Si les annonces de Nvidia sur la plateforme GPU Rubin ont focalisé l’attention au CES 2026, le fournisseur a aussi d’autres ambitions dans le domaine de la simulation. C’est le cas de l’IA physique qui vise à modéliser le monde réel dans plusieurs directions : robotique, conduite autonome, IoT… Dans ce cadre, Nvidia a dévoilé plusieurs environnements pour ces différents cas d’usage. Il a ainsi présenté Alpamayo qui comprend des modèles open source (téléchargeables sur Hugging Face), des frameworks et des jeux de données à destination des systèmes autonomes.
En l’espèce, il intègre un modèle VLA (vision langage action) doté de 10 milliards de paramètres pour le marché des véhicules autonomes. Alpamayo 1 est capable d’analyser des flux vidéos issus de caméras embarqués pour déterminer des trajectoires dans des conditions routières complexes. Le modèle s’appuie sur un mécanisme de chaîne de pensées qui fractionne les décisions de navigation en différentes étapes. Côté framework, Nvidia met en avant Alpasim capable de simuler de manière réaliste des capteurs, des scénarios de trafic configurables et des environnements de tests. Alpamayo rentre en concurrence avec le FSD (full self driving) de Tesla a reconnu Elon Musk dans un tweet. Nvidia a déjà testé son modèle de conduite autonome avec Mercedes qui devrait l’embarquer dans sa berline CLA en 2026 aux Etats-Unis.
Accélération sur la robotique
En dehors de la conduite autonome, Nvidia veut également accompagner le développement de la robotique. Dans ce cadre, le fournisseur dispose déjà d’un environnement nommé Cosmos présenté cet été lors du Siggraph 2025. Au CES, il enrichit son catalogue avec les versions 2.5 de Transfer et Predict capables de simuler l’action d’un robot dans une usine ou de prévoir le déplacement d’un objet à partir d’une image. De son côté, Reason 2.0 se focalise sur l’analyse de l’environnement du robot pour faciliter ses actions autonomes. Comme pour les véhicules, un modèle VLA nommé Groot N1.6 est disponible pour tester les comportements des robots.
Sur le volet framework, Nvidia livre Isaas Lab Arena pour l’évaluation des robots et des simulations, ainsi qu’Osmo pour accompagner les développeurs dans la formation des robots. Côté matériel, ils pourront s’appuyer sur Jetson Thor T4000 une carte logique pour la robotique comprenant des GPU Blackwell. Véritable cerveau, elles donnent la capacité aux robots d’entendre, de détecter des schémas, de prendre des décisions et agir. Sur l’ensemble de ces briques, Nvidia a mené des tests avec plusieurs partenaires comme Boston Dynamics, Richtech, Humanoid, LG Electronics et Neura Robotics.

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