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Gouvernance de la DSI

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(05/11/2009 14:00:43)
PSA déploie la démarche qualité Open Source Squale
Parmi les leviers permettant de diminuer les coûts de développement, il en est un relativement peu utilisé : l'amélioration de la qualité. Le groupe PSA Peugeot-Citroën a décidé de s'en servir, en déployant à grande échelle la démarche et les outils du projet Squale. Financé notamment par le pôle System@tic et ses principaux contributeurs, la SSII Qualixo et Air France en tête, le projet Squale (pour Software QUALity Enhancement) vise à « assister les développeurs dans l'amélioration du code de leurs projets, aider les chefs de projet à atteindre les objectifs de qualité de leurs applications, et donner aux dirigeants des tableaux de bord leur permettant de superviser la santé globale de leur système d'information ». Squale propose à la fois des modèles, issus du savoir-faire des participants (SSII, grands comptes, mais aussi centres de recherche comme l'Inria), et des outils en Open Source (licence LGPL) pour afficher et interpréter les métriques. Au plus haut niveau, le portail de Squale peut ainsi évaluer 6 grands facteurs (qui seront illustrés par des notes et des pictogrammes empruntés à la météo) : « capacité fonctionnelle, architecture, évolutivité, maintenabilité, réutilisabilité, fiabilité ». Outre cette météo claire du projet en cours, le but, explique Fabrice Bellingard, de Qualixo, responsable du projet Squale, est de « proposer un plan d'action, avec les choses à corriger en priorité ». Thierry Bey, responsable entité Langages, Qualité et Processus de Développement de PSA Peugeot Citroën, explique dans un entretien exclusif avec LeMondeInformatique.fr, que la mise en oeuvre de Squale dans les projets pilotes a déjà permis une bien meilleure adhérence des développeurs aux bonnes pratiques et aux règles mises en place au sein de PSA. Et si le caractère Open Source de Squale en fait une solution peu onéreuse, il insiste surtout sur le caractère participatif de la démarche, qui résulte d'une réflexion menée avec plusieurs grands comptes. Ce qui représente une garantie par rapport à ses propres besoins, mais est aussi synonyme de crédibilité au sein de sa propre DSI. (...)
(16/09/2009 09:58:30)Trophées CIO 2010 : les candidatures sont ouvertes
Depuis 2001, les Trophées Entreprises et Société de l'Information récompensent chaque année l'apport de l'informatique aux métiers de l'entreprise. A l'époque, on ne nommait pas encore cela la gouvernance ou l'alignement stratégique. Mais l'esprit était déjà là... Organisée par CIO, Le Monde Informatique et Réseaux & Télécoms, la dixième édition garde bien sûr la même philosophie. Sur le site des Trophées Entreprises et Société de l'Information, vous pouvez d'ores et déjà télécharger le dossier de candidature à cette édition 2010. Vous aurez à le déposer avant le 31 janvier 2010, au format PDF exclusivement. Une caractéristique importante de cet événement réside dans la diversité des profils des nominés et lauréats. Qu'une organisation soit de petite ou de grande taille, qu'elle soit une association, une entreprise privée, une administration ou une structure parapublique, la seule chose qui compte reste la valeur ajoutée apportée au métier par l'informatique. Plusieurs axes peuvent être mis en avant par les candidats dans leurs dossiers, par exemple : - La stratégie du SI et son alignement sur le métier et la stratégie générale de l'entreprise, de l'association ou de l'administration ; - La transformation de l'entreprise, de ses méthodes et de son organisation, grâce au SI, notamment pour gagner en agilité ou réduire ses coûts ; - Le développement de la responsabilité sociétale de l'organisation (moindre empreinte carbone, amélioration des conditions de vie d'un public en difficulté, recyclage des déchets électroniques...) ; - Innovation. Rappelons que la différence entre l'invention et l'innovation réside dans l'utilité concrète de la nouveauté : l'innovation n'est pas un délire de savant fou mais bien une amélioration de rupture dans un processus. - Conduite du changement : suite ou en lien à une transformation du SI, il faut que les hommes s'adaptent mais il faut les y aider... Important : les fournisseurs de solutions informatiques ne peuvent pas poser leur candidature (sauf pour des projets internes) mais peuvent inciter leurs clients à montrer à quel point ils les ont aidés à accroître leur performance... (...)
(07/07/2009 15:43:56)USI 2009 : Des scénarios d'avenir à l'usage des DSI
« Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir. » La maxime de Pierre Dac a une nouvelle fois été illustrée la semaine dernière, par Antoine Gourévitch, directeur associé du Boston Consulting Group, et François Hisquin, directeur général d'Octo Technology, qui ont réfléchi avec des DSI à des « futurs possibles » de notre environnement, qui auront des impacts énormes sur la configuration des systèmes d'information... et sur la viabilité des entreprises. La seconde journée de l'Université du SI d'Octo Technology avait commencé sous les meilleurs auspices, le généticien Albert Jacquard invitant les participants à réfléchir à leur rapport aux autres, à « profiter de cette période de mutation pour mieux organiser les rencontres », et à abandonner notre culture de la compétition qui dresse les êtres humains les uns contre les autres : « A partir du moment où je veux faire quelque chose mieux que vous, je deviens incapable de vous rencontrer. » François Hisquin et Antoine Gourévitch ont pour leur part clos cette journée, dense en sessions techniques et stratégiques (cf. nos liens ci-dessous), en invitant les gens à examiner quatre scénarios d'avenir pour l'informatique, et à en distinguer aujourd'hui les signes précurseurs. Un avenir de fusions-acquisitions mettant les entreprises à la merci de trois géants Comme nous l'avait confié François Hisquin, cette dernière présentation de la journée était une gageure, car il s'agissait de rendre compte d'un atelier s'étant déroulé la veille, avec des DSI de grands groupes, tels que Generali, Axa, Thalès, Calyon, Danone, Carrefour... Toutefois, si les DSI ont en effet planché plusieurs heures sur le sujet, Octo et le BCG avaient largement préparé le terrain, mettant au point les quatre hypothèses. Dans la première hypothèse, nommée « Big is beautiful », Octo et le BCG imaginent que « le marché s'est consolidé autour de trois géants : IBM, Oracle et ATSys (fusion d'AT&T et d'Infosys) », qui se répartissent respectivement la finance, l'industrie et la high-tech. Du coup, tout est externalisé et le DSI n'est plus qu'un gestionnaire de contrats... pressuré. Exemple de clause : « Le client versera durant toute la durée du présent contrat une redevance égale à 5% de son chiffre d'affaires. Durant les 15 années suivant la rupture du présent contrat, le client versera au prestataire un dédit égal à 2% de son chiffre d'affaires. » Comme l'a souligné sur scène François Hisquin, les clients SAP, qui subissent actuellement la hausse de la maintenance, ont ri jaune à la lecture de ce scénario. AppStore et Green Detox : les scénarios les plus probables aux yeux des DSI [[page]] Le deuxième scénario, nommé « AppStore », imagine un monde déstructuré : les informaticiens peuvent faire fortune chez eux en inventant des logiciels, qu'ils proposent sur une plateforme en ligne née de la fusion de Google et d'Apple. De leur côté, les directions métier picorent les logiciels dont elles ont besoin sur cette plateforme, ou au pire composent des services à partir de ce qui y est proposé, réalisant « un système d'information à la demande ». Les offres de Google, Salesforce, et de bien d'autres en Saas (Software as a service, services applicatifs accessibles en ligne) préfigurent ce que cela pourrait devenir. Bien entendu, le poste de DSI n'est plus nécessaire dans cette configuration. Des mesures simples pour anticiper la taxation des ressources énergétiques Le troisième scénario présenté, « Green Detox », est apparemment celui qui a le plus fait réagir. Il imagine les conséquences d'une « guerre de l'eau » au Proche-Orient, ayant entraîné la décision de diviser par trois la consommation énergétique mondiale, et une politique de taxation drastique de l'IT. Dans cette hypothèse, « la recherche Google est taxée à 5$ » et tout le monde cherche le moyen d'écrire des programmes qui consomment le moins de ressources possibles. Ainsi, « SAP qui a sorti une version 'Logan' de son ERP prend des parts de marché »... De leur côté, les DSI mutualisent au maximum. Ceux qui ont planché sur le scénario l'ont apparemment jugé très plausible, puisque Antoine Gourévitch a rapporté que plusieurs ont fait part de leur décision de prendre des mesures proactives en matière de Green IT : inventorier les systèmes pour détecter ce qui est sous-utilisé, arrêter de refroidir les datacenters à moins de 20°C, placer des indicateurs sur les dépenses carbone... Le quatrième et dernier scénario, « Reboot », joue à se faire peur : « La généralisation d'un activisme anticapitaliste fait suite à la crise financière. Les virus 'Spoutnik' et 'Longue Marche' se sont combinés, ce qui a entraîné l'effacement de 30% des données des centres de calcul et empêché l'Internet de fonctionner pendant 8 semaines. » S'ensuivent faillites en série, réinternalisation des infrastructures IT pour plus de sécurité, résurgence des technologies propriétaires... Soit qu'il fasse trop peur, soit que les DSI s'estiment à l'abri, ce scénario n'a guère soulevé de commentaires. « L'incertitude doit être explorée, car elle est source d'opportunités » Si l'exercice peut paraître vain, il est en fait essentiel pour le développement à moyen et long terme des entreprises, ont fait valoir François Hisquin et Antoine Gourévitch. Pour le DG d'Octo Technology, une telle approche aurait peut-être permis à DEC de perdurer. En 1977, le dirigeant de Digital, Ken Olsen, expliquait qu'il ne voyait aucune raison pour que les gens aient un ordinateur chez eux. Comme le rappelle Luc de Brabandère, directeur associé de BCG et inventeur de la méthode, en préambule d'un document remis à tous les participants ce jour-là, « il est probable qu'aucun de ces scénarios ne se produise, car ce sont des caricatures de l'avenir ». Néanmoins, dit-il, cette incertitude doit « être considérée et explorée, car elle est source d'opportunités ». « En plus du ''probablement que'' qui mobilise vos réflexions quotidiennes, il faut faire de la place aux ''mais au fond si...'' qui vous aideront dans les décisions de demain à prendre dès aujourd'hui. » (...)
(18/06/2009 12:01:23)Pour le Gartner, la virtualisation est avant tout une affaire de management
Pour Philip Dawson, vice-président recherche au Gartner Group et spécialiste de la virtualisation, les grands utilisateurs, y compris les Français, sont passés de la phase d'interrogation à celle de l'action vis-à-vis de cette technologie. « 60% de nos clients, qui sont des grands comptes, ont déjà appliqué la virtualisation, sous une forme ou sous une autre. » Pour les PME, la problématique diffère. Leur taille ne leur permet pas de réaliser beaucoup d'économie d'échelle et leurs orientations technologiques dépendent plus des choix de leurs fournisseurs que de la technique elle-même. La consolidation ne se résume pas à la réduction du nombre de serveurs De passage à Paris, Philip Dawson a insisté sur la dimension architecturale et organisationnelle des changements qu'engendre la virtualisation. « C'est plus une affaire de management que de technique. » Pour lui, l'adoption de cette technologie se déroule en trois phases. La première, baptisée consolidation, ne consiste pas seulement à concentrer les serveurs sous-utilisés par le biais de machines virtuelles regroupées sur un nombre réduit de machines. Elle doit s'accompagner d'une remise à plat et d'une profonde réorganisation. "Regrouper une douzaine d'applications annexes sur une seule machine revient à rendre celle-ci critique pour le système d'information. De plus, aucun fournisseur ne vous dira qu'il faut en profiter pour se débarrasser des applications inutiles". Faire disparaître quelque 20% de la charge de traitement est aussi un facteur important dans l'optimisation qu'entraîne la virtualisation. La phase de consolidation est aussi le moment de repenser toutes les composantes du système d'information, en particulier le stockage. Au cours de cette période, les DSI doivent aussi commencer à développer une forme de "méta administration", à la fois requise et permise par la virtualisation. Il faut sans tarder mettre en place des outils de mesure, de contrôle de SLA (Service level agreement, niveau de service) et de gestion de la haute disponibilité. Cette reprise en main de l'architecture ouvre l'accès à la deuxième phase, celle de "l'agility", un anglicisme qui englobe à la fois les idées d'agilité et de souplesse. La possibilité de migrer à chaud des applications ouvre en effet des perspectives immenses en terme d'optimisation des ressources. La virtualisation est aussi affaire d'investissement Une fois les deux premières phases achevées, la DSI peut s'intéresser à l'informatique en cloud. Celle-ci dispose de tous les paramètres clés pour faire appel à des ressources ou à des services externes sans risque de pertes de contrôle. "Sous-traiter une partie de l'infrastructure ne doit surtout pas se traduire par une perte d'autonomie au niveau de l'architecture, précise Philip Dawson." Ne penser la virtualisation que comme une source d'économies est une erreur. "A chaque phase, il faut investir, insiste Philippe Dawson. Il faut bien comprendre que pour économiser au niveau des immobilisations, il faut consentir à investir une partie de ces économies dans l'exploitation." Sauf à vouloir se retrouver dans la situation antérieure à celle de la virtualisation du SI. En plus inextricable. (...)
(11/06/2009 11:40:44)Octo Technology : les méthodes agiles doivent se compléter par un coaching orienté « styles sociaux »
Savoir constituer des équipes projet est évidemment un facteur clé de la réussite du projet. Les méthodes agiles sont de plus en plus considérées comme un atout pour le bon déroulement des développements. Néanmoins, ajoute Jean-François Helie, consultant chez Octo Technology et membre de l'association Agile France, dans un entretien avec LeMondeInformatique.fr, il ne faut pas négliger l'importance des styles sociaux dans le coaching d'équipe. « Il s'agit d'expliquer comment il est possible de parvenir à un objectif (conception d'un logiciel, migration d'un système informatique...) plus rapidement et plus efficacement en identifiant, dès le début, les talents et les lacunes de ses coéquipiers, afin de les exploiter ou d'y pallier au mieux », explique Jean-François Helie. Cela ne vient pas en opposition aux méthodes agiles, mais en complément. Pour lui, les principes de l'agilité « ne servent à rien s'ils ne sont pas introduits au bon moment. Les imposer peut créer une réticence au changement, une déstabilisation (voire une déresponsabilisation) de l'équipe par rapport au projet et finalement un échec sur toute la ligne ou un retard dans la livraison du projet ». LeMondeInformatique.fr est partenaire média de l'Université du SI 2009 (les 1er et 2 juillet prochains), où Jean-François Helie développera son point de vue. (...)
(10/06/2009 14:31:03)Forrester IT Forum : l'informatique de demain doit être 'lean' et agile
Le 'Lean IT' a beau être un concept à la mode chez les fournisseurs pour continuer de vendre des produits en ces temps de crise économique, il n'en reste pas moins une idée à regarder attentivement. Plusieurs analystes de Forrester Research ont mis le sujet en valeur durant les trois jours de la conférence européenne du cabinet d'études, la semaine dernière à Berlin. L'idée du 'lean', "mince" en anglais, vient de l'industrie. Dit simplement, cela consiste à améliorer l'efficacité d'une chaîne de production, à réduire les efforts et dépenses inutiles et à instaurer une culture d'amélioration permanente. L'exemple le plus célèbre est celui de Toyota. A ses débuts, raconte John Rymer, vice-président et analyste principal, le fabricant d'automobiles japonais était allé voir Ford et General Motors, et avait conclu qu'il n'avait pas les moyens de s'offrir une organisation aussi complexe. Toyota a donc mis en place des processus plus simples. On connaît la suite de l'histoire. La stratégie lean convient à toute entreprise orientée services L'informatique, qui cherche à industrialiser ses processus, ne pouvait passer à côté du 'Lean'. D'autant, explique Alex Peters, analyste principal, que tout est aujourd'hui proposé sous forme de services. Or, dit-il, "les principes du Lean sont universels, ils s'appliquent à tous les services, et peuvent être mis en oeuvre dans tout type d'entreprise". Au sein des entreprises mêmes, une stratégie 'lean' peut viser deux grands domaines : la conception des applications et l'exécution de ces applications. Pour la partie conception, John Rymer et Dave West, analyste senior, se sont efforcés de démontrer que les principes du 'lean' pouvaient se combiner avec ceux des méthodes agiles afin d'accélérer la création des applications d'impliquer davantage les développeurs et les utilisateurs, et de minimiser les risques d'échec. Etre 'lean' et agile en 7 recommandations Les deux analystes ont expliqué n'en être qu'au début de leur réflexion sur le sujet. Néanmoins, ils ont déjà défini une tactique en 7 points : 1) constituer des équipes de développeurs talentueux (et les écouter) ; 2) adopter des outils et des plateformes adaptés à l'objectif ; 3) respecter les standards ; 4) suivre des processus 'lean' et agiles ; 5) s'appuyer sur l'Open Source ; 6) optimiser les environnements de déploiement ; 7) se concentrer sur les applications essentielles au métier et externaliser le reste. Certains conseils relèvent du pur bon sens. Certains peuvent entrer en contradiction avec la politique de l'entreprise. Le fait d'adopter des outils et/ou des plateformes spécifiques à un projet est généralement interdit : il faut suivre les recommandations édictées par un bureau d'études interne. Simplement, fait remarquer Dave West, "les architectes ne vivent pas nécessairement au même rythme" que les développeurs. Ce qui présente une certaine logique : se retrouver à gérer du java ici, du PHP là, du Ruby ici et du Python là simplement parce que tel ou tel développeur en a décidé ainsi à un moment T tournerait vite au cauchemar intégral. Donner "un certain degré de liberté" aux développeurs [[page]] John Rymer et Dave West reconnaissent cela, mais plaident pour "un certain degré de liberté", qui fera par exemple qu'une équipe projet pourra utiliser Spring ou Tomcat plutôt que le framework ou le serveur d'applications recommandé. Dave West précise aussi que les méthodes agiles minimisent le risque associé à ces dérogations pour ce qui a trait à la maintenance. Le développement par itérations engage en effet le développeur sur le long terme : le socle qu'il développe en premier doit être de qualité dans son propre intérêt, puisqu'il s'appuiera dessus pour délivrer au fur et à mesure du projet les fonctionnalités demandées. Le même principe de liberté et d'encadrement prévaut, pour Forrester, en ce qui concerne l'Open Source. Même dans les entreprises déclarant ne pas recourir aux logiciels libres, leur usage est courant, soulignent les analystes. Car les développeurs ont une tendance naturelle à rechercher l'efficacité - un principe du 'lean' - en utilisant des outils ou des briques Open Source. "Ne laissez pas les développeurs faire cela dans leur coin", avertit Dave West, qui encourage les entreprises à encadrer cette pratique pour en bénéficier tout en maîtrisant les risques. Eviter les logiciels aux fonctionnalités inutiles Un autre objectif du 'lean' dans la conception d'applications consiste à éviter les fonctionnalités inutiles. Tant pour les applications développées sur mesure (les méthodes agiles permettent d'ailleurs de raffiner les exigences au fur et à mesure) que pour les applications du commerce, dont les analystes ont dénoncé l'inflation des fonctionnalités, parlant de "bloatware" ("inflagiciel" ?). Alex Peters est revenu sur le sujet dans une autre session, qu'il a axée vers les responsables de production. Outre ce conseil, il a enjoint les entreprises à prendre des mesures simples, qui ne demandent pas de financement particulier. "Plutôt que de sur-optimiser votre système d'appels entrants pour la correction d'incidents, installez des équipements améliorant la qualité en amont." Une DSI bicéphale : un courtier en services et un fournisseur de services Le reste, estime Alex Peters, est affaire de transformation : pour lui, les DSI doivent s'organiser en fonction de la configuration des directions métier. "Faites correspondre votre portefeuille de services avec les profils de vos clients métier." Cette transformation exige une dichotomie de la DSI, avec d'un côté un "IT supply manager", autrement dit un fournisseur de services technologiques qui sera mis en compétition avec les services externes, et de l'autre côté un "demand broker", un courtier qui sélectionnera la bonne combinaison de services pour répondre aux besoins des directions métier. Toutes ces notions impliquent des révolutions culturelles pour lesquelles toutes les entreprises ne seront pas prêtes. Pour un manager décidé à s'inspirer du 'lean IT', la crise économique représente une belle opportunité, car qui dit 'lean' dit plus grande efficacité, moins de gâchis, et donc a priori plus de réduction des coûts. Toutefois, prévient Alex Peters, la stratégie 'lean' vise plus l'amélioration des processus que les économies : "lean n'est pas synonyme de skinny [maigre] !" (...)
(08/06/2009 16:00:14)Forrester IT Forum : Architectes et DSI doivent (davantage) penser business
Depuis toutes ces années où on parle d'alignement entre IT et business, et de rapprochement entre directions informatiques et directions métier, les DSI et architectes n'auraient-ils toujours rien compris ? En tout cas, même si le message est passé, deux analystes de Forrester ont choisi, au premier jour de l'IT Forum organisé par le cabinet à Berlin, d'enfoncer le clou, sous deux angles différents : la compréhension des enjeux business dans l'élaboration d'une architecture d'entreprise, et l'adoption d'un point de vue business pour calculer et démontrer la valeur de l'IT. En d'autres termes, il ne suffit pas d'avoir instauré, voire institutionnalisé un dialogue entre IT et direction générale, il faut aussi changer les façons de penser. Pour Jeff Scott, analyste senior, il est temps que les architectes d'entreprise acquièrent une vision métier, et passent de l'EA (architecture d'entreprise) à la BA (Business architecture). Le rôle des architectes est de définir le 'comment', dit-il, de parer à toutes les éventualités. Dans une perspective business, le rôle de l'architecte consiste plutôt à mettre en lumière certains éléments définissant le 'quoi' : ce que l'entreprise fait, ce qu'elle fera, ce qu'elle devrait faire... En conséquence, Jeff Scott invite les architectes à changer de point de vue, à lire des livres expliquant les différentes facettes de la gestion d'entreprise, et à commencer à appliquer ces préceptes sur le département informatique. « Après tout, fait remarquer Jeff Scott, c'est aussi une business unit, qui peut bénéficier de ces efforts. Et cela pourra vous servir à démontrer vos résultats lorsque vous irez voir votre PDG. » Une meilleure communication pour bien démontrer la valeur de l'IT pour le business Ce changement de point de vue était aussi au coeur de la démonstration de Bobby Cameron, vice-président et analyste principal de Forrester. Pour lui, si les gens du métier ne voient pas ou voient mal la valeur que l'informatique apporte, c'est avant tout à cause d'un problème de communication. Il faut, dit-il avec un sourire en coin, que les DSI acceptent de faire un peu de marketing, qu'ils se mettent à dire à chaque dirigeant métier ce que ce dernier souhaite entendre : qu'il créée de la valeur pour son business. La même initiative IT pouvant d'ailleurs être exploitée différemment selon les interlocuteurs : elle sera par exemple décrite comme une solution de réduction des coûts au département financier et comme un moyen de toucher de nouveaux clients au département des ventes. Pour communiquer de cette façon, conseille l'analyste, le mieux est d'insérer une dimension métier dans le portefeuille de gestion de projets, en indiquant pour chacun son impact potentiel sur le business. De là découlent de nouvelles métriques qui serviront à mesurer la valeur métier de ces projets IT. Lesquelles mesures, conclut Bobby Cameron, serviront à démontrer la valeur de l'IT, et à développer l'influence personnelle du DSI. (...)
(05/06/2009 15:27:01)CA Expo : coup de jeune sur les mainframes et cap sur le Lean IT
CA s'attelle à rajeunir l'image du mainframe pour attirer les jeunes talents vers ces environnements. La question est d'importance car une forte proportion des « mainframers » est sur le point de partir en retraite, alors que ces plateformes restent privilégiées pour les applications critiques. Sur CA Expo, qui a rassemblé hier, au Cnit de Paris-La Défense, les utilisateurs et partenaires de l'éditeur américain, celui-ci a déroulé sa stratégie Mainframe 2.0 annoncée fin 2008 à l'occasion de CA World. Son premier volet s'illustre par l'arrivée du logiciel Mainframe Software Management, dont l'interface graphique permet de s'affranchir des écrans noirs 3270. Cet outil va progressivement être intégré par CA à ses différents logiciels d'administration de systèmes. Il doit contribuer, en réduisant la complexité de gestion du mainframe, à faciliter le passage de témoin entre ancienne et nouvelle génération d'ingénieurs systèmes investis sur les environnements z/OS d'IBM. Dans les prochaines semaines, 45 applications mainframe de CA seront livrées avec le logiciel, sans surcoût. « L'objectif est d'arriver rapidement à 100 produits intégrant Mainframe Software Management », a précisé Patrick Bojko, directeur des ventes de solutions chez CA. De son côté, Réginald Harbeck, directeur produit pour la stratégie mainframe, a rappelé que CA supportait les nouvelles versions de z/OS le jour même de leur livraison par IBM, en égrenant au passage les qualités toujours d'actualité des mainframes : fiabilité, encombrement réduit comparé au service apporté, disponibilité maximale, optimisation de la consommation électrique, capacité d'héberger des centaines, voire des milliers de serveurs virtuels. Il a précisé que CA était prêt à supporter les plus récentes évolutions : processeurs zIIP, zAAP et IFL, Linux sur systèmes z, fonction HiperDispatch... et protocole IPv6, déjà utilisé par le gouvernement américain, l'un des clients de CA. « Lorsque vous y passerez, nous serons là. » Lean IT : supprimer l'inutile... [[page]] Sur CA Expo, le fournisseur a aussi mis l'accent sur le Lean IT, l'un des mots-clés de sa journée. Cette démarche vise à optimiser les processus de production de produits ou de services en les épurant de ce qui leur est inutile avec, en ligne de mire, un objectif d'une plus grande efficacité et donc de réduction des coûts. Pour l'éditeur, qui a lancé une offensive sur ce terrain en avril dernier, c'est l'occasion de rappeler à ses clients qu'il dispose au bas mot d'une dizaine d'applications oeuvrant dans le sens du 'Lean'. On les trouve réparties dans différentes gammes, tant gestion de la performance applicative que gestion des services, suivi des projets, gestion d'infrastructures et solutions de sécurité. La dernière version de CA Wily APM, par exemple, contribue à réduire les temps d'indisponibilité des applications critiques. L'éditeur cite aussi les nouvelles fonctions de CA Service Catalog qui permettent de rationaliser les transformations de processus. Toutefois, devoir acheter plusieurs produits pour atteindre la simplicité promise par la stratégie 'Lean' paraît antinomique : il y a encore du travail à faire de ce point de vue. Outre l'espace d'exposition et les sessions consacrées aux mainframes, une trentaine d'ateliers et conférences ont permis aux participants de CA Expo de faire un point sur les thèmes phares de l'éditeur, en particulier la gestion des identités et la gestion des infrastructures avec, cette année, un éclairage datacenter. Dans ce domaine, CA a annoncé hier l'acquisition d'une partie des logiciels de l'éditeur Cassatt Corporation. L'éditeur récupère ainsi une offre consacrée à l'automatisation et l'optimisation à base de règles des datacenters. (...)
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