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Poste de travail
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(30/06/2010 15:19:58)
Malfaçons pour Dell, surchauffe chez Sony
Deux affaires montrent la relative fiabilité des équipements informatiques. En premier lieu, le New York Times a publié des documents concernant une plainte déposée en 2007 par AIT (Advanced Internet Technologies) auprès de la cour fédérale de Caroline du Nord par une société qui avait acheté 2000 ordinateurs auprès de Dell. Selon les pièces du dossier, les salariés de Dell étaient au courant que les PC Optiplex vendus pouvaient tomber en panne. Le fabricant n'a jamais ordonné le moindre rappel des équipements défectueux.
Le condensateur intégré, du japonais Nichicon, sur la carte mère des PC professionnels de Dell était en cause. Le texan a réalisé une étude interne sur ce problème, qui a montré que les pannes pouvaient survenir dans 97% des cas au bout de trois ans. Le constructeur a vendu 11,8 millions d'ordinateurs Optiplex entre 2003 et 2005 aux professionnels, mais aussi via les distributeurs Wall Mart ou Well Fargo.
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Pour expliquer les pannes, les services après-vente de Dell rejetaient la faute à l'utilisation intensive des ordinateurs dans des environnements confinés. Il reste à savoir maintenant quelle suite judiciaire va être donnée à cette affaire qui concerne plusieurs sociétés.
Sony en surchauffe
Un bonheur n'arrive jamais seul, c'est aussi au tour de Sony de lancer une campagne de mise à jour d'un logiciel sur 535 000 ordinateurs portables « Vaio » série F et C. En effet, le système de gestion de la température intégré au BIOS contenait un bug, pouvant provoquer une surchauffe de l'ordinateur et dans certains cas des déformations maétérielles. Le constructeur nippon demande aux utilisateurs de mettre à jour ce logiciel ou d'apporter l'ordinateur chez un revendeur Sony pour réaliser cette opération.
Cisco annonce une tablette très pro
Pourvue d'un écran tactile de 7 pouces, et animée par un processeur Intel Atom à 1,6 GHz, le tout pour un poids d'à peine 520 grammes, la tablette Cius annoncée par Cisco permettra de faire tourner des applications professionnelles et de communiquer en temps réel pendant environ 8 heures. Elle est dotée de 32 Go de mémoire flash en interne, accepte les cartes SD, et présente un port Micro-USB. Cisco qualifie son appareil de « tablette business », mais aussi de bureau virtuel conçu pour accéder à des services de cloud computing. Elle fonctionne avec le système d'exploitation Google Android et donnera donc accès aux applications de l'Android Market.
Cette ardoise légère est dotée d'une caméra vidéo haute définition en façade capable d'enregistrer en 720p à 30 images par seconde et d'un appareil photo de 5 mégapixels. À la différence de l'iPad, les utilisateurs pourront prendre des clichés et effectuer des appels vidéo en direct. En plus des capacités de réseau sans fil Wi-Fi a/b/g/n et Bluetooth, la tablette de Cisco permettra également de se connecter aux réseaux mobiles 3G, et bénéficiera même ultérieurement du support 4G. L'appareil est également livré avec des fonctionnalités avancées compatibles avec les outils de communication et de collaboration unifiés de Cisco. Elle peut ainsi établir rapidement des sessions de messagerie instantanée, des appels vocaux et des séances de vidéoconférence. En effet, la tablette Cius est interopérable avec le système de vidéoconférence TéléPrésence et fonctionne avec les applications maison, notamment Quad, Show et les outils WebEx.
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En utilisation fixe, la tablette peut être ancrée au dock Soundstation HD pour profiter de la connectivité des réseaux filaires, ce qui en fait un ordinateur de bureau complet, comme l'indique le site web de Cisco (voir illustration ci-dessous). La station d'accueil permettra aussi d'afficher les contenus haute définition de la tablette sur un moniteur connecté. Les utilisateurs seront également en mesure de brancher des périphériques USB ou des claviers et des souris Bluetooth à la station d'accueil comme sur un PC traditionnel.
Pas de dispo avant 2011
Cisco n'a pas encore établi le prix définitif de sa tablette Cius, mais un porte-parole a indiqué que l'entreprise visait un prix de moins de 1.000 dollars US. Ce dernier a par contre fait savoir que le produit serait livré au cours du troisième trimestre de cette année, ce qui signifie généralement une disponibilité au premier trimestre de l'année prochaine. La Cius pourrait être l'une des premières tablettes professionnelles destinées au marché de l'entreprise, à la différence de la plupart des tablettes existantes qui visent plutôt le grand public même si des usages professionnels sont toujours possibles
Le marché de la tablette tactile continue à se développer rapidement, principalement sous l'impulsion de l'iPad d'Apple, qui au début du mois a indiqué avoir vendu 3 millions d'unités au cours des 80 premiers jours. IDC estime que ce nombre pourrait atteindre 7 millions d'ici à la fin de cette année et 46 millions d'ici 2014.
Le SSD en entreprise passera par le poste de travail selon Kingston
La technologie SSD est au centre de toutes les attentions. Sur le plan technique, des avancées ont été réalisées pour améliorer les performances d'écriture et la durée de vie des solutions de stockages basées sur la mémoire flash. Kingston qui fait partie des acteurs de ce marché et entend bien trouver sa place sur le marché professionnel. Pour Darwin Chen, VP Flash et SSD de Kingston Technology « notre stratégie dans le SSD est clairement orientée vers les entreprises » et de vanter les raisons de cette orientation. En premier lieu, beaucoup de discussions ont lieu avec les responsables informatiques des sociétés sur deux éléments. Le premier concerne les coûts de remplacement du parc de PC ou notebook au sein de l'entreprise. « Des économies sont réalisables à terme en intégrant des SSD au sein des anciens PC ou portables par rapport à l'hypothèse du renouvellement de parc » explique le spécialiste flash et SSD.
L'autre aspect de l'adoption du SSD dans le monde de l'entreprise réside aussi dans la migration vers Windows 7. En effet l'OS gère automatiquement le TRIM (technique consistant à effacer physiquement les données lorsqu'on supprime des fichiers ou des dossiers de son ordinateur). Cette avancée permet d'améliorer la longévité aux SSD, principale inquiétudes des responsables informatiques.
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« Ce changement sera progressif, mais inéluctable » souligne Darwin Chen et d'avancer les chiffres d'une étude Forward Insight qui prévoit une généralisation des SSD sur les notebooks d'ici à 2014.
Un coût en baisse progressive
Ces prévisions et ces propos sont confortés par une situation économique propice avec la baisse des prix de la mémoire. Une étude réalisée par Isuppli de mai 2010 montre que le coût au Go va baisser pour le SSD. « Le point d'inflexion devrait se faire fin 2011 ou début 2012 avec un prix au Go en dessous des 1 dollar » précise Darwin Chen. Cet argument prix couplé avec les progrès technologiques devraient séduire les DSI encore dubitatifs, même si le binôme disque dur traditionnel et CPU a aussi quelques avantages sur le plan des performances et des prix. « Le SSD est moins soumis aux crash que les disques durs classiques » rappelle également le dirigeant de Kingston.
Et la partie serveur ou stockage, Kingston s'y intéresse, mais reste humble « Intel a de l'avance dans ce domaine » avoue Darwin Chen en ajoutant « avec le temps, les SSD intégreront toutes les plateformes et nous serons alors plus présents sur ces segments de marché ». Aujourd'hui, la stratégie demeure le poste client.
Les prix de la DRAM amorcent une baisse contrôlée
Cette baisse est importante pour les acquéreurs d'ordinateurs, car le prix élevé des DRAM représentait une part non négligeable d'un PC. Cependant, l'inflexion tarifaire constatée peut-être le signal d'un revirement du marché. La pénurie du début d'année a été compensée par une augmentation forte de la production de puces. Les analystes tablent maintenant sur un glissement baissier progressif pour le reste de l'année.
Gartner prévoit une légère diminution du prix moyen de vente pour le reste de 2010. Cela permettra aux producteurs de DRAM de maîtriser les coûts et de garder ainsi une bonne marge bénéficiaire. Dans son étude Semiconducteur DQ, le cabinet d'étude indique que la DRAM était devenue très onéreuse au début 2010. Elle représentait jusqu'à 15% du coût total d'un micro. Gartner estime donc que cette baisse est une bonne nouvelle pour les fabricants de PC, leur laissant une plus grande marge de manoeuvre dans les négociations avec les fondeurs.
La DRAM est commercialisée comme une marchandise en raison de l'énorme quantité de puces produites chaque année. Environ 20 pour cent des composants sont vendues en direct tandis que les mémoires restantes sont écoulées via des contrats avec les fournisseurs de PC.
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Les prix négociés ont diminué pour la 1 Go DDR3 1066 MHz puces DRAM (double débit de données, de troisième génération) à 2,40 dollars à la fin de la semaine dernière, selon Gartner, alors que le prix en direct de la même puce a diminué de 0,4 pour cent à 2,71 dollars. En avril et en mai, il fallait compter 3 dollars pour le même composant.
InSpectrum, qui effectue des tableaux de bord en ligne des prix des différents types de mémoires, prédit des prix encore plus bas d'ici la fin de l'année, en raison d'un plan d'investissement de Samsung. En effet, ce dernier a annoncé en mai, la création d'une ligne de production cette année pour 9,7 milliards de dollars (le double des investissements initialement prévus). L'augmentation de la production aura certainement un effet sur les prix, mais peut également avoir un impact sur les concurrents de Samsung. On se souvient qu'en 2009, le fabricant de DRAM Qimonda a déposé son bilan, tandis que Powerchip Technology (anciennement Powerchip Semiconductor) et ProMOS Technologies ont demandé l'aide du gouvernement taiwanais. (...)
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