Avast lance en France une nouvelle offre VPN gratuite, accessible sur Windows, macOS, Android et iOS. L'éditeur, propriété de Gen Digital Inc., groupe qui détient également Norton et AVG, entend renforcer sa présence sur le marché des réseaux privés virtuels avec un service sans abonnement obligatoire.

La formule ne nécessite aucune carte bancaire et permet de protéger un nombre illimité d'appareils depuis un même compte. Avast annonce également l'absence de publicité et de plafond mensuel de données. Contrairement aux versions d'essai proposées par certains fournisseurs, cette offre n'impose aucune date d'expiration.

Des fonctions de sécurité accessibles gratuitement

Le VPN d'Avast repose sur un système de chiffrement destiné à protéger les échanges entre l'appareil de l'utilisateur et le serveur VPN. Il permet également de masquer l'adresse IP d'origine, notamment lors de connexions à des réseaux Wi-Fi publics.

Le service intègre une fonction d'arrêt d'urgence, également appelée kill switch. Celle-ci interrompt automatiquement la connexion Internet lorsque le VPN se déconnecte, afin de limiter l'exposition accidentelle du trafic. Avast propose aussi une fonctionnalité permettant de suspendre temporairement le VPN pendant 15, 30 ou 60 minutes.

Trois emplacements de serveurs et des vitesses standard

La gratuité s'accompagne toutefois de restrictions. Les utilisateurs peuvent sélectionner trois emplacements de serveurs, contre davantage de destinations avec l'abonnement Avast Premium VPN. L'éditeur indique également que sa formule gratuite propose des vitesses standard.

La version payante conserve ainsi plusieurs avantages, notamment un choix plus étendu de serveurs et des fonctionnalités supplémentaires. Avast adopte un modèle dans lequel les protections essentielles restent accessibles gratuitement, tandis que les options avancées nécessitent un abonnement.

Une politique de confidentialité mise en avant

Avast affirme appliquer une politique de non-conservation des journaux d'activité, ou no-logs. Selon l'entreprise, les activités de navigation des utilisateurs ne sont ni enregistrées, ni suivies, ni revendues. Sur son site officiel, l'éditeur indique également que son VPN a fait l'objet d'un audit indépendant, sans préciser dans cette présentation la date de l'évaluation ni en publier les résultats détaillés.

Ces engagements interviennent après une affaire ayant concerné les pratiques de collecte de données de l'entreprise. En juin 2024, la Federal Trade Commission (FTC) américaine a finalisé une décision imposant à Avast le paiement de 16,5 millions de dollars. L'autorité reprochait à l'éditeur d'avoir collecté et commercialisé des données de navigation par l'intermédiaire de sa filiale Jumpshot, malgré ses engagements en matière de confidentialité. La décision interdit notamment à Avast de vendre ou de concéder sous licence des données de navigation à des fins publicitaires. Les pratiques sanctionnées concernaient les logiciels antivirus et les extensions de navigateur de l'entreprise, et non son nouveau service VPN.

Avast se positionne face aux VPN gratuits

Avec cette nouvelle formule, Avast entend se différencier par l'association de trois caractéristiques : un volume de données illimité, l'absence de publicité et la possibilité d'utiliser plusieurs appareils sans restriction de nombre. Le marché compte déjà des offres gratuites, notamment celle de Proton VPN. Dans son comparatif commercial, Avast souligne que la formule gratuite de son concurrent est limitée à un appareil, contre un nombre illimité pour son propre service. Cette comparaison repose sur les informations recueillies par l'éditeur en août 2026.

Disponible en France, le nouveau VPN d'Avast élargit ainsi l'offre de services de confidentialité accessibles sans abonnement. Son choix limité de serveurs et ses vitesses standard constituent les principales contreparties de la gratuité, tandis que les engagements de l'entreprise en matière de protection des données restent un élément central de son positionnement.