Les relations entre Siemens et VMware se tendent encore un peu plus dans le cadre de la procédure judiciaire intentée par le spécialiste de la virtualisation contre le groupe allemand. Pour rappel le fournisseur de solutions de virtualisation a porté plainte en mars dernier contre Siemens pour avoir utilisé aux Etats-Unis plusieurs de ses logiciels dont vSphere, vCenter Server, vSAN, NSX, vRealize Suite et Cloud Foundation sans détenir toutes les licences nécessaires. Dernièrement, la filiale de Broadcom avait réitéré sa volonté d'un procès aux Etats-Unis et non en Allemagne, considérant que le litige est lié à la contrefaçon et non à un problème contractuel. Il apparait que le fournisseur obtienne gain de cause sur ce point.

En effet ce mardi la juge Laura Hatcher, du tribunal de district du Delaware, a a émis une lettre de recommandation appuyant la position de VMware. Elle conseille de rejeter la demande de Siemens visant à transférer l'affaire en Allemagne. Les deux parties disposent désormais d'un délai de 14 jours pour déposer leurs objections. Avec toutefois une limite puisque celles-ci doivent être résumées dans un document de 10 pages maximum. Un cadre visant à inciter les parties à se concentrer sur les questions soulevées dans le rapport et non en profiter pour mettre en avant et exploiter d'autres arguments. Cette décision, souhaitée par VMware, place l'éditeur a priori dans une position plus confortable face à Siemens.