Après le licenciement de plusieurs milliers de personnes aux Etats-Unis en novembre dernier, IBM s’attaque maintenant à l’Europe et plus particulièrement à la France. Selon Libération, la filiale française supprimerait 300 postes ce qui représente 10% de ses effectifs. Citant des sources syndicales, le quotidien précise que l’ensemble des divisions seront touchées à savoir IBM Technology et Consulting, ainsi que des fonctions support. Le plan social pourrait se traduire par des départs volontaires et des mesures de fin de carrière anticipée, évitant ainsi des licenciements secs. Interrogé sur ces informations, IBM France n’a pas souhaité faire de commentaires.
De son côté, Marcel Yemsi, secrétaire CFDT du CSE d’IBM France pour la région Centre-Sud reste prudent. « Un plan social a été présenté au niveau européen au début de l’année , mais sans donner de déclinaison par pays ». Il confirme par contre que l’ensemble des divisions seront effectivement concernées par ce plan. « Dans Consulting, 70 % des réductions se concentrent sur trois grands pays », précise un blog du syndicat. Pour connaître l’impact du plan en France, il faudra peut-être attendre le 5 février prochain où la direction invite les salariés à un point de rentrée sur les résultats 2025 et les ambitions pour 2026.
Le dernier plan de restructuration date de mars 2024 avec la disparition de plus de 200 postes, principalement sur les fonctions supports, mais aussi dans les activités commerciales, de la maintenance matérielle et logicielle, ainsi que des laboratoires de recherche. La société avait justifié sa décision par les gains de performance de l'intelligence artificielle ainsi que par une optimisation du recours à des centres de services partagés offshore.

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