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(30/08/2011 10:01:04)
Samsung se lance dans la messagerie instantanée mobile
Ce service, baptisé ChatON, sera disponible dès le mois d'octobre. Il permettra notamment aux utilisateurs d'envoyer du texte, des images, et de partager des clips vidéo. Selon Samsung, il sera pré-installé sur les téléphones mobiles et les smartphones tournant sur son propre système d'exploitation ainsi que sur Android.
Cette annonce intervient alors qu'Apple prévoit le lancement d'iMessage, service qui permettra aux millions d'utilisateurs d'iPhones et d'iPads d'échanger gratuitement des messages via Internet, et que RIM entend accroître la popularité de son service BlackBerry en introduisant un service dédié à la musique.
Multi OS, mais des dommages collatéraux
A la différence des services d'Apple et de RIM, opérationnels uniquement sur leur propre système d'exploitation, le service annoncé par Samsung fonctionnera sur tous les principaux systèmes d'exploitation de smartphones, y compris Android, iPhone et BlackBerry.
Effet collatéral de la démultiplication de ces services de messagerie via Internet, les opérateurs de téléphonie mobile craignent désormais une importante perte des revenus liés au marché jusqu'à aujourd'hui très profitable des SMS.
ICTjournal.ch
IFA 2011 : quelle taille d'écran pour les smartphones et les tablettes de demain ?
Officiellement, le salon IFA démarre le vendredi 2 septembre. Mais celui-ci sera précédé de deux jours de conférences de presse au cours desquels des entreprises comme Dell, Acer, Panasonic, Sony, Samsung, HTC, Lenovo et Toshiba devraient faire des annonces de produits. La conférence de presse de Samsung, prévue jeudi, est l'une des plus attendue, pas seulement à cause de sa bataille juridique en cours avec Apple, dont une partie se joue en Allemagne.
C'est à la précédente édition de l'IFA que Samsung avait réservé, l'an dernier, la première apparition de sa tablette Galaxy Tab. Cette année, le constructeur a promis, dans une campagne de communication qui a précédé le Salon, qu'il offrirait « quelque chose de grand », quelque chose qui ressemble à une petite tablette ou à un grand smartphone, ou les deux. Dans les publicités, les produits sont masqués par une lumière brillante. Mais le site This is My Next révèle que les produits mystères s'appelleront Galaxy Tab 7.7, Wave 3 et Galaxy Note. Les noms des produits ont été tirés de l'APK, le format de fichier du pack d'applications Android destiné à être ouvert par l'Unpacked app de Samsung. Wave est réservé aux produits Samsung tournant sous Bada, l'OS pour smartphone de Samsung. Quant à la Galaxy Tab 7.7, c'est une version améliorée de la première tablette 7 pouces du constructeur.
Des ardoises à foison
L'entreprise coréenne ne sera pas la seule à présenter de nouvelles ardoises à l'IFA. Ainsi, Sony devrait montrer deux tablettes tournant sous Android, connues pour l'instant sous les noms de code S1 [PlayStation Tablet S en fait] et S2. ViewSonic va aussi profiter du salon berlinois pour lancer un ViewPad 7x tournant sous Android, avec également un écran de 7 pouces. L'intrus, dans cette liste de produits attendus chez Samsung, est sans aucun doute le Galaxy Note, qui pourrait être, selon la rumeur, un smartphone avec un écran de 4,7 pouces, qui collerait bien avec le slogan « quelque chose de grand». Mais le premier smartphone dual-core de Sony Ericsson devrait aussi afficher un grand écran (4,5 pouces).
Expérimenter des tailles d'écran différentes n'est pas sans risques pour les constructeurs, et l'échec du Streak de Dell avec son écran 5 pouces est là pour le rappeler. « Le marché cherche ses marques. Pour ce qui est de la taille des écrans, il essaye de s'orienter en fonction de ce qu'il pense être l'attente du consommateur, » a déclaré Geoff Blaber, analyste chez CCS Insight. « Cependant, la plupart des ventes de tablettes concernent des appareils dotés d'écrans de 9 pouces ou plus, » selon l'analyste. Pour ce qui est des smartphones, les fabricants sont aidés par l'évolution du hardware qui permet de fabriquer des terminaux avec des écrans bord à bord. « Si bien qu'un smartphone équipé d'un écran de 4,5 pouces est désormais physiquement plus petit qu'un modèle équivalent qui était fabriqué il y a 12 ou 18 mois, » a-t-il expliqué. « Si nous nous projetons à l'année prochaine, j'ai tout lieu de croire que nous aurons un choix beaucoup plus large de périphériques avec des écrans 4 pouces, et je suis sûr qu'un certain nombre de terminaux disposeront d'écrans de 4,8 pouces voire même de 5 pouces. Mais il semblerait que la taille de 4,5 pouces constitue, pour la majorité des terminaux, une limite », a déclaré Geoff Blaber.
Mango et Cream Sandwitch attendues sur les stands
L'IFA pourrait également correspondre au timing pour annoncer la version d'Android 2.4 (Cream Sandwich) et Windows Phone 7.5, connu sous le nom de Mango. HTC organise de nombreux évènements dans un certain nombre de villes européennes, dont Berlin, où l'entreprise pourrait lancer son premier smartphone sous l'OS de Microsoft, pas spécialement en bonne posture sur le marché. Et si les visiteurs ont de la chance, ils devraient également avoir un aperçu chez certains fabricants de la future mouture du système d'exploitation mobile d'Android, Cream Sandwich.
Illustration principale : Samsung Galasy S II
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Pendant l'année, certains vendeurs ont commercialisé des smartphones avec des écrans 3D, et l'IFA va permettre de savoir si cette tendance se poursuivra ou si le phénomène n'a été qu'un gadget de plus. D'une manière générale, la 3D semble prête à continuer à faire des vagues. La technologie a déjà fait son chemin sur les consoles de jeux portables et les téléviseurs. La question est plus de savoir si les constructeurs pourront proposer de meilleurs produits, moins chers. Sur les traces de Sony, Philips va lancer un téléviseur 3D - 46PFL9706K - qui permettra de voir deux programmes différents sur l'écran et de jouer en même temps à un jeu vidéo. Selon Philips, ce nouvel écran 3D offrira aussi un meilleur contraste.
À côté des constructeurs grand public, on verra aussi à Berlin des opérateurs comme Vodafone et Deutsche Telekom, où ce dernier compte montrer « de nouveaux smartphones et de nouvelles tablettes, qui seront également disponibles hors d'Allemagne, » comme l'a déclaré une porte-parole de l'entreprise. L'Allemagne est leader en Europe pour le déploiement de réseaux LTE (Long Term Evolution), notamment dans les zones rurales, et cette fois, les terminaux lancés par les opérateurs allemands seront compatibles avec les bandes de fréquences européennes. (Jusqu'à présent, les utilisateurs européens devaient faire des réglages de modem pour accéder aux réseaux LTE.)
Il est un domaine au moins où, dans tous les cas, l'édition 2011 de l'IFA sera plus importante. L'espace d'exposition total est passé à 140 200 mètres carrés. « Un record, qui vient battre les 134 000 mètres carrés de l'édition 2010, » a indiqué une porte-parole de l'organisateur du Salon. « Le nombre d'exposants et de visiteurs devrait être proche de celui de l'an dernier : 1 423 exposants et 235 000 visiteurs, voire un peu plus. »
(...)(29/08/2011 10:29:05)Marcelo Alé (LeShop.ch) : La distribution à l'heure de la mobilité et du cloud
Vous avez débuté votre carrière en Argentine; comment avez-vous rejoint l'aventure LeShop?
L'histoire n'est pas aussi mystérieuse qu'elle n'en a l'air. A la fin des années 90, je travaillais pour LeShop en Argentine, dont j'ai été le premier employé et où je m'occupais de la logistique et des systèmes. Nous avons commencé à partir de rien, alors que l'entreprise en Suisse était déjà opérationnelle, avec quelques dizaines de commandes quotidiennes. C'était l'époque de la nouvelle économie, les gens étaient ambitieux et les financements abondants. C'est aussi à cette époque que j'ai rencontré Christian Wanner, co-fondateur de LeShop. Ensuite il y a eu l'explosion de la bulle Internet et LeShop a fini par abandonner ses activités à l'étranger. LeShop Argentine a trouvé d'autres investisseurs et a continué d'opérer. Début 2002, l'Argentine a vécu une crise, similaire à celle que connaît la Grèce actuellement, et il a fallu investir pour maintenir l'entreprise à flot. J'ai alors décidé de rejoindre LeShop Suisse qui était justement à la recherche d'un CIO et qui s'intéressait aux systèmes logistiques que nous avions développés en Argentine.
Quelles étaient les particularités de ce système logistique?
Au début, LeShop en Suisse était très focalisé sur Internet. Tout tournait autour du site web - c'est l'époque qui voulait ça. On pensait que le profit allait venir de la personnalisation des prix et des commandes en fonction du client, la logistique jouant un rôle secondaire. LeShop employait d'ailleurs à l'époque la plateforme Broadvision, qui était plus conçue pour la publication que pour l'e-commerce. Le système avait donc des limites. Il permettait d'imprimer les picking lists utilisées par les manutentionnaires, mais l'ordre des produits reposait sur un simple circuit en U au sein des stocks. Autre exemple, la plateforme ne prévoyait pas le suivi de l'état des stocks, de sorte qu'on avait simplement ajouté une colonne dans le descriptif des produits ou les stocks étaient saisis manuellement. En Argentine, nous avions pris des libertés et privilégié une autre approche, en concentrant dès le départ nos efforts sur l'optimisation de la logistique, y compris au niveau informatique. Il nous a fallu du temps pour nous rendre compte que c'était là que résidait en fait notre coeur de métier. Il y avait un blocage; l'idée de se focaliser sur des processus physiques n'était guère séduisante et semblait venir d'une époque révolue d'avant internet.
Nous avons donc développé notre propre système logistique à partir des bases, en essayant de minimiser les mouvements et les kilomètres parcourus, en différenciant les produits selon leur rotation pour éloigner les moins fréquemment achetés du chemin principal parcouru par les manutentionnaires lors de l'assemblage des commandes. Ces choix se sont avérés avantageux et, lorsque j'ai rejoint LeShop en Suisse, nous avons redéveloppé un système logistique entièrement en Java - tout comme notre site web - en nous inspirant de ces expériences, à l'instar de l'emploi de terminaux RF par les manutentionnaires.
Pour lire la suite de l'entretien, cliquez ici
Après Steve Jobs, quel avenir pour Apple ?
C'est peu de dire que la personnalité de Steve Jobs, qui a démissionné mercredi de son poste de PDG, a marqué les produits et la vie de l'entreprise. Sous sa direction, Apple a non seulement mis en marche la révolution de l'informatique personnelle des années 70-80, mais plus récemment, l'entreprise visionnaire a donné de nouvelles perspectives à la technologie avec des produits emblématiques comme l'iPod, l'iPhone et l'iPad.
Successeur désigné, Tim Cook, jusque-là patron opérationnel de l'entreprise, remplace Steve Jobs au poste de PDG d'Apple. Son visage est un peu connu : il a été la figure d'Apple pendant les congés maladies de Steve Jobs. Tim Cook est avant tout considéré comme le « monsieur opérations » d'Apple. Mais celui-ci a déjà montré sa capacité à diriger l'entreprise au jour le jour pendant les périodes d'absence de Steve Jobs, en 2004, en 2009 et depuis janvier 2011, au moment où le CEO a dû s'éloigner de la direction de l'entreprise pour soigner un cancer du pancréas puis du foie. « Tim Cook a l'entreprise bien en main et il a aussi été, discrètement, au coeur des récents succès d'Apple, » a déclaré Edward Marczak, auteur et éditeur du magazine MacTech. « Le marché peut peut-être s'inquiéter, mais ceux qui sont restés fidèles à Apple à travers les épreuves savent tous que les jours d'excellence sont encore à venir, » a déclaré l'éditeur.

Les deux fondateurs d'Apple, Steve Wozniak et Steve Jobs en 1976
Il y a aussi la question de savoir si Tim Cook a la capacité de poursuivre l'esprit d'innovation incarné par Steve Jobs, et dont le style a inspiré et aidé l'entreprise à devancer les tendances du marché. Tim Cook, auparavant responsable des ventes et des opérations chez Apple, a réorganisé l'activitédistribution de l'entreprise. C'est notamment lui qui a décidé de la création des boutiques Apple. « Tim Cook a beaucoup de talent, mais il n'a pas l'esprit d'innovation de Steve Jobs. Ce n'est tout simplement pas dans ses gênes, » a déclaré James Post, professeur à la Boston School of Management University, dans une interview. Steve Jobs reste chez Apple comme président du conseil d'administration et continuera à être impliqué dans la conception des produits et les différentes décisions. Son influence pourra donc continuer à peser sur les produits Apple pendant les années à venir. Il a clairement désigné Tim Cook comme son successeur au poste de PDG, recommandant « fortement » au Conseil d'administration de le nommer à ce poste.
Steve Jobs en 1985
Certains observateurs pensent que Steve Jobs a préparé une marche à suivre détaillée et imaginé les futurs produits phares, laissant à Tim Cook les meilleurs atouts pour réussir. Néanmoins, l'absence de Steve Jobs pour diriger l'entreprise au quotidien va laisser un vide, aussi bien sur le pan créatif que dans la gestion de l'entreprise. Grâce à son style et à son charisme, celui-ci a permis à ses collaborateurs de réfléchir en dehors des entiers battus. Et sans lui, la question se pose de savoir pendant combien de temps Apple pourra conserver sa capacité à devancer les tendances du marché. « Les visionnaires sont faciles à trouver, mais de grands visionnaires, capables de passer du concept à la réalité, de l'exécution au marketing de masse, sont rares, » a déclaré James Post. « Des entreprises de grande envergure peuvent facilement s'égarer, au moins pendant un certain temps, au moment du départ de leurs fondateurs, » ajoute le professeur. Disney, Ford et Dell par exemple ont perdu leurs objectifs après le départ de leurs fondateurs. Il leur a fallu un certain pour retrouver leur stabilité. « Steve Jobs et son credo « ma solution est la seule solution » va manquer à Apple, » ajoute James Post. Tim Cook devra trouver une nouvelle manière de prendre des décisions efficaces qui permettront à l'entreprise de continuer de développer des produits qui marchent.

Même gravement malade, le gourou d'Apple conserve un humour grinçant
Crédits photos : IDG News Service
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Apple, une histoire mouvementée
C'est dans le milieu des années 70 que Steve Jobs a fondé Apple avec Steve Wozniak, avant d'en être évincé en 1985 par le Conseil d'administration, suite à une bataille interne. En 1996, après avoir fondé Next et Pixar, Steve Jobs revient comme conseiller avant de reprendre la tête d'Apple, alors proche de la faillite, et remet la compagnie sur pied en quelques années. Il en fait une entreprise informatique grand public qui réussit, grâce à la conception d'une série de produits qui deviennent très populaires. Ainsi, Apple révolutionne l'industrie musicale avec son lecteur MP3 iPod et en ouvrant l'iTunes Store. L'entreprise californienne crée des produits tactiles tout à fait innovants, l'iPhone et l'iPad. En 2011, Apple devient, pendant une courte période, la plus grande entreprise mondiale en termes de capitalisation boursière, dépassant Exxon Mobil. « Steve Jobs a été un leader charismatique. Il avait un vrai talent pour identifier les besoins des utilisateurs et imaginer les futures tendances technologiques, » a déclaré Owen Linzmayer, auteur de « Apple Confidentiel 2.0 », dans lequel il raconte l'histoire d'Apple. Steve Jobs avait « la vision et la force de persuasion pour stimuler les ingénieurs d'Apple et les orienter pour créer des produits technologiques qui répondent aux besoins des utilisateurs, sans fioritures, et sans les submerger, » a déclaré Owen Linzmayer.

« Apple possède les produits, les capacités marketing, et les gestionnaires pour continuer à dominer le marché, » estime encore l'auteur d' « Apple Confidentiel 2.0 ». Mais l'industrie technologique évolue rapidement, et la firme de Cupertino aura besoin de trouver les moyens de rester en avance sur ses concurrents. « Qui sait ce qui se passera à long terme ? Les choses vont tellement vite, de nouveaux concurrents et de nouvelles technologies peuvent émerger de n'importe où, sans crier gare. Il est difficile de prédire ce qui peut arriver à telle ou telle entreprise, et encore moins à une entreprise qui a été aussi novatrice qu'Apple, » a encore déclaré Owen Linzmayer. Pendant des années, Apple a résisté à des entreprises comme Google, Microsoft, Hewlett-Packard, Dell, Samsung et RIM, dans l'informatique, la téléphonie mobile, les systèmes d'exploitation et le divertissement. Aujourd'hui, Apple se trouve en position quasi indétrônable sur le marché de la tablette tactile et en forte position dans celui du smartphone.

Steve Jobs lors d'une de ses célèbres keynotes en 2003
Un culte du secret devenu obsessionnel
Steve Jobs a dirigé Apple d'une main de fer, et son obsession du secret a fait l'objet de quelques critiques. Le rejet de la technologie Flash d'Adobe pour l'iPhone a polarisé l'industrie informatique, et la politique restrictive de l'App Store a conduit à dire qu'Apple était trop isolé. « Le secret découle de la paranoïa de Steve Jobs, justifiée dans une entreprise dont la survie et la réussite reposent sur l'innovation et le dynamisme du marché, » a déclaré James Post. « Ce goût du secret est une extension de la personnalité et des obsessions de son dirigeant » a t-il ajouté. « Après son départ, l'entreprise pourrait devenir plus ouverte et plus transparente », a encore avancé James Post.
En 2010 à SF pour le lancement de l'iPad
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« Steve Jobs a également incarné une certaine forme de colère, pour des utilisateurs accros à l'idée qu'Apple était un outsider, » a déclaré Roger Kay, analyste principal chez Endpoint Technologies Associates. « Steve Jobs a donné aux fans d'Apple le sentiment que l'entreprise était injustement malmenée. Les utilisateurs ont été attirés par cette entreprise menant croisade dans une jungle hostile où des concurrents, comme Microsoft, s'en prenaient régulièrement aux idées d'Apple, » a ajouté l'analyste. « La nouvelle direction devra aussi maintenir la passion de ses fans, » a ajouté Roger Kay. Steve Jobs inspirait la loyauté, du genre de celle que le futur CEO ne sera peut-être pas en mesure d'égaler, et qui pourrait éloigner certains utilisateurs.
Un avenir assuré à court terme
Un autre grand défi pour l'équipe de direction de Tim Cook et d'Apple sera de faire perdurer la capacité de Steve Jobs à créer des produits à succès, notamment des produits autonomes, mais chapeautés par un environnement unique leur assurant une forte interopérabilité, en grande partie à l'origine du succès l'entreprise. Des produits comme l'iPad, l'iPhone et Apple TV sont vendus comme des appareils autonomes, mais ils sont aussi capables de travailler ensemble au sein d'un écosystème. Par exemple, les utilisateurs peuvent diffuser des films depuis leur iPhone ou leur iPad, vers un téléviseur connecté avec l'Apple TV.
En fin de compte, c'est à Tim Cook que revient la responsabilité de soutenir la croissance d'Apple. Il hérite d'un personnel qualifié, de produits leaders sur le marché, et d'un lot de produits futurs qui ont l'approbation de Steve Jobs. La recherche de nouveaux produits commence toujours très en avance chez Apple. Les spéculations autour de l'iPhone avaient commencé en 1999 : Apple venait d'enregistrer le nom de domaine iPhone.org. En 2002, le New York Times avait publié un papier, annonçant qu'un produit avec les caractéristiques du téléphone et du PDA était en cours de développement. Finalement, l'iPhone a été dévoilé en 2007.
Jonathan Ive, responsable du design produits chez Apple, lors du lancement de l'iMac lampe
Tim Cook sera secondé par Jonathan Ive, senior vice-président en charge du design industriel, l'une des forces créatrices de l'entreprise, auquel Apple doit l'iMac, l'iPhone, l'iPod et l'iPad. Les fans d'Apple l'imaginaient bien à la tête d'Apple pour remplacer Steve Jobs, mais il n'aurait pas la stature d'un dirigeant. Le nom d'autres cadres, comme celui de Philip Schiller, senior vice-président du marketing des produits Apple au niveau mondial, a également été mentionné pour remplacer de Steve Jobs.
Tim Cook n'aura peut-être pas le panache et la passion de Steve Jobs pour la fonction, mais l'équipe de direction d'Apple et les futurs produits déjà dans les tuyaux vont probablement éviter à l'entreprise un mauvais pas, au moins à court terme. « Les keynotes seront sans doute moins passionnantes, en l'absence de Steve Jobs. Mais je doute que celui qui prendra le relais agira de manière stupide ou fera d'Apple une l'entreprise où l'on s'ennuie, » a déclaré Owen Linzmayer.
(...)(26/08/2011 12:20:46)Rory Read, ex Lenovo, prend les rênes d'AMD
Après 8 mois de recherches, AMD s'est trouvé un nouveau président. Il s'agit de Rory Read, ex directeur des opérations chez Lenovo. Il aura pour mission de développer l'activité d'AMD dans d'autres marchés, notamment les tablettes et la téléphonie mobile et de continuer à mener la bataille contre les rivaux du fondeur, à savoir Intel et ARM. La firme de Sunnyvale souhaite, en effet, intégrer ses puces Fusion dans des tablettes, segment sur lequel elle n'a pratiquement aucune présence. AMD a également perdu des parts de marché, par rapport à Intel, dans le domaine à forte marge des processeurs pour serveurs, bien que la firme ait gagné des points sur le marché des puces pour PC.
« AMD souhaite clairement se renforcer dans le domaine de la mobilité, et la clé consistera à nouer des relations fortes avec les fabricants d'ordinateurs », a déclaré Dean McCarron, analyste chez Mercury Research. Bien qu'il ait augmenté ses parts de marché, la présence d'AMD sur le marché mobile est faible. Selon le cabinet, la part des processeurs x86 n'était que de 19,4% au cours du deuxième trimestre 2011, contre 79,9% pour les puces Intel.
Explorer les opportunités de croissance
Agé de 49 ans, Rory Read a contribué au succès de Lenovo où il était directeur général. Sous sa direction, le fabricant de PC avait renoué avec une croissance à deux chiffres et gagné en parts de marché. Avant Lenovo, il avait passé 23 ans chez IBM, où il avait occupé un large éventail de fonctions de direction.
Rory Read passera les 100 premiers jours de son mandat tant à explorer les opportunités de croissance qu'à forger des partenariats. « AMD a la possibilité d'intégrer ses puces Fusion sur de nouveaux marchés et de croître dans le domaine du cloud computing et sur le marché des infrastructures pour datacenters », a t-il déclaré.
AMD était en quête d'un nouveau PDG, après le départ de Dirk Meyer suite à un désaccord de ce dernier avec le conseil d'administration sur la future stratégie mobile de l'entreprise.
Thomas Seifert qui occupait le poste de PDG par intérim, récupère son poste initial de directeur financier.
Illustration : Rory Read, président d'AMD (crédit : D.R.)
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