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Java Open Source : ce qui va changer

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Java Open Source : ce qui va changer

La Foire Aux Questions


(13/11/2006)

Qu'est-ce qui est concerné exactement par cette annonce ?
Dans un premier temps, il s'agit d'une grande partie de Java SE, le socle d'exécution des applications Java. En premier lieu le compilateur à la volée et le système d'aide. Mais tout sera concerné à terme. De même, la partie Java EE, déjà Open Source au travers du projet Glassfish, passera sous GPL.

Qu'attend Sun de ce mouvement ?
Java ayant atteint une certaine maturité, il ne lui restait plus guère qu'une frontière à franchir, celle de Linux. Il y a encore une énorme marge pour optimiser le fonctionnement de Java sur Linux, et le passage en GPL permet d'envisager des développements intégrés au noyau de Linux. Par ailleurs, cela évitera certaines polémiques, comme celle concernant l'utilisation du langage pour la version 2 de la suite bureautique libre OpenOffice.

Pourquoi cette licence et pas une autre ?
La GPL est la licence adoptée par la communauté Linux, première visée par l'annonce.

Pourquoi la licence « linux-friendly » JDL n'était-elle pas suffisante ?
La JDL permettait aux éditeurs de distributions Linux de redistribuer le JDK, pas de l'intégrer.

Que pourront faire les utilisateurs de Java qu'ils ne pouvaient pas faire avant ?
La principale différence sera la possibilité donnée aux connaisseurs de participer aux évolutions du JDK en adhérant à la communauté OpenJDK.

Sun exprimait il y a peu sa peur d'une divergence (fork) du code, qu'est-ce qui a changé ?
La plus grande menace a été écartée avec l'accord amiable avec Microsoft, et Sun estime que le nombre de terminaux capables d'exécuter du Java en circulation aujourd'hui est la meilleure garantie contre une tentative de bifurcation du code : le risque d'incompatibilité serait trop élevé. En outre, Sun reste propriétaire de la marque Java.

Qu'est-ce que l'exception Classpath ?
Il s'agit d'une clause, mise au point par la Free Software Foundation, annulant le caractère viral de la GPL lorsqu'il s'agit de modules de code indépendants. En l'occurrence, cela permettra de distribuer un programme écrit en Java sous licence propriétaire, quand bien même il s'exécutera au-dessus d'un environnement en GPL.

Que vont devenir les royalties qu'on devait payer à Sun pour mettre la JVM dans des terminaux ?
Sun espère bien continuer de toucher cette manne dans la mesure où la licence commerciale reste en place et où les fabricants de terminaux n'auront pas forcément le désir de passer sous GPL.

Que devient le JCP, l'organisme qui définit les spécifications de Java ?
Il n'est pas du tout impacté par cette annonce. Le JCP travaille sur les spécifications, tandis que les différentes communautés comme celle que Sun met en place, OpenJDK, se préoccupe du code.

Le nom Java devient-il libre ?
Non, Sun en garde le contrôle. Et pour bénéficier de ce nom, un programme devra toujours passer avec succès la batterie de tests de compatibilité (le TCK), qui reste lui aussi sous licence propriétaire, et payant (pour les sociétés à but lucratif).





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