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(16/03/2011 16:50:02)
Le prix des mémoires s'enfamme avec les évènements nippons
Les principaux fournisseurs japonais ont déclaré que les usines où sont fabriquées ces puces ont été largement épargnées par le séisme, ou bien qu'elles se trouvent dans des zones où ne s'appliquent pas les restrictions en électricité susceptibles d'arrêter la production. Si l'on prend acte de ces déclarations, on peut penser que les marchés de la mémoire sur-réagissent aux évènements. Mais, selon les analystes, ces augmentations de prix révèlent peut-être un problème encore plus grave pour l'industrie mondiale du processeur : les fournisseurs japonais de composants et de matériels, essentiels à la production de ces processeurs, ont subi des dommages.
Ainsi, le prix de la mémoire flash NAND, support de stockage principal des iPad, iPhone et autres appareils mobiles, a augmenté de près de 20 % depuis le tremblement de terre, pendant que les entreprises tentaient d'estimer si les usines fabricant ces puces avaient été endommagées. DRAMeXchange, tableau de bord des échanges sur les mémoires NAND, DRAM et autres puces, fait remarquer que, alors que les prix ont augmenté, le nombre de vendeurs est resté faible, signe que la plupart des entreprises préfèrent conserver leurs stocks de puces plutôt que de réaliser un profit rapide. Selon Jim Handy, analyste chez Objective Analysis, « le marché du NAND a réagi très fortement parce que le Japon fournit 40 % des puces flash NAND dans le monde. »
Toshiba se veut rassurant
Toshiba, l'un des plus grands fournisseurs de NAND au niveau mondial, a déclaré qu'aucune de ses usines de mémoire flash NAND n'avait été endommagée par le tremblement de terre ou le tsunami. Une seule est située dans la zone du tremblement de terre, à Kitakami City, dans la préfecture d'Iwate, mais elle produit des puces logiques, et non des puces mémoire. « La production de cette usine a cessé tout de suite après le tremblement de terre et reste encore hors service, » comme l'a indiqué Toshiba. Les usines de Toshiba produisant de la mémoire flash NAND se trouvent à Yokkaichi, à environ 900 kms de l'épicentre du séisme et de la zone touchée par le tsunami.
« Deux usines ont temporairement cessé leurs activités le 11 mars, heure japonaise, mais la production a repris et depuis elles fonctionnent à nouveau normalement, » a précisé Toshiba. « Nous examinons très attentivement les répercussions éventuelles du tremblement de terre sur nos équipements de production, mais jusqu'à présent nous constatons que l'impact a été minime, » a ajouté le constructeur.
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Selon le cabinet d'études iSuppli, « le prix de la DRAM, cette mémoire utilisée dans la majorité des processeurs que l'on retrouve dans les ordinateurs de bureau, les ordinateurs portables et les serveurs, a fait un bond de 7 % après le tremblement de terre, avant de se stabiliser. » Elpida Memory, le principal fabricant de DRAM au Japon, a fait savoir de son côté que ses usines de fabrication de DRAM n'avaient pas été affectées par le séisme. Sa principale usine se trouve à Hiroshima, dans le sud-ouest du Japon, soit à plus de 800 kms de la région où s'est produit le tremblement de terre.
Des dommages avec les séismes
Alors que les usines japonaises produisant de la mémoire NAND et DRAM semblent être sorties relativement indemnes du séisme de magnitude 8.9, certains des plus grands fournisseurs mondiaux de matériaux essentiels pour la fabrication des puces, notamment les plaquettes de silicium sur lesquelles sont gravées les processeurs, ont dû arrêter leur production. Sumco Corporation et Shin-Etsu Chemical, qui fournissent la plupart des plaquettes de silicium utilisées dans le monde, ont dû cesser leur production, certaines de leurs usines étant situées à proximité de la région où le tsunami a balayé des villages entiers et endommagé les systèmes de refroidissement de l'une des centrales nucléaires japonaises. Sumco a déclaré que son usine de Yonezawa avait été fermée après le séisme. Selon un premier bilan, aucun employé n'a été blessé, et Sumco espère remettre l'usine en route après avoir fait des vérifications de sécurité. En ce qui concerne Shin-Etsu Chemical, trois de ses usines, respectivement situées à Annaka, Kamisu, et Nishigo Village, ont été arrêtées après le tremblement de terre.
Les équipements de production de deux d'entre elles - Kamisu et Nishigo Village - ont été endommagés, et « à l'heure actuelle, l'entreprise ne sait pas combien de temps il lui faudra pour rétablir ces équipements et ces installations, » a indiqué Shin-Etsu dans un communiqué. Selon le Crédit Suisse, Sumco détient 35 % des parts du marché de la plaquette de silicium 300 millimètres, tandis que Shin-Etsu en détient 30 %. « Au total, les entreprises japonaises fournissent 72 % de l'ensemble des plaquettes de silicium au niveau mondial, » a commenté la banque d'investissement.
Les pannes de courant ralentissent la production de plaques de silicium
Les entreprises s'attendent également à des pannes de courant qui risquent de perturber leur production. Selon Tokyo Electric Power Co., en plus des centrales nucléaires, des centrales thermiques et hydroélectriques ont également été arrêtées après le tremblement de terre. Près d'un tiers de ses installations ont été mises hors circuit par le séisme. Depuis lundi, la compagnie d'électricité, qui s'emploie à rétablir le courant, a procédé à plusieurs coupures d'électricité qui ont affecté la population et les entreprises situées dans le nord du pays.
Certains géants du processeur, comme Taiwan Semiconductor (TSMC) et le sud-coréen Samsung Electronics, ont fait savoir qu'ils ne s'attendaient pas à subir un impact à court terme du au manque d'approvisionnement en plaquettes de silicium. Certes, les fabricants de puces conservent toujours des stocks de plaquettes et peuvent aussi compter sur les distributeurs. Mais si la situation actuelle se poursuit, elles pourraient en ressentir les effets. Selon les estimations faites par le Crédit Suisse, « les fondeurs, les fournisseurs de plaquettes et les distributeurs disposent d'un stock qui leur permettrait de tenir 1 à 2 mois. Mais, si le défaut d'approvisionnement perdure, leur activité serait touchée. »
Avec McAfee, Intel veut sécuriser les terminaux mobiles en mode cloud
Intel va dans un premier temps offrir des produits de sécurité reposant sur des logiciels et des services. Dans un second temps, des fonctionnalités de sécurité seront directement intégré aux PC et terminaux mobiles, avec un effort particulier autour du cloud, a expliqué Renée James, vice-président senior et directeur général de l'activité Software et Services, lors d'une téléconférence avec les analystes financiers. Les récents équipements mobiles comme les tablettes et les smartphones sont de plus en plus vulnérables aux malwares et autres attaques informatiques, constate Renée James. Intel veut concevoir des moyens de gérer la sécurité directement dans le hardware, capables de communiquer en temps réel avec des plateformes basées sur le cloud. Ces dernières pourront ainsi fournir des outils de sécurité comme des anti-malwares, l'authentification des utilisateurs et la vérification des adresses IP ou des sites web, ajoute le dirigeant. « Sur le long terme, la sécurité dans les appareils mobiles sera un facteur de différenciation » a déclaré Renée James et d'ajouter « l'intégration de cette problématique dans le cloud est complexe. Vous ne pouvez pas vous réveiller un matin et décidé de le construire immédiatement ».
Intel a annoncé en août 2009 qu'elle ferait l'acquisition de McAfee pour un montant de 7,68 milliards de dollars, un geste qui a surpris de nombreux analystes en raison de l'absence apparente de synergie. Mais le fondeur a déclaré qu'il voulait apporter des capacités de sécurité pour un certain nombre de ses produits, y compris les puces Atom de faible puissance, qui sont utilisés dans les ordinateurs portables et bientôt déclinées sur les smartphones et les tablettes. L'acquisition de McAfee a été finalisée il y a deux semaines. Intel a défini la sécurité comme le troisième pilier de son offre, en plus de la puissance et de la connectivité. La société a déjà intégré quelques fonctionnalités dans ses puces pour renforcer la sécurité des PC, comme VT qui est une technologie basée sur le matériel pour sécuriser et gérer les environnements virtualisés. Le fondeur de Santa Clara va progressivement faire « évoluer » les capacités du silicium pour que des logiciels et des services spécialisés apportent plus de protection à une large variété d'appareils, a annoncé Renée James.
Un modèle d'abonnement cloud
Intel pourrait utiliser un modèle d'abonnement cloud pour générer des revenus autour de la sécurité, a déclaré Dave DeWalt, président de McAfee, qui fait maintenant partie du fondeur. Une gestion à distance de la plateforme pourrait devenir un point de référence sur la sécurité non seulement pour les terminaux mobiles, mais aussi les imprimantes, les distributeurs automatiques de billets, les points de vente ou tous périphériques connectés au sein d'un réseau «intelligent», affirme le responsable. Il ajoute que les malwares sont généralement stockés dans le logiciel; car il est difficile pour les pirates informatiques d'aller sous le niveau de l'OS, l'aspect sécurité doit donc être intégrée à l'intérieur du matériel. Il existe aujourd'hui 48 millions types de logiciels malveillants dans la nature. Renée James s'interroge lui pour savoir « si les gens paieraient pour un tel matériel » et de se rassurer « nous l'espérons ».
La plupart des smartphones et des tablettes utilisent des processeurs ARM et plusieurs OS comme Android ou iOS. Intel continue à balbutier sur ce marché et la domination d'ARM pourrait être un obstacle. Renée James a déclaré que, d'un point de vue logiciel Intel restera une société multi-plateforme. La fragmentation OS n'est pas un problème pour l'entreprise car les puces x86 peuvent exécuter la plupart des systèmes d'exploitation mobiles [NDLR Windows et Linux seulement pour l'instant].
Intel plus tôt cette année a fait l'acquisition de Nordic Edge, une entreprise de sécurité suédoise connue pour ses produits de gestion de sécurité et de renseignement sur les menaces.
Illustration: Renee James lors de l'IDF 2010
Crédit Photo: Intel
(...)(14/03/2011 17:15:25)L'iPad 2 est déjà un succès commercial
Apple aurait écoulé entre 400 00 et 500 000 iPad 2 au cours de son premier week-end de commercialisation aux Etats-Unis, selon les premiers pronostics de l'analyste Gene Munster. Disponible depuis le 11 mars dernier, la deuxième version de la tablette tactile aurait réalisé un meilleur démarrage que son aînée, vendu à 300 000 unités lors de son premier week-end un an plus tôt.
La ruée sur l'iPad 2 aurait engendré une rupture de stock dans les Apple Stores américains. Les clients intéressés devraient désormais patienter entre deux et trois semaines pour acquérir la précieuse tablette.
Selon un sondage mené par Gene Munster le week-end dernier auprès de 236 acheteurs à New York et Mineapolis, 70% d'entre eux ont acquis à cette occasion leur premier iPad. Près de la moitié (47%) a acheté le modèle intégrant la 3G. L'enquête révèle par ailleurs que 80% des acheteurs de l'iPad 2 possède déjà un iPod et 65% un iPhone. L'iPad 2 arrivera le 25 mars prochain sur le marché français.
Crédit Photo: D.R
Digital Publishing Suite Entreprise d'Adobe met les tablettes à portée des éditeurs
La version Edition Enterprise de la suite Digital Publishing d'Adobe est disponible. Cette solution d'édition clé en main associant des services hébergés, une technologie de lecture et une intégration avec Adobe Creative Suite 5 (CS5) est destinée aux éditeurs pour créer, diffuser, vendre et rentabiliser la publication de magazines numériques, de journaux et de contenus en ligne. En particulier, la version Edition Enterprise met à la portée des éditeurs les tablettes sous Android, comme la Xoom de Motorola, la Galaxy Tab de Samsung, mais aussi le Playbook de RIM et les appareils mobiles sous iOS d'Apple, pour lesquelles ils peuvent créer des contenus numériques dédiés, sans perturber les processus de publication et les infrastructures existantes.
L'annonce de cette disponibilité vient après le communiqué d'Adobe indiquant que sa suite Adobe Digital Publishing sera compatible avec le système d'abonnement de l'App Store d'Apple et avec le Google One Pass pour les éditeurs de magazines et de journaux. « Le secteur de l'édition est dynamisé par l'émergence des tablettes tactiles. Grâce à elles, les éditeurs peuvent mettre en valeur leurs magazines et leurs publications dans des formats innovants, les proposer en abonnement aux lecteurs et offrir aux annonceurs un espace interactif dont l'impact est élevé, » a déclaré David Wadhwani, vice-président senior pour les Solutions Créatives et Interactives chez Adobe. « Le programme préliminaire mené par Adobe pour tester, en condition réelle, l'Edition Enterprise de la suite Digital Publishing, nous a permis de travailler avec certains des plus grands noms de cette industrie, et nous pouvons nous réjouir de la qualité du contenu qui sera accessible sur ces dispositifs. »
Une édition complète pour les gros éditeurs
La version Enterprise Edition de la suite Digital Publishing offre à tous les éditeurs, où qu'ils se trouvent dans le monde, une gamme de services hébergés et de fonctionnalités. Un service Production, qui permet de télécharger un contenu directement depuis Adobe InDesign CS5 et de le tester ; un service Distribution pour le stockage et la diffusion centralisée des publications numériques vers les tablettes sous Android, iOS, et RIM QNX ; un service de Commerce électronique pour la vente de contenu, par l'intermédiaire de places de marché mobiles, App Store d'Apple et Android Market, mais aussi via des réseaux de vente de contenu numérique au détail ou le site web de la maison d'édition ; un service Analyse qui offre des outils basés sur Adobe Marketing Suite pour analyser et optimiser le contenu éditorial et publicitaire Un service SiteCatalyst supplémentaire permet à l'éditeur d'obtenir des analyses plus approfondies. Enfin, la suite comprend également un outil de création de lecteurs de contenu personnalisés, pour prévisualiser, tester et élaborer des « lecteurs » propriétaires.
Essentiellement destinée aux gros groupes d'édition du marché - Bonnier, Condé Nast, le Groupe Globo Media, Martha Stewart Living Omnimedia et le National Geographic l'ont déjà adopté - l'Edition Enterprise de cette suite va ouvrir l'accès de titres, dont certains parmi les plus emblématiques, aux tablettes tactiles. « Depuis 100 ans, le National Geographic offre un contenu de qualité reconnu, » a déclaré Drew Onufer, vice-président pour les Produits interactifs et numériques au National Geographic. « Avec l'Edition Enterprise de la suite Digital Publishing et les logiciels de création d'Adobe, les consommateurs pourront profiter de ces contenus sur une grande variété de tablettes tactiles. Nous pourrons aussi diffuser plus largement nos contenus, en imaginant de nouvelles manières de les présenter. Nous venons de publier « 50 Grands Photographes » et nous avons de nombreux titres en cours d'élaboration. C'est un moment très excitant pour le National Geographic et pour l'ensemble de l'industrie de l'édition. »
Avec le ray tracing, Intel place le jeu sur mobile dans le cloud
Le fondeur est en train de mettre au point des puces et de réécrire des jeux pour la technologie du ray tracing. Celle-ci pourrait faire entrer le gaming dans le cloud, comme l'a indiqué Intel. Dans un futur proche, dès que ces nouvelles puces seront prêtes, les utilisateurs d'appareils mobiles pourront jouer à des jeux complexes en 3D, hébergés dans un cloud. Certes, il faudra une capacité élevée de calcul pour profiter du ray tracing en temps réel. Celle-ci sera fournie par des clusters de serveurs puissants, équipés de plusieurs processeurs, et par des unités de traitement vectoriel capables d'effectuer des tâches en parallèle, afin de délivrer des images précises aux tablettes et aux smartphones.
Pour l'instant, les appareils mobiles sont utilisés de manière occasionnelle pour les jeux, mais le hardware, de plus en plus sophistiqué, de ces appareils, est capable de traiter des graphiques en haute résolution. Par exemple, les capacités graphiques de l'iPad 2 d'Apple, annoncé la semaine dernière, ont été très améliorées comparativement à la version précédente. Désormais, l'Optimus 2X de LG est capable de lire de la vidéo en 1080p. De même, lors du dernier Mobile World Congress, certains ont déjà pu voir tourner un jeu Xbox 360 sur une tablette intégrant la future puce mobile de Nvidia, Kal-El. Daniel Pohl, un chercheur d'Intel, a indiqué dans un post que le fondeur avait réécrit Wolfenstein, l'un des premiers jeux de tir subjectif, pour la technologie ray-tracing, et précisé qu'il était très réaliste. « Dans une cour, Il y a une voiture rouge dont la peinture est très brillante, avec un effet de miroir sur la carrosserie. Avec le ray-tracing, il est possible d'obtenir un très bon rendu de cette scène, » a déclaré Daniel Pohl. « Avec le ray tracing les joueurs pourront par exemple voir les reflets sur la carrosserie de la voiture et repérer d'éventuels tireurs, » a ajouté le chercheur. Le ray tracing ajoutera également plus de détails visuels, les ombres notamment, de manière à renforcer les effets 3D dans un jeu.
Une importante capacité de calcul
Les écrans actuels sont capables d'afficher en millions de pixels, et chaque pixel reçoit un rayon lumineux pour être éclairé. « C'est un défi en terme de puissance de calcul nécessaire, » a déclaré John Owens, professeur agrégé en génie électrique et informatique à l'Université Davis de Californie. Il faut projeter des milliards de rayons en continu sur les objets afin de restituer avec précision les actions et l'univers changeant à l'intérieur d'un jeu. La modélisation est encore plus complexe s'il y a beaucoup d'objets en mouvement et une grande diversité de scènes dans le jeu. « La raison pour laquelle les cartes graphiques classiques ou la plupart des jeux ne sont pas conçus pour le ray tracing, c'est parce que cela demande des capacités de calcul très difficiles à fournir, » a déclaré le professeur.
Intel tente de relever ce défi avec sa puce serveur expérimentale, du nom de Knights Ferry, basée sur la nouvelle architecture MIC (many integrated core) d'Intel. Le processeur, annoncé en mai 2010 lors de l'International Supercomputing Conference, a été conçu pour le calcul graphique intensif et l'informatique haute performance. Knights Ferry comporte 32 coeurs x86, dotés chacun d'une unité de traitement vectoriel de 512-bit. Les core tournent à une vitesse d'horloge de 1,2 GHz, et la puce prend en charge OpenCL et DirectX de Microsoft, deux frameworks incluant des outils de programmation parallèle. Knights Ferry intègre également des caractéristiques de la puce Larrabee, qui devait être le premier processeur graphique d'Intel, et abandonné par le fondeur. En 2009, Intel avait même fait la démonstration des capacités ray tracing de cette puce lors de l'Intel Developer Forum dans un jeu intitulé Enemy Territory: Quake Wars, mais le public n'avait pas été convaincu par les performances.
Intel a annoncé que le premier processeur basé sur l'architecture MIC, sera la puce Knights Corner, laquelle comprendra plus de 50 coeurs. Selon les déclarations faites par un responsable d'Intel sur un blog en février, cette première puce, qui apportera le ray tracing aux jeux sur mobiles, devrait être lancée au cours du premier semestre 2012.
La récap IT de la semaine : iPad 2, Cebit 2011 et autres...
Du suspens, de la compétition, du show, des questionnements, sont autant de qualificatifs pour résumer cette semaine qui a vu le lancement de l'iPad 2 et l'inauguration de la grande messe de l'informatique à Hanovre le Cebit. Et c'est par ce dernier que nous commencerons. En effet, difficile dans les allées du salon de ne pas constater la course de vitesse des manufacturiers asiatiques sur les tablettes. De toutes les tailles (7, 9 ou 10 '') avec n'importe quel OS (Android, Windows 7, Linux), les ardoises « no name » s'affichaient en attendant le constructeur qui allait leur insuffler ce petit supplément d'âme et de magie.
D'âme, il en a été question lors de la fameuse présentation de l'iPad 2. Steve Jobs, bien qu'en arrêt maladie, a tenu en personne à assurer le show d'un produit éminemment stratégique. Mais au-delà des caractéristiques de la tablette d'Apple, c'est bien la pugnacité et le charisme de son PDG qui donne ce sel particulier à la success story de la firme de Cupertino. Les puristes regretteront l'absence de telles ou telles technologies ou support sur l'iPad 2, la rapprochant de l'évolution 3G vers le 3GS. Il y aura encore certainement des évolutions à venir, le charme n'est donc pas près d'être rompu.
Le cloud et autres...
En dehors des tablettes, le cloud demeure une tendance inexorable dans l'IT. De Software AG à Java en passant par SAP, Google, Intel, Juniper et la Chancelière Allemande, l'informatique en nuage fascine et inquiète en même temps. Angela Merkel a ainsi rappelé que cette transformation devait absolument s'accompagner d'outils de sécurité forts.
L'activité économique a été aussi importante cette semaine avec de belles acquisitions. Ainsi Facebook s'est offert un spécialiste de la messagerie instantanée mobile et Teradata acquiert Aster Data pour l'analyse des « Big Data ». Pour faire face à ces évolutions, les sociétés de conseils changent leur façon de travailler au risque de bousculer les habitudes de leurs collaborateurs.
A la semaine prochaine...
Gartner : Croissance modérée pour la vente de PC en 2011 et 2012
Cette année, il devrait se vendre 387,8 millions d'ordinateurs dans le monde. Selon les dernières prévisions de l'analyste Gartner, cela représenterait une hausse de 10,5% par rapport à 2010. Toutefois, ces prévisions ont été révisées à la baisse, car initialement la hausse devait s'établir à 15,9%. Même repositionnement pour l'année 2012 pour Gartner. Les ventes d'ordinateurs sont estimées à 440,6 millions, soit une augmentation de 13,6% par rapport à l'année précédente, contre 14,8% pour la première prévision.
L'analyste explique cette réévaluation par une demande en ordinateurs portables, véritables fers de lance du marché informatique, plus faible que les années précédentes, notamment en Chine. A travers le monde, les acquéreurs de PC portable hésitent de plus en plus à acheter ce type d'appareils au profit des tablettes numériques, comme l'iPad d'Apple.
Qualcomm se prépare pour le futur Windows de Microsoft
Rob Chandhok, président de Qualcomm Internet Services a déclaré « préparer notamment des outils et un logiciel à l'attention des développeurs Windows afin de les inciter à travailler sur les fonctionnalités avancées de la famille de processeurs Snapdragon. » Ces dernières équipent déjà des smartphones, des tablettes tactiles et d'autres appareils mobiles. De son côté, Hewlett-Packard a récemment choisi le processeur Snapdragon APQ8060 dual-core, basé sur une architecture ARM, pour sa future tablette TouchPad.
En janvier, Microsoft avait annoncé que la nouvelle version de Windows pourrait tourner avec des processeurs ARM et avait rendu public son partenariat avec Qualcomm. Pour l'instant la firme de Redmond n'a pas encore annoncé de date de sortie pour son futur système, mais Rob Chandhok pense que celui-ci offrira de nombreuses fonctionnalités reposant sur la technologie des navigateurs Internet et des services web, « comme c'est le cas de beaucoup d'appareils mobiles aujourd'hui. ». Qualcomm mobilise donc beaucoup de ressources pour faire en sorte que des technologies comme HTML 5 - la prochaine version de l'HyperText Markup Language pour l'Internet - puissent s'exécuter de façon transparente sur des appareils utilisant ses puces. « Les tablettes qui intègreront le prochain OS de Microsoft sont une excellente opportunité pour nous, » a déclaré le dirigeant.
Capitaliser sur son expérience logicielle
Les puces proposées supporteront également d'autres systèmes d'exploitation, comme Android de Google, et l'entreprise s'emploie à développer des applications basées sur des standards indépendants du système d'exploitation. Par exemple, lors du dernier Mobile World Congress, le fondeur a montré des appareils exécutant Alljoyn, un logiciel qui permet la communication peer-to-peer entre périphériques sur le réseau WiFi ou via Bluetooth, sans avoir besoin de recourir à un serveur intermédiaire. « Alljoyn pourrait fonctionner sur des machines exécutant Android ou Windows, et assurer plus facilement la communication entre les appareils, » a déclaré Rob Chandhok.
Surtout connu pour ses puces et ses produits WiFi, Qualcomm a aussi un passé dans le développement de logiciels. C'est elle qui a créé le client de messagerie Eudora, très populaire entre 1990 et 2006, et cédé depuis à la communauté Open Source. Qualcomm a également joué un rôle en favorisant la croissance de l'écosystème logiciel du processeur ARM, de même qu'elle a fourni les outils de développement logiciels pour le processeur graphique ARM - nom de code Adreno - utilisé dans ses puces Snapdragon.
La prochaine version de Windows, également destinée aux PC, pourrait ouvrir la porte de ce marché au fondeur. Mais Rob Chandhok a précisé que son entreprise « maintiendrait le cap sur la mobilité, et n'avait pas l'intention d'entrer dans le marché du PC. » Nvidia, concurrent de Qualcomm, met actuellement au point une puce pour PC, serveurs et supercalculateurs - nom de code Project Denver - qui pourra également exécuter la prochaine version de Windows.
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