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1535 documents trouvés, affichage des résultats 1 à 10.(08/02/2012 14:42:05)Lemondeinformatique : Quel est votre rôle au sein de Sogeti ?
Marie Pascal Martin: Aujourd'hui, ma fonction englobe un nombre varié de domaines touchant aux Ressources Humaines comme le recrutement, les relations avec les universités et écoles et la Diversité. Notre politique sur la diversité s'appui sur des actions de partenariat destinées à rendre visible l'engagement en faveur de la non discrimination tel que l'intégration des personnes handicapées, l'égalité homme/femme, la place des seniors, mais aussi la perception du monde de l'entreprise auprès des étudiants
Quel est votre focus sur l'emploi des personnes handicapées ?
Il s'agit d'une action prioritaire pour nous avec plusieurs orientations : la formation, le recrutement, le maintien de l'emploi, et la sous-traitance auprès du milieu protégé et adapté pour créer des emplois indirects.. Sur le premier point, nous misons beaucoup sur l'alternance qui se révèle une action très efficace pour intégrer les personnes handicapés dans l'entreprise. Nous avons aussi des actions dans le recrutement, sur le groupe Cap Gemini (Sogeti étant une filiale) nous avons un plan d'embauche jusqu'à 2012 de 180 personnes. Nous étions à 110 personnes handicapées recrutées à la fin de l'année 2011.
Est-ce difficile de recruter des personnes handicapées et quels sont les principaux freins ?
Si on peut s'attendre à ce que les freins soient de l'ordre du diplôme, car peu de personnes handicapées sont diplômés BAC + 4, (rappelons que la population handicapée représente 4% de la population active) les principaux freins restent internes à l'entreprise. Il est nécessaire d'avoir un effort important dans sensibilisation des équipes en interne pour montrer l'apport des personnes handicapées dans une entreprise. Nous réalisons cet effort à travers des vidéos de sensibilisation au monde des aveugles par exemple ( JCPMY / j'en crois pas mes yeux) ). Par ailleurs, nous avons adhéré à la norme « Handi Accueillante » montrant aux personnes handicapées que nous sommes une entreprise sensibilisée.
Que représente pour vous le défi H ?
Il s'agit d'abord d'un formidable travail d'équipe qui apporte des solutions technologiques pour améliorer l'accueil de la personne handicapée dans l'entreprise. Les étudiants des différentes écoles se sont fortement impliqués dans ces projets et apprennent les besoins d'une entreprise comme la nôtre. De l'autre côté, les coachs, issus de Sogeti, sont très engagés auprès des équipes pour leur apporter leur expertise sur les plans technologie et de management de projet.
Quels sont les premiers retours des coachs ?
Ils sont très impliqués sur les différents projets. On aurait pu craindre au départ une disponibilité limitée de leur part en raison d'agenda professionnel déjà très chargé. Ils réalisent des points d'étapes une fois par mois avec les différentes équipes. Leur retour est très positif sur l'état d'esprit et le travail des étudiants. Les coachs sont d'ailleurs sollicités en interne pour connaître des avancées des différents projets. (...)
(01/02/2012 16:05:27)Le Mondeinformatique : Le Munci, qui s'est appuyé sur les données de Pôle emploi, considère que l'industrie logiciel n'est plus créatrice d'emplois, avec moins de 900 postes créés en France entre 2006 et 2009. Quel est le point de vue de Cegid sur ces données ?
Pascal Guillemin : « Le groupe Cegid, qui édite des progiciels de gestion, intègre dans une même approche l'intégration et la conception de logiciels. Les emplois qui se rapportent à ces domaines ont beaucoup évolué. La création de solutions applicatives est un secteur très spécifique. Atomisés, les métiers qui s'y rapportent regroupent des activités très différenciées et les profils actuels ne sont plus les mêmes qu'auparavant. Si l'on raisonne en termes de tendances, je dirais que le secteur a créé des emplois mais que ces derniers se sont transformés. Auparavant intégrée dans les solutions logicielles, la partie matériel a disparu du spectre. En conséquence, les emplois d'il y a cinq ans n'existent plus, mais les postes n'ont pas été détruits pour autant. Dans les services, des métiers spécifiques ont fait leur apparition pour répondre aux besoins des clients sur des applications sur mesure et personnalisables. Les éditeurs ont du faire appel à davantage de consultants pour réaliser les ajustements logiciels. »
A combien se sont montés les recrutements chez Cegid en 2011 ? Quel et le volume attendu pour 2012 ?
« A ce jour, nos effectifs se montent à 2 200 personnes en France et à l'international. En 2011, nous avons recruté 250 collaborateurs et nous tablons sur des volumes similaires pour l'année 2012. Le taux de turnover, qui est inférieur à 5%, est très faible au sein du groupe. Les recrutements sont destinés à remplacer ceux qui partent et à créer des emplois au sein de notre activité R & D. Nous recrutons également des candidats pour accompagner notre développement à l'international. Nous embauchons des jeunes diplômés pour notre activité commerciale et nous recrutons une majorité de profils expérimentés disposant de 5 ans d'expérience ou plus. »
Quels sont les types de profils recherchés ? Existe-t-il des compétences difficiles à trouver sur le marché de l'emploi IT ?
« On note des tensions sur des profils d'informaticiens de manière générale. La double compétence métier/logiciels est particulièrement recherchée au sein du groupe. Ceux qui maîtrisent le secteur de l'édition de progiciels spécialisés, dans le domaine comptable, le retail, l'industrie, les SIRH, la finance ou la fiscalité sont particulièrement difficiles à trouver. Chez Cegid, nous recrutons des spécialistes métiers que nous formons au consulting. Nous peinons aussi à trouver les bonnes ressources pour notre activité de R & D. Il est devenu également compliqué de recruter des commerciaux qui possèdent une bonne connaissance de l'un de nos métiers. »
Quels sont les canaux de recrutement utilisés chez Cegid ?
« Le réseau interne apparaît comme particulièrement pertinent pour trouver les bons candidats. La cooptation nous permet de pourvoir 10% de nos postes. Nous utilisons en parallèle d'autres canaux externes, comme les réseaux sociaux ou les sites d'emploi. Nous misons en parallèle sur la mobilité interne qui nous a permis de réaliser 20% de nos recrutements. »
Quelles sont les actions de formation menées par Cegid ?
« Chez Cegid, la formation s'inscrit sur du moyen terme. Notre politique de recrutement et d'intégration sont intimement liées. Un parcours de formation de deux à six mois, sur une durée de deux ans, permet à nos collaborateurs, qu'ils soient commerciaux, ingénieurs R & D, consultants ou techniciens de support, de suivre les évolutions du marché et de se former aux spécificités des métiers sur des outils et produits. C'est grâce à cet accompagnement que le turnover est faible au sein du groupe. »
Quid du programme Cegid Education ?
« Créé en 2004, le programme Cegid Education s'est fixé l'objectif d'introduire l'accès aux progiciels métiers dans la formation initiale. Ce dispositif est une belle réussite car il permet à 700 écoles et universités de former chaque année 35 000 étudiants aux progiciels de gestion intégrés qu'ils auront à utiliser plus tard dans le cadre de l'entreprise. Le programme permet d'accompagner le corps enseignant avec des formations spécifiques. Il attribue à titre gratuit à chaque étudiant diplômé de l'établissement, une licence mono-utilisateur du progiciel sur lequel il aura été formé (à partir du niveau licence). »
Quels sont les engagements de Cegid sur le plan social ?
« Nous avons déployé des actions concrètes d'insertion, d'éducation et de soutien notamment auprès d'associations comme Sport dans la Ville qui contribuent à l'accompagnement de jeunes en difficultés en les guidant sur les chemins de la formation et de l'insertion professionnelle par le sport, ou en participant aux semaines pour l'emploi de travailleurs handicapés organisées par l'ADAPT. Nos collaborateurs « seniors », c'est à dire ceux qui sont âgés de plus de 45 ans, ne sont pas jugés en fonction de leur âge, mais d'après leurs compétences liées à notre métier d'éditeur. Chez Cegid, 800 collaborateurs possèdent plus de 12 ans d'ancienneté.
Enfin, nous avons signé, en 2007, le premier accord d'entreprise sur l'égalité professionnelle dans la branche. Cegid a instauré des mesures d'accompagnement de la vie professionnelle de ses collaboratrices, avec des ajustements horaires pour les femmes ayant des enfants de moins de 6 ans. Un suivi annuel de l'égalité de traitement salarial entre les femmes et les hommes a également été établi. Une quinzaine d'indicateurs ont été définis conjointement avec les partenaires sociaux pour procéder à des ajustements. »
(...)
(27/01/2012 10:05:45)Quelles sont les grandes tendances de la demande en ressources humaines IT de ce quatrième trimestre 2011 ?
En ce quatrième trimestre 2011, on retrouve dans le trio de tête des secteurs d'activités les plus demandeurs, le secteur des « Services aux entreprises » en première position avec 28,7 % des appels d'offres, suivi du secteur « Commerce et distribution » 18,3 %. En troisième position nous retrouvons deux secteurs ex-æquo, à savoir les secteurs « Bâtiment, travaux publics » et « Assurances » avec 7,8 % chacun.
Les technologies « .Net » arrivent, sur ce quatrième trimestre 2011, de nouveau en tête des compétences demandées par les clients, représentant 13,3 % des demandes. La catégorie « Oracle » qui représentait 10 % des demandes, passe à 6,4 % et laisse sa place aux catégories « Systèmes d'exploitation Windows » (12,3 % des demandes) et «Autres SQL » (10,8 %). Les autres compétences techniques possèdent des parts des demandes comprises entre 0 et 6,4 %.
En ce qui concerne les professions les plus demandées, le métier « Développeur » obtient de nouveau ce trimestre la première place avec 22,2 % des demandes, suivi du métier « Consultant » qui occupait la troisième position le trimestre dernier avec 15,1 % des demandes contre 17.1 % en ce quatrième trimestre. Les chiffres de ce quatrième trimestre confirment la place des leaders de ces deux professions depuis 9 mois. En revanche, pour ce dernier trimestre 2011, le métier « chef de projet » qui conservait depuis 6 mois sa place dans le trio de tête, cède sa place au métier « Ingénieur exploitation et production » avec 15.4 % des demandes.
Quelle évolution constate-t-on depuis un an en termes de secteurs d'activité ?
Par rapport au T4 2010 on retrouve un classement quasi-identique des secteurs d'activité les plus demandeurs en compétences informatiques. En effet avec 16,1 % des demandes au T4 2010 et 28,7 % ce trimestre le secteur « Services aux entreprises » conserve et accentue sa place de leader, suivi du secteur « Commerce et distribution » avec 13,9 % en 2010 contre 18,3 % en 2011.
Pour finir la troisième place est partagée entre le secteur « Assurances » avec 11,7 % des demandes l'année dernière et 7,8 % cette année et le secteur «Bâtiment, travaux publics » dont nous ne pouvons pas ne pas souligner l'ascension fulgurante qui le fait passer de 1,5 % fin 2010 à 7,8 % ce trimestre. A noter également au cours de cette année 2011 la place importante du secteur « Médias, Communication, Loisirs » dans les demandes selon les trimestres.
Quelle évolution constate-t-on depuis un an en termes de compétences techniques ?
Du coté des compétences techniques, trois technologies restent particulièrement demandées. Les compétences « .Net » gardent leur première place du classement avec une belle augmentation puisqu'elles passent de 6,2 % des demandes sur le T4 2010 à 13,3 % sur le T4 2011. D'autre part, les compétences « Autres SQL » sont restées sur l'ensemble de l'année 2010 et 2011, les valeurs sûres parmi les compétences les plus recherchées avec 9,5 % des demandes au T4 2010 pour 10,8 % au T4 2011.
Cependant, la compétence « Oracle » qui détenait sa place dans le trio de tête sur pratiquement toute l'année, cède sa place à la compétence « Systèmes d'exploitation Windows » qui passe de 4,6 % des demandes au T4 2010 à 12,3 % au T4 2011.
Enfin, quelle évolution constate-t-on depuis un an en termes de métiers ?
L'analyse sur ce quatrième trimestre 2011 met en évidence que, avec 23,4 % des demandes au T4 2010, et 22,2 % au T4 2011, le métier « Développeur » se distingue encore une fois par rapport aux autres en représentant à lui seul un cinquième des métiers recherchés.
Quant au métier « Consultant », il retrouve un bon niveau ces trois derniers trimestres avec 17,1 % au T4 2011 contre 14,5 % au T4 2010 après une chute à 8,5 % lors du premier trimestre 2011. Le métier « Ingénieur exploitation et production » prend la place du métier « Chef de projet » dans le trio de tête grâce à ses 15,4 % des demandes au T4 2011 contre 13,1 % au T4 2011.
Pour finir, le métier « chef de projet » affiche une légère baisse qui lui retire la vedette et le place en quatrième position avec 11,1 % des demandes au T4 2011 contre 18,6 % au T4 2010. (...)
(09/01/2012 09:50:00)L'année en matière de compétences informatiques ont augmenté de plus de 14 % par rapport à décembre 2010, confirmant ainsi la tendance enregistrée ces derniers mois. Ce chiffre incite à débuter 2012 sur une note optimiste.
Durant ce mois de décembre 2011 les catégories techniques les plus demandées restent inchangées : Nouvelles technologies (30 % des demandes, en forte hausse), Systèmes/réseaux/sécurité (30 % des demandes, en forte hausse), Consulting Expertise (11 % des demandes, en forte baisse). Mais il faut noter le recul de la catégorie « CRM Décisionnel » qui repasse sous les 10 %.
Les demandes ont particulièrement augmenté sur les catégories techniques suivantes : Clients serveur (+ 27 %), Systèmes/Réseaux/Sécurité (+ 15,7 %) et Nouvelles Technologies (+ 15 %). En revanche, certaines catégories techniques ont été affectées par une forte baisse de la demande : Moyens systèmes (AS400) (-44 %), Consulting Expertise (-15 %) et Mainframe (-13 %). (...)
(06/01/2012 17:14:35)Il est d'usage en ce début d'années de prendre des bonnes résolutions, de se tourner vers les technologies de demain. La rédaction a donc recensé 22 outils gratuits pour analyser vos données, à l'heure où la fondation Apache publie après 7 ans de travaux la version finale de Hadoop 1.0. Cette problématique d'analyse des informations va être un sujet important sur le plan du recrutement en se trouvant en bonne position dans les 6 métiers informatiques les plus en vue. Toujours sur l'emploi, les SSII soufflent un petit peu avec l'assouplissement de la circulaire concernant le travail des étudiants étrangers.
L'actualité économique est restée assez calme, avec le rachat de Green Hat, spécialiste de logiciel de test, par IBM. Google a continué d'étoffer son portefeuille de brevets auprès de Big Blue. Yahoo a nommé enfin son PDG, Scott Thompson, ancien patron de Paypal. Le prix des tablettes concurrentes de l'iPad n'en finit pas de tomber, Sony a baissé de 90 euros la sienne, alors que RIM brade au même prix de 150 euros sa Playbook quel que soit la capacité (16, 32 et 64 Go). Enfin, comment ne pas finir sur le buzz de Free Mobile que certains attendaient cette semaine et qui aux dernières rumeurs ne seraient présentées que le jeudi 12 janvier 2012.
La sécurité continue de monopoliser l'actualité en ce début 2012. Les hackers ont la folie des grandeurs en souhaitant la création d'un réseau de satellites pour éviter la censure. La Biélorussie bloque l'accès aux sites étrangers. On entend de nouveau parler de Stuxnet et Duqu qui pourrait n'être que des arbres qui cachent la forêt. Un réseau social de militants associatifs Care 2 a été piraté et a été obligé de réinitialiser 18 millions de mots de passe. Facebook n'est pas épargné avec un ver qui a volé 45 000 identifiants en France et en Grande-Bretagne. Le site de Mark Zuckerberg a plus tôt dans la semaine lancé la 3ème édition de la Hacker Cup. Symantec a eu quelques frayeurs après qu'un groupe de pirates indiens aient subtilisé le code source de Norton Antivirus. Selon l'éditeur, il s'agirait d'une partie du code source de deux anciennes versions d'antivirus pour les entreprises. Microsoft a évoqué son prochain Patch Tuesday qui comprend un record de mises à jour et une nouvelle qualification pour les menaces. Terminons par le jailbreak de l'iPhone 4S et l'iPad 2, il semble que le pirate français Pod2g ait résolu les derniers problèmes, il a indiqué sur son compte twitter qu'une solution stable serait disponible d'ici une semaine.
(...)
(05/01/2012 09:55:57)Il se passe tout de même des choses entre Noël et le Jour de l'An. Et pas des moindres. Le ministre de l'intérieur Claude Guéant annonçait vendredi 30 décembre une nouvelle circulaire sur le travail des étudiants étrangers en France. Celle-ci devant « compléter » la précédente, celle du 31 mai, qui avait provoqué beaucoup de controverses. Personne n'est dupe, le terme « compléter » remplace diplomatiquement d'autres mots comme « abroger » ou « remplacer », qui auraient fait mauvais effet, mais le sens est clair, le ministre de l'intérieur a cédé. Son collègue du travail (Xavier Bertrand), qui a co-signé la fameuse circulaire du 31 mai ne s'exprime d'ailleurs pas, seul le titulaire de la place Beauvau organise le retrait.
Sous le seul angle des entreprises, que retenir de cet épisode ? D'abord un aspect officiel et une réalité. L'officiel, le décret du 31 mai demandait aux préfets de restreindre l'accès à la nationalité française pour les étudiants étrangers diplômés de l'enseignement supérieur. Une circulaire complétée par deux décrets, celui du 11 août et celui du 6 septembre. A l'évidence, seules des préoccupations électorales motivaient ces mesures.
Le Syntec Numérique vent debout
La réalité a pris le dessus. Du côté des entreprises, on note que le Syntec Numérique était vent debout contre la circulaire Guéant. Son président, Guy Mamou-Mani en tête. Bon communicant, il n'a pu monter au créneau sans de solides motivations. Les entreprises ont besoin de ces Bac +5 qui maîtrisent des langues étrangères et connaissent d'autres cultures. Le Medef lui-même s'est prononcé, en début de semaine dernière, contre la circulaire Guéant au nom de l'image de la France et de sa compétitivité.
Vendredi 30 décembre, le président de la République s'entretenait donc avec son ministre de l'intérieur pour organiser le repli. Claude Guéant, Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez (ministre des universités) vont recevoir les présidents de la conférence des universités et des grandes écoles début janvier pour préparer un nouveau décret.
6 000 étudiants seraient concernés, titulaires d'un visa étudiants ils sont bloqués pour obtenir un visa de salarié.
Nous reviendrons dans un autre article sur les commentaires des associations professionnelles et des SSII sur l'assouplissement de la circulaire.
(...)
(05/01/2012 10:08:35)L'expert en technologies mobiles
« La mobilité est le plus important facteur qui a changé l'IT », estimé Stewart Tan, vice-président de la gestion des risques et de la sécurité chez Accretive Solutions. « Créer des applications mobiles, architecturer des stratégies en la matière et sécuriser des terminaux nomades sont les principales préoccupations des entreprises d'aujourd'hui. »
Dans ce domaine, les intitulés qui figurent sur les sites d'emploi IT ressemblent davantage à des appels au secours qu'à des offres réelles d'emplois. En effet, devant l'afflux de nouveaux équipements mobiles, les entreprises cherchent désespérément des experts capables de ramener de l'ordre dans ce chaos.
Si vous disposez d'une solide expertise informatique dans le déploiement et la gestion des flottes de BlackBerry, de terminaux sous Android ou iOS, il y aura suffisamment de travail pour vous dans les années à venir. Dans les listes d'annonces que nos confrères d'Infoworld ont passé en revue les offres concernent des profils capables d'évaluer des plateformes mobiles pour une utilisation professionnelle. Les entreprises recherchent aussi des profils pour travailler sur les spécifications de leurs futurs produits, des techniciens de support et également des développeurs.
Le développeur d'applications mobiles professionnelles
Alors que le développement d'applications mobiles a connu une véritable expansion technologique au cours des dernières années, les sites d'emplois IT ont relevé une hausse des offres pour des créateurs d'applications mobiles professionnelles. «Les entreprises cherchent des façons de donner un sens aux données mobiles en développant des applications et en veillant au respect de la sécurité», note Alice Hill, directrice générale du site d'emploi IT Dice.com.
Dans certaines organisations, les compétences requises en programmation dépendront des plateformes : Objective-C pour l'iPhone, ou Java pour Android ou BlackBerry. Mais grâce à HTML5, il y existe également une tendance pour du développement web mobile multiplateforme. Si vous n'êtes pas déjà formé à Objective-C ou à Java, en acquérant une expertise profonde d'HTML5, vous disposerez alors d'un double avantage et d'une meilleure polyvalence, mais vous devrez toutefois vous faire aux caprices des utilisateurs individuels de plateformes mobiles.
Pour Stewart Tan, ce qui distingue les développeurs d'applications professionnelles mobiles des développeurs de solutions mobiles en général est l'accent porté sur la conformité et la sécurité Ce dernier pointe la demande croissante pour des développeurs d'applications mobiles sur le site Dice.com, et note que les offres d'emploi pour des développeurs Android ont désormais dépassé celles pour des développeurs iPhone. Quant aux annonces concernant des spécialistes BlackBerry, elles sont encore nombreuses, preuve de la ténacité de RIM qui continue de s'accrocher à ses clients professionnels.
L'architecte cloud
Si vous demandez aux responsables informatique s'ils sont dans le cloud, ils vous diront qu'ils l'ont toujours été. Pour eux, cloud est juste une autre façon de dire centre de données. Mais alors que les dirigeants d'entreprise et leurs investisseurs sont actuellement à l'écoute de ce concept, la demande est croissante pour des informaticiens pouvant mener un projet de manière à garantir l'efficacité et l'agilité promises par le cloud privé.
«On note un bel élan positif vers une intégration dans le cloud », considère Ron Gula, PDG de Tenable Network Security. «Les personnes qui peuvent réellement intégrer une architecture avec simplicité vont être de plus en plus demandées. »
En parcourant les offres d'emploi informatiques, nos confrères d'Infoworld ont vu des dizaines de demandes pour des architectes cloud, dont une majorité émanaient de départements IT. Il s'agit de profils ayant des compétences assez répandues en réseau, virtualisation, et en conception de SAN. Sans aucun doute, plus votre compréhension des réseaux de virtualisation et de gestion sera avancée, meilleures seront vos chances. La capacité d'expliquer comment votre cloud privé va impacter les coûts informatiques constituera un plus.
En plus d'établir et de gérer une infrastructure de cloud privé, Ron Gula pense que les architectes cloud auront de plus en plus besoin d'être experts dans le choix de services de cloud publics. «Lorsque vous découvrez les nuances de l'engagement du niveau de services (SLA), vous êtes moins un informaticien et davantage un avocat », expose-t-il. Le but ultime est le cloud hybride, où les architectes et les directions métiers se concerteront pour savoir quels sont les services cloud qui auront le plus de sens, s'ils doivent tourner en interne ou s'ils doivent être externalisés sur une base de paiement à l'acte.
Ron Gula ajoute que toute activité qui dépend de sociétés extérieures pour des pans significatifs d'infrastructure de cloud computing nécessitera les compétences d'un expert capable de relever le défi qui consistera à déchiffrer les termes d'un contrat de licence afin d'évaluer la véracité de garantie du fournisseur de services. Il sera alors essentiel de maîtriser la gestion du risque, un domaine également en forte augmentation, selon les sites d'emploi Dice et Modis.
- Consulter la première partie de cet article
(...)
(02/01/2012 10:08:54)Le Monde Informatique : Quelle est la mission de l'Adapt ?
Eric Blanchet : « L'Adapt agit en faveur de l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées depuis plus de 80 ans. Cette association loi 1901, reconnue d'utilité publique, est financée par l'Etat, les collectivités publiques et également par les dons. Présent dans toute la France, l'organisme possède plus de 100 établissements et services de soins de suite et de réadaptation, d'aide par le travail, de rééducation professionnelle, d'éducation motrice et d'accompagnement. Il accueille chaque année près de 12 000 personnes handicapées, touchées par le handicap à leur naissance ou suite à un accident de la vie. Ayant créé la Semaine pour l'emploi des personnes handicapées en 1997, l'Adapt organise depuis l'événement chaque troisième semaine de novembre et dispense à travers les bénévoles de son Réseau des Réussites un accompagnement à des personnes handicapées qui souhaitent être suivies dans leur recherche d'emploi. »
Quel est le rôle joué par l'Adapt dans le Défi H ? Quelles sont les motivations qui ont conduit l'association à s'engager dans cette compétition ?
« L'Adapt fait partie du jury du Défi H, aux côtés de représentants de Sogeti, de l'association Tremplin et du Monde Informatique. Chaque équipe remettra un dossier écrit et une vidéo, et nous établirons un classement final à partir de l'examen de ces documents. Nous avons décidé de participer à l'aventure pour tenter de faire augmenter le taux d'employabilité des personnes handicapées de toutes les manières possibles. Ce qui nous a séduit, c'est l'implication de jeunes sur la question du handicap avec des projets inhabituels et des réponses qui sont différentes de celles que l'on connaît aujourd'hui. »
Quels sont les outils innovants qui pourraient favoriser l'intégration dans l'emploi des travailleurs handicapés dans l'IT ?
« Un projet comme Contraste qui porte sur la mise en place des contrastes de couleurs sur des smartphones pour faciliter le repérage visuel d'un élément architectural, est novateur pour les personnes malvoyantes. Toutefois, ces projets ont tous un intérêt commun : celui de faire avancer l'insertion professionnelle des personnes handicapées grâce aux nouvelles technologies et à des actions de communication. Les plateformes communautaires et le e-learning sont essentiels pour que les managers pussent franchir le pas du handicap. »
Concrètement, comment agir pour que les handicapés soient davantage employés dans l'IT, à l'heure où on est loin des 6% définis par la loi ?
« La loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées du 11 février 2005 évoque une accessibilité généralisée pour tous les domaines de la vie sociale, dont l'éducation et l'emploi. Mais le sujet reste encore tabou. Tout secteurs confondus, le taux moyen d'emploi des handicapés n'est que de 3% au niveau national. En outre, la plupart les personnes handicapées ne souhaitent pas être stigmatisées, par peur de perdre leur emploi. S'il n'existe pas de projet social dans leur entreprise, ils ont tendance à ne pas se dévoiler. Certains secteurs, comme la banque et l'assurance sont plus en avance que d'autres sur la question du handicap. D'autres, comme les PME, ont encore du chemin à faire. Des évènements tels que la Semaine pour l'emploi des handicapés se sont donc donnés pour mission d'aller à la rencontre des entreprises de taille moyenne. »
Comment légiférer pour que les entreprises agissent davantage en faveur de l'emploi de ces personnes ?
« Il n'est pas nécessaire de légiférer davantage. Il suffit juste de faire appliquer la loi. Il faut surtout une meilleure prise en charge des personnes en situation d'handicap dans les écoles. Or, le monde de l'éducation n'est pas encore prêt à les accueillir, que ce soit en primaire, au collège, au lycée ou dans les universités. Si les entreprises peinent à trouver des profils d'ingénieurs handicapés, c'est parce que les grandes écoles ne leurs sont pas ouvertes. Il existe peu d'enfants handicapés qui ont le niveau Bac, et on en trouve encore moins dans l'enseignement supérieur. On voit mal comment ces jeunes pourront entrer dans la vie active, tant que ce problème ne sera pas réglé, »
- La plate-forme Défi H
Eric Blanchet est entré à L'Adapt en 1997 en tant que directeur administratif. Il est devenu directeur général adjoint administratif et financier en 2003, avant de prendre la direction générale de l'association en janvier 2011. Il a structuré le pôle de gestion et de finances en adéquation avec la stratégie associative de l'organisme pour accompagner les projets de développement dans ses différents secteurs d'activités. Diplômé d'un Master en économie et management des organisations du secteur médico-social. Eric Blanchet justifie de 17 ans d'expérience dans les domaines associatifs et médico-sociaux. Avant
de rejoindre L'Adapt, il était responsable du contrôle interne de gestion de la fédération Aides. Il a exercé la première partie de sa carrière dans le secteur privé, en tant que financier du groupe BDDP, puis a été directeur adjoint du Groupe OCL jusqu'en 1993, Il est également un parrain bénévole actif du Réseau des réussites où il accompagne des personnes handicapées.
Pour suivre tous les projets du Défi H, rendez-vous sur le site www.defih.com
(...)