Négocié dans le cadre de l’ESA (Enterprise Software Agreement), cet accord couvre les licences perpétuelles et par abonnement, la maintenance ainsi que les services de conseil liés aux logiciels Oracle déployés sur les infrastructures sur site (on-premise). La période initiale est fixée à cinq ans, avec une option de prolongation de cinq années supplémentaires.

Une stratégie de réduction des coûts

Ce contrat illustre la stratégie du Pentagone pour centraliser ses achats logiciels et mettre fin à la multiplication des contrats conclus séparément par les différentes agences et branches militaires. Selon Kirsten Davies,directrice des systèmes d'information du département de la Défense, le contrat devrait offrir aux contribuables au moins 441 M$ d'économies en « améliorant fondamentalement la façon dont nous nous procurons des capacités Oracle sur site ». Ceci permettra également d'améliorer la transparence sur l'utilisation des licences, la cybersécurité ainsi que l'interopérabilité des systèmes.

L'accord s'explique par la pression exercée par l'administration Trump pour réduire les dépenses du Département de la Défense en matière de services logiciels et de licences. Microsoft avait déjà obtenu un contrat de plusieurs Md$ reposant sur le même principe de mutualisation des licences en mai dernier. Pour Oracle, ce nouvel accord renforce sa position de fournisseur stratégique auprès des administrations américaines, alors que l'éditeur cherche à renforcer sa présence sur les marchés du cloud et de l'IA.