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(30/12/2008 11:51:50)

Quarante pages de conseils Microsoft pour un SI durable

La dernière édition de The Architecture Journal, publication éditée par Microsoft, est entièrement consacrée au Green IT. Ou, plus exactement, aux systèmes d'information durables et compatibles avec les bonnes pratiques en matière de préservation de l'environnement et de réduction des émissions de CO2. Comme l'écrit le rédacteur en chef dans son édito, « alors que l'informatique devient omniprésente, que la consommation d'énergie due à l'informatique grimpe, [...] que dans le même temps les coûts de l'énergie augmentent - tant à cause des réglementations que de la rareté des stocks d'énergies naturelles qui vont en s'épuisant - les dirigeants IT doivent se focaliser sur l'efficacité énergétique et le coût total d'exploitation, particulièrement dans un contexte de crise financière mondiale ». Le numéro 18 de ce trimestriel, disponible gratuitement en PDF, explore donc en une quarantaine de pages tout ce qui contribue à une architecture de SI éco-compatible, des techniques de climatisation des datacenters à la conception des applications, en passant par la consolidation et la virtualisation. Des bonnes pratiques de gouvernance... aux références aux produits maison Le premier chapitre, consacré à la conception d'un système d'information durable d'un point de vue environnemental, est écrit par Lewis Curtis, architecte principal chez Microsoft. Il pose les bases d'une réflexion d'ordre général pour quiconque souhaite concilier des impératifs écologiques et économiques avec les impératifs de performance attendus d'un système d'information. A ce titre, son analyse n'a rien à envier à celle d'un cabinet d'études qui la vendrait plusieurs milliers de dollars. En revanche, les réponses de Lewis Curtis sont bien évidemment orientées, puisqu'elles impliquent les produits qu'il représente. Au lecteur de conserver les réponses architecturales et d'appliquer ce modèle de réflexion avec ses propres références ; en matière de gouvernance, les bonnes pratiques ne dépendent pas d'un éditeur ou d'une technologie. Le deuxième chapitre rappelle quelques évidences en ce qui concerne le déploiement d'applications. Les auteurs expliquent ainsi qu'une application mal conçue - qui exige un serveur à elle seule, ou n'utilise qu'un coeur d'un processeur multicoeur - a un impact négatif sur la consommation énergétique. De même, il ne faut pas, indique l'article, omettre de recourir aux modes d'économies d'énergie lorsqu'une application, un disque ou un processeur est inactif, ou oublier d'alléger les bases de données de production en recourant à des systèmes d'archivage. A l'inverse, le fait de consolider des applications, ou mieux de recourir à la virtualisation conduit à des gains importants. L'étape ultime étant le 'cloud computing'. Dans tous les cas, les auteurs donnent des critères à observer et des métriques pour évaluer l'impact en matière de réduction de la consommation d'énergie (et, partant, de la facture d'électricité). Les composants applicatifs et architectures distribuées pour un impact minimal sur l'environnement [[page]] Le troisième chapitre s'attaque aux architectures applicatives. Fini le temps où on pouvait se permettre de dimensionner une solution en prenant comme critère de base son niveau de pic de charge plus 20 à 50%, histoire d'être tranquille. L'article donne donc moult conseils pour optimiser les applications, l'idée étant qu'elles aient un impact minimal en termes de consommation de ressources. Cela passe par le recours à des composants applicatifs, à des architectures orientées services (SOA), de l'instrumentation et de la supervision, de la virtualisation, de l'équilibrage de charges...Là encore, et d'ailleurs les auteurs prennent soin de le préciser, « si la taxonomie peut apparaître spécifique à Microsoft et à Windows, cela fonctionne aussi bien avec d'autres OS et applications ». Un chapitre entier est consacré à la façon dont on peut calculer la consommation d'énergie d'un serveur, d'un disque dur, d'une application, d'une base de données, etc. Avec cette abaque, il devient beaucoup plus simple de traduire en termes monétaires les gains apportés par telle ou telle bonne pratique. Les auteurs de ce chapitre en profitent pour rappeler qu'un certain nombre de services sont totalement inutiles pour faire tourner une machine virtuelle. Cela tombe bien, Windows Server 2008 ayant appris d'autres OS et proposant un mode d'installation minimal. Le DC Genome, ou comment évaluer la climatisation d'un datacenter avec des capteurs sans fil Plus surprenant, l'avant dernier chapitre détaille la mise en oeuvre de capteurs sans-fil dans le datacenter de Microsoft conçu à cet effet, le DC Genome. Plutôt que d'ajouter de la complexité avec des composants matériels ajoutés aux différents éléments du datacenter, Microsoft a conçu un réseau d'environ 700 senseurs ('genomotes') permettant de mesurer la température et l'humidité partout dans la salle, afin d'ajuster au mieux les paramètres du système de climatisation en quasi-temps réel. Les genomotes eux-mêmes communiquent en IEEE 802.15.4, car, indique Microsoft, il s'agit d'un réseau radio moins gourmand en énergie et en ressources processeur que le WiFi. Le dernier chapitre, pour le coup, ne s'applique qu'aux technologies Microsoft, puisqu'il traite de la consolidation de bases SQL Server telle qu'elle a été pratiquée chez Microsoft, pour son propre système d'information. Et cela pourrait intéresser des clients grands comptes de l'éditeur. En effet, comme n'importe quelle entreprise, Microsoft a dû affronter un tableau peu reluisant : 100 000 bases de données réparties dans 5 000 instances de SQL Server, la plupart sur des serveurs dédiés, chacun présentant un taux d'utilisation moyen des ressources processeur en deçà de 10%. (...)

(10/12/2008 14:58:50)

Comment Thales a perdu un contrat de 70 millions d'euros avec l'AP-HP

Lors de leur conférence de presse le 30 septembre 2008, les hôpitaux de Paris, ou AP-HP, ont présenté le nouvel attributaire de leur projet de système d'information dédié au dossier hospitalier patient. Il s'agit de l'imageur Agfa Healthcare associé aux sociétés Cap Gemini et à HP. Agfa hérite ainsi d'un confortable budget de 95 M€ sur cinq ans, et doit désormais convaincre sur un projet qui est au coeur de la rationalisation de la médecine hospitalière française. Ce montant considérable représente le plus gros effort financier de l'histoire de l'informatique hospitalière, sans compter l'apport des équipes internes à l'AP-HP, soit plus d'une centaine de médecins et d'experts. Mais les rebondissements auront été nombreux pour en arriver à cette attribution. Thales, premier attributaire pour 70 M€ Agfa Healthcare est en fait le second attributaire du marché. Initialement, c'est Thales, spécialiste de l'informatique sensible, du militaire et de la sécurité, associé aux sociétés Medasys et General Electric qui avait remporté l'appel d'offres. Le montant s'établissait alors aux alentours de 70 M€. Mais, premier coup de théâtre, dans les derniers jours de 2007, Thales s'est vu signifier la rupture du contrat le liant à l'AP-HP et a été écarté du projet. Comment expliquer ce revirement de situation ? Lors de la conférence de presse du 30 septembre, l'AP-HP a indiqué que « Le prestataire ne répondait ni au cahier des charges ni aux délais ». Thalès a lancé un contentieux contre l'AP-HP A présent, les deux protagonistes, Thales d'une part, et l'AP-HP de l'autre, tentent de préserver la confidentialité du dossier. Un contentieux a cependant été lancé par Thales à l'encontre de l'AP-HP. La cause du clash entre les deux entreprises n'a pas été officialisée. Au départ, tout semblait aller pour le mieux. Thales est une société française bien positionnée dans le domaine de la santé. Avec l'AP-HP, elle était aux commandes du plus grand projet du secteur, lui ouvrant l'immense ... [[page]] ... marché européen des systèmes d'information hospitaliers en plein essor. N'étant pas éditeur, Thales s'est associé au Français Medasys. A partir de là, deux interprétations des événements existent. Allant dans le sens de l'AP HP, certains évoquent une rupture à l'initiative univoque des hôpitaux. Les équipes de Thales auraient manqué de spécialistes dans le domaine de la santé, provoqué des changements de direction de projet à répétition et engendré des retards au démarrage. De plus, General Electric - associé à Thales pour la partie anesthésie et réanimation - aurait demandé un supplément budgétaire afin de réaliser certaines parties du contrat qui semblaient pourtant prévues dès l'origine. Quant à l'éditeur Medasys, il aurait été finalement de taille trop réduite pour servir un aussi gros projet destiné à équiper 37 grands hôpitaux. Des modifications trop nombreuses Mais selon d'autres sources, lors des réunions de cadrage entre l'AP-HP et Thales, l'AP-HP aurait trop modifié ses demandes, conduisant à un périmètre d'action fluctuant au gré des jours. Ce syndrome est classique : un client ne sait pas forcément ce qu'il veut et il mûrit sa vision au cours du temps. Face à trop de modifications, la gouvernance du projet doit alors savoir filtrer. Encore faut-il qu'on lui en donne les moyens. Les modifications trop nombreuses auraient déclenché une incompatibilité entre Thalès et l'AP-HP et des conflits répétés jusqu'au clash. Une nouvelle attribution complexe Quoiqu'il en soit, l'AP HP a relancé une procédure d'appels d'offres. C'est finalement Agfa Healthcare qui l'aemporté. Cependant, cette victoire voit encore le jour dans des conditions complexes. En effet, le gagnant aurait dû être, semble-t-il, la société américaine Cerner. Mais, cette dernière aurait émis des conditions ou des réserves à la réalisation du contrat voulant s'assurer - peut-être un peu trop - que l'AP-HP ferait bien sa part du travail. Problème, ces réserves ne seraient pas juridiquement admissibles dans le cadre de ce type de marché public. Résultat, après un retard conséquent dans l'annonce des résultats, l'entreprise Cerner est écartée, et c'est Agfa Healthcare qui arrive première. En ce qui concerne l'avenir, de nombreuses questions restent à régler. Agfa est d'une taille largement inférieure à celle de Cerner. L'AP-HP est désormais dans une position délicate. Elle ne peut plus se permettre d'échouer après l'accident Thales. Même si lors de la conférence de presse, l'AP-HP a déclaré : « Nous avons mis en place les mêmes mécanismes de résiliation qu'auparavant », il lui faut absolument réussir avec Agfa pour un projet qui engage l'informatique de santé hexagonale pour les 10 ans à venir. Nouveau remède prévu : l'AP-HP réfléchirait à une restructuration pouvant contribuer à minimiser les risques dans la réalisation du projet, tout en faisant attention à ne pas dériver dans le temps. Affaire à suivre en 2009. (...)

(27/11/2008 14:42:11)

Des datacenters entièrement automatisés d'ici cinq ans

Nous sommes à l'aube d'une automatisation complète des datacenters. D'ici cinq ans, selon Glenn O'Donnell, senior Analyst chez Forrester Research, les DSI auront entièrement automatisé l'administration de toutes les ressources de leur système d'information. L'idéal à atteindre étant une gestion de ces ressources (y compris celles en nuage) au travers des applications qu'elles servent. L'analyste en est tellement convaincu qu'il voit la crise actuelle comme un accélérateur du processus. Puisqu'elle impose d'en faire plus avec moins... Bien sûr, HP, IBM, BMC et Computer Associates (CA) se posent en acteurs majeurs sur le créneau de l'administration en général. Mais Glenn O'Donnell pense qu'au lieu de n'utiliser les logiciels que d'un seul éditeur, il faudra "orchestrer" les suites d'administration de plusieurs d'entre eux. En effet, "qui peut, mieux que Cisco, automatiser la gestion des ressources réseau ? Qui, mieux qu'EMC, sait faire la même chose pour le stockage ?" Un marché en pleine concentration Le nombre de fournisseurs sur ce marché tend à se réduire. Les grands acteurs ont fait leurs emplettes parmi les spécialistes. Opsware a été acheté par HP en juillet 2007, Onaro par NetApp en janvier 2008 et BladeLogic par BMC en avril. L'analyste susurre d'ailleurs que BMC et CA sont des cibles idéales pour des sociétés comme, par exemple, Oracle. Par ailleurs, Glenn O'Donnell compte aussi VMware et Microsoft parmi les acteurs clés. Le premier a déjà montré, avec Infrastructure 3, qu'il se voyait une vocation d'administrateur qui allait bien au-delà de celle de la seule virtualisation des serveurs stricto sensu. Filiale à près de 90% d'EMC et travaillant en étroite collaboration avec Cisco, VMware a bien compris que son avenir se joue au niveau des datacenters. Son projet de VDC-OS (Virtual Datacenter OS) en est la meilleure expression. Quant à Microsoft, même si son offre de virtualisation est encore embryonnaire, son omniprésence dans tous les systèmes d'information et l'emphase qu'il met sur son outil d'administration System Center montre aussi qu'il a compris l'importance des enjeux à venir. Glenn O'Donnell complète son tour d'horizon en citant aussi Oracle et Symantec. Les positions transversales de ces deux sociétés les conduisent à pouvoir prétendre jouer un rôle dans "l'orchestration" des datacenters automatisés de demain. (...)

(21/11/2008 16:53:48)

CA World 2008 : l'exploitation de mainframes simplifiée

CA a profité de sa conférence utilisateurs à Las Vegas, CA World 2008, pour annoncer l'initiative « Mainframe 2.0 ». Cette appellation marketing recouvre plusieurs engagements de la part de l'éditeur, qui tous tendent à vouloir simplifier l'administration des mainframes. CA part en effet du constat que les directions informatiques doivent faire face à plus de pression (impératifs écologiques et financiers, notamment) tout en gérant les départs à la retraite des informaticiens connaissant le mieux cet environnement. Premier engagement de l'ex-Computer Associates, connu pour son pléthorique portefeuille de produits : unifier les interfaces de ses solutions d'administration de mainframes, et les rendre plus simples à utiliser, en automatisant un maximum de tâches de façon à masquer la complexité de la plateforme d'IBM. CA s'engage aussi à suivre les standards d'IBM, et à fournir des services ad hoc pour aider des équipes de maintenance sous-dimensionnées. Chris O'Malley, vice-président exécutif et directeur général de la division mainframe de CA, estime que « l'importance stratégique du mainframe est revenue au niveau où elle était dans les années 80 ». D'après CA, les grands systèmes feraient tourner les applications stratégiques d'environ 70% des gouvernements et entreprises, et la base installée continue de croître : la capacité mondiale serait passée de 4,5 millions de MIPS (millions d'instructions par seconde) en 2001 à 14 millions aujourd'hui - dont 720 000 pour le z10 d'IBM, lancé à la fin de l'hiver dernier. (...)

(19/11/2008 17:04:16)

Capgemini utilise le 'cloud' d'Amazon pour développer des applications

Capgemini et Amazon Web Services ont noué hier un partenariat autour du 'cloud computing'. La SSII française se servira du nuage d'Amazon pour développer des applications autour de trois axes : les solutions SaaS Microsoft SharePoint, Fusion (le module ERP, progiciel de gestion intégrée, d'Oracle), ainsi que des services de test et de développement d'applications industrielles via Internet. Cette offre, expérimentée aux Etats-Unis depuis le début de l'année auprès de trois grandes sociétés, est destinée à évoluer vers d'autres secteurs, comme l'univers SAP ou l'Open Source. Capgemini se charge de développer des applications qui sont ensuite hébergées par la plateforme EC2 (Elastic Computer Cloud) d'Amazon. Ce service - fraîchement sorti de sa version bêta - permet de créer un nouveau serveur en quelques minutes, en s'affranchissant de l'achat de nouveau matériel. Capgemini et Amazon garantissent une disponibilité de 99,95%, ce qui correspond à un temps d'arrêt n'excédant pas 4 h 30 par an. La facturation se fait au cas par cas. Capgemini fournit également des services de conseil, de migration et de sauvegarde. Un pôle de compétences a même été créé à cet effet. Il est composé d'une équipe d'une cinquantaine de personnes (architectes infrastructure et consultants) situées aux Etats-Unis, en Europe (notamment en France) et en Inde. Capgemini prône la souplesse et la visibilité budgétaire Avec ce pôle de compétences, Capgemini met le pied dans le 'cloud computing' pour la première fois et compte s'y faire une place. « Je ne crois pas qu'il s'agisse d'un simple phénomène de mode organisé autour d'un buzz médiatique, explique Pascal Exertier, directeur de l'activité infogérance et président de l'activité outsourcing de Capgemini France. Nos clients éprouvent de vraies difficultés à prévoir leurs investissements et la conjoncture économique actuelle ne va pas faciliter les choses. Notre offre de 'cloud computing' leur permet d'avoir une certaine souplesse ainsi qu'une meilleure visibilité budgétaire. » (...)

(19/11/2008 09:54:02)

CA World 2008 : le Saas pour y voir plus clair dans l'offre

Des logiciels payables sous forme de souscription et accessibles en ligne, des fonctions packagées pour constituer des solutions globales : CA fait de gros efforts pour offrir à ses clients plus de simplicité. L'ex-Computer Associates est en effet connu pour l'extrême complexité de son offre, lui qui n'a cessé d'effectuer des rachats. A l'occasion de sa conférence utilisateurs 2008 CA World, qui accueille quelque 5 000 personnes à Las Vegas jusqu'à demain, CA s'efforce donc de montrer un visage plus simple à appréhender, afin d'aider les directeurs informatiques à mieux gérer la complexité de leurs systèmes. Ainsi, l'offre de gestion du support utilisateur Service Desk Manager 12 intègre désormais 7 produits en 1, « que d'autres fournisseurs vendent séparément », dit CA : gestion des changements, gestion des appels entrants, base de gestion des configurations (CMDB), cartographie des interdépendances entre applications, gestion des connaissances, automatisation du support et reporting. Pour l'analyste Jasmine Noel, de Ptak, Noel and Associates, cela va dans le bon sens. « CA simplifie la façon dont les entreprises peuvent acheter des capacités intégrées. Au lieu d'acheter plusieurs produits CA, vous avez un seul package, avec un ticket d'entrée moins élevé et que vous pouvez implémenter de façon standardisée. » Autre avantage, souligne l'analyste, cela correspond à la nouvelle philosophie de l'administration de systèmes, soutenue par les bonnes pratiques Itil, qui veut qu'on se préoccupe non de produits mais de processus. « Les clients passent d'une approche focalisée sur les tâches à une approche processus. Et ils ne veulent pas avoir à intégrer eux-mêmes tout un tas d'outils orientés tâches afin de constituer une solution capable de supporter un processus particulier. » Un troisième produit On Demand au catalogue de CA CA a également pris en compte un autre impératif d'Itil, la gestion par rôles, dans son produit. Un calendrier des changements est aussi désormais inclus dans la suite, afin de prévoir au mieux l'impact de chaque demande. CA a aussi annoncé qu'il élargissait son offre de Saas (Software as a service, services applicatifs en ligne), avec la sortie de Clarity PPM (Project & Portfolio Manager) On Demand, une version hébergée de son logiciel de gestion de portefeuilles projets. L'offre On Demand de CA, qui comporte déjà GRC Manager et Instant Recovery, aurait séduit plus d'un millier de clients dans le monde. Comme HP, IBM ou BMC avant lui, CA dit avoir saisi que ses clients n'ont pas forcément les ressources pour installer et maintenir des applications qui doivent justement les aider dans leur travail d'administration de l'informatique. D'après Forrester, sur un marché des logiciels d'administration représentant 18 Md$ en 2008, les offres Saas représentent moins de 1%. Mais le cabinet d'analystes estime qu'en 2013, ce pourcentage devrait grimper à 10%. Il faudra du temps, toutefois, indique encore Forrester, pour que les éditeurs transforment leurs offres afin de répondre aux canons du Saas (paiement à l'usage, partage des instances entre les clients, interfaces de type Web 2.0, etc.). (...)

(21/10/2008 14:46:32)

Systar bascule son offre de supervision vers la virtualisation

Le succès grandissant de la virtualisation de serveurs s'accompagne d'une recrudescence de maux de têtes dans les services d'exploitation. Systar a flairé le bon filon, et annonce « un repositionnement complet ». Editeur français d'outils de BAM (supervision des activités métier) et de gestion des ressources informatiques (Capacity Management, gamme Omnivision), Systar se positionne désormais comme l'auteur d'une solution de gestion des environnements virtualisés, Virtual Capacity Planner. La virtualisation ne règle pas à elle seule le problème de l'optimisation de ressources François Besson, responsable EMEA du développement des ventes pour les solutions de Capacity Management de Systar, explique : « Les directions informatiques adoptent massivement la virtualisation car cela permet des économies très fortes. Toutefois, pour obtenir de vrais résultats, il faut s'équiper d'outils de contrôle. » De fait, si les machines virtuelles (VM) se multiplient dès qu'un chef de projet en fait la demande, ou si aucun outil n'existe pour prévoir le dimensionnement des serveurs physiques appelés à accueillir une ou plusieurs machines virtuelles, le problème de l'optimisation des ressources - censé être résolu par la consolidation et la virtualisation - reste posé. Certes, admet François Besson, les éditeurs de solutions de virtualisation accompagnent leurs offres d'outils d'administration. « Ces outils gèrent le cycle de vie des VM, dit-il, mais ils ne sont pas conçus pour prendre du recul. C'est un peu la même différence qu'il y a entre le BPM, pour l'orchestration, et le BAM, un outil d'observation de ce qui se passe vraiment. Cela se traduit par des analyses, qui font apparaître les problèmes récurrents, les économies non réalisées... » Identifier les bons candidats à la virtualisation et prouver la qualité de service [[page]] Parmi ses fonctions, Virtual Capacity Planner propose d'identifier entre les serveurs physiques les bons candidats à la virtualisation et de simuler des regroupements de VM pour étudier le comportement et la consommation des ressources. Au-delà de ce souci d'optimisation, une solution comme Omnivision, insiste François Besson, donne des indicateurs objectifs pour « prouver la qualité de service liée à une application, ou établir des métriques pour la refacturation ». Un grand compte passé de 540 à 460 serveurs, pour un ROI obtenu en 6 mois Un sondage effectué par l'éditeur lors de la dernière édition de VMWorld, la conférence utilisateurs de VMWare, auprès de plus de 200 sociétés, aurait montré que « 66% des organisations indiquent un fort ou un très fort besoin de reporting sur la performance et les capacité de leur infrastructure virtuelle ». Systar tente donc des opérations « coup de poing » dans des entreprises, afin de démontrer l'intérêt de sa solution de supervision. « Nous préconisons une période d'observation longue, afin d'être précis, mais souvent le client est pressé et veut prendre des décisions en trois ou quatre semaines », précise François Besson. Néanmoins, l'éditeur s'enorgueillit de quelques beaux résultats. « Par exemple, un grand acteur de l'électronique grand public, qui souhaitait une réduction rapide de ses coûts. Il a décommissionné 15% de son parc, passant de 540 à 460 serveurs. » Impossible de connaître le coût de la solution, mais François Besson assure que « le retour sur investissement était de 6 mois ». En revanche, s'il est capable d'identifier les problèmes, Omnivision n'en est pas encore à préconiser des solutions : « L'automatisation de la décision n'est pas prise en compte. » Côté technologies gérées, Systar prend en compte les infrastructures VMWare, IBM Power et Solaris Sparc. « Xen et Hyper-V sont en veille technologique. » (...)

(19/09/2008 15:05:42)

Wyse adopte une version adaptée de Suse pour ses clients légers Linux

Wyse abandonne sa version maison pour ses clients légers sous Linux pour y installer une version de Suse portée avec le soutien actif de Novell : Wyse Enhanced Suse Linux Enterprise. Avec 30% de parts de marché, Wyse est considéré comme le numéro un mondial par IDC. Il est talonné par HP depuis qu'il a racheté Neoware, spécialiste des clients légers sous Linux qui était troisième acteur du marché. Les clients légers sous Linux permettent d'accueillir des applications qui ne tournent pas sous Windows Terminal Services, le protocole pour client léger de Microsoft. La virtualisation, qui contribue à l'émancipation des couches systèmes, explique que leur part du marché des clients légers devrait passer d'une vingtaine de pour cent actuellement à plus de 30% en 2011, d'après IDC. Soit plus de 550 000 unités par an. Toujours selon IDC, entre aujourd'hui et 2011, le marché total des clients légers passera de 1 à 1,8 million d'unités sous l'impulsion de la virtualisation des SI. Rappelons que Suse est le seul Linux soutenu par Microsoft (l'intégration avec l'annuaire Active Directory, notamment, est garantie) et qu'il est aussi reconnu par SAP. Les premiers appareils de classe X (la gamme des clients légers mobiles de Wyse) devraient sortir avant la fin de l'année. (...)

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