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(29/12/2011 17:06:50) Cinq technologies Open Source pour 2012 (1ère partie)L'année prochaine, si tout se passe comme prévu, Red Hat deviendra le premier éditeur Open Source à générer plus d'un milliard de dollars de chiffre d'affaires annuel. Cela constituera un tournant pour le monde de l'Open Source qui a longtemps considéré son approche du développement « communautaire » comme une alternative viable, voire supérieure, aux notions traditionnelles régissant l'écriture de logiciels. Jim Whitehurst, PDG de Red Hat, estime que l'on assiste à un changement fondamental sur l'origine de l'innovation. Pour lui, celle-ci est passée des laboratoires de quelques éditeurs vers l'Open Source où se déploient des efforts considérables. En dehors du recours à Nginx dans les opérations web de grande ampleur, Andrew Alexeev voit l'utilisation de son serveur sur le marché du cloud computing et des services partagés. « C'est là où nous pourrons apporter le plus de bénéfice », estime-t-il en indiquant que la prochaine version importante, attendue en 2012, sera plus flexible pour les environnements d'hébergement partagés. Il précise qu'elle affrontera mieux les attaques distribuées en déni de services (DDoS) et comportera des fonctions de sécurité supplémentaires. Applications JavaScript et HTML 5 : Wakanda en bêta publiquePlateforme de développement Open Source émanant de l'éditeur français 4D, Wakanda est destinée à la conception d'applications web « orientées modèles », écrites en JavaScript et HTML 5. Elle vient d'être proposée au téléchargement dans une version bêta publique. LexisNexis, un rival de Hadoop, veut attirer les développeurs vers son systèmeVoilà 10 ans que LexisNexis planche sur le développement d'un système de traitement des données à grande échelle. Aujourd'hui, l'entreprise pense avoir abouti à une meilleure solution, plus mature, que la technologie Hadoop. Mais LexisNexis a besoin de la contribution de développeurs pour aller de l'avant. (...)(22/12/2011 14:21:30)Quand LexisNexis a commencé à développer sa plate-forme de traitement de données en parallèle, c'était d'abord pour répondre aux besoins de sa propre activité de traitement intensif de données, à savoir la distribution de contenu et la recherche spécialisée dans le droit et la comptabilité notamment. En fait, l'une des plus grandes bases de données en matière législative et administrative au niveau mondial. Mais aujourd'hui, LexisNexis veut contribuer à étendre l'utilisation de cette technologie, baptisée HPCC Systems, à d'autres marchés, même si elle sait clairement que la solution Open Source Hadoop s'est déjà imposée et dispose d'une forte implantation. Mais LexisNexis a rendu sa plateforme HPCC Open Source, et affirme qu'elle dépasse Hadoop en terme de performances. De plus, elle fait valoir qu'il existe désormais un vivier d'environ 1 000 développeurs spécialisés dans les systèmes HPCC dans le monde, dont la plupart ont été formés depuis le mois de juin, date à laquelle LexisNexis a livré sa plate-forme au monde du logiciel libre. Comparativement, l'été dernier, la conférence des développeurs Hadoop avait attiré 1 700 personnes environ. Un benchmark contre une solution Hadoop SGI Afin de mesurer les capacités de sa plate-forme, LexisNexis a réalisé un benchmark standard Terasort pour comparer son HPCC à un benchmark SGI réalisé en octobre dernier avec la même de charge de travail sur un cluster Hadoop. LexisNexis affirme que son benchmark affiche des performances 25% plus rapides, en ajoutant que son système a nécessité beaucoup moins de hardware. A savoir un cluster 4 noeuds contre un cluster 20 noeuds pour le système SGI. Le test de LexisNexis a été effectué sur un serveur deux sockets PowerEdge Dell, intégrant des processeurs Intel Xeon six coeurs. Flavio Villanustre, vice-président de l'infrastructure et des produits chez LexisNexis Risk Solutions a, en partie, confirmé les résultats du test, après avoir comparé le nombre de lignes de code nécessaires pour effectuer le tri sur chaque système. « Il a fallu trois lignes de code ECL - le langage développé spécifiquement par LexisNexis pour ce système - pour réaliser le tri sur HPCC, contre 100 lignes de code en Java, le code utilisé par Hadoop, » a déclaré le vice-président. Mannel Bill, vice-président du marketing produit chez SGI, à qui l'on a demandé son avis sur le benchmark HPCC, a déclaré dans un communiqué qu' « il pouvait y avoir beaucoup de variations en matière de traitement distribué sur Terasort. Les systèmes HPCC tournent sur Terasort en code ECL, alors que chez SGI, Hadoop tourne sur le framework logiciel de traitement parallèle MapReduce. Flavio Villanustre croit que le HPCC pourrait trouver sa place et réussir sur le marché contre Hadoop, même si pour lui, rien n'est acquis d'avance. Et il aimerait bien éviter que le système HPCC ne finisse comme le Betamax, qui a perdu la guerre des formats vidéo au profit du VHS, ou comme le système d'exploitation OS2 d'IBM, qui a été écrasé par Microsoft Windows. « Nous voulons donner les meilleures chances au système pour favoriser son adoption, c'est pourquoi nous voulons aller aussi loin que possible dans sa mise au point et ses performances, » a déclaré le vice-président de LexisNexis. Un double licence pour LexisNexis Le système HPCC est également disponible dans le cloud via Amazon Web Services sous forme d'offre à double licence avec d'un côté une édition communautaire et de l'autre une plate-forme commerciale. Matt Aslett, analyste du Groupe 451, croit que LexisNexis pourrait mener une politique beaucoup plus agressive « compte tenu de l'important écosystème de développeurs et d'éditeurs qui s'est formé autour d'Apache Hadoop, et qui ne cesse de croître. » Plus précisément, l'analyste pense que la stratégie de double licence permet à l'entreprise d'empêcher la dispersion de son code et de générer des revenus en gagnant des adeptes. « Mais, traditionnellement, les stratégies de double licence ne réussissent pas à rassembler une communauté de développeurs. » L'analyste du Groupe 451 estime aussi que « si LexisNexis avait livré son logiciel sous une licence plus ouverte ou s'il avait versé le code à une fondation Open Source, il aurait eu plus de chance de favoriser son adoption par les développeurs. » C'est Bruce Perens, un partisan du logiciel libre et conseiller stratégique chez LexisNexis, qui a mis au point la licence - appelée Le Pacte (The Covenant) - pour la plate-forme de Services HPCC. S'il convient que les stratégies de double licence ont eu des succès mitigés, il dit que le cadre de la licence HPCC a été conçu pour remédier à ce problème. Selon lui, la version actuelle du code restera toujours libre et, en matière de licence Open Source, il n'y a aucun moyen de revenir en arrière. « Quelqu'un peut assigner son code au HPCC uniquement s'il veut que le HPCC le prenne charge à partir de ce moment là - ce qui est bien sûr très souhaitable », a t-il déclaré. Chaque fois qu'un développeur veut ajouter du code, il cède ses droits d'auteur à l'entreprise. Mais il a l'assurance que, pendant trois ans, comme le stipule Le Pacte, le code HPCC reste Open Source pour le contributeur. La période de disponibilité de trois ans « est une garantie qui doit rassurer les développeurs quant à la destinée de leur contribution, et non pas une manière de détenir le projet en échange d'une rançon, » a répondu Bruce Perens par courriel. « Le HPCC pourrait toujours se retrouver sous une licence moins restrictive si la double-licence ne fonctionnait pas, mais ce n'est pas prévu, » a déclaré le conseiller stratégique. Tout le monde aime recevoir des cadeaux, « mais ce n'est pas toujours équitable pour celui qui écrit le code, » s'il doit le livrer sans conditions à ses concurrents. C'est pourquoi Bruce Perens soutient que la double licence redonne une certaine logique économique au monde de l'Open Source, et que grâce à cette modalité, « le Pacte permet d'offrir une compensation à la communauté des développeurs. » LibreOffice : la Document Foundation lance une chasse aux bugs mondialeLes 28 et 29 décembre, des volontaires des cinq continents sont invités à « se rassembler sur Internet » pour faire remonter les bugs de LibreOffice 3.5, selon le communiqué publié par la Document Fondation. « Le dépôt des bugs sera extrêmement facile. Des personnes expérimentées seront mobilisées pour aider et guider les utilisateurs et les supporters, » a indiqué l'association. Le titre de « meilleur chasseur de bugs » sera décerné à la personne qui « aura repéré le plus grand nombre d'erreurs, les aura correctement identifié et déposé sur Bugzilla, » ajoute le communiqué. Une seconde session de chasse aux erreurs est prévue en janvier, après la livraison de la Release Candidate 1 de LibreOffice 3.5. Cet évènement intervient plusieurs mois après la sortie de la version 3.4.2 de la suite, qualifiée « prête pour l'entreprise. » WebOS a-t-il vraiment un avenir en Open Source ?Sans soutien affirmé, les analystes estiment que l'avenir du système d'exploitation mobile d'HP en version Open Source est incertain et que son futur sera difficile. « C'est une condamnation à mort, mais elle est honorable, » a déclaré Avi Greengart, analyste chez Current Analysis. « HP dit : nous nous désintéressons du projet, mais il est disponible pour quiconque veut en faire ce que bon lui semble, » a-t-il indiqué à propos de l'annonce faite par HP vendredi, selon laquelle le constructeur cèderait le code de WebOS à la communauté Open Source. Mais HP a laissé un certain nombre de questions sans réponses. Si bien que les experts se demandent si webOS a encore un avenir. HP confie WebOS à la communauté Open SourceHewlett-Packard a décidé que l'avenir de WebOS sera l'Open Source. La multinationale ouvre le système d'exploitation mobile acheté avec Palm pour 1,2 milliard de dollars au printemps 2010, ainsi que le framework de développement ENYO. HP continuera d'investir dans la plateforme et espère que la communauté Open Source aidera à accélérer son développement. Selon le PDG de la société Meg Whitman, « WebOS est la seule plateforme conçue à la base pour le mobile, le cloud et les périphériques ». SAP choisit Alfresco comme solution de gestion des contenusSouhaitant trouver une solution permettant d'harmoniser ses systèmes de gestion de contenus, SAP a fixé son choix sur une suite Open Source de Content Management, de traitement des documents et de Web Publishing éditée par Alfresco. Selon Alfresco, la décision a été prise après que SAP a testé plusieurs solutions, la solution proposée par Alfresco permettant la meilleure intégration avec les différents systèmes de SAP, mais aussi avec des sites web en Java. Par ailleurs, SAP intégrera également la plateforme «Alfresco Share & Document Management» permettant un traitement collaboratif des documents. «La solution produite par Alfresco permet de gérer d'énormes quantités de données et de documents, mais elle dispose avant tout des capacités nécessaires pour répondre aux exigences futures de SAP en termes de Content Management. De plus, Alfresco reposant sur une architecture Open Source, les développeurs SAP ont pu analyser et évaluer chaque ligne de code à leur guise, ce qui nous permettra à l'avenir d'intégrer d'autres technologies sans devoir craindre des incompatibilités», a relevé Ran Cliff, vice-président IT chez SAP. Rachat d'actions repousséDans une autre actualité relative à SAP, le groupe a annoncé avoir repoussé le programme de rachat d'actions qu'il avait planifié, en raison de la reprise annoncée de Successfactors. En effet, selon une déclaration de Werner Brandt, responsable des finances au sein du groupe, au vu des 3,4 milliards de dollars que SAP s'apprête à débourser pour cette acquisition, le groupe ne sera en mesure de mettre en oeuvre son programme de rachat d'actions que vers la fin de l'année prochaine, en fonction de la situation du marché. Red Hat booste les fonctions de stockage de RHEL 6.2« À mesure que les systèmes deviennent plus complexes, et qu'ils exécutent des charges de travail toujours plus conséquentes, la nécessité de pouvoir déployer et gérer efficacement des systèmes de grande envergure est devenue de plus en plus importante, » a déclaré Tim Burke, vice-président de Red Hat Linux engineering au sujet de la sortie de RHEL 6.2, son dernier système d'exploitation pour les entreprises. En ce qui concerne le stockage, RHEL 6.2 est la première version à supporter pleinement l'extension iSCSI pour RDMA (Remote Memory Access Directory). Cela permettra aux entreprises d'atteindre le débit d'un réseau de stockage SAN en utilisant des disques iSCSI et Ethernet. « Avec l'iSCSI, il est possible de se passer d'un matériel Fibre Channel distinct et d'utiliser de l'Ethernet standard pour l'infrastructure de stockage», a déclaré le vice-président de Red Hat. Une des conséquences est que le système « Red Hat Enterprise Linux 6.2 peut être utilisé comme serveur de stockage. » Support pour tests du pNFS La version 6.2 de RHEL est également la première à supporter, pour des tests seulement pour l'instant, le NFS parallèle (pNFS), la version parallèle du système de partage de fichiers en réseau. Le pNFS est en effet une extension du Network File System (NFS). Il permet d'étendre l'usage du NFS et de le faire fonctionner comme un système de stockage en cluster. Celui-ci est capable d'ingérer et de renvoyer les données dans des flux parallèles, et potentiellement, d'augmenter considérablement les temps de transfert. Chaque client NFS peut accéder aux fichiers grâce à une lecture parallèle sur plusieurs serveurs. « Le pNFS permet d'envisager une beaucoup plus grande évolutivité pour les serveurs de fichiers NFS, » a expliqué Tim Burke. « Il permet plus de simultanéités dans les échanges, car plusieurs hôtes peuvent servir des morceaux de données différents en même temps. » Toujours en matière de support des charges de travail en parallèle, l'implémentation dans Red Hat Enterprise Linux du système de fichiers XFS permet désormais de retarder la journalisation des métadonnées. Cela devrait accélérer le débit de données, puisque le système doit mettre jour des milliers de fichiers dans un laps de temps très court. En ce qui concerne l'interopérabilité avec l'infrastructure Windows de Microsoft, RHEL 6.2 offre maintenant la possibilité d'exécuter plusieurs instances de Samba dans un cluster. Samba est une implémentation Open Source du protocole SMB/CIFS (Small Message Block/Common Internet File System) de Microsoft utilisé pour communiquer avec les serveurs Windows. Une mise à jour intermédiaire pour Red Hat Pour Red Hat, la version 6.2 de RHEL ne constitue pourtant pas une mise à jour majeure, la dernière refonte 6.1 du système Linux datant du mois de mai. Cependant, celle-ci comprend aussi un certain nombre de nouvelles technologies. En particulier le support pour les bus internes PCI-e 3.0 plus rapides, ainsi que celui du protocole USB 3.0 pour connecter des périphériques compatibles. Des améliorations dans le domaine de la virtualisation sont également à mettre au crédit de cette version. Les utilisateurs de RHEL en environnement virtualisé VMware peuvent exécuter leurs applications dans une configuration en cluster haute disponibilité. Une autre fonctionnalité, introduite dans RHEL 6.0, et appelée groupes de contrôle (cgroups), a également été améliorée pour permettre aux administrateurs un contrôle plus fin dans la façon dont sont utilisés leurs serveurs, par exemple limiter la quantité de CPU, de mémoire et de toute autre ressource à laquelle un utilisateur pourrait avoir accès. Red Hat affirme également avoir boosté les entrées/sorties réseau sur RHEL à hauteur de 30%, grâce à l'adoption de nouveaux protocoles comme le Transmit Packet Steering (XPS), qui accroît l'efficacité du cache, et le Stream Control Transmission Protocol (SCTP), qui amplifie les vitesses de transmission du contenu multi-source. (...)(29/11/2011 16:22:45)Yaci : un moteur de recherche Open Source et en mode P2PLa Free Software Foundation Europe (FSFE) a publié la version 1.0 de son moteur de recherche YaCy qui adopte une approche différente de la recherche. Plutôt que d'utiliser un serveur central, les résultats proviennent d'un réseau de « pairs » indépendant qui sont les utilisateurs qui ont téléchargé le logiciel YaCy. L'objectif est qu'aucune structure ne décide quel sera le positionnement des résultats qui apparaissent. « La plupart de ce que nous faisons sur Internet implique la recherche. Il est le lien vital entre nous et les informations. Pour une fonction aussi essentielle, nous ne pouvons pas compter sur quelques grandes entreprises qui risque de compromettre notre vie privée avec leur processus», a déclaré Michael Christen, chef du projet YaCy. Ce réseau compte actuellement environ 600 « pairs », mais les membres à l'origine de l'idée s'attendent à ce que ce nombre augmente. Ils se réfèrent à d'autres projets de logiciels libres qui visent à remplacer des services centralisés. Par exemple, identi.ca (status.net) offre une alternative à Twitter ou diaspora (joindiaspora.com) à Facebook.
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