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(09/07/2010 15:07:47)
VMware évasif sur la sortie de son hyperviseur client
Presque deux ans après l'annonce par VMware de son initiative « Vclient » pour donner une option VDI à ses différents produits, l'éditeur n'a toujours pas activé cette technologie. Certes, il offre la virtualisation du poste de travail à partir des serveurs, mais il avait annoncé en 2008, un hyperviseur de type Bare Metal , « Virtualisation Client », pour PC.
Ces derniers permettent aux postes de travail d'exécuter une machine virtuelle installée directement sur le terminal d'un utilisateur, plutôt qu'à partir d'un serveur au sein d'un datacenter. Cette approche ouvre la voie au modèle « apportez votre propre ordinateur au travail ». Ces portables une fois installé fonctionnent avec un OS virtuel et des applications de l'entreprise, bien séparés de l'usage personnel.
Sur ce type de solutions, VMware a comme concurrent Citrix qui devait dévoiler son hyperviseur client en 2009. Finalement, l'éditeur a attendu mai 2010 pour dévoiler Xen Client.
Une réorientation vers PCoIP ?
Sollicité sur un calendrier, Bogomil Balkansky, vice-président du marketing produit de VMware, indique « nous n'avons pas de calendrier » et de reconnaître « ce n'est pas un problème informatique facile à résoudre ». Le responsable pense peut-être aux hypothèses émises par le cabinet Gartner pour expliquer ces retards : des difficultés pour intégrer les différents pilotes et la réticence des fabricants à embarquer l'hyperviseur client au sein des machines.
Bogomil Balkansky avance un autre élément : le développement de PCoIP (PC over IP), le protocole de VMware autorisant l'accès à distance aux postes de travail et serveurs de clients légers. Cette technologie prend le pas sur les travaux sur l'hyperviseur bare-metal. Elle est surtout un moyen d'éviter l'écueil des pilotes, audio, USB, webcam, etc.
Deux stratégies semblent donc se dessiner entre Citrix qui va pousser son hyperviseur client, sur une base installée moins importante que celle de son concurrent. VMware de son côté va devoir choisir une position plus claire entre hyperviseur bare metal ou PCoIP, au risque sinon de voir partir ses clients vers les sirènes de Citrix.
APX se renforce dans la virtualisation avec Kappa
Les projets de virtualisation de postes de travail ne sont pas encore légion. Mais ce marché représente un potentiel de revenus importants qui aiguise l'appétit des prestataires de services en infrastructure. Encore faut-il qu'ils aient les compétences pour en capter une partie. Tel n'était pas le cas de la SSII APX qui vient de remédier au problème en rachetant sa consoeur Kappa. Cette structure de taille modeste a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 7 M€ pour un effectif de 30 personne réparties entre Lorient (siège) et Paris. Elle réalise 40% de son activité autour des solutions de VMware, 40% autour des solutions Citrix et 20% autour d'hyper-V de Microsoft. L'an dernier, APX affichait quant à elle 178 M€ de chiffre d'affaires pour plus de 1500 collaborateurs.
Ambition dans la virtualisation
« Nous voulons devenir le leader sur le marché de la virtualisation », martèle Bruno Lampe, le directeur général et co-fondateur d'APX. Or, jusqu'ici, la SSII ne pouvait mettre en avant dans ce domaine que des compétences dans la virtualisation des serveurs, dont dispose également Kappa, et du stockage. « Il est essentiel que nous maîtrisions toutes les problématiques de la virtualisation. Après les serveurs, l'enjeux est aujourd'hui d'être bien positionnés sur le poste de travail où la compétition s'organise. Cela nous permettra de profiter dans les meilleurs conditions de l'envolée des projets de virtualisation du stockage attendue en 2011 », explique Bruno Lampe.
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Le rachat de Kappa va également permettre à APX de dégager plus de revenus récurrents. Grâce aux compétences de son acquisition, la SSII va en effet proposer des services de support de niveau 2 et de maintien en condition opérationnelle autour des technologies Citrix et VMware.
Une intégration en douceur
Pour parvenir à l'intégration totale des équipe de Kappa au sein des siennes, APX veut agir en douceur. Un souci qui témoigne de l'expérience acquise par la SSII dans ce type d'opération qu'elle a mené dix fois lors des dix dernières années. En pratique, le nom de Kappa et le mode de fonctionnement de ses équipes vont perdurer jusqu'au 31 décembre prochain. A l'issue de cette période, elles rejoindront le pôle virtualisation d'APX. Il sera dirigé par Armel Kermorvant qui n'est autre que le président de Kappa. Celui-ci sera notamment chargé de diffuser le savoir-faire de ses équipes en termes de virtualisation de postes de travail à travers les 13 agences d'APX en France. (...)
La redevance sur les PC remis au goût du jour
L'idée de taxer les ordinateurs de la redevance audiovisuelle n'est pas neuve. En janvier 2009, le Sénat avait adopté, contre l'avis du gouvernement, un amendement qui étend la taxe des téléviseurs aux ordinateurs capables de recevoir les programmes des chaînes TV. Toutefois, cette extension n'a jamais été validée en commission mixte paritaire. Selon le quotidien, un rapport remis le 30 juin dernier par les sénateurs Claude Belot et Catherine Morin-Desailly préconise de considérer les ordinateurs individuels comme des postes de télévision, et donc de les soumettre à la redevance audiovisuelle.
Les deux rapporteurs estiment que les personnes possédant un ordinateur pour recevoir la télévision, mains ne possédant pas de téléviseur dans leur foyer, doivent être soumises à cette taxe. Même si les revenus tirés de cette extension s'avèrent minimes (15 millions d'euros par an), ils considèrent « que le message envoyé aux propriétaires d'un terminal leur permettant de recevoir la télévision qui ne paient pas la contribution à l'audiovisuel public est néfaste ».
La volonté d'élargir la redevance aux ordinateurs s'appuie également sur la multiplication des services de catch-up TV, accessibles sur Internet, et qui permettent de profiter de certains programmes des chaînes sur son ordinateur. Le montant annuel de la redevance audiovisuelle s'élève à 121 euros par an. Le rapport préconise également de soumettre les résidences secondaires à la redevance, ce qui permettrait d'engranger 200 millions d'euros supplémentaires pour l'audiovisuel public.
Les dépenses mondiales IT 2010 s'ajustent à la sortie de crise
Une sortie de crise, sans conteste, mais l'ampleur de la reprise reste en discussion. C'est le signal donné par Gartner qui a revu à la baisse la croissance des investissements mondiaux dans le secteur IT. Au mois d'avril dernier, le cabinet d'études prévoyait une progression de 5,3% en 2010 des dépenses informatiques. Aujourd'hui, cette prévision est ramenée à 3,9% pour un montant estimée à 3 350 milliards de dollars.
L'explication de cette correction provient en premier lieu de la baisse de l'euro par rapport au dollar. La plupart des contrats dans les nouvelles technologies sont réalisés en monnaie américaine. Par ailleurs, Richard Gordon, vice-président de Gartner confirme que « les problèmes de dettes souveraines des Etats vont avoir un impact sur les dépenses IT ». Les politiques de rigueur présentées par les différents gouvernements pour réduire les déficits budgétaires pourraient arrêter ou décaler certains projets informatiques. « Le secteur privé sera également touché par ces politiques d'austérité notamment pour les fournisseurs importants des administrations ».
Les ventes de PC en forme
Structurellement, les dépenses spécifiques sur le matériel informatique représenteront 365 milliards de dollars en 2010 soit une hausse de 9,1%. Richard Gordon constate que « ce secteur continue de bénéficier de la bonne santé des ventes de PC , qui représentent les deux tiers du montant des investissements » et d'ajouter « nous pensons que les ventes de PC seront robustes en 2010 et 2011 ». Cet optimisme s'explique par une demande soutenue de la part du grand public, mais également par le phénomène de remplacement des ordinateurs au sein de l'entreprise et par la migration vers Windows 7. Les autres dépenses progressent doucement, entre 2,9 % pour les services informatiques, 3,1% pour les logiciels et 3,4% pour les télécoms.
Cisco annonce une tablette très pro
Pourvue d'un écran tactile de 7 pouces, et animée par un processeur Intel Atom à 1,6 GHz, le tout pour un poids d'à peine 520 grammes, la tablette Cius annoncée par Cisco permettra de faire tourner des applications professionnelles et de communiquer en temps réel pendant environ 8 heures. Elle est dotée de 32 Go de mémoire flash en interne, accepte les cartes SD, et présente un port Micro-USB. Cisco qualifie son appareil de « tablette business », mais aussi de bureau virtuel conçu pour accéder à des services de cloud computing. Elle fonctionne avec le système d'exploitation Google Android et donnera donc accès aux applications de l'Android Market.
Cette ardoise légère est dotée d'une caméra vidéo haute définition en façade capable d'enregistrer en 720p à 30 images par seconde et d'un appareil photo de 5 mégapixels. À la différence de l'iPad, les utilisateurs pourront prendre des clichés et effectuer des appels vidéo en direct. En plus des capacités de réseau sans fil Wi-Fi a/b/g/n et Bluetooth, la tablette de Cisco permettra également de se connecter aux réseaux mobiles 3G, et bénéficiera même ultérieurement du support 4G. L'appareil est également livré avec des fonctionnalités avancées compatibles avec les outils de communication et de collaboration unifiés de Cisco. Elle peut ainsi établir rapidement des sessions de messagerie instantanée, des appels vocaux et des séances de vidéoconférence. En effet, la tablette Cius est interopérable avec le système de vidéoconférence TéléPrésence et fonctionne avec les applications maison, notamment Quad, Show et les outils WebEx.
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En utilisation fixe, la tablette peut être ancrée au dock Soundstation HD pour profiter de la connectivité des réseaux filaires, ce qui en fait un ordinateur de bureau complet, comme l'indique le site web de Cisco (voir illustration ci-dessous). La station d'accueil permettra aussi d'afficher les contenus haute définition de la tablette sur un moniteur connecté. Les utilisateurs seront également en mesure de brancher des périphériques USB ou des claviers et des souris Bluetooth à la station d'accueil comme sur un PC traditionnel.
Pas de dispo avant 2011
Cisco n'a pas encore établi le prix définitif de sa tablette Cius, mais un porte-parole a indiqué que l'entreprise visait un prix de moins de 1.000 dollars US. Ce dernier a par contre fait savoir que le produit serait livré au cours du troisième trimestre de cette année, ce qui signifie généralement une disponibilité au premier trimestre de l'année prochaine. La Cius pourrait être l'une des premières tablettes professionnelles destinées au marché de l'entreprise, à la différence de la plupart des tablettes existantes qui visent plutôt le grand public même si des usages professionnels sont toujours possibles
Le marché de la tablette tactile continue à se développer rapidement, principalement sous l'impulsion de l'iPad d'Apple, qui au début du mois a indiqué avoir vendu 3 millions d'unités au cours des 80 premiers jours. IDC estime que ce nombre pourrait atteindre 7 millions d'ici à la fin de cette année et 46 millions d'ici 2014.
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