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(06/07/2010 11:12:51)

La redevance sur les PC remis au goût du jour

L'idée de taxer les ordinateurs de la redevance audiovisuelle n'est pas neuve. En janvier 2009, le Sénat avait adopté, contre l'avis du gouvernement, un amendement qui étend la taxe des téléviseurs aux ordinateurs capables de recevoir les programmes des chaînes TV. Toutefois, cette extension n'a jamais été validée en commission mixte paritaire. Selon le quotidien, un rapport remis le 30 juin dernier par les sénateurs Claude Belot et Catherine Morin-Desailly préconise de considérer les ordinateurs individuels comme des postes de télévision, et donc de les soumettre à la redevance audiovisuelle.

Les deux rapporteurs estiment que les personnes possédant un ordinateur pour recevoir la télévision, mains ne possédant pas de téléviseur dans leur foyer, doivent être soumises à cette taxe. Même si les revenus tirés de cette extension s'avèrent minimes (15 millions d'euros par an), ils considèrent « que le message envoyé aux propriétaires d'un terminal leur permettant de recevoir la télévision qui ne paient pas la contribution à l'audiovisuel public est néfaste ».

La volonté d'élargir la redevance aux ordinateurs s'appuie également sur la multiplication des services de catch-up TV, accessibles sur Internet, et qui permettent de profiter de certains programmes des chaînes sur son ordinateur. Le montant annuel de la redevance audiovisuelle s'élève à 121 euros par an. Le rapport préconise également de soumettre les résidences secondaires à la redevance, ce qui permettrait d'engranger 200 millions d'euros supplémentaires pour l'audiovisuel public.

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(05/07/2010 15:53:53)

La culture d'entreprise doit s'adapter aux outils collaboratifs

Steve Hodgkinson, directeur de recherche sur les pratiques gouvernementales des pays de l'APAC pour le cabinet Ovum, a déclaré, avant même le séminaire « Where next for Enterprise Collaboration », que la culture était le principal obstacle empêchant l'usage optimal des outils de collaboration. « Il y a un véritable fossé entre ces technologies et la capacité des individus à se les approprier », a-t-il dit. « Il va falloir créer toute une gamme de comportements autour de ces plateformes collaboratives, et elles ne sont pas nécessairement naturelles dans l'environnement des entreprises ».
D'après lui, la plupart des outils du web 2.0 ont pénétré l'espace du travail à cause du désir de certains employés de gagner un statut social au sein de l'organisation, au travers d'attitudes consistant à « faire voir et partager ». « Les gens gagnent une réputation dans le monde de l'informatique sociale en montrant et en partageant l'information, et en participant et contribuant aux forums, aux wikis, aux blogs, etc » a-t-il ajouté. « Plus vous partagez, plus votre réputation s'améliore ».

Familiariser aux outils, et surtout à leurs usages

« Cependant, les entreprises ont tendance à avoir une culture plus compétitive, au sein de laquelle il n'est pas forcément toléré de partager les données, les avis et les contributions. L'information, c'est le pouvoir, et les employés préfèrent l'utiliser de sorte à faire avancer au mieux leurs carrières individuelles ». Ce qui fait qu'au final, les organisations qui souhaitent encourager une culture de collaboration devraient commencer par un programme de management du changement avant d'investir dans les outils coopératifs. Ensuite, il faudrait simplement autoriser les utilisateurs à explorer et à s'approprier ces technologies à leur façon. D'après Steve Hodgkinson, « il y a aussi un intérêt à encourager l'usage des réseaux sociaux et plateformes collaboratives hors entreprise, afin que les individus s'y familiarisent et arrivent à les comprendre ».

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Selon lui, les DSI devraient aussi commencer à concevoir les réseaux collaboratifs plus comme du jardinage que comme un travail d'ingénierie : trouver un sol fertile, planter des graines, cultiver, arroser et les aider à pousser. « Ce n'est pas quelque chose qui vient naturellement à la plupart des DSI, il est donc possible qu'ils doivent s'associer aux autres composantes de l'entreprise qui sont peut-être plus en phases avec les attitudes et défis de celle-ci, afin d'aider à l'adoption de ces plateformes ».

Cette analyse est en réalité peu pertinente, la plupart des salariés utilisant déjà les réseaux sociaux chez eux, mais aussi au bureau. Cette étude ne donne donc, au final, aucune véritable solution pour une meilleure intégration sociale de ces outils dans l'environnement de l'entreprise, puisque tout changement nécessite de toute façon d'être accompagné, et de s'appuyer sur la structure globale de celle-ci.

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(05/07/2010 11:35:03)

Passez à la collaboration en temps réel avec Google Docs

Outre la possibilité de créer, stocker et traiter des documents de n'importe où dans le monde, du moment qu'il y a une connexion Internet, Google Docs autorise aussi les équipes, collègues et partenaires à collaborer online, en temps réel, sur le même fichier. Avec le lancement d'Office 2010, et des Office Web Apps, Microsoft offre également la capacité de travailler dans le cloud. Mais si la firme de Redmond est reconnue comme leader sur le marché des logiciels bureautiques, celle de Mountain View est quasiment synonyme du web. Google prend alors la main lorsqu'il s'agit de travailler et de collaborer sur des documents dans le cloud. L'accès à la plateforme pour les entreprises est vendu à 50 $ par an et par utilisateur, comprenant 25 Go sur Gmail, 1 Go de stockage individuel et 10 Go en partage (plus 500 Mo par personne). Voici donc une brève présentation des différentes applications Google Docs :

- Documents. Une fois un fichier créé, les autres utilisateurs y ayant accès peuvent le consulter et le modifier. Il peut être partagé par 200 personnes, et 50 d'entre elles peuvent travailler simultanément dessus. Si deux collaborateurs sont en train d'éditer le document en même temps, une boîte de dialogue située en haut de l'écran liste leurs identités respectives, et s'ils enregistrent ces changements, Google les appliquera dans l'ordre chronologique, selon une mesure précise de l'heure. Ces utilisateurs peuvent alors observer en temps réel toutes les modifications apportées, et peuvent se concerter grâce à la fonction chat, disponible dans un menu situé juste à côté de la liste des personnes éditant actuellement le fichier. Cela tend à éviter d'éventuels conflits, tout en rendant possible un feedback instantané des transformations du document.

- Spreadsheets (tableaux). Très similaires aux Docs, les tableaux peuvent être partagés et modifiés par tout autant d'utilisateurs. Les mêmes fonctionnalités de liste et de chat sont aussi disponibles. La différence réside principalement dans l'attribution d'une couleur spécifique à chacun des collaborateurs, indiquée à côté de leur nom dans la liste, et s'affichant autour des cellules actuellement modifiées par la personne associée. Cela facilite une identification relativement rapide.

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- Presentations. Partagée elle aussi par 200 utilisateurs, l'édition en simultané de l'application n'est possible que par 10 d'entre eux, cette fois-ci. Les autres fonctions sont similaires à celles des Docs.

- Drawings (dessins). Dernier né des Google Docs Apps, ses capacités sont analogues à celles de Microsoft Visio. Drawings possède les mêmes caractéristiques que les Docs, une fois encore, qu'il s'agisse du chat, de la liste ou de la limite du nombre d'intervenants. Pour autant, la définition du temps réel est sensiblement différente. Les modifications ne sont en effet visibles par les autres qu'une fois terminées : si une forme est ajoutée, déplacée ou modifiée, ces changements n'apparaissent pas directement chez les utilisateurs présents. Cela qui signifie que si l'action est annulée en cours de route, personne ne l'aura vue se produire.

Google Docs est encore loin de la stabilité et des multiples fonctionnalités d'Office, et pourtant, beaucoup considèrent que le logiciel de Microsoft en propose justement trop, qui seraient fondamentalement inutiles. Pour les documents, tableaux, présentations et dessins simples, le système SaaS de la firme de Mountain View est néanmoins largement suffisant, et la collaboration en temps réel qu'il offre à ses utilisateurs place la barre suffisamment haute pour réussir à se démarquer de la concurrence. Les seuls vrais concurrents de Google Docs aujourd'hui seraient à chercher du côté de Zoho Suite et de ThinkFree

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(02/07/2010 12:21:41)

Les dépenses mondiales IT 2010 s'ajustent à la sortie de crise

Une sortie de crise, sans conteste, mais l'ampleur de la reprise reste en discussion. C'est le signal donné par Gartner qui a revu à la baisse la croissance des investissements mondiaux dans le secteur IT. Au mois d'avril dernier, le cabinet d'études prévoyait une progression de 5,3% en 2010 des dépenses informatiques. Aujourd'hui, cette prévision est ramenée à 3,9% pour un montant estimée à 3 350 milliards de dollars.

L'explication de cette correction provient en premier lieu de la baisse de l'euro par rapport au dollar. La plupart des contrats dans les nouvelles technologies sont réalisés en monnaie américaine. Par ailleurs, Richard Gordon, vice-président de Gartner confirme que « les problèmes de dettes souveraines des Etats vont avoir un impact sur les dépenses IT ». Les politiques de rigueur présentées par les différents gouvernements pour réduire les déficits budgétaires pourraient arrêter ou décaler certains projets informatiques. « Le secteur privé sera également touché par ces politiques d'austérité notamment pour les fournisseurs importants des administrations ».

Les ventes de PC en forme


Structurellement, les dépenses spécifiques sur le matériel informatique représenteront 365 milliards de dollars en 2010 soit une hausse de 9,1%. Richard Gordon constate que « ce secteur continue de bénéficier de la bonne santé des ventes de PC , qui représentent les deux tiers du montant des investissements » et d'ajouter « nous pensons que les ventes de PC seront robustes en 2010 et 2011 ». Cet optimisme s'explique par une demande soutenue de la part du grand public, mais également par le phénomène de remplacement des ordinateurs au sein de l'entreprise et par la migration vers Windows 7. Les autres dépenses progressent doucement, entre 2,9 % pour les services informatiques, 3,1% pour les logiciels et 3,4% pour les télécoms.

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(01/07/2010 11:01:24)

Alstom équipe 60 000 postes avec Office 2010/Online Services (MAJ)

Microsoft a annoncé un premier grand contrat mondial pour ses offres bureautiques mixant logiciels installés et mode SaaS selon le principe défendu par l'éditeur de S+S (software+service). En l'occurrence, le groupe Alstom a signé pour cinq ans et 60 000 postes, soit l'ensemble de son parc mondial. Le spécialiste du transport ferroviaire et de la transmission d'électricité, équipera à terme tous ses PC de Office 2010 - en lieu et place d'Office 97 et 2000) et d'un accès aux BPOS (Business Productivity Online Standard Suite) Microsoft Online Services qui comprennent les versions en ligne des logiciels de la suite bureautique.

L'éditeur a précisé avoir remporté un appel d'offres (nom de code : « Workplace ») l'opposant à Google (qui propose une offre pure SaaS), à IBM (qui était implanté chez Alstom à l'origine via Lotus Notes) et à un consortium présentant un assemblage de solutions open source. L'objectif était d'optimiser l'environnement de travail sur tous les sites, et donc les fonctions de communication et de collaboration. La bataille aurait duré deux ans, mais aurait commencé à basculer il y a un an, selon Vincent Demange, directeur de la division Grandes Entreprises chez Microsoft. Alstom aurait alors été convaincue que l'entreprise proposait une offre plus fonctionnelle, mais préférait envisager les coûts de migration avant de se décider officiellement.

Finalement, la clef du succès aura été au niveau de la flexibilité des services. Vincent Demange confirme que « l'avantage de notre offre, c'est qu'elle possède une forte capacité d'adoption. Les utilisateurs peuvent se créer des scénarios d'usage personnalisés : ils peuvent conserver le patrimoine documentaire, en le gardant sur un poste de travail, ou choisir de le partager sur les plateformes ». Il ajoute d'ailleurs que « cela crée une continuité de ces usages, puisque la solution est hybride. D'ailleurs, à mon avis, le S+S a plus d'avenir que les systèmes SaaS purs, qui disposent non seulement de moins de fonctionnalités, mais qui limitent aussi les usages possibles ».

Une plateforme dédiée pour une meilleure sécurité

L'autre caractéristique ayant visiblement séduit le constructeur d'infrastructures : la sécurité assurée par une plateforme dédiée, plutôt que mutualisée. « Si Alstom décide de visiter nos datacenters, ils verront les machines qui leurs sont dédiées, elles ne sont pas éparpillées et peuvent donc être protégées matériellement, en plus de la protection logicielle des données. Tout est prévu dans le Service Level Agreement (SLA) » indique Vincent Demange. Alstom va donc bénéficier d'une plateforme collaborative dont il maitrisera les infrastructures. Les données sensibles (notamment dans le domaine nucléaire) traitées au travers de Online Services seront alors toutes hébergées dans des datacenters européens gérés par Microsoft. Ceux-ci insistent sur l'avantage économique des services hébergés plutôt qu'une infrastructure de datacenters interne à l'entreprise.



Sur le plan du déploiement, la firme de Redmond dit être en phase de préparation. En récupérant les données d'Active Directory, ils vont commencer à définir les droits des utilisateurs, afin de faire en sorte que la transition soit la plus transparente possible pour ces derniers. Ils pensent commencer à installer simultanément Office 2010 et Live cet été, dépendant des choix qu'Alstom fera selon les besoins de ses collaborateurs. Cependant, aucun commentaire n'a été fait sur le montant de ce contrat.

Crédit Photo: Alstom (...)

(01/07/2010 15:54:01)

Intel se lance dans l'étude comportementale des utilisateurs de PC

Justin Rattner, directeur technique chez Intel, a annoncé la création du laboratoire « Recherche sur l'interaction et l'expérience » (IXR) durant le Research Day de l'entreprise, à Mountain View. Ce laboratoire aura pour but d'imaginer les futures expériences utilisateurs et les prochaines plateformes informatiques. « Une meilleure technologie ne suffit plus », affirme Justin Rattner. « Ce que les gens préfèrent aujourd'hui, c'est une expérience intime et personnelle de l'information ». Genevieve Bell, anthropologue universitaire subventionnée par Intel, dirigera cette division de recherche.

Etendre son champs d'action

« Intel intervient désormais sur d'autres éléments de la vie quotidienne au-delà des PC », précise Genevieve Bell. « Les puces Intel et l'Internet sont désormais dans les télévisions, les décodeurs, les téléphones mobiles, les voitures, la signalisation et bien d'autres encore. La nouvelle division se basera sur 15 ans de recherches sur la façon dont les gens utilisent, réutilisent et résistent aux TIC. Des chercheurs en sciences sociales, en design et en interactions homme-machine vont continuer cette mission en s'interrogeant sur ce que les gens auront tendance à valoriser, à intégrer dans leur quotidien et à ce qu'ils aiment des dispositifs qu'ils possèdent déjà ». Selon l'anthropologue, Intel essaiera de combiner ces perspectives humaines avec la recherche informatique de l'entreprise afin de créer la prochaine génération de produits. Les axes de recherches s'orienteront vers, par exemple, l'utilisation de capteurs reconnaissant le toucher, la gestuelle et la voix, et même d'ordinateurs capables de « lire les pensées ».

Vers une informatique « sociale »

Manny Vara, un des stratèges en technologie d'Intel, a avoué dans un entretien avec Computerworld que la société met particulièrement l'accent sur l'étude des comportements humains. « Dans 10 ou 20 ans, je pense que nous ne penserons même plus à tout cela en termes d'informatique si nous nous y prenons correctement », a ajouté Manny Vara. « Cela sera juste devenu partie intégrante de vos activités ». Il a remarqué que, par exemple, que le terme « réseaux sociaux » attirait beaucoup l'attention, et selon lui, se connecter virtuellement aux individus, que ce soit purement social ou professionnel, sera devenu la routine dans quelques années. « Je pense que tous les logiciels comprendront un aspect social. Nous allons faire en sorte que ces outils se rendent plus utiles pour les consommateurs, et se développent du côté des entreprises », a-t-il conclu.

Illustration Genevieve Bell, crédit Intel

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