Les réseaux sans fil au standard 802.11 ne sont pas sûrs. Les failles détectées par les chercheurs de l'université de Berkeley permettent à la fois l'espionnage du trafic et l'intrusion. La démonstration prend à peine 4 heures et ne nécessite qu'un équipement standard.
Le protocole WEP (Wireless Equivalent Privacy) pêche surtout par le fait qu'il n'assure pas la sécurisation de la distribution des clés d'encryptage. WEP repose sur une clé commune qu'il est donc difficile de réactualiser en excluant un ou plusieurs postes.
Par ailleurs, l'identité des utilisateurs du réseau n'étant pas protégée et la clé résidant sur son poste, il est tout à fait possible d'usurper son identité.
Seul 3COM prétend proposer une solution d'individualisation des clés. Le hic, c'est que l'on quitte la norme et que, de plus, 3COM n'a pas jugé utile d'étendre sa solution à l'ensemble de son offre.
A noter que les utilisateurs d'un réseau 802.11 voient leur débit utile réduit de 20% si le cryptage est réalisé par un logiciel. Il convient d'utiliser des cartes qui assurent le cryptage au niveau matériel.