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(23/08/2011 15:40:26)
Après la décision de céder son activité PC, HP veut rassurer
C'est dans ce contexte d'incertitude autour du sort de son activité PC que HP a annoncé la sortie de son dernier ordinateur de bureau tout-en-un pour entreprise, le Compaq 8200 Elite. Ce desktop est assorti d'une garantie de trois ans pièces et main-d'oeuvre [aux États-Unis], plus des services d'assistance sur site et à distance. « HP s'engage à assurer la totalité du support technique et la garantie de son ordinateur desktop, » a déclaré une porte-parole du constructeur. « Nous comprenons l'inquiétude des clients à propos du support de ce produit. Nous allons à cet effet renforcer notre campagne de communications pour rassurer nos clients sur nos engagements. Nous soutiendrons nos produits, en assurerons le support technique et continuerons à suivre nos clients. Les consommateurs et les entreprises peuvent donc acheter nos produits en toute confiance, » a-t-elle ajouté. En plus de son nouvel ordinateur de bureau Compaq, HP prévoit la sortie d'autres machines plus tard cette année, qui viendront compléter sa gamme d'ordinateurs portables et desktop.
La semaine dernière, HP avait annoncé qu'elle cherchait à vendre ou se séparer de son activité PSG chargée de commercialiser les PC et les terminaux mobiles de la marque, smartphones et tablettes tactiles notamment. Le constructeur a motivé sa décision par le ralentissement des ventes de PC et des marges « au fil du rasoir », deux facteurs handicapant au moment où HP cherche à réorienter son activité vers des secteurs plus rentables, comme les logiciels, les services et le matériel pour les entreprises. En vue de cette restructuration, HP a commencé, dès ce week-end, par liquider ses stocks de smartphones et de tablettes Touchpad, en les proposant à des prix défiants toute concurrence. Ainsi, samedi, des revendeurs new-yorkais comme Best Buy et Staples, ont liquidé en quelques heures tous leurs stocks de tablettes TouchPad et de smartphones. Même opération hier sur le site de la Fnac en France. Tous ces terminaux tournent sous webOS, mais HP a assuré qu'elle continuerait à développer et à chercher des ouvertures pour son système d'exploitation mobile.
Des clients pas encore inquiets sur l'avenir du support
Contrarié par la décision d'HP et inquiet de l'avenir de webOS, Brent Woodruff, un ingénieur en informatique de Floride, a préféré échanger son TouchPad acheté chez Best Buy par un iPad 2. Celui-ci, qui possède également un ordinateur portable et un netbook HP, ne se préoccupe pas pour le support de ces autres produits. « Je ne suis pas inquiet pour ça. Peu importe qui reprendra l'activité PC de HP. Le nouveau propriétaire prendra probablement la suite des contrats de maintenance et fera suivre les garanties. C'est ce qui s'est passé entre IBM et Lenovo, » a déclaré l'informaticien. C'est en 2005 qu'IBM a vendu son activité PC à Lenovo afin de concentrer son activité autour du logiciel et des services aux entreprises, deux secteurs où les marges restent importantes. « La transition pour la vente et le support de produits d'IBM vers Lenovo, comme pour le ThinkPad par exemple, s'est passée en douceur, et cela devrait être le cas pour HP également, » a déclaré Josh Kaplan, CEO de Rescuecom, une société de maintenance informatique. « HP a une grande expérience du support technique... Ils ne vont pas mettre leurs clients en difficulté sur ce plan là », a-t-il ajouté. « HP est également le premier fabricant mondial de PC, de sorte que l'on n'a pas à craindre une pénurie de pièces, » a ajouté le CEO. Enfin, « HP a la réputation d'être l'un des meilleurs constructeurs sur le plan du support technique, et devrait essayer de maintenir son rang, même pendant la période de transition. »
Reste quelques interrogations autour de webOS. « Les propriétaires de terminaux tournant sous ce système d'exploitation mobile pourraient se retrouver coincés, » a déclaré Josh Kaplan. Sur les forums de discussions, les utilisateurs ne se disent pas non plus inquiets au sujet du support des produits HP depuis l'annonce concernant PSG. Selon eux, les garanties ne seront pas caduques et HP a le devoir de respecter ses engagements. « La satisfaction d'un utilisateur vis-à-vis du support technique d'HP varie en fonction de l'expérience de chacun. Mais ce qui se passe chez HP en ce moment ne va pas affecter le niveau de support technique ni de garantie, pour le meilleur ou pour le pire, » a écrit un participant aux forums de Notebook Review.
Illustration principale : HP Compaq 8200 Elite
iPad 3, une puce A6 pour plus de performances et d'autonomie
Le prochain iPad d'Apple sera plus rapide et plus économe en énergie grâce à son processeur quad-core A6, mais l'évolution de la tablette vedette sur le marché ne pourra pas être livrée avant juin prochain, selon l'analyste Linley Gwennap, fondateur du cabinet d'études Linley Group. La puce A6 qui succèdera au processeur double coeur A5 utilisé dans l'iPad, sera probablement fabriqué par le fondeur taiwanais TSMC (Foundry Company Semiconductor Manufacturing Co). Selon plusieurs sources, Apple - en litige avec Samsung - a décidé de changer de fondeur. C'est le coréen qui fabrique aujourd'hui la puce A5 utilisée dans l'iPad 2 et le prochain iPhone 5. Les smartphones équipés de processeurs double-coeur sont déjà présents sur le marché et certains analystes prédisent que l'iPhone 5, attendu cet automne sera animé par une puce dual-core A5.
Le calendrier de fabrication de l'A6 suggère qu'il ne sera pas en production avant le deuxième trimestre de l'année prochaine, ce qui signifie que le prochain iPad pourrait ne pas apparaître avant juin 2012, selon Linley Gwennap. Curieusement, un article publié la semaine dernière dans le Wall Street Journal, expliquait qu'Apple espère lancer l'iPad 3 au début de l'année prochaine.
Une puce gravée en 28 nm
L'A6 devrait apporter plus de performance aux appareils d'Apple (iPad, iPod et iPhone) tout en préservant la vie de la batterie. Beaucoup d'améliorations viendront du processus de fabrication de TSMC en 28 nanomètres, indique Linley Gwennap. Cette gravure plus fine va diminuer la taille des circuits par rapport à l'A5, qui est fabriqué en 40 nanomètres, ce qui rendra l'A6 à la fois plus petit et plus rapide. «Les gars travaillant sur la tablette sont ravis d'offrir plus de performances avec la même autonomie de la batterie », a encore déclaré l'analyste. 
L'A6 sera probablement basé sur l'architecture Cortex-A9 d'ARM, qui est proche de celle déjà utilisée dans l'A5. La société ARM a déjà annoncé le Cortex-A15 mais les premiers appareils basés sur ce référence design ne seront pas disponibles avant l'année prochaine ou même début 2013 seulement, explique encore Linley Gwennap. L'A6 affrontera d'autres processeurs ARM quad-core proposés par Texas Instruments, Nvidia et Qualcomm. La puce quatre coeurs Tegra, connue sous le nom de code Kal-El, apparaîtra dans les appareils d'ici la fin de cette année, a indiqué Nvidia.
Illustration principale : iPad 3 concept design (Source: Roman Vladimir Sima)
(...)(23/08/2011 10:31:31)
250 millions de tablettes vendues en 2017 selon In-Stat
In-Stat prévoit que le secteur des 9 à 11 pouces sera dominant, avec une part de marché de 56% à l'horizon 2017. Pas de changement du côté des systèmes d'exploitation, avec une large domination à prévoir d'iOS et d'Android, qui devraient représenter 90% du marché. En attendant une très hypothétique ouverture par Apple à des "compatibles iPad", un constructeur n'adoptant pas Android n'a donc pratiquement aucune chance de percer dans les années qui viennent selon l'institut, notamment à cause du manque d'applications disponibles.
Les causes de ce succès sont multiples, à commencer par la chute des prix et la multiplication des usages, tant personnels que professionnels. Selon Jim McGregor, en charge de la stratégie technologique chez In-Stat, "Le marché des tablettes et tout l'écosystème qui l'entoure sont en pleine évolution. Les prochaines générations de tablettes devraient permettre de voir apparaître de nouveaux appareils, orientés vers différents marchés et différents usages."
Tout n'est pourtant pas rose sur ce marché, très largement dominé par l'iPad et marqué ces derniers jours par l'interdiction de vente (levée depuis) dans toute l'Europe du Galaxy Tab de Samsung, ainsi que par la décision de HP de cesser définitivement la production de sa tablette, le TouchPad, désormais bradé sur les sites marchands US et même français. Hier soir, la FNAC a par exemple procédé un destockage sauvage des TouchPad 16 et 32 Go (99 et 129 euros). Tous les produits sont partis en moins d'un quart d'heure.
(...)(22/08/2011 15:20:55)HP brade sa TouchPad aux États-Unis pour écouler les stocks
Une baisse de prix très significative de la tablette Touchpad a attiré des acheteurs qui ont raflé les dernières unités après l'annonce de HP indiquant que l'ardoise électronique et les smartphones webOS ne seront plus produits. Selon un vendeur du magasin Best Buy, les gens sont arrivés dans la nuit de vendredi à samedi pour être sûrs de pouvoir acheter latablette de HP, affichée à 99 et 149 dollars, (version 16 et 32 Go respectivement). Les smartphones Palm ont également profité de baisses de prix très importantes chez Best Buy, et ont tous été raflés par les acheteurs. « Les stocks de téléphones et de tablettes ne seront pas renouvelés » a indiqué le vendeur. Déjà, on ne trouve plus de tablettes TouchPad sur le site internet du revendeur Best Buy et HP ne propose plus non plus la tablette tactile sur son site de vente au détail, où elle était également proposée « à partir de à 99 dollars. »
Cette vente flash est intervenue deux jours seulement après que HP a annoncé son intention de vendre sa division Personal Systems Group qui commercialise les PC et les appareils mobiles ou de le sortir de son activité. Un mois à peine après la mise en vente des premières unités, HP a informé qu'il mettait fin « immédiatement » à tout développement du Touchpad. Le constructeur a également décidé d'arrêter le développement et la vente de smartphones, les Pre et Veer notamment. Cependant, HP a indiqué qu'il continuerait le développement de la plateforme OS mobile webOS, et qu'il continuerait à explorer les opportunités commerciales autour de l'OS, y compris la vente de l'OS sous licence à des fabricants de matériel.
Un échec total pour HP un mois après le lancement
Commercialisé depuis début juillet, le TouchPad était loin de rivaliser avec l'iPad d'Apple et d'autres tablettes tournant sous Android de Google. A sa sortie, l'ardoise de HP a été critiquée pour sa taille inadaptée, ses mauvaises performances et un environnement logiciel insuffisant et inadapté (impossible de modifier un document texte par exemple). Fin juillet, HP a offert une « remise immédiate » de 50 dollars pour stimuler les ventes, puis réduit le prix original (499 dollars pour la version 16 Go et 599 dollars pour la version 32 Go) de 100 dollars la semaine suivante. Afin de rassurer les clients, Best Buy a prolongé de deux semaines la durée de retour du matériel et a ajusté sa politique de prix pour permettre aux clients qui avaient acheté leur tablette dans cette période de profiter des mêmes tarifs que ceux de la vente flash. « Best Buy a élargi les conditions de vente pour le retour et/ou l'échange du TouchPad d'HP et sur tous les accessoires à 60 jours. Best Buy permet un échange avec une tablette d'une autre marque ou le remboursement pur et simple, » avait informé le revendeur sur son site Internet.
Les premiers Touchpad avaient été achetés par des inconditionnels des gadgets ou par des développeurs. Certains d'entre eux possédaient même déjà un iPad ou un dispositif sous Android, mais étaient curieux de voir comment webOS fonctionnait. D'autres cherchaient une alternative à leur tablette. Brent Woodruff, un ingénieur en informatique à Tallahassee, Floride, avait acheté la tablette tactile d'HP le jour de sa sortie. Il a été interloqué par la décision d'HP de quitter le marché. Du coup, il a retourné sa tablette achetée chez Best Buy et a demandé un iPad 2 en échange. L'informaticien avait même envisagé l'achat d'un smartphone Veer, si une offre intéressante s'était présentée. Mais il n'est pas mécontentent d'avoir évité cette acquisition. « Pour 100 ou 150 dollars, ça ferait un bon jouet de développeur, parce j'aime toujours l'OS. Mais dans l'état actuel, avec iCloud et iOS d'Apple, qui comportent de nombreuses fonctionnalités que j'ai aimé dans webOS, et dans la mesure où je suis déjà équipé d'ordinateurs Mac, l'achat d'un iPad 2 était plus logique, » a-t-il déclaré dans une interview.
WebOS pourrait survivre
Brent Woodruff s'interroge aussi sur la promesse renouvelée d'HP de développer webOS. « C'est l'une des raisons pour laquelle j'ai retourné la tablette. » Malgré l'engagement d'HP vis-à-vis de webOS, l'ingénieur en informatique s'est dit peu satisfait du catalogue d'applications proposées pour le TouchPad. Il a aussi été très contrarié par la fermeture de certains services importants comme la sauvegarde en ligne. « J'espère vraiment que quelqu'un va récupérer webOS. Je suis prêt à céder mon iPad 2 à un membre de ma famille si un constructeur s'engage à fond dans webOS, » a déclaré Brent Woodruff.
Pour l'instant, malgré l'arrêt des ventes de matériel, HP a confirmé dans un blog en début de semaine qu'il continuera à soutenir et à développer son système d'exploitation mobile webOS. « Nous allons continuer à soutenir, à innover et à développer l'App Catalog pour webOS. Notre intention est de renforcer notre travail de promotion et de présentation de nos excellents produits et de continuer à bâtir un écosystème d'applications autour de webOS, » a déclaré Chuq Von Rospach de HP, dans un blog concernant le Palm.
Crédit photo D.R. (...)(22/08/2011 10:14:43)Office 365 de nouveau indisponible en Amérique du Nord
En effet, mercredi dernier les utilisateurs se trouvant en Amérique du Nord se sont temporairement retrouvés dans l'impossibilité d'accéder à leurs emails ainsi qu'à la gestion de leur compte. En outre, le service de sauvegarde en ligne SkyDrive était également affecté par la panne.
L'entreprise a indiqué que son centre de calcul pour l'Amérique du Nord avait souffert de problèmes de réseau, l'Europe n'ayant pour sa part pas été touchée. Selon un porte-parole de l'entreprise, les perturbations constatées au sein du service Dynamics CRM online auraient une cause différente, et se seraient limitées à quelques organisations en Amérique du Nord. Microsoft a réitéré son engagement à dédommager les personnes touchées. En effet, elle garantit une disponibilité de son service en ligne à 99,9%.
A noter que ce n'est pas la première panne que connaissent les services cloud de Microsoft cet été. Début aout, l'accès à la suite en-ligne BPOS (produit prédécesseur d'Office 365) avait également été interrompu en Europe, à la suite d'un coup de foudre qui avait touché un centre de données basé à Dublin.
ICTJournal.ch (...)(18/08/2011 17:20:09)
Trimestriels Lenovo : Bénéfices en forte hausse mais le marché du PC ralentit
Pour son 1er trimestre fiscal, achevé fin juin, Lenovo a réalisé un chiffe d'affaires (CA) de 5,9 milliards de dollars US, en hausse de 15%. Le bénéfice net se monte à 108,8 millions de dollars contre 54,9 millions de dollars un an plus tôt. Le résultat opérationnel bondit de 51% à 123 millions de dollars.
Le constructeur chinois réalise 48% de ses ventes en Chine (2,8 milliards de CA), où il est le leader du secteur avec une part de marché de 31,7% (+2,3%), d'après ses propres chiffres et ceux d'IDC. La société a été portée par de solides ventes en Chine et dans d'autres marchés émergents mais se heurte au risque d'un affaissement de la demande en Europe et aux Etats-Unis à mesure qu'il se lance dans les tablettes (Lepad) et smartphones (Lephone) aux côtés des géants Apple et Samsung. « Les défis posés à la demande mondiale d'ordinateurs personnels subsistent, remarque la société, par exemple le rythme de la reprise de l'économie mondiale et la crise persistante de la dette en Europe occidentale".
Sur ce trimestre, Lenovo a procédé à deux opérations de croissance. Le chinois achève la constitution de sa co-entreprise avec NEC. Elle concerne le marché japonais des PC. Il a racheté l'Allemand Medion, ce qui lui permet de doubler sa part de marché en Europe et d'en devenir le n°2.
Crédit photo : Lenovo (...)
Motorola Mobility peut-il contribuer à imposer Google dans l'entreprise
Google n'a pas ménagé ses efforts pour tenter de s'imposer dans l'entreprise. Mais, selon les analystes, il reste à voir si son acquisition de Motorola Mobility, cette semaine, va constituer ou non un avantage pour le géant de l'Internet dans cette stratégie de longue haleine. C'est lundi que Google a annoncé le rachat du fabricant de smartphones, issu de sa scission de Motorola Inc en janvier dernier, pour 12,5 milliards de dollars. Depuis, les spécialistes du secteur s'interrogent pour savoir si cette opération constitue ou non un atout décisif pour Google qui oeuvre sans relâche pour s'imposer dans les entreprises comme alternative face à Microsoft.
Pour Seth Harris, directeur général de Cook Associates, une société de conseil spécialisée dans les fusions-acquisitions, ce rachat devrait aider Google, du fait que les utilisateurs du smartphone Droid et d'autres appareils mobiles de Motorola Mobility sont nombreux et pourraient pousser leurs entreprises à soutenir la plateforme pour un usage professionnel. « Aujourd'hui, les consommateurs-utilisateurs sont en mesure d'influencer, par leur comportement d'achat, sur la plateforme et les normes que leurs entreprises doivent supporter », a déclaré le DG de Cook Associates à nos confrères de Computerworld. « Le système d'exploitation mobile Android est extrêmement populaire. Un téléphone de marque Google avec un système d'exploitation Google pourrait devenir très attrayant ».
Pour lui, toute entreprise sera obligée d'intégrer ces plateformes et de les supporter pour satisfaire à la demande de leurs collaborateurs manipulant beaucoup d'informations. Il ajoute que le fait de pouvoir fournir à la fois le matériel et le système d'exploitation associé constitue une solide combinaison qui devrait encore favoriser l'adoption Android. « Je crois que ce rachat est très important parce que Google acquiert un constructeur réputé », ajoute Seth Harris. « Ce type d'offre combinée, matériel et système d'exploitation, a fonctionné à merveille pour Apple ».
Le fabricant du BlackBerry est-il dans la ligne de mire ?
De son côté, Dan Olds, analyste pour The Gabriel Consulting Group, considère aussi que l'association Google-Motorola Mobility séduira les consommateurs. Mais il pense que cela prendra un certain temps avant d'avoir un impact sur l'activité de Google dans l'entreprise. « Même s'il existe une relation certaine entre cette acquisition et le projet de Google de s'imposer dans l'entreprise, je ne voit pas d'effet immédiat », a-t-il déclaré à Computerworld. « De mon point de vue, les effets majeurs du rachat de Motorola Mobility seront surtout visibles chez le consommateur, dans le domaine de la mobilité et des décodeurs divers [set-top boxes]. Il donne aussi accès aux nombreux brevets détenus par Motorola, que Google pourra utiliser comme arme offensive et défensive. »
Rob Enderle, analyste pour Enderle Group, convient que ce rachat ne va probablement pas dynamiser dans l'immédiat l'activité entreprise de Google dans les entreprises. Mais, il faut s'attendre, selon lui, à ce que le groupe de Larry Page réalise d'autres acquisitions dans le secteur des technologies mobiles. Il a remarqué que certains observateurs guettaient un éventuel rachat de Research in Motion (RIM), le fabricant du BlackBerry, un appareil qui a gagné depuis longtemps la faveur du monde de l'entreprise. L'atout Motorola Mobility n'est pas aussi décisif que ça pour imposer Google dans l'entreprise. « C'est la raison pour laquelle certains analystes estiment que celui-ci pourrait bien essayer d'acheter RIM dans la foulée », juge l'analyste. « RIM dispose de toutes les entrées nécessaires dans l'entreprise, un terrain sur lequel il est vraiment très difficile de s'introduire. Ce n'est pas un problème de produit. C'est davantage lié à un équilibre risque/confiance. Google doit améliorer ce rapport pour réussir dans l'entreprise », a t-il ajouté.
Une plateforme qui réponde à l'ensemble des besoins
D'une manière générale, les analystes conviennent que Google devra travailler dur pour assembler ses offres multiples - moteur de recherche, Google Maps, Google Docs et Android - en une offre unique et cohérente. « Ils ont l'immense avantage de pouvoir tout lier ensemble », souligne Seth Harris. « Il y a beaucoup à dire sur la fin du PC, sur la façon dont nous travaillons, la manière dont nous achetons nos produits, comment nous gérons notre argent, etc. Tout se concentre dans le même terminal mobile ». Selon le DG de Cook Associates, si Google réussit à associer toutes ses offres avec les terminaux popularisés par Motorola Mobility, il permettrait aux utilisateurs de travailler là où ils sont, sans avoir à transporter un ordinateur portable. « Google peut offrir le contenu, le matériel et le logiciel qui permette à l'entreprise d'offrir à ses salariés une plateforme stable qui réponde à l'ensemble de leurs besoins », résume Seth Harris. « Ce sont ces éléments que Google est en train de mettre en place maintenant. »
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