ils sont alloués en fonction du forfait souscrit : Pro (10 $ HT par mois et par utilisateur), Pro+ (39$ HT), Business (19$ HT) et Enterprise (39 $ HT). Et sont directement basés sur les jetons réellement consommés lors des échanges avec l’IA. Une fois le quota terminé, l’abonné n’aura donc pas d’autres solutions que d’acheter des packs de crédits supplémentaires.
Sur le forum de GitHub, ils sont nombreux à évoquer cette évolution. « C’est un changement radical : on passe d’un abonnement prévisible à un service stressant facturé au compteur », écrit un développeur. Disposant d’un abonnement Copilot Pro, il a consommé 8% de son allocation mensuelle de crédits IA en 2h. « A ce rythme mon quota de 7 000 unités sera épuisé en moins de deux jours ». Un autre s’interroge, « comment les développeurs peuvent-ils prévoir un budget pour un projet lorsqu'une simple demande de fonctionnalité peut absorber une part aussi importante de leur forfait mensuel ? » Plusieurs utilisateurs mécontents menacent de transférer leurs projets vers Anthropic, OpenAI ou d’autres alternatives comme RooCode, LM Studio ou OpenRouter. Reste que Copilot de GitHub dispose de quelques avantages par rapports à ses concurrents : une large compatibilité avec les IDE (VS Code, JetBrains, Neovim, Visual Studio, Xcode et Eclipse) et une intégration native poussée avec le système de gestion des pull requests et des issues de GitHub.
Un forfait Max et des outils de contrôle pour les entreprises
La consommation des crédits varient en fonction des usages. GitHub a gardé la gratuité pour la complétion et la suggestion de code de Copilot. Mais les autres fonctions du chat au mode agent, en passant par l'interface de ligne de commande Copilot et Spaces, est désormais facturé à partir de la réserve mensuelle de crédits IA, en fonction des tokens réellement consommés et au tarif de l'API publié pour chaque modèle. Ainsi, si on utilise Claude Opus 4.7, il consommera plus de crédits qu’un LLM plus léger comme GPT-4.5 mini. Il est bien évident que les workloads agentiques sont particulièrement gourmands en ressources et vont donc forcément consommer plus de crédits IA. En avril dernier, le fournisseur indiquait « une simple question posée dans le chat et une session de codage autonome de plusieurs heures peuvent coûter le même prix à l'utilisateur », et que jusqu'à présent, « GitHub a pris en charge une grande partie du coût croissant de l'inférence lié à cette utilisation ».
Pour accompagner ce passage à la facturation à l’usage, l'éditeur a publié une mise à jour sur ce sujet. Ainsi, l’éditeur annonce la création d’un forfait Max coûtant 100 $ HT par mois et par utilisateur et promet plus de crédits IA. Les abonnés Pro et Pro+ peuvent migrer vers cette formule. Pour les entreprises, la société propose plusieurs outils. Ainsi, les administrateurs peuvent fixer des plafonds budgétaires pour éviter les dépassements de coûts au niveau de l'utilisateur, de l'équipe et de l'entreprise. Par ailleurs, les forfaits Business et Enterprise bénéficient désormais d'un partage des crédits : ceux non utilisés par les utilisateurs occasionnels peuvent compenser ceux dont l'usage est intensif au sein d'une même société.

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