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(31/07/2009 17:01:07)

Les images 3D directement calculées sur un supercalculateur Blue Gene

Et si on pouvait se passer des processeurs graphiques pour obtenir la visualisation en 3D de larges volumes de données ? Des chercheurs de l'Argonne National Laboratory, un centre de recherches du ministère américain de l'Energie, se sont posés cette question et ont réussi à trouver un moyen de le faire, grâce à une technique logicielle de parallélisation. Le but, expliquent-ils, était de supprimer un goulet d'étranglement traditionnel : en règle générale, une fois que le supercalculateur a compilé les données, celles-ci sont transmises à une ferme de calculateurs graphiques, qui se chargent de l'aspect visualisation. Dans ce processus, disent-ils, du temps et de l'espace disque sont gâchés. A la place, les scientifiques ont exploité en parallèle les 160 000 coeurs de leur Blue Gene/P, un supercalculateur IBM de 557 Tflops (557 000 milliards d'opérations par seconde). « Nous avons été capables d'aller jusqu'à des volumes de 80 milliards de voxels », explique un des chercheurs (un voxel est l'équivalent dans un espace à trois dimensions du pixel pour la 2D ; il s'agit d'un mot-valise, formé par la concaténation de l'apocope de 'volume' et de l'aphérèse de 'pixel'). Pour démontrer leur savoir faire, les chercheurs ont ainsi calculé le rendu graphique en 3D de l'effondrement d'une supernova, créant ce qu'ils appellent « l'image la plus cool jamais créée sur un supercalculateur à l'Argonne National Laboratory » (cf. photo). (...)

(27/07/2009 14:33:28)

USI 2009 : session de rattrapage en vidéo

Ceux qui n'ont pas eu le loisir - ou le budget - d'assister à l'Université du SI d'Octo Technology peuvent désormais se rattraper grâce aux vidéos réalisées sur place. Tout ou presque ce qui a été présenté les 1er et 2 juillet derniers est accessible au format Flash. On peut ainsi revoir les interventions en plénière d'Albert Jacquard, Daniel Cohen, Joël de Rosnay, Neal Ford ou Luc de Brabandère, mais aussi les sessions orientées technologies, gouvernance, méthodologies et « usabilité ». Ainsi que l'étonnante prestation d'Eric Lewis, pianiste invité à clôturer ces deux journées riches en contenu auxquelles LeMondeInformatique.fr s'était associé. Les vidéos sont disponibles ici. Retrouvez aussi tous nos articles sur l'USI 2009 : - USI 2009 : Des scénarios d'avenir à l'usage des DSI - USI 2009 : il faut douter pour inventer, explique le Boston Consulting Group - USI 2009 : Joël de Rosnay prédit la généralisation des échanges pair à pair - USI 2009 : interview de Jean-François Helie, consultant chez Octo Technology, membre de l'association Agile France - USI 2009 : interview de Djamel Zouaoui, architecte senior Octo Technology - USI 2009 : Lean et agilité : les clés du succès pour des projets de crise, selon Octo Technology (...)

(16/07/2009 16:54:10)

Sogeti ouvre un centre d'évaluation de la sécurité avec le CEA-Leti

Sogeti, la SSII française filiale de Capgemini, a signé un partenariat avec le CEA-Leti (le Laboratoire d'électronique et des technologies de l'information dédié au Commissariat à l'énergie atomique) pour créer un centre d'évaluation de Sécurité des systèmes informatiques (SSI). Sogeti, et plus particulièrement son pôle High Tech, inauguré en novembre 2008, vise le statut de CESTI (centre d'évaluation de la sécurité des technologies de l'information). Les deux labels - SSI et CESTI - sont délivrés par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), créée la semaine dernière à la place de la DCSSI. L'offre proposée par Sogeti repose sur trois expertises. La première vient du laboratoire de R&D en électronique du CEA, situé à Grenoble. La seconde comprend les compétences en logiciels embarqués et en systèmes complexes du pôle High Tech de la SSII, basé à Issy-les-Moulineaux. La troisième s'appuie sur les six types de prestations proposées par l'ESEC, le centre européen dédié à la sécurité appartenant à Sogeti : audit, gouvernance sécurité, continuité d'activité, solutions de sécurité (analyse de code, stratégie de sourcing...), formations et évaluation. (...)

(08/07/2009 11:31:23)

Plaidoyer pour une prise en compte du capital logiciel dans le bilan des entreprises

« Pour encourager la mise à niveau et la valorisation du 'patrimoine logiciel' des entreprises, nous proposons que les grands groupes soient tenus à publier, annuellement, à côté de leur bilan financier et de leur bilan RSE, un troisième bilan rendant compte de la gestion de leurs systèmes informatiques. » Dans une lettre adressée au président de la République, Pierre Bonnet, directeur du conseil d'Orchestra Networks, qui a fondé la communauté S-IT-A (Sustainable IT Architecture), et Saïd Elinkichari, PDG du cabinet Générale Europe Consultants, demandent que la France plaide auprès de ses partenaires européens pour créer une agence de notation indépendante, qui serait chargée d'apprécier « l'intelligence logicielle » des entreprises. Envoyée fin mai, la lettre vient d'être publiée sur l'Observatoire de l'immatériel, un portail fondé par des dirigeants de l'IT française dont l'ambition est d'offrir aux entreprises « les informations, méthodes et outils qui leur permettront d'étudier et de valoriser leurs actifs immatériels ». Cette publication est un premier pas encourageant pour Pierre Bonnet, qui dit « faire du lobbying auprès de différents réseaux, dans la sphère informatique et au-delà ». Pour lui, en effet, omettre ces actifs immatériels dans le bilan des entreprises est un non-sens économique. La lettre ouverte stipule : « Opacité, obsolescence et complexité excessive des systèmes informatiques empêchent aujourd'hui nos plus grandes entreprises d'optimiser leur fonctionnement, de déployer de nouvelles activités, de gagner en agilité et de répondre rapidement à de nouvelles normes ou contraintes internationales. Cette situation est dangereuse : elle est source de fragilité et de risques pour les entreprises engagées dans la bataille de la mondialisation. » Or, poursuivent les auteurs, « les directions générales ont aujourd'hui du mal à saisir l'importance de ces enjeux. Elles considèrent, en effet, l'informatique comme un coût et non comme un actif. » Pour encourager les chefs d'entreprise à mieux considérer leur capital logiciel, Pierre Bonnet pense qu'il est indispensable de mettre le bilan informatique au même niveau que le bilan comptable et le bilan social. Et pour encourager la rénovation, Pierre Bonnet propose d'étendre le dispositif de crédit impôt recherche à la refonte des systèmes d'information : « Actuellement, le CIR permet en fait de financer les activités des éditeurs de logiciels. Orchestra Networks en profite, d'ailleurs. C'est bien. Mais si les entreprises en face n'ont pas de projet, n'achètent pas, l'offre ne rencontrera pas la demande. » Pour l'instant, le Cigref n'a pas encore appuyé la proposition. (...)

(06/07/2009 12:27:01)

USI 2009 : il faut douter pour inventer, explique le Boston Consulting Group

Les technologies de l'information ont beau être un domaine jeune, moderne, cela ne veut pas dire pour autant que les entreprises du secteur soient particulièrement créatives. Aux quelque 250 personnes qui avaient pris le temps de lever le nez de leur guidon pour venir assister aux sessions de l'Université du SI (USI 2009) d'Octo Technology la semaine dernière à Paris, Luc de Brabandère, directeur associé du Boston Consulting Group, a offert une heure de réflexion collective extrêmement enrichissante sur l'innovation et la créativité. Et l'ingénieur et docteur en philosophie belge, qui a illustré ses propos avec de multiples cartoons, a conclu sur la nécessité de douter, de changer sa perception du monde, pour être en mesure d'inventer. « J'ai dû animer plus de 1000 sessions de brainstorming dans ma vie, et je me demande si je n'ai pas perdu mon temps », a annoncé d'emblée Luc de Brabandère. Car l'important, a-t-il poursuivi, n'est pas d'avoir des idées, mais de savoir les recevoir, de créer un environnement favorable à leur floraison. « Comment se fait-il que l'iPod ne soit pas né chez Sony ? Et le Blackberry, chez Nokia ? » Après coup, a raconté le consultant, ironisant sur un responsable d'un groupe de carte de paiement qui se lamentait auprès de lui sur le succès de Paypal et le fait qu'il aurait dû y penser - « c'est trop bête ! » -, chacun de ces acteurs a reconnu « avoir des projets de ce type ». Mais aucun n'en a mis en oeuvre. Ce qui explique que « si on prend la liste des 25 plus gros acteurs d'Internet aujourd'hui, pas un n'est né dans une grande boîte. Prenez Youtube, pourquoi ce n'est pas né chez TF1 ? Le président de la Poste a annoncé hier qu'ils allaient lancé le coffre-fort électronique, or ils ont cette idée depuis longtemps. Pourquoi faut-il tant de temps ? » Changer de perception est plus important que d'avoir des idées Pour Luc de Brabandère, toutes ces entreprises ont répété l'aveuglement de General Motors à ses débuts : « Les gens des campagnes qui achetaient leurs voitures enlevaient les sièges arrières pour pouvoir transporter des choses. GM devait se dire qu'ils avaient de drôles de clients dans le Midwest, puisqu'ils ont tout de même attendu 17 ans avant d'inventer le pick-up ! » « La capacité d'avoir des idées, ce n'est pas l'essentiel, a poursuivi Luc de Brabandère. J'ai cru pendant longtemps qu'il fallait penser pour changer. Je suis convaincu maintenant du contraire : il faut changer pour penser. » Prenant l'exemple de Bic qui, après des stylos « de toutes les couleurs », « avec ou sans gomme », a fini par avoir l'idée de fabriquer des rasoirs, l'électron libre du Boston Consulting Group a expliqué : « On ne peut pas passer directement du stylo au rasoir ou au briquet. Il faut changer sa façon de voir les choses, ce changement de perception doit venir avant le brainstorming. Bic a commencé par se dire : mon métier, c'est de vendre des choses à côté de la caisse. » « D'une certain manière, plus on innove, moins on est créatif » [[page]] Or changer est beaucoup plus compliqué que d'avoir des idées. « Le changement réussi est nécessairement double : il traite de la réalité et de la perception, c'est-à-dire de la façon dont les personnes concernées vont vivre ce changement. » Exemple dans le cadre des fusions-acquisitions qui se succèdent dans le secteur : « L'entreprise C n'existe vraiment que quand les gens ne disent plus 'je suis un ancien A' ou 'un ancien B'. » Luc de Brabandère en tire la conclusion suivante : « L'innovation peut être définie comme un changement de la réalité. La créativité comme un changement de la perception. » Si bien que pour le consultant, l'innovation est synonyme de continuité, et la créativité de rupture. Donc, « d'une certain manière, plus on innove, moins on est créatif. » Google, au début, a innové, en améliorant son algorithme et ses capacités de recherche. Puis « il y a eu ce courriel des patrons, a raconté Luc de Brabandère, qui disait 'notre métier, c'est de tout savoir' ». L'ambigüité instaurée par cette affirmation a mis l'entreprise en position d'inventer de nouveaux services. « Ambigüité peut aussi vouloir dire potentiel, c'est une bonne chose. L'ambigüité donne la possibilité à des idées de grandir. » « La meilleure manière d'avoir une bonne idée, c'est d'en avoir beaucoup » La capacité de porter un regard différent sur des idées neuves n'est pas innée. Luc de Brabandère s'est ainsi amusé à rejouer des extraits de brainstorming que chacun a pu vivre un jour ou l'autre, le « j'ai une idée » d'un collaborateur se heurtant généralement très rapidement au « vous n'y pensez pas, voyons » de son chef. « Pas une seule idée n'est née bonne, a expliqué le consultant. Cela paraît idiot, mais on se comporte comme si c'était le cas. Or, la meilleure manière d'avoir une bonne idée, c'est d'en avoir beaucoup. Il faut d'abord être préparé à accueillir ces idées, pour aller dans un deuxième temps vers la bonne idée. » A l'appui de cette logique, Luc de Brabandère a donné en exemple Thomas Edison. « Avant lui, il y avait une espèce de règle : tout le monde pensait qu'éclairage signifiait feu. Edison a cassé la règle, il s'est dit 'tiens, si je faisais de la lumière sans feu'. » Et il a inventé l'ampoule électrique. Bien sûr, le consultant a aussitôt ajouté que Thomas Edison avait aussi « inventé 500 moyens de ne pas faire une ampoule ». Casser les règles est donc une façon de parvenir à inventer. Il peut s'agir, a indiqué le consultant, de penser à créer une « bisociation : associer deux éléments qui existaient avant séparément ». Comme pour le cas de la planche à voile : planche et voile existaient auparavant, mais le premier qui les a bisociés a inventé quelque chose. Une telle attitude engendre évidemment de la résistance. « J'aurais aimé être là, s'est amusé Luc de Brabandère, à une réunion de la Nasa, lorsque quelqu'un a dit : 'j'ai une idée, si on mettait des ballons gonflables autour du robot pour son atterrissage'. » Pour vaincre cette résistance, le directeur associé du BCG invite les chefs d'entreprise à « redécouvrir la capacité de s'étonner », et « à douter », ce qui permet de remettre des règles en cause, en les considérant après tout comme de simples hypothèses. Il n'y a qu'ainsi, a-t-il expliqué, qu'on peut être créatif, et inventer des produits de rupture, comme Youtube ou l'iPod. « Innover, c'est faire du neuf dans le système. Etre créatif, c'est penser à un système neuf. » (...)

(15/06/2009 16:59:31)

Les grandes infrastructures de recherche au service d'une science pluridisciplinaire

« Parfois, on fait avancer la recherche pure et on trouve des applications sociétales évidentes », a réaffirmé Catherine Cesarsky, haut-commissaire à l'énergie atomique, en clôture du salon européen de la recherche et de l'innovation (Seri) qui s'est tenu à Paris du 3 au 5 juin dernier. A ses côtés, pour illustrer la façon dont « les grandes infrastructures de recherche sont à l'écoute des enjeux d'aujourd'hui pour répondre aux besoins de demain », Jean Audouze, président du comité d'organisation scientifique du Seri, avait également réuni Dany Vandromme, directeur du GIP Renater, et Robert Aymar, conseiller de l'administrateur général du CEA et ancien directeur général du Cern. Rendre les données accessibles aux chercheurs du monde entier Question concrète, les intervenants se sont interrogés sur la meilleure façon de rendre accessibles aux chercheurs, les données recueillies dans ces grandes infrastructures. Le réseau national de communication Renater permet à un millier d'établissements de communiquer entre eux et d'accéder aux centres de recherche du monde entier. Le réseau Geant de son côté, assure la même fonction au niveau européen. Directeur de Renater, Dany Vandromme est également responsable des grandes infrastructures à la direction de la recherche et de l'innovation du ministère de la recherche. A ce titre, il s'intéresse à leur mise en réseau. Dans le cadre du projet LHC, par exemple, « le Cern ne pouvait pas être le lieu pour stocker les données recueillies, beaucoup trop volumineuses ». Cela aurait été trop coûteux pour le centre de recherche installé dans la région de Genève. [cf « L'informatique monumentale derrière l'accélérateur de particules du CERN » : pour gérer les 15 millions de milliards d'octets qui sortiront chaque année des essais du LHC, l'infrastructure serveur compte trois niveaux : le premier se situe au Cern, le deuxième s'appuie sur onze centres informatiques dans le monde et le troisième sur une centaine d'autres centres distribués.] « Ces informations sont diffusées dans les centres de physique distribués dans le monde entier, indique Dany Vandromme. Un autre système consiste à organiser une prise de données distribuées vers un point central corrélateur puis de redistribuer les données, mais cela ne tient plus la route car la concentration est trop forte. On pense maintenant à des centre de corrélation eux-mêmes distribués dans le monde entier. » Dany Vandromme rappelle que les infrastructures de recherche ne sont plus aujourd'hui ciblées sur quelques disciplines historiques. La science est de plus en plus pluridisciplinaire. « Toutes les communautés scientifiques ont besoin de cette mise en commun des moyens. Ces infrastructures distribuées, c'est un vrai progrès que l'on est en train de réaliser. » Et Robert Aymar de conclure que ces infrastructures ne pourront plus êtres limitées à des périmètres nationaux : « Ces réseaux amènent à un concept d'ouverture en matière de nationalités et de disciplines. » Il faut que les jugements de la société deviennent plus scientifiques [[page]] « Les logiciels utilisés pour l'astronomie ont des applications dans la médecine », a par exemple cité Catherine Cesarsky en soulignant que le CEA travaillait depuis 30 ans sur l'imagerie cérébrale. « Il faut repousser à l'extrême les limites de l'imagerie, augmenter le champ magnétique de l'imageur... ». D'où l'intérêt dans ces domaines d'échanger des techniques avec des grands laboratoires de recherche comme le Ganil en Basse-Normandie, ou le Cern en Suisse, qui disposent d'accélérateurs de particules, en particulier à Genève, le LHC (Large Hadron Collider). Les participants à la table ronde de clôture du Seri ont également évoqué la façon dont la société est impliquée dans ces grandes infrastructures de recherche « où l'on trouve une variété d'instruments tous plus futuristes les uns que les autres », a rappelé Jean Audouze. Pour Robert Aymar, qui dirigea le projet ITER, réacteur thermonucléaire expérimental international, « les implications des grandes infrastructures de recherche dépassent la science car elles deviennent politiques. Nos gouvernements ont décrété que l'économie européenne serait basée sur la connaissance. Cela réjouit les scientifiques qui peuvent suivre des stratégies répondant aux besoins de la société, avec par exemple de nouvelles sources d'énergie de type ITER. » Ces scientifiques ont une responsabilité vis-à-vis de leurs égaux, estime l'ancien directeur du Cern. « Il faut que la société et ses jugements deviennent plus scientifiques. Il faut expliciter pourquoi des grandes infrastructures sont nécessaires à la science ». Il rappelle que les retombées de ces recherches ont pour objectif d'améliorer la compétitivité des économies. Robert Aymar juge aussi que ces infrastructures ont un rôle dans la cohésion européenne : « Les pays qui rejoignent l'Union européenne ont toujours fait un séjour au Cern pour comprendre les enjeux. Ces grandes infrastructures sont aussi un lien avec la connaissance mondiale. » Des choix politiques pour préparer l'avenir De son côté, Dany Vandromme, directeur du réseau Renater, tient à remettre en mémoire que la mise en place et les programmes menés dans ces infrastructures se déroulent sur des échelles temps très longues. Pour ITER, il renvoie d'ici quinze à vingt ans. Pour le système énergétique basé sur la fusion nucléaire, il s'agit plutôt d'une petite centaine d'années. « Il y a néanmoins des choix politiques à faire aujourd'hui pour préparer l'avenir », reconnaît-il. Ce que confirme Robert Aymar : « Pour un accélérateur comme le LHC, le délai est très long entre les discussions, la décision d'engager les dépenses et l'exploitation elle-même. C'est pourquoi ces grands investissements posent un problème fondamental : comment limiter le risque pour que ce soit un succès. » (...)

(12/06/2009 18:42:15)

Les pôles de compétitivité mondiaux demandent une rallonge

Quatre ans après la création des pôles de compétitivité dont l'action a permis de lancer 1 400 projets, pour un total de 5 Md€, les présidents des 17 pôles mondiaux montent au créneau pour décrocher les moyens de passer à la vitesse supérieure. Il y a un an, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a reconduit pour trois ans la mission des 71 pôles en leur attribuant une nouvelle enveloppe globale de 1,5 milliard d'euros. Or, pour optimiser les fonds investis dans les projets entre 2005 et 2008 par les pouvoirs publics et les industriels, il faudrait un financement supplémentaire de 900 millions d'euros, estiment d'une même voix les présidents des 17 pôles mondiaux. Depuis 2007, ils se sont réunis au sein d'un club pour peser plus lourd dans le dialogue avec les pouvoirs publics et économiques. Ce matin, vendredi 12 juin, ils ont tenu à Paris une conférence de presse pour présenter ensemble les trois chantiers qu'ils estiment prioritaires et leurs propositions pour les mener à bien. « Le vecteur de création des pôles, ce sont ces projets collaboratifs autour desquels se sont rassemblés des grands groupes qui n'avaient jamais vu une PME et des chercheurs qui n'avaient jamais vu un industriel », a rappelé en préambule Dominique Vernay, président du pôle System@tic Paris Région, axé sur les systèmes embarqués. Il faut de nouvelles sources de financement pour aider les PME à investir Au premier rang des priorités, il s'agit de renforcer le soutien aux projets qui sont désormais en phase d'industrialisation. Sur les 1 400 déjà lancés, 300 entreprises sont prêtes à passer le cap de la mise sur le marché. « Il nous faut trouver de nouvelles sources de financement pour aider ces PME à investir dans des outils de production, des plans marketing et de communication », souligne Dominique Vernay. Il faut ensuite stimuler l'innovation pour rendre les industries françaises plus compétitives face aux concurrents internationaux. C'est le deuxième chantier prioritaire évoqué ce matin. « Nous sommes en coopétition entre métropoles », a notamment rappelé Henri Verdier, président du pôle parisien Cap Digital spécialisé dans les contenus numériques. Enfin, le troisième chantier, d'importance, a pour objectif de renforcer les pôles sur les marchés du futur : les cleantech, les nanotechnologies, les éco-technologies, l'Internet du futur, la ville et les transports durables, les biotechnologies marines... « La crise mondiale n'est pas un simple trou d'air, elle révèle un changement de modèle industriel, a insisté Henri Verdier. Il ne s'agit plus seulement de limiter la casse, mais d'investir sur la mutation et sur les nouveaux secteurs qui vont procurer croissance et emploi ». Le club a rencontré NKM [[page]] Pour relever ces trois défis, le club des pôles mondiaux a établi quatre propositions que les 17 présidents comptent défendre tous azimuts, ensemble et séparément, auprès des différents responsables politiques, ministères et instances dont relèvent leurs différents pôles. Le club a par exemple soumis mercredi ses propositions à Nathalie Kosiusko-Morizet, secrétaire d'état à la Prospective et au Développement de l'économie numérique, pour les points qui relèvent de l'économie numérique. Et rendez-vous est déjà pris avec le Premier Ministre, François Fillon. La première des quatre propositions élaborées concerne la réorientation d'une partie des fonds TEPA ISF vers les PME innovantes, membres des pôles. Le club espère trouver un dispositif pour réunir par ce biais 300 millions d'euros. Les 17 présidents demandent ensuite qu'un budget complémentaire de 200 millions d'euros soit accordé aux appels à projets de R&D dans le cadre du FUI (Fonds unique interministériel) ; ce qui permettrait de maintenir un effort financier équivalent à la période 2005-2008. Sur l'enveloppe globale FUI, le club souhaite par ailleurs le versement d'un budget additionnel de 100 millions d'euros afin de compenser les sommes prélevées (600 M€) pour financer les plateformes d'innovation. Au total, 7,2 milliards d'euros en incluant les fonds privés Enfin, pour le lancement d'appels à projets nationaux sur les secteurs d'avenir identifiés par les pôles, les 17 présidents estiment qu'un budget de 300 millions d'euros est nécessaire. Au total, donc, c'est un montant de 900 M€ qui viendrait s'ajouter aux 1,5 Md€ promis l'an dernier par Nicolas Sarkozy pour la deuxième phase triennale des pôles de compétitivité. Cela représente moins de 0,05% du PNB de la France, souligne le club. De leur côté, les pôles se font fort de trouver auprès des industriels et des investisseurs privés les investissements complémentaires qui constituent environ 2/3 du financement global. Sur ce terrain, le pôle mondial francilien Finance Innovation explore activement les voies de nouveaux modes de financement. Au total, on pourrait ainsi atteindre 7,2 milliards d'euros à investir sur trois ans, dont 4,8 Md€ de fonds privés. (...)

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