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Développement durable

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(03/08/2010 11:41:58)
Maintenance réseaux : SQLI s'engage pour l'emploi de jeunes non qualifiés
Pôle Emploi a lancé un appel d'offres l'été dernier, pour la formation de 320 jeunes en Ile-de-France, menant à l'obtention d'un diplôme de technicien de maintenance réseaux. C'est la société de services SQLI qui été choisie pour former près de 120 personnes de la Courneuve, d'Aubervilliers ou encore de Bondy (93). « Il nous semble important éthiquement de donner une chance à ceux qui ont pour diverses raisons quitté le système scolaire », tient à souligner Justine Never, directrice de l'école Aston Plaine - Stade de France, Groupe SQLI, dans un communiqué.
A l'issue d'un entretien de motivation, une soixantaine de jeunes ont été sélectionnés pour participer à une session de formation permettant l'obtention d'un titre enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Ce programme s'articule autour de deux cursus : technicien de maintenance informatique et réseau (formation de 8 mois menant à un titre de niveau 4, équivalent du Baccalauréat informatique), et technicien supérieur en maintenance informatique et réseau (formation de 10 mois, menant à un titre de niveau 3, équivalent du BTS informatique).
Un cursus Microsoft de 12 mois en alternance
En parallèle, les élèves bénéficient d'un accompagnement personnalisé en présentation, langage, codes et culture d'entreprise, anglais spécialisé, et également d'un atelier de recherche de stage (phoning accompagné, argumentaire...). Ils ont la possibilité d'accéder à un atelier de recherche d'emploi pour les aider à rédiger des CV, des lettres de motivation, etc.
Ces jeunes bénéficient des supports de cours proposés par SQLI , ainsi que d'un crédit d'achat chez un distributeur de matériel informatique.
Pour aller plus loin, les élèves peuvent compléter leur formation dans le cadre d'un contrat de professionnalisation : un cursus Microsoft de 12 mois en alternance (3 semaines en entreprise et 1 semaine de cours au centre de formation SQLI agréé Prometric), pour obtenir le titre d'administrateur systèmes & réseaux Microsoft. Une soixantaine d'entre eux suivent actuellement ce cursus.
Aujourd'hui, la totalité des jeunes a trouvé un stage en entreprise. La remise des diplômes des 4 premières promotions aura lieu dans le courant du dernier trimestre 2010.
Nicholas Negroponte propose l'aide d'OLPC pour la tablette à 35 dollars
Dans une lettre de félicitations qu'il a adressée au gouvernement indien, le président d'OLPC, Nicholas Negroponte, a déclaré que le monde avait besoin d'une tablette bon marché et a offert au pays un accès total au matériel et aux logiciels de son organisation. « Je répète mon offre : un accès complet et gratuit à toute notre technologie. Je vous invite à envoyer une équipe au MIT et à OLPC dans les meilleurs délais afin que nous puissions partager nos résultats avec vous », a-t-il écrit dans un billet de blog.
L'association, qui a travaillé sur ses propres projets pour mettre au point une tablette pas chère, espère livrer en 2012 un appareil pour un prix estimé de 100 dollars environ. Nicholas Negroponte a indiqué que la tablette indienne à 35 dollars ne serait pas en concurrence avec les offres de One Laptop Per Child, mais que les deux dispositifs pourraient unir leurs efforts pour promouvoir l'éducation. « L'Inde est si grande que vous risquez de vous satisfaire de la demande du marché intérieur. Mais ce n'est pas l'objectif. Le monde a besoin de votre appareil et de votre leadership. Votre tablette n'est pas une 'réponse' ni un 'concurrent' à l'ordinateur portable XO d'OLPC », a-t-il ajouté.
La semaine dernière, le gouvernement indien a annoncé une tablette à 35 dollars destinée aux étudiants, sans préciser cependant sa date de sortie. Dans le passé, celui-ci avait déjà annoncé des appareils bon marché, y compris un ordinateur portable à 100 dollars, sans jamais parvenir à les livrer. Certains observateurs estiment même que la tablette ne verra jamais le jour. De son côté, OLPC s'était engagée à livrer un ordinateur XO portable à 100 dollars. Mais, sa promesse a été mise à mal par des retards et une hausse des coûts de production, faisant passer le prix de l'ordinateur à 200 dollars. [[page]]OLPC, qui n'a jamais donné de chiffres officiels au sujet de ses ventes, affirme avoir diffusé 2 millions d'ordinateurs portables dans 40 pays, dont l'Inde. Ses relations avec le gouvernement indien ont été très fluctuantes. En 2006, l'Inde a même cessé ses achats de portables XO OLPC, lui préférant le Classmate d'Intel. Mais en 2009, deux organisations gouvernementales indiennes ont à nouveau commandé des portables OLPC.
Nicholas Negroponte a conseillé au gouvernement indien de rendre sa tablette aussi attractive que l'iPad d'Apple, mais de concevoir l'appareil comme outil éducatif et non comme un support pour la consommation de médias. « Il faut être prudent quant à la fonctionnalité de ces tablettes : ce n'est pas la même chose d'apprendre et de consommer des médias. L'iPad a été conçu comme un outil de consommation de médias. OLPC vous invite instamment à ne pas commettre cette erreur », a écrit M. Negroponte. L'organisation exhorte également le gouvernement indien à utiliser une plateforme open source sous Linux pour sa tablette. Souvent saluée pour ses matériels innovant et ses concepts respectueux de l'environnement, OLPC indique que sa future tablette XO pourrait intégrer la technologie d'affichage de Pixel Qi qui utilise un phénomène d'absorption de la lumière ambiante pour éclairer les écrans. Cette technologie permet aussi d'économiser de l'énergie puisqu'elle pourrait se passer du rétro-éclairage utilisé pour éclairer les écrans classiques.
Forrester : le Green IT continue sa lente expansion
L'étude Forrester concernant l'état actuel de la mise en place du Green IT dans le monde se base sur les réponses de 531 professionnels IT mondiaux, originaires de 476 entreprises ou PMI/PME différentes. Elle démontre principalement qu'en matière d'adoption, c'est l'argument « coût » qui prime durant la décision, plus qu'une réelle volonté de préserver la planète. Malgré tout, la conséquence reste la même, et 59% des entreprises prennent en considération le critère écologique lors de la mise en place d'équipements IT. On observe des variations de ce chiffre selon la zone géographique sondée et la taille de l'entreprise.
L'étude similaire réalisée en 2007 donnait un résultat de seulement 25% sur cette prise en compte de l'écologie. Néanmoins, comme précisé auparavant, c'est principalement l'argument de la baisse des coûts énergétiques qui, à 68% des entreprises, prédomine. A l'opposé, la raison purement écologique observe une importante chute, passant de 50% en octobre 2007, à 28% de réception positive chez les professionnels.
Une meilleure communication des avantages
Selon l'enquête, quelques obstacles freinent encore le développement du Green IT. Déjà, l'absence de présentation claire des avantages compétitifs que cela pourrait représenter pour l'entreprise, et de l'éventuel retour sur investissement est un facteur qui touche 40% des sondés. La tâche de mettre plus en avant le potentiel ROI revient donc aux fournisseurs de services. De même, cet avantage compétitif n'est que rarement prioritaire par rapport à des choix économiques plus pressants . Les bienfaits environnementaux ne représentent 12% d'entre eux, tandis que 26% préfèrent mettre l'accent sur une amélioration de l'efficacité des systèmes d'information et 20% sur l'optimisation des process. Enfin, l'absence d'une direction relative à ces sujets entrave aussi leur potentielle mise en place. Seuls 10% des interrogés déclarent disposer d'une telle structure, et ce chiffre chute à 4% en Amérique du Nord et 8% en Asie, alors que l'Europe semble quelque peu en avance sur le sujet avec 18%. Ici encore réside le rôle d'une meilleure promotion des solutions Green, afin de sensibiliser à l'impact inter-services des économies réalisées.
Certaines solutions sont à la mode
Autre constat, l'intérêt pour les services Green IT reste certes stable, mais dramatiquement bas. 76% des entreprises et PMI/PME déclarent en effet ne pas avoir de projet à ce niveau, et seules 7% d'entre elles ont déjà adopté une de ces solution. Par ailleurs, celles qui pensent que le secteur IT a un rôle central dans le déploiement de solutions écologiques dans l'ensemble de l'entreprise est en chute, passant de 43% à 38% depuis l'an dernier. La virtualisation des serveurs est le projet actuellement le plus implanté, 68% des sondés y étant déjà passé, et 22% comptant le faire d'ici à fin 2011. La solution ayant visiblement le plus d'avenir dans l'immédiat concerne la suppression des applications redondantes, qui obtient le chiffre le plus élevé d'intentions d'implémentation, avec 35% d'ici fin 2011. En termes d'économies d'énergie concrètes et importantes, la réduction du nombre d'imprimantes et la maîtrise de l'alimentation des ordinateurs sont déjà adoptées par respectivement 66% et 41% des entreprises.
La gestion de l'émission de carbone et de l'énergie en entreprise (ECEM) est quant à elle en pleine croissance. Par rapport aux chiffres de novembre 2009, on observe 6% d'adoptions supplémentaires, pour un total de 19% (23% en Europe). Résultats encore un peu légers étant donné que le marché des fournisseurs d'ECEM se développe rapidement. Forrester déclare d'ailleurs suivre l'activité de 70 d'entre eux. Le vrai signe de la croissance de ce marché réside ici non pas dans le nombre d'entreprises y ayant déjà recours, mais dans l'augmentation de celles-qui prévoient de le faire d'ici deux ans ou plus. Elles étaient 13% en novembre dernier, et sont désormais 27%.
Crédit Photo : D.R.
Les acteurs télécoms s'engagent dans le développement durable
La Fédération française des télécoms (FFT), par le biais de son président Frank Esser, a signé jeudi la « Charte d'engagement volontaire du secteur des télécoms pour le développement durable », en présence de Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, et Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique.
Concrètement, les grands acteurs des télécoms (opérateurs, équipementiers, etc.) s'engagent sur cinq points principaux, à savoir la maîtrise de la consommation énergétique des réseaux (réduire celle des box par exemple y compris en mode veille), la diffusion des usages innovants des TIC (réseaux d'énergie intelligents, travail à distance, dématérialisation, etc.), la généralisation d'offres de reprise des téléphones usagés, la responsabilisation de la chaîne complète de production et l'inscription dans une démarche de progrès continu et d'éco-responsabilité des entreprises de ce secteur.
Dans son préambule, la charte rappelle les chiffres d'une étude menée par l'Idate et BCG que la diffusion des TIC, si elle est accompagnée d'une incitation judicieuse aux bonnes pratiques dans le reste de l'économie et la société, peut contribuer directement à réduire de 7% les émissions des gaz à effet de serre d'ici 2020, soit un tiers de l'objectif français de 20% selon les protocoles actuels.
Crédit Photo: FFT
(...)(29/06/2010 10:52:41)Pour faire des économies, TF1 mise sur le Green IT
La calculette Green IT était déjà été utilisée dans l'entreprise. « En 2006, le groupe avait commencé à estimer ses dépenses énergétiques » indique Thierry Michalak, adjoint au DSI responsable bureautique et mobilité de TF1. Une approche intéressante, sachant qu'en 2009, seulement la moitié des entreprises dans le monde intégraient les contraintes de Green IT dans leur politique selon une étude du cabinet Forrester Research.
Aujourd'hui, la firme teste une solution pour mieux gérer la consommation d'énergie des postes de travail. L'objectif est d'optimiser l'utilisation des ressources et de réduire les coûts d'utilisation. En effet, Thierry Michalak ajoute qu' « avec la crise, la dimension économique est devenue un paramètre majeur à prendre en considération ». L'informatique verte s'avère donc en totale adéquation avec la politique du groupe. Reste qu'il fallait investir pour mener une vraie stratégie, et cela a nécessité une longue phase de négociation avec le management du groupe. « Il a fallu prendre du temps et convaincre les instances décisionnaires de la nécessité d'engendrer des coûts » commente Thierry Michalak.
L'un des axes du projet consistait à automatiser l'arrêt et le redémarrage des postes de travail. Le responsable IT précise que le coût de mise en oeuvre du projet a été de huit jours/hommes sachant que pour éteindre et rallumer les PC, le groupe détourne une fonction de son outil de distribution. Au total, les technologies vertes et l'adoption au quotidien de quelques gestes « éco responsables » visant à réduire les consommations d'énergies pourraient permettre au groupe d'économiser 30 à 40 euros par poste de travail. Thierry Michalak souligne que « l'économie potentielle sur notre parc était de 122 000 euros, et grâce à la bonne sensibilisation des collaborateurs, nous atteignons 73% de postes éteints (mesurés par audit), d'où une estimation d'économie de 89 000 euros sur l'année ».
Illustration : Thierry Michalak, Adjoint au DSI responsable bureautique et mobilité lors de la conférence du 24 juin, crédit photo JG.
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Côté utilisateurs, les gestes attendus sont simples. TF1 demande à ses salariés d'éteindre leur poste de travail le soir lorsqu'ils quittent leur bureau. Mais comme dans de nombreuses entreprises cette requête n'est respectée que par une minorité. Comme l'indique Thierry Michalak, leur réticence s'explique par le fait que les PC sont très longs à démarrer et que les salariés ne veulent pas perdre de temps le matin. Afin de répondre à ce besoin, la DSI teste actuellement une solution qui automatise les arrêts et les démarrages des PC de l'ensemble des salariés. Les postes sont ainsi programmés pour se mettre en route avant leur arrivée. Et pour réduire la consommation électrique dans la journée, TF1 teste un logiciel de la société Avob, un jeune éditeur français spécialisé dans le Green IT, qui permet de moduler la puissance de calcul d'un PC en fonction de son utilisation.
Sensibiliser les salariés au green
Malgré la volonté de satisfaire les besoins de chacun, tous les utilisateurs n'étaient pas forcément convaincus par cette approche. Une phase d'évangélisation a consisté à présenter les atouts du Green IT, les gestes quotidiens, tels que le tri sélectif et l'usage de véhicules à faible consommation d'énergie. Un club a été créé à cet effet pour échanger sur le thème du développement durable. « Si vous expliquez tout cela, vous faites la moitié du chemin » constate Thierry Michalak. Il ajoute que « l'important est de ne pas forcer les utilisateurs à adopter le Green IT mais de les sensibiliser et de les informer ». Une étude menée en interne a révélé qu'aujourd'hui, 60% des salariés adhèrent au projet.
Gaz à effet de serre : Syntec Informatique appelle les entreprises à innover
Ce troisième volet, sur les dix prévus, s'attarde sur la comptabilité carbone des entreprises, mais entend dépasser cet aspect et envisager les prochains enjeux inhérents à leur éco-responsabilisation progressive. Ainsi, ce volume qui devait justement s'appeler « Comptabilité carbone », a préféré mettre l'accent sur l'accompagnement de la gestion des gaz à effet de serre (GES). « Ce terme intègre les questions futures liées à la biodiversité ou à la qualité de l'eau. Le carbone n'est qu'une première étape, la plus facile, car elle fait consensus » précise Jérémy Fain, l'un des pilotes de ce travail. Outre l'enjeu du réchauffement climatique dû au CO2, ce Livre vert présente l'enjeu énergétique majeur auquel vont devoir faire face les entreprises : l'épuisement graduel des ressources fossiles. Les portefeuilles des entreprises étant corrélés au marché du pétrole, la moindre variation de celui-ci tend à entraîner l'ensemble des marchés à sa suite. Si les entreprises parvenaient à une gestion plus écologique des émissions de gaz, elles pourraient, d'après ce groupe de travail Green IT, se distancier de ce marché et se préparer économiquement à la raréfaction de ces ressources.
Poursuivre l'innovation avec le Green IT
Or, ce Livre vert avance que les DSI pourraient faire pencher la balance de manière globale, par un effet de levier. Les TIC ne représentent que 2% des émissions de gaz, mais de par leur généralisation au sein des entreprises, elles sont un des pôles d'entrée de l'éco-responsabilité. « Les DSI ont toujours été force de proposition sur les apports de nouvelles technologies, leur rôle est désormais de proposer des innovations pour réduire l'empreinte gaz à effet de serre » note le document, dont l'objectif est de fournir un guide de réflexion à l'attention des adhérents de Syntec, mais aussi aux autres entreprises. La volonté est de pousser les DSI à passer d'un Green IT 1.0 à un 2.0, c'est-à-dire en collaboration avec le reste de l'entreprise.
Un double avantage : compétitif et écologique
Au-delà des enjeux sociétaux et environnementaux, le document tente de mettre en avant l'attractivité « business » d'un label éco-responsable. La réduction matérielle des coût énergétiques et les gains de productivité sont largement mis en avant par les retours d'expérience. Areva, Infidis, Colt Telecom et d'autres témoignent, dans le Livre vert, de la mise en place de leur comptabilité carbone, et citent notamment ces avantages. Ils ajoutent aussi avoir obtenu des marchés grâce à ce label qui sous-entend un argumentaire développement durable, visiblement apprécié par les clients. L'accent est donc mis sur la compétitivité apportée par ce label, argument clé pour l'expansion de la gestion des GES.
Crédit photo : Syntec Informatique
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Cependant, la comptabilité carbone est difficile à mettre en place : il s'agit d'associer les données d'activité (production, transport) aux facteurs d'émission. Ces derniers ne sont pourtant pas établis de manière précise : les universités et ministères fournissent des moyennes de référence. De même, les données d'activité sont difficiles à collecter, éparpillées dans le système d'information de l'entreprise. Le résultat de ce calcul est donc une combinaison d'incertitudes, selon Jérémy Fain.
Des intervenants spécialisés sur le marché
Des sociétés (bureaux d'études, éditeurs de logiciels, SSII), se proposent d'affiner ce calcul, tout en accompagnant les entreprises dans leurs actions de réduction de taux d'émission. Ces outils de gestion sont, d'après le document, un marché porteur : 300 millions d'euros en 2009 et jusqu'à 3 milliards d'euros en 2017. De plus, leur rôle ne se limite pas à la récupération de données et au conseil sur les actions à entreprendre en collaboration avec le personnel. Ils mettent à disposition une base de données automatisée et plus précise des facteurs d'émission et gèrent les différentes méthodologies et règlementations propres à chaque pays (le GHG Protocol, le Bilan carbone français, les conclusions du Grenelle de l'environnement II). Ils effectuent aussi des analyses et modélisations afin de situer les éléments les plus émetteurs de l'entreprise.
Le prochain objectif, en dehors de la publication du prochain volume, concerne la diffusion, auprès des DSI, de ce Livre vert et des solutions ou conseils qu'il propose. Sinon, ce document risque de ne tomber que dans les mains de convaincus et ne permettra donc pas d'amorcer un changement durable.
(...)(14/06/2010 10:35:04)
Le cabinet D2-SI évalue l'impact carbone de ses services
Spécialisée dans les services informatiques sur les marchés financiers, la société D2-SI s'est créée en 2006 avec la volonté d'inscrire son action dans un contexte éco-responsable (voir l'interview de son fondateur Laurent Hinault). Le cabinet assiste ses clients dans la mise en place d'applications métiers et d'infrastructures techniques. Il souhaite désormais leur fournir une indication du prix écologique de ses prestations en calculant la quantité de CO2 émise par l'activité de chacun de ses consultants.
En interne, cela lui permet dans un premier temps de fédérer ses collaborateurs « autour d'un projet qui relie leur métier à des notions d'impact environnemental », explique Anne-Julie Vaussion, responsable du développement durable (DD) de la société. Demain, nous aimerions informer et sensibiliser nos clients en indiquant pour chaque prestation de services un coût de compensation carbone ».
La méthodologie s'appuie sur AVC et Bilan Carbone
Cela fait un peu plus d'un an que D2-SI travaille sur ce dossier. « Nous avons pris contact avec l'Ademe [agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie], mais il n'existait pas de méthodologie ni d'indicateur de suivi standardisé propre au secteur de la prestation de service informatique », relate Anne-Julie Vaussion. Pour élaborer sa méthodologie, le cabinet a choisi de s'appuyer sur deux méthodes déjà connues, d'une part l'analyse du cycle de vie (ACV) et d'autre part, la méthode Bilan Carbone de l'Ademe pour comptabiliser les émissions de gaz à effet de serre. « Pour l'ACV, je m'inspire de ce que fait Ecobilan, du département développement durable de PricewaterhouseCoopers », précise la responsable DD de D2-SI.
Illustration : site web de D2-SI[[page]]
Pour le cabinet de conseil, cette initiative constitue moins un coût ou une contrainte qu'un investissement lié à sa responsabilité d'entreprise. Des outils (principalement une matrice Excel) ont été mis en place pour récolter les données liées à l'activité de chaque consultant et la convertir en tonnes équivalent carbone (en se basant sur la matrice des facteurs d'émissions de l'Ademe).
Des projets de compensation via Action Carbone
L'étape suivante prévoit de définir un plan de réduction personnalisé des émissions de CO2 associé à l'activité de chaque collaborateur. Les indicateurs de suivi de la démarche seront collectés dans un tableau de bord, afin d'établir un rapport annuel de développement durable. En complément, la société propose des actions complémentaires, tels que la participation à des éco-chantiers.
La deuxième version du projet, programmée pour 2011, intègrera davantage de critères.
Quant aux clients, ils se verront proposer des projets de compensation de CO2, par l'intermédiaire de l'association Action Carbone. « Un calculateur sur le site web permet de calculer le coût de compensation ».
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