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(16/08/2010 16:23:14)

Le calcul haute performance accessible aux PME

« Il y a un vrai travail de pédagogie et d'évangélisation à faire sur les bénéfices du calcul haute performance auprès des PME » souligne Stéphane Requena, responsable technique au GENCI. Répondant à une recommandation du plan « France Numérique 2012 », présenté à l'époque par Eric Besson, le programme « HPC-PME » a été lancé conjointement par le GENCI (Grand Equipement National de Calcul Intensif), l'INRIA, OSEO et 4 pôles de compétitivité. Le premier partenaire sera en charge de l'accès aux ressources de calcul intensif. Il dispose en effet de 3 centres nationaux de calculs dotés d'une capacité de traitement estimé à 600 Teraflops. De son côté, le laboratoire de recherche apportera son expertise technique et sa méthodologie sur le HPC. OSEO sera, quant à lui, en charge des outils de soutien et de financement de l'innovation.

Le relais d'information et de recherche d'entreprises candidates se fera par les pôles de compétitivité : Aerospace Valley (aéronautique, espace, systèmes embarqués), Axelera (chimie et environnement), Minalogic (solutions miniaturisées intelligentes pour l'industrie) et System@tic (systèmes complexes). Ces pôles ont été choisis pour leur implantation régionale couvrant ainsi tout le territoire. Pour autant, Stéphane Requena indique que « cette liste sera amenée à évoluer avec l'intégration de pôles concernant d'autres secteurs d'activités intéressés par la simulation numérique » et d'ajouter « les mésocentres ou centres régionaux seront également mis à contribution pour identifier les candidats ».

Une prise en charge complète


Ces derniers pourront être à la fois de jeunes sociétés qui disposent d'une idée de produit ou de process où l'accompagnement sera complet (puissance de calcul, expertise et financement) et de bout en bout, le « Saint Graal » selon Stéphane Requena. Ce programme s'adresse aussi aux sociétés qui ont une première expérience de la simulation numérique, mais souhaitent passer à un niveau supérieur (d'un simple PC à plusieurs milliers de coeurs). Il s'agit dans les deux cas « de mettre le pied à l'étrier avec un interlocuteur unique sur l'ensemble de l'accompagnement du projet » selon le responsable opérationnel du GENCI.

Cette initiative sera lancée au début du mois de septembre où un site sera spécialement mis en place http://www.initiative-hpc-pme.org. Les PME françaises qui s'intéressent au calcul haute performance pourront alors se porter candidates. En réalisant des gains de temps dans la modélisation de leurs solutions, ces entreprises vont réduire les coûts à chaque étape du cycle de vie d'un produit ou d'un process. Les domaines d'activités sont multiples de la résistance des matériaux à la génomique en passant par l'optimisation du traitement des données financières et multimédias. Un premier bilan sera réalisé au printemps 2011.

 

Illustration: Jade du Cines

(...)

(26/07/2010 15:43:44)

L'Europe enquête officiellement sur le comportement d'IBM sur les mainframes (MAJ)

Quelques jours après la grande annonce sur les mainframes, IBM va faire l'objet de deux enquêtes européennes officielles sur son comportement de lier le matériel des mainframes à son système d'exploitation z/OS.  Cette première enquête fait suite à deux saisines des sociétés T3 et TurboHercules, qui fournissent des émulateurs de mainframe. Ces dernières avaient reçu des courriers de la part de Big Blue constatant qu'ils violaient plusieurs brevets du constructeur. Or certains de ces droits avaient fait l'objet d'un accord avec la communauté Open Source pour être utilisés librement. Cette communauté s'était d'ailleurs émue du comportement d'IBM, qui a tenté de les rassurer. Certains voyaient également dans cette opération la main de Microsoft.

L'autre enquête porte sur le comportement discriminatoire présumé d'IBM vis-à-vis de ces concurrents fournissant des services d'entretien pour ces mainframes. La Commission craint en effet l'existence de pratiques anticoncurrentielles en vue de verrouiller le marché des services de maintenance (en évinçant ses concurrents potentiels du marché), notamment en restreignant ou en retardant l'accès aux pièces de rechange dont IBM est le seul fournisseur.

Le périmètre du marché en question

Sur ce deuxième, la question va être de savoir si l'activité des mainframes est un marché distinct de celui des serveurs. IBM a indiqué dans un communiqué "aujourd'hui, le marché des serveurs est clairement dominé par des équipements à processeur Intel chez HP, Dell, Oracle et beaucoup d'autres, ainsi que des serveurs Unix. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: les ventes de systèmes mainframes représentent une infime fraction de serveurs dans le monde - soit un peu 0,02 pour cent de serveurs livrés et  moins de 10% du chiffre d'affaires (8,5 milliards d'euros) du secteur en 2009. Aujourd'hui, le mainframe est une petite niche dans le paysage hautement concurrentiel de l'activité serveur". Big Blue a souligné sa coopération dans les enquêtes de la Commission européenne.

L'exécutif bruxellois souligne qu' « il ne dispose pas de preuves attestant des infractions mais simplement qu'il réalisera en priorité des enquêtes approfondies sur ces affaires.

(...)

(23/07/2010 10:59:53)

BNP Paribas délocalise son support informatique en France

BNP Paribas souhaitait externaliser le support informatique de son réseau banque de détail en France. Il s'agissait de disposer d'une solution plus flexible, industrialisée mais adaptée à ses propres enjeux métier. Le contrat concerne 35 000 postes sur tout le territoire avec des obligations élevées de qualité de service et de sécurité.

Pour allier ces contraintes et l'industrialisation, BNP Paribas a fait le choix d'un plateau situé en France et appartenant à la SSII Steria, habituée de ce genre de contrats même si celui-ci est l'un des plus importants signés dans notre pays. La SSII a donc confié la gestion de ce contrat à un plateau de 56 personnes expérimentées situé à Roanne, dans le département de la Loire, et formé les agents au contexte particulier de la banque.

Placer des prestataires en province, surtout dans des zones en situation économique difficile, permet de conjuguer faible coût et proximité culturelle tout en garantissant une conservation de toutes les données traitées sur le territoire national.

Le montant du contrat n'a pas été révélé.

(...)

(22/07/2010 11:24:33)

Microsoft va certifier les compétences de ses partenaires

« Comparé au dernier point d'étape que nous avions fait en avril, il y a eu quelques ajustements. Toutefois, ils ne modifient pas radicalement ce qui avait été déjà élaboré », estime Jean-Christophe Dupuy, le directeur de la division partenaires de Microsoft France. En partie car la création de quatre niveaux de partenariats déjà annoncée par l'éditeur reste de mise.

Dans le bas de la pyramide, les labels Communautés et Adhérent vont ainsi bien voir le jour. Le premier ne nécessite aucun engagement auprès de l'éditeur, à moins qu'un partenaire Communautés ne souhaite être reconnu Spécialiste PME pour ses compétences dans la revente de Small Business Server. Vient ensuite le label Adhérent qui donne aux revendeurs la possibilité d'acheter des packs qui leur permettent d'utiliser les différentes solutions de l'édteur pour leur usage interne et à un prix réduit. Un de ces packs, le Microsoft Cloud Essential Pack, constitue une grande nouveauté qui va permettre aux partenaires de se familiariser avec les solutions « dans le nuage » de l'éditeur.

Etre Gold et Silver à la fois, c'est possible

Les choses différent en revanche pour ce qui aurait pu devenir les labels Compétences et Expert. Tel que prévu en avril, ils devaient remplacer la certification Gold en place depuis plusieurs années. « Nous pensions supprimer le label Gold car certains partenaires qui avaient consenti des investissements importants pour l'obtenir se sentaient lésés par rapport à d'autre s qui n'avaient fourni qu'un effort minimum », explique Jean-Christophe Dupuy. Mais, ses partenaires préférant des appellations plus classiques, Microsoft est revenu en partie sur sa décision en remplaçant la certification Gold par les niveaux Compétences Silver et Gold.

 

Crédit Photo: Microsoft

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A la différence de ce qui se pratiquait avec le label Gold, ce n'est plus le partenaire qui est labellisé mais son savoir-faire sur une ou plusieurs des 30 spécialisations définies par Microsoft en avril dernier. On peut ainsi imaginer un revendeur certifié Compétences Gold Portail  et/ou Compétences Gold Collaboration, et/ou encore Compétences Gold Recherche. Le même schéma vaut pour le niveau Silver. Cette distinction entre la certification d'un revendeur et celle de son savoir-faire qui va bientôt prévaloir implique qu'un partenaire Compétence Gold peut également être labellisé Silver sur une ou plusieurs autres compétences.

Des techniciens dédiés à une seule spécialisation

En réaction à la « facilité » avec laquelle certains partenaires pouvaient devenir Gold, Microsoft a en outre durci les critères d'obtention du label Compétences Gold. Pour en disposer, un revendeur devra par exemple employer quatre techniciens certifiés Microsoft Certified Partner, et non plus deux, qui plus est, sur un seul domaine de compétence. Autrement dit, s'en est fini pour une entreprise de faire cumuler plusieurs certifications MCP aux mêmes techniciens. Par ailleurs, l'ensemble des partenaires devront être à jour sur les versions des logiciels pour lesquels ils sont certifiés. Concrètement, à partir de la sortie de la dernière version d'un produit Microsoft, ils auront un an pour mettre leurs compétences en adéquation avec la dernière mouture du logiciel.

«
A compter du mois d'octobre, les partenaires qui sont Gold aujourd'hui deviendront au moins Silver. Certains d'entre eux ont déjà anticipé les changements auxquels nous allons procéder et conserveront ainsi sans transition leur niveau de certification », indique Jean-Christophe Dupuy. Pour ce dernier, il est encore toutefois trop tôt pour dire combien de partenaire Gold le seront dès l'automne.

(...)

(01/07/2010 11:01:24)

Alstom équipe 60 000 postes avec Office 2010/Online Services (MAJ)

Microsoft a annoncé un premier grand contrat mondial pour ses offres bureautiques mixant logiciels installés et mode SaaS selon le principe défendu par l'éditeur de S+S (software+service). En l'occurrence, le groupe Alstom a signé pour cinq ans et 60 000 postes, soit l'ensemble de son parc mondial. Le spécialiste du transport ferroviaire et de la transmission d'électricité, équipera à terme tous ses PC de Office 2010 - en lieu et place d'Office 97 et 2000) et d'un accès aux BPOS (Business Productivity Online Standard Suite) Microsoft Online Services qui comprennent les versions en ligne des logiciels de la suite bureautique.

L'éditeur a précisé avoir remporté un appel d'offres (nom de code : « Workplace ») l'opposant à Google (qui propose une offre pure SaaS), à IBM (qui était implanté chez Alstom à l'origine via Lotus Notes) et à un consortium présentant un assemblage de solutions open source. L'objectif était d'optimiser l'environnement de travail sur tous les sites, et donc les fonctions de communication et de collaboration. La bataille aurait duré deux ans, mais aurait commencé à basculer il y a un an, selon Vincent Demange, directeur de la division Grandes Entreprises chez Microsoft. Alstom aurait alors été convaincue que l'entreprise proposait une offre plus fonctionnelle, mais préférait envisager les coûts de migration avant de se décider officiellement.

Finalement, la clef du succès aura été au niveau de la flexibilité des services. Vincent Demange confirme que « l'avantage de notre offre, c'est qu'elle possède une forte capacité d'adoption. Les utilisateurs peuvent se créer des scénarios d'usage personnalisés : ils peuvent conserver le patrimoine documentaire, en le gardant sur un poste de travail, ou choisir de le partager sur les plateformes ». Il ajoute d'ailleurs que « cela crée une continuité de ces usages, puisque la solution est hybride. D'ailleurs, à mon avis, le S+S a plus d'avenir que les systèmes SaaS purs, qui disposent non seulement de moins de fonctionnalités, mais qui limitent aussi les usages possibles ».

Une plateforme dédiée pour une meilleure sécurité

L'autre caractéristique ayant visiblement séduit le constructeur d'infrastructures : la sécurité assurée par une plateforme dédiée, plutôt que mutualisée. « Si Alstom décide de visiter nos datacenters, ils verront les machines qui leurs sont dédiées, elles ne sont pas éparpillées et peuvent donc être protégées matériellement, en plus de la protection logicielle des données. Tout est prévu dans le Service Level Agreement (SLA) » indique Vincent Demange. Alstom va donc bénéficier d'une plateforme collaborative dont il maitrisera les infrastructures. Les données sensibles (notamment dans le domaine nucléaire) traitées au travers de Online Services seront alors toutes hébergées dans des datacenters européens gérés par Microsoft. Ceux-ci insistent sur l'avantage économique des services hébergés plutôt qu'une infrastructure de datacenters interne à l'entreprise.



Sur le plan du déploiement, la firme de Redmond dit être en phase de préparation. En récupérant les données d'Active Directory, ils vont commencer à définir les droits des utilisateurs, afin de faire en sorte que la transition soit la plus transparente possible pour ces derniers. Ils pensent commencer à installer simultanément Office 2010 et Live cet été, dépendant des choix qu'Alstom fera selon les besoins de ses collaborateurs. Cependant, aucun commentaire n'a été fait sur le montant de ce contrat.

Crédit Photo: Alstom (...)

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