Si la GenAI se développe dans les entreprises françaises, son utilisation soulève des questions. Une étude réalisée par YouGov pour Microsoft France (auprès de 657 cadres et dirigeants d’entreprises françaises du secteur privé) relève une accélération dans l’usage de ces outils en France et dans le même temps un manque d’accompagnement qui fait progresser le recours aux outils IA non autorisés ou shadow IA. Preuve de cette progression, 80 % des dirigeants utilisent déjà des outils de GenAI au moins une fois par semaine. Pour 60%, ils sont même considérés comme prioritaires pour leur entreprise. L’adoption est également importante parmi les cadres non-dirigeants (57 % d’usage hebdomadaire), témoignant d’une diffusion auprès de différents échelons de l’entreprise, mais à un rythme différent.

Usage de la GenAI par les cadres dirigeants et leurs collaborateurs en France. (Source: Microsoft/Yougov)
Une intégration plus marquée dans le marketing et la vente
Du point de vue des métiers, en France, la GenAI est principalement déployée dans les services marketing (42 %) et commerciaux (36 %). Son usage est envisagé à moyen terme dans d’autres fonctions stratégiques, comme la production (43%), le juridique (41%) et la DSI (40%). L’étude met également en évidence un écart de maturité entre les entreprises de grande taille et le reste du tissu économique. En effet, 52 % d’entre elles considèrent les assistants IA comme prioritaires, contre 38 % seulement des petites organisations.

Utilisation actuelle et future des outils de GenAI dans les entreprises françaises. (Source: Microsoft/Yougov)
Un besoin urgent d’encadrement
De plus, si 84 % des dirigeants anticipent un changement organisationnel majeur dans les 2 à 3 prochaines années. certains se disent déjà convaincus des bénéfices et de la transformation induits par la GenAI. Que ce soit pour automatiser les opérations (83%), accélérer l’innovation (82%) et augmenter la productivité (81%). Face à l’ampleur du phénomène IA, définir des politiques claires et adopter des cadres de gouvernance adaptés s’imposent pour éviter les erreurs et les risques de non-conformité.
Or, l’encadrement des usages reste limité tout comme la formation des équipes. En effet, plus de 7 cadres sur 10 n’ont pas encore été formés aux agents autonomes. Résultat, les usages se développent en dehors de tout cadre officiel : 61 % des collaborateurs ont recours à des IA génératives via des comptes personnels au moins une fois par semaine, dont 38 % quotidiennement.

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