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Cyberconflit et sécurité du cloud au menu de la conférence RSA

Edition du 05/03/2010 Réagissez



L'autre temps fort de cette conférence a été l'intervention de la Secrétaire d'Etat américaine à la sécurité intérieure en tant que recruteur, car le gouvernement ne peut pas gérer seul les différentes menaces. Elle a donc confirmé la recherche de spécialistes de la cybersécurité y compris issus d'entreprises privées. Janet Napolitano a aussi lancé l'idée d'un concours sur la création d'un programme national de sensibilisation à la cybersécurité auprès du grand public, en leur montrant comment les gens peuvent contribuer à l'amélioration de la sécurité. Ce programme devrait être diffusé via les réseaux sociaux pour renforcer son efficacité.

Le gouvernement américain ne peut pas s'occuper tout seul de la sécurité, car la majorité des infrastructures réseaux sont des propriétés privées. Elle a donc exhorté les différents acteurs « à redoubler d'efforts pour augmenter la sécurité, la fiabilité et la qualité de leurs produits qui entrent dans cet écosystème virtuel ».

Janet Napolitano a également appelé à une automatisation des règles de sécurité et indiqué que le gouvernement travaille sur système de prévention d'intrusion (IPS) pour protéger les réseaux des agences fédérales. Une évolution de la plateforme de détection d'intrusion, Einstein 2 vers Einstein 3 est en cours. Cet outil a déjà été déployé au sein de 9 agences fédérales, mais aussi sur les réseaux des opérateurs AT&T, Qwest et Sprint. Verizon devrait prochainement rejoindre la liste. Einstein 3 aura pour mission de détecter automatiquement les activités malveillantes et de désactiver les tentatives d'intrusions.

Au-delà des frontières

Lors de cette même conférence, le chef de la cyberdivision du FBI, Jeffrey Troy, a expliqué que plusieurs agents américains ont été mis à disposition d'agence de surveillance en Ukraine, Estonie et Hollande. Pour pister les escrocs sur le net, les différentes autorités travaillent main dans la main et rencontrent certains succès. Essentielle, la collaboration internationale se focalise sur certains pays représentant le plus de menaces. Ainsi l'Ukraine est souvent présentée comme le « problème le plus important » souligne Paul Fergusson, chercheur chez Trend Micro. Le choix de l'Estonie peut apparaître surprenant, mais de forts soupçons se portent sur une société de ce pays qui a envoyé 1,8 millions de scams en juillet 2009.

Article de Jacques Cheminat avec IDG NS
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