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(06/10/2009 10:47:04)

Une start-up californienne installe des machines à récolter les appareils électroniques usagés

On connaissait déjà les bacs pour récupérer les piles et autres batteries. EcoATM lance désormais la machine à recycler les téléphones portables. En réalité, derrière son look de distributeur de billets, l'Automated eCycling Station est une machine à récolter les appareils électroniques usagés en vue de les réhabiliter ou de les recycler. Le propriétaire du téléphone mobile, du lecteur MP3 le glisse dans un emplacement prévu à cet effet et reçoit en échange un bon de réduction à faire valoir sur les produits du magasin dans lequel la station est installée. Pour calculer le montant de la remise et éditer le coupon idoine, le boîtier analyse immédiatement l'appareil électronique reçu et en vérifie l'état et les capacités de fonctionnement. Des éléments qui permettent d'évaluer sa valeur marchande. Une fois récupérés, les appareils partent dans un circuit de recyclage ou de réhabilitation. Pour l'instant, la station d'EcoATM est réservée aux magasins Furniture Mart dans le Nebraska. Mais à terme, la start-up californienne compte en installer aussi en Californie, au Texas, dans le Vermont et l'état de Washington, chez Furniture Mart mais aussi dans d'autres chaînes de magasins, y compris certains réseaux spécialisés dans la téléphonie mobile. Rien n'est pour l'instant prévu en dehors des Etats-Unis. (...)

(30/09/2009 17:30:12)

Classement annuel Greenpeace : Nokia toujours en tête et Apple en progrès

Greenpeace dévoile son nouveau classement annuel des entreprises électroniques éco-responsables, le Le Guide 2009 to greener electronics de Greenpeace guide to greener electronics. En tête, on retrouve l'immuable Nokia avec une note de 7,5 sur 10, suivi de près par Samsung avec 6,9 et Sony Ericsson avec 6,5. Le Finlandais doit son rang entre autres à sa campagne de récupération des mobiles usagés qui s'étend sur 84 pays, avec près de 5.000 points de collecte. Samsung et Sony Ericsson ont tous deux fait de nombreux efforts pour diminuer la présence de produits toxiques dans leurs produits. La dernière place du palmarès revient, encore et toujours, au fabricant de consoles Nintendo qui laisse les questionnaires de l'organisation écologiste désespérément sans réponse. Le Japonais qui n'obtient que 1,4 sur 10, est pointé du doigt en particulier à cause de ses émissions de gaz à effets de serre qui ne cessent d'augmenter. Apple, lui, a grimpé de la onzième à la neuvième place se plaçant juste sous la moyenne avec 4,9. La firme à la pomme qui s'affiche désormais comme une entreprise verte a surtout mis l'accent sur le retrait des substances dangereuses pour la santé. Il reste cependant plutôt médiocre dans la gestion de son énergie et de ses émissions de gaz à effet de serre. Greenpeace reconnait les efforts faits par HPpeint en lettres géantes « hazardous products » (produits dangereux) sur le toit du siège du géant californien, donnant ainsi un nouveau sens à ses initiales HP. Pour Iza Kruszewska, responsable de la campagne Greenpeace International's Toxics, les résultats globaux du classement sont désormais "encourageants". Elle considère néanmoins que "des géants de l'industrie comme Apple, Nokia et Microsoft doivent montrer la voie en terme de protection de l'environnement". Greenpeace publie ce Guide depuis août 2006 pour classer les plus grands fabricants d'électronique et d'informatique (18 en 2009) selon leur comportement vis à vis de l'environnement. Ce palmarès s'appuie sur trois grandes catégories de critères que les entreprises sont censées respecter : l' élimination des substances toxiques de leurs produits, la récupération et le recyclage de leurs machines en fin de vie, l'amélioration de leur politique d'entreprise et de leurs pratiques vis à vis du climat et de l'énergie. En 2009, Greenpeace a quelque peu renforcer sa grille de classement. Ainsi, le retrait des BFR et du plastique PVC sont réunis au sein d'un même critère mais de nouvelles substances toxiques à éliminer doivent être prises en compte (les phtalates, le beryllium et l'antimoine). Les constructeurs sont aussi notés sur l'utilisation de plastique recyclé dans leur gamme. Enfin, ils doivent afficher le décompte de leurs émissions de gaz à effet de serre et signaler leur niveau d'utilisation des énergies renouvelables. (...)

(28/09/2009 16:49:47)

Avob s'attaque à la consommation électrique des parcs informatiques

La jeune société Avob a décidé de s'attaquer à la consommation électrique des parcs informatiques avec un outil d'analyse, d'audit et d'optimisation de celle-ci. Des agents logiciels sont installés sur les postes de travail de l'entreprise pour en surveiller le comportement en matière de consommation électrique. De cette façon, chaque poste renvoie au logiciel serveur Energy Viewer ses paramètres de consommation électrique en mode actif et en mode veille, son état à l'instant où l'information est récoltée (en veille, en activité, taux d'utilisation de la puissance), etc. Cet outil s'appuie aussi sur les données Energy Star dans le cas où la machine est labellisée. Avob obtient ensuite une carte énergétique des postes avec un suivi quasiment en temps réel puisque, comme l'explique Pierre Duchesne, président-fondateur d'Avob, le logiciel scanne les machines toutes les 30 secondes. Une console permet aux administrateurs de surveiller les mesures et leur évolution en temps réel. Entre 10 et 15 jours sont nécessaires pour remonter une quantité d'informations suffisante à la réalisation d'un état des lieux énergétique actualisé du parc. L'analyse est faite sur plusieurs jours afin d'identifier d'éventuels pics ou chutes périodiques de la consommation. « En sortie d'audit, on peut définir des profils d'utilisateurs relatifs à la consommation énergétique, ajoute Pierre Duchesne. » Un audit du parc et des scénarios d'optimisation Avob propose ensuite l'intervention d'un de ses consultants durant deux à quatre semaines afin d'analyser l'ensemble des informations et de proposer plusieurs scénarios d'optimisation de la consommation énergétique (l'outil pourra agir directement, par exemple, sur la politique de mise en veille ou la gestion des processeurs, par exemple). Avob a ainsi promis une baisse de 75% de la consommation électrique de ses 2000 PC au Ministère de la culture. L'éditeur a mis en place ses outils sur ce parc qui engloutit sur une année quelque 1,1 GWh et 100 000 € de consommation électrique (et émet, de ce fait, 83 T de CO2). Résultat : il s'est aperçu que 70% des PC n'étaient pas éteints la nuit et la moitié le week-end. 90% des postes ont, par ailleurs, un temps de mise en veille d'écran supérieur à 20 minutes. Les contrats entre Avob et ses clients sont établis sur la base du ROI attendu et d'un taux de réduction de la consommation électrique sur lequel Avob s'engage financièrement. « Si nous promettons 70% de moins d'émissions de carbone à une entreprise et qu'elle n'atteint que 50%, nous subissons des pénalités », insiste Pierre Duchesne. Pour un parc de 1 000 à 5 000 PC, l'éditeur propose ses licences pour 25€ par PC et par an (avec un engagement sur un an) en garantissant un ROI inférieur à 6 mois. Créé au mois d'avril, Avob comptera bientôt 11 employés et dispose déjà d'un réseau d'une dizaine d'intégrateurs. Dès le départ, la jeune pousse a été accompagnée par trois professionnels présents sur le secteur IT depuis une vingtaine d'années. Les trois mentors ont également investi dans la société qui fait par ailleurs partie du programme BizSpark de Microsoft. (...)

(28/09/2009 16:35:01)

Apple affiche en détail son empreinte carbone

Apple monte le son autour de sa stratégie de développement durable. Le fabricant du MacBook et de l'iPhone vient de rénover l'espace qu'il consacre à ces questions sur son site Web. Il y livre notamment un rapport qui détaille les émissions de carbone de sa société, évaluées à 10,2 millions de tonnes. Les calculs d'Apple incluent les émissions provenant de la production de ses produits, de leur transport, de leur utilisation et de leur recyclage. Ils comprennent également les émissions produites par les implantations d'Apple (bureaux, boutiques, datacenters...) et les déplacements de ses collaborateurs. C'est l'utilisation des produits qui pèse le plus lourd : 53% des émissions de carbone. Derrière, 38% des émissions sont imputables à la production, 5% au transport, 3% aux implantations et 1% au recyclage. Apple fait remarquer que des constructeurs comme Dell et HP insistent beaucoup, dans leur communication, sur les actions qu'ils mènent dans leurs implantations (pour réduire l'éclairage ou mener des actions de recyclage dans les bureaux) et sur la production, alors que c'est l'utilisation des produits qui représentent l'impact le plus important (plus de 95%). Steve Jobs a écouté Al Gore qui siège au conseil d'administration d'Apple Epinglé à de nombreuses reprises par Greenpeace dans le passé (même s'il a aussi récolté quelques bons points, par exemple pour son MacBook Air), Apple souhaite grimper dans le classement publié chaque semestre par l'organisation dans son guide pour une électronique plus verte. Dans une interview à BusinessWeek, Steve Jobs, co-fondateur et patron d'Apple, reconnaît que les critiques de Greenpeace ont joué un rôle dans sa décision d'afficher davantage les actions de développement durable menées par sa société. Quand l'organisation a pointé l'utilisation de composantes toxiques dans ses produits, il s'est tourné vers Al Gore, prix Nobel de la paix pour son action de sensibilisation sur les changements climatiques. L'ancien vice-président des Etats-Unis, qui siège en effet au conseil d'administration d'Apple, lui aurait alors indiqué différents axes de communication. Egalement interrogé par BusinessWeek, Tim Cook, directeur général d'Apple, estime lui aussi que les entreprises se focalisent sur de faux problèmes. Pour réduire l'empreinte carbone, il faut se concentrer sur les produits. Or, concevoir et fabriquer des produits plus propres requiert de considérables efforts d'innovation. (...)

(25/09/2009 16:22:15)

Avec son ColorQube 9200, Xerox annonce une nouvelle tarification de la couleur

Cette semaine, Xerox a annoncé la disponibilité française de sa dernière imprimante multifonctions (MFP) ColorQube 9200 à encre solide. Il en a profité pour présenter le nouveau mode de facturation de l'impression couleur qui sera associé à cette gamme. Selon le constructeur, le coût de l'impression d'une page couleur représente entre 8 et 10 fois celui d'une page en noir et blanc, et ce depuis longtemps. Bien qu'il ait sans nul doute tiré quelques bénéfices de cette situation, face à une désaffection croissante vis à vis de l'impression couleur, Xerox a décidé de prendre les choses en main. Il facturera désormais les documents en fonction de leur densité de couleur. Une page avec un taux de 1,2 % de couleur coûtera à peu près le prix d'une page en noir et blanc, soit 0,007c. Pour un taux de 8% (65% des documents couleur selon Xerox), le tarif monte à 0,035c et au-delà jusqu'à 0,07c. Cette tarification va de pair avec des outils d'audit de l'activité d'impression des clients de Xerox. Il dispose de logiciels en ligne ou fournis sur une clé USB qui analysent le contenu d'un document pour le client. Mais il propose aussi, en direct et au travers de son réseau de revendeurs, un logiciel d'audit. XPEA qui scrute, durant trois à quatre semaines, tous les documents en couleur produits par l'entreprise. L'analyse ainsi réalisée du profil et de la typologie des impressions couleur est ensuite renvoyée vers Xerox aux Etats-Unis qui propose au client une structure tarifaire complètement personnalisée. Ces outils font partie de l'évolution de la stratégie de Xerox qui, à l'instar de HP avec sa division IPG (Imaging and printing group), souhaite augmenter la part des services dans son activité. Le constructeur argue en particulier de l'intérêt croissant pour les entreprises de gérer leur parc d'imprimantes, mais aussi leur production de papier de façon globale. Objectif : réduire les coûts et, en prime, l'empreinte écologique. Un accent mis sur l'ergonomie et l'écologie Les machines de la nouvelle gamme ColorQube 9200 peuvent être paramétrées avec trois vitesses (entre 30 et 85 ppm suivant le modèle), tout simplement définies dans une carte SIM, pour simplifier le travail des techniciens. L'imprimante a aussi été conçue de façon plus ergonomique que les modèles précédents. Les portes et compartiments internes à ouvrir en cas de panne ne peuvent plus provoquer d'éventuelles blessures. L'écran tactile propose aussi de petites vidéos en cas de panne, fort utiles pour retrouver le « bourrage papier » dans le labyrinthe intérieur de l'imprimante. Xerox a aussi fait évoluer nombre de paramètres pour réduire l'empreinte environnementale de son offre. Pour commencer, l'encre solide génère, par nature, moins de déchets puisqu'elle n'entre pas dans une cartouche. Qui plus est, elle est désormais moins toxique car en partie fabriquée à partir de soja et elle peut même être ingérée sans danger... même si ce n'est pas son objectif premier ! Selon le constructeur, le ColorQube 9200 réduit de 90% la quantité de déchets produits par rapport aux précédents MFP laser. Sur ces modèles, le fabricant a dénombré jusqu'à treize consommables qui obligent à en remplacer jusqu'à 200 sur quatre ans. Le ColorQube ne compte qu'un seul et unique consommable, à changer a priori une seule fois en quatre ans (250 000 pages). Enfin, le label Energy Star assure une réduction de la consommation énergétique et Xerox a évalué à 9% la réduction de consommation électrique par rapport à un modèle multifonction laser de la précédente génération. (...)

(23/09/2009 17:37:19)

IDF 2009 : Les nouveaux Xeon 5500 sont prêts plus tôt que prévu

Paul Otellini, président et CEO d'Intel, a profité de l'ouverture mardi à San Francisco de l'IDF (Intel Developer Forum) pour montrer ses premières galettes de silicium gravées avec un procédé 22 nm, deux fois plus fin que la plupart des puces actuelles. Résultat ? 2,9 milliards de transistors et 364 mégabits de mémoire SRAM sur un espace grand comme un ongle. Cette finesse de gravure arrivera avec la microarchitecture Sandy Bridge qui succèdera au couple Nehalem / Westmere d'ici fin 2011. En attendant de descendre à 15 nm en 2013. Mais, ça, c'est l'avenir. Le présent, c'est justement la deuxième génération de Nehalem pour serveurs, six mois après la première. Intel a annoncé qu'il allait passer sa nouvelle génération de Xeon 5500 (Nehalem) quadri-coeurs pour serveurs en production dès la fin 2009, et ce plus tôt que prévu. Les premiers systèmes équipés de ces puces devraient être disponibles au premier trimestre 2010. Les premiers Xeon 5500 (Nehalem) en 32 nm Contrairement aux premiers Nehalem pour serveurs conçus avec un procédé en 45 nm, les nouveaux Xeon 5500 exploitent un procédé de gravure plus fin, en 32 nm. Ils s'appuient sur la micro-architecture Westmere qui réduit, entre autres, les pertes de puissance électriques inhérentes aux processeurs (grâce à l'isolant high-K metal associé au procédé 32 nm dans ce cas) jusqu'à 30 fois par rapport aux premiers Nehalem en 45 nm. Westmere dispose par ailleurs du nouvel ensemble d'instructions Advanced Encryption Standard (AES) pour un cryptage/décryptage plus rapide des données. Comme leurs prédécesseurs, ces nouveaux Xeon 5500 exécutent deux threads (instructions élémentaires) par coeur soit jusqu'à 8 threads par cycle pour un quadri-coeurs. Le quatrième trimestre 2009 sera l'occasion d'autres sorties de produits pour Intel. Les processeurs de la gamme destinées aux machines de bureau et aux mobiles, Arrandale et Clarkdale, pour commencer. Les Clarkdake, équipés d'une puce graphique iGFX, entreront d'ailleurs aussi dans des serveurs d'entrée de gamme. Enfin, après des retards répétés, Intel va aussi proposer ses nouveaux Itanium appelés Tukwila début 2010. Leurs successeurs, les Poulson, conçus en 32 nm, devraient arriver deux ans plus tard. (...)

(22/09/2009 16:36:31)

IBM et Microsoft restent les marques les mieux valorisées du monde des TIC

IBM et Microsoft sont les deux marques du secteur IT les mieux valorisées au monde avec respectivement 59,9 Mds de dollars et 53,4 Mds de dollars. Elles apparaissent 2ème et 3ème du top 100 mondial, établi en 2009 par le cabinet Interbrand, juste derrière l'indétrônable Coca-Cola et ses 67,5 Mds de dollars de valorisation. Nokia, Google et Intel s'offrent les 5ème, 7ème et 9ème places. Sans boutique ni produit physique, Google a cette année encore connu la plus forte croissance de sa marque (estimée à 31,98 milliards de dollars) d'une année sur l'autre. Yahoo, la seule autre entreprise purement en ligne du classement, s'affiche bien loin sur la 64ème marche. Amazon et eBay sont respectivement 43ème et 46ème. HP, Cisco, Samsung et Apple se retrouvent dans les 20 premiers alors que le premier Européen du secteur n'émarge qu'en 27ème position. Sans surprise, il s'agit de l'Allemand SAP. Interbrand a par ailleurs relevé les noms de plusieurs entreprises des pays émergents qui pourraient s'imposer au niveau mondial. Et les TIC sont représentées par Lenovo en Chine et l'éditeur de sécurité Kaspersky Labs en Russie. Le poids croissant du développement n'apparaît pas encore dans l'IT Pour réaliser son classement de 100 entreprises, Interbrand chjoisit parmi les entreprises de ses bases marketing, celles qui ont un minimum de données financières publiques, qui réalisent au moins un tiers de leur CA en dehors de leur pays d'origine, qui jouent un rôle direct dans la décision d'achat des consommateurs, etc. Et ce sont finalement la santé financière de l'entreprise, le rôle que joue la marque dans la création de demande et le poids de celle-ci dans la valeur de l'entreprise (la part du CA global qui provient selon le cabinet de la marque, du logo, de l'image) qui lui valent sa position dans le palmarès. A noter qu'Interbrand insiste sur le poids croissant du développement durable dans la valeur des marques. La conscience grandissante des consommateurs et les réglementations sociales et environnementales pousseront les entreprises à intégrer ces dimensions dans leur stratégie. Et ce même si aujourd'hui, le rapport du cabinet n'en fait mention pour aucune marque du secteur IT, à l'exception de Xerox. (...)

(15/09/2009 17:19:03)

Web 2.0 et 'serious gaming' : 92 dossiers sélectionnés dans l'appel à projets

La secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, a présenté ce matin les résultats de l'appel à projets sur le Web 2.0 et le 'serious gaming' lancé le 27 mai dernier dans le cadre du plan de relance, avec la DGCIS (*). Sur 166 dossiers déposés pour le 'serious gaming', 48 ont été retenus et sur les 340 projets proposés autour du Web 2.0, 44 ont été sélectionnés. La majorité des dossiers proposés pour le 'serious gaming' concernait à part égale la conception d'outils et les logiciels de serious games proprement dits. 15% étaient consacrés à la réalisation de plateformes d'étude des usages. En toute logique, les sujets de l'enseignement et de la formation se sont taillé la part la plus importante (19%) juste devant la santé et la médecine (14%). Les 48 projets retenus représentent un budget total de 48 M€. Les demandes d'aides proviennent essentiellement de PME et vont de 184 k€ à 577 k€. Pour le Web 2.0, une quarantaine de projets concerne le développement de services Web innovants dans les systèmes d'information des entreprises et des administrations, et une dizaine d'autres s'intéresse à l'utilisation astucieuse des données publiques. Les candidats ont utilisé une imposante palette de sujets parmi lesquels les réseaux sociaux grand public, le Web sémantique, l'identité numérique, les mondes virtuels, la vie citoyenne, la musique ou le recrutement. Les aides demandées vont de 75 k€ à 800 k€. Un Donjons & Dragons pour enseigner les sciences Parmi les projets sélectionnés, Donjon et Radon, du studio Ad-Invaders, s'inspire du jeu de rôle Donjons & Dragons pour sensibiliser les plus jeunes aux sciences. Dans ce jeu, un élève qui veut se débarrasser d'un monstre en cuivre qui le menace, devra par exemple trouver l'acide susceptible de détruire son attaquant. Des codes-barres ou des puces RFID permettent aux objets physiques et aux objets du jeu d'interagir pour construire un univers virtuel en réalité augmentée. Outre Ad-Invaders, le laboratoire LIP6 de Paris 6, le rectorat de Créteil, un Think Tank de l'ENS et Microsoft participent à cette aventure. Autre sélectionné, Medi:kids de CCCP va chercher du côté des Pokémons pour accompagner les enfants hospitalisés lors de leur séjour dans l'établissement ou d'un parcours de soin traumatisant. Cet univers facilite par ailleurs la communication entre les enfants, leurs parents et les soignants. Deux PME valenciennoises et trois entités médicales participent au projet. Côté Web 2,0, Citypulse, proposé par la FING (Fédération Internet Nouvelle Génération), élargit le concept de la montre verte présentée avant l'été. La plateforme glane, pour les fédérer, les informations issues de différents capteurs de qualité de l'air, du niveau de bruit, d'émissions électromagnétiques ou autre, quelle que soit leur origine. Ces données, mises à disposition sur un mode libre et rendues anonymes, serviront à des cartographies de la pollution, par exemple, ou à la création de nouveaux services. Sur le sujet, la FING travaille entre autres avec le laboratoire Paragraphe/Situ de Paris 8, les entreprises FaberNovel et Xilabs, et l'opérateur SFR. NKM a rappelé qu'elle considérait ces deux appels à projet comme un point de départ, et non un point final. Ainsi, d'autres appels sont en cours ou ont eu lieu dans le domaine du numérique : Proxima Mobile, pour l'Internet mobile, clos le 14 septembre, et une commande publique autour du 'serious gaming' pour la formation des auto-entrepreneurs. « Et je compte bien utiliser l'ensemble de la liste des dossiers qui ont été déposés, a par ailleurs ajouté la ministre. Nous avons un vrai réservoir d'idées et de contacts. » Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, ces appels aident aussi à mieux mettre en avant le monde du numérique et ses particularités. Elle s'est ainsi réjouie d'avoir pu parler 'serious gaming' en conseil des Ministres... (*) Direction Générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services (...)

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