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Green IT
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(11/09/2009 12:39:27)
L'économie numérique française plaide sa cause devant les arbitres du Grand emprunt
Le Grand emprunt décidé par Nicolas Sarkozy suscite évidemment bien des convoitises dans les ministères et les différents secteurs de l'économie. A commencer par les acteurs du monde de l'informatique et du numérique, qui ont plaidé leur cause hier, jeudi 11 septembre, lors d'un séminaire organisé par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, à la Maison de la Chimie. De nombreux responsable politiques et représentants de l'industrie se sont efforcés de démontrer quel intérêt supérieur cela serait de leur confier de l'argent public pour l'investir dans les projets de NTIC qu'ils défendent, sous le regard amusé de Michel Rocard et d'Alain Juppé, qui président la Commission de réflexion sur les priorités stratégiques d'investissement et l'emprunt national. Même le Premier ministre François Fillon, en clôture de cette journée, les a appelés à « regarder de près les modalités de mobilisation des ressources de cet emprunt pour accélérer le déploiement du très haut débit sur notre territoire » [nous vous proposons en téléchargement ci-dessous des résumés et discours fournis par les services du ministère]. François Fillon : « Le numérique compte pour 40% des gains de productivité » Tous les acteurs de ce séminaire étaient d'accord pour convenir que l'investissement dans les grands projets de NTIC représente à la fois une nécessité, pour éviter d'élargir la fracture numérique, et un levier énorme pour la croissance et la compétitivité de l'économie française. « En Europe, le numérique est la source d'un quart de la croissance, a ainsi rappelé François Fillon. Il compte pour 40% des gains de productivité. » De même, en introduction de cette journée, Paul Hermelin a concaténé des chiffres de diverses sources pour affirmer ce potentiel. Disposant étrangement d'un temps de parole d'un quart d'heure sitôt après le discours de bienvenue de NKM, le directeur général de Capgemini a ainsi rappelé que « les TIC ont 3 fois plus d'impact sur la productivité que les investissements hors TIC », et qu'elles génèrent une grande proportion d'emplois indirects : « 20 Md€ investis dans les TIC génèrent environ 800 000 emplois. » Autre exemple : « Entre 1995 et 2006, la croissance de la productivité aux Etats-Unis a été de 50% supérieure à celle de l'Europe, et on estime que deux tiers de cet écart sont imputables aux TIC ». Un facteur essentiel à ce gain en productivité venant de l'accroissement des possibilités de communication : « Une augmentation de 10 points du taux de couverture haut-débit d'un pays augmente sa croissance économique de 1,3 point. » Malheureusement, le reste de l'intervention du DG de Capgemini s'apparentait davantage à de la réclame pour son groupe ; ainsi cet appel à renforcer les initiatives TIC du secteur public, où Capgemini, a expliqué Paul Hermelin, dispose déjà de nombreux contrats et de fortes compétences... Plusieurs autres acteurs de l'industrie n'ont pas hésité non plus à prêcher pour leur paroisse, allant parfois jusqu'à, sinon la désinformation, du moins une présentation fortement subjective de la réalité. On aura ainsi appris que Mandriva est « à peu près » la seule distribution Linux qui tienne la route sur le poste de travail. Novell et Ubuntu, notamment, apprécieront. Malgré cet aspect quasiment inévitable dans un tel séminaire avec tant d'intervenants, la journée a permis de dégager des axes de travail et quelques consensus, notamment sur le déploiement du très haut débit, qui est apparu comme la pierre angulaire des efforts à fournir. Une loi pour couvrir 100% de la population en très haut débit [[page]] Pour Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, qui présidait la première table ronde de la journée, il s'agit d'un chantier obligatoire : « En France, seuls 25 000 foyers français sont équipés de la fibre, contre 1,5 million en Europe. [...] On ne peut pas laisser la population et les PME de 80% du territoire ne pas bénéficier d'accès au très haut débit. » D'autant, comme l'a souligné le président de l'Association des maires de France, que le développement des services en ligne permettrait de pallier « la disparition des services publics dans certaines communes ». Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et rapporteur de la proposition de loi relative à la lutte contre la fracture numérique, a abondé, expliquant que l'objectif à terme était de couvrir 100% de la population en très haut débit, que ce soit au travers de la fibre optique, du satellite, des technologies sans fil de 4e génération... Une facture de 40 Md€ pour couvrir la France en très haut débit Or, comme l'a honnêtement rappelé Yves Le Mouel, président de la Fédération française des télécommunications (et donc représentant des opérateurs sur cette table ronde), l'investissement demandé représente « un saut quantique » par rapport au déploiement de l'ADSL (selon Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations -CDC, la facture pour le déploiement du haut débit se montait à 2 Md€, alors que celle du très haut débit devrait avoisiner les 40 Md€). Les opérateurs sont des entreprises privées, a indiqué Yves Le Mouel : ils ne seront donc prêts à relever ce défi que dans les zones d'une certaine densité urbaine, gage d'une rentabilité future de leurs investissements. Voilà pour la zone 1 (les grandes agglomérations, soit 5 millions de Français environ). Pour les zones 2 (villes de quelques milliers d'habitants) et 3 (le reste du territoire), il faudra, a-t-il expliqué, « faire preuve de beaucoup de lucidité ». Autrement dit, envisager « des investissements publics ou mixtes ». La CDC pourrait aider au financement d'opérateurs mutualisés dans les zones moyennement denses Jean-Ludovic Silicani, président de l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), a indiqué que cette dernière émettrait ses recommandations en la matière d'ici à la fin de l'année. Néanmoins, il appelle déjà les opérateurs à considérer les choses sous l'angle d'un déploiement sur l'ensemble du territoire, plutôt que d'une façon séquencée, en commençant par la zone 1 (et sous-entendu en repoussant les autres chantiers aux calendes grecques). Augustin de Romanet penche lui aussi pour une solution ne laissant aucune zone dans l'ombre. Fort de l'expérience de la CDC dans le financement du déploiement du haut débit, son DG estime qu'il faudrait « mener des opérations coup de poing » dans la zone 2, associant des opérateurs privés à la puissance publique. En effet, a-t-il expliqué, seule cette zone pose vraiment problème. La zone 1 est suffisamment dense pour laisser faire le marché et le jeu de la concurrence. Tandis que la zone 3 ne présentant qu'une « rentabilité socio-économique », il faudra obligatoirement une subvention des pouvoirs publics, voire un système de délégation comme celui mis en place pour l'ADSL, pour amener la fibre optique ou du très haut débit mobile. Michel Rocard : « Le Grand emprunt ne pourra pas l'être par son montant » [[page]] En zone 2 en revanche, les collectivités locales sont « trop riches pour recevoir des aides, mais trop pauvres pour investir elles-mêmes sur le long terme », a remarqué Augustin de Romanet. Il envisage donc, pour cette zone, une mutualisation entre opérateurs, « avec un éventuel concours de la puissance publique, afin d'éviter les doublons, et de favoriser la transparence financière ». Cela nécessiterait un petit sacrifice de la part des opérateurs, mais aurait le mérite, a-t-il dit, d'augmenter rapidement le nombre de clients potentiel pour des services en très haut débit : « la valeur d'un réseau est égale au carré du nombre de ses membres ». Un Plan Cloud computing pour remplacer le Plan Calcul ? Par comparaison, la deuxième table ronde, consacrée aux logiciels et services, a paru plus faiblarde. Même si Marc Simoncini, PDG de Meetic, a mis les pieds dans le plat dès le début en disant qu'il ne servait à rien de réfléchir à de nouvelles infrastructures si on n'y associait pas des services, de préférence offerts par des sociétés hexagonales. « Si le gouvernement aide le très haut débit pour que Google ait plus de trafic, qu'eBay vende plus d'armoires et Amazon de livres, cela a peu d'intérêt. » Pour lui, le Grand emprunt devrait venir renforcer les actions déjà en place pour favoriser la création d'entreprises et l'innovation. Mais sur quels sujets ? Didier Lamouche, PDG de Bull, qui se disait fier que son entreprise ne soit plus associée au Plan calcul (lancé par le Général de Gaulle pour assurer l'indépendance informatique de la France et de l'Europe) mais à des serveurs de pointe, a illico proposé un projet d'implantation de centraux informatiques en Europe... pour assurer son indépendance informatique dans le monde du cloud computing. Président du pôle de compétitivité Cap Digital, Henri Verdier a intelligemment complété cette table ronde, en expliquant que les acteurs français avaient tout intérêt à s'orienter vers des services et des technologies « où il n'y a pas encore de position inexpugnable », des domaines en devenir comme l'Internet mobile, l'Internet des objets, les technologies vertes, la e-santé, les transports intelligents... Le Grand emprunt favorisera les projets ayant une dimension développement durable Face à tous ces projets et ces velléités de recevoir des subsides publics, Alain Juppé et Michel Rocard se sont employés à rafraîchir les ardeurs et temporiser. « Le Grand emprunt ne pourra pas l'être par son montant, car les finances publiques ne le supporteraient pas », a ainsi expliqué l'ancien Premier ministre socialiste. En outre, il devra « être unique, non répétitif », car cela « créerait une dérive catastrophique ». Autrement dit, même si Michel Rocard reconnaît qu'il faut essayer de réparer les dégâts causés par « une gestion à l'économie depuis 15 ans » sur l'innovation, il a précisé qu'il y avait « une concurrence sérieuse » et donc pas d'argent pour tout le monde. Le système éducatif français, par exemple, pourrait bénéficier de subsides : « Il faut relancer le savoir en France, sortir les universités de leur médiocrité. » Autre concurrent important : tout ce qui a trait à la « croissance verte ». Comme l'a souligné Alain Juppé : « Il faut stimuler la croissance, mais une croissance différente. Faut-il l'appeler verte ? Durable ? Sobre ? » En tout cas, l'ancien Premier ministre a indiqué que pour être éligibles, les projets présentés à la Commission devraient prendre en compte cette dimension. Or, a-t-il ajouté, « le numérique est au coeur du débat : vous avez toutes vos chances ». Lui non plus n'a pas voulu donner d'indications sur le montant de l'Emprunt. Il a toutefois précisé que s'il devait consacrer 35 ou 40 Md€ à la couverture totale du territoire en très haut débit, il ne resterait plus grand-chose de l'Emprunt... (...)
(10/09/2009 15:33:15)Christine Lagarde veut associer TIC et développement durable
Sous l'inspiration d'un rapport remis par Pascal Faure, vice-président du CGIET (Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies), Christine Lagarde, ministre de l'Economie, a préconisé mardi dernier plusieurs axes d'action pour favoriser la prise en compte, par ses services, des technologies numériques dans le développement durable. Ces déclarations ont été faites deux jours avant la tenue, ce jeudi 10 septembre, du séminaire organisé par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'économie numérique, sur le thème « Numérique : investir aujourd'hui pour la croissance de demain », au cours duquel intervient notamment Christian Estrosi, ministre chargé de l'Industrie. Réalisé sous la présidence de Michel Petit, ingénieur général des Mines, le rapport remis au ministère de l'Economie et de l'Industrie insiste sur la nécessité de favoriser la R&D autour des systèmes électroniques à basse consommation et de renforcer les usages des TIC, par exemple dans les réseaux électriques 'intelligents'. En s'appuyant sur ces propositions, Christine Lagarde et Christian Estrosi demandent que l'apport du numérique au développement durable soit pris en compte dans la sélection des programmes d'aide à la R&D technologique de leur ministère (programmes Eureka ou suivis par les pôles de compétitivité). Un effort particulier sera mis sur la conception conjointe matériel/logiciel des systèmes embarqués. Insérer l'éco-conception dans la formation initiale L'utilisation des TIC pour le développement de solutions 'éco-responsables' sera aussi favorisée dans le cadre du programme Cap'Tronic. Rappelons que ce dernier vise à améliorer la compétitivité des PME par l'intégration de solutions électroniques dans leurs produits. Il est aussi question d'optimiser la chaîne logistique par le recours aux technologies RFID. Un volet 'formation initiale' prévoit par ailleurs que les futurs ingénieurs du numérique soient sensibilisés à ces thématiques d'éco-conception, telles que l'efficacité énergétique ou la co-conception matériel/logiciel. Les deux ministres demandent aux Ecoles des Mines et de l'Institut Télécom d'intégrer ces notions dès 2010. Le dernier point évoqué concerne les centres de calcul du futur, dans la perspective du développement du cloud computing. Les services du ministère de l'Economie devront présenter, d'ici fin janvier 2010, des propositions sur le développement de ces centres. (...)
(09/09/2009 12:58:00)MonExTel propose une réutilisation durable des téléphones mobiles
La jeune pousse française Recommerce Solutions incubée par l'Institut Télécom, accompagnée par la start up Tic Ethic, a mis au point le système MonExTel pour donner une deuxième vie aux mobiles (mise à jour). Il suffit à l'internaute d'enregistrer son mobile sur le site pour en connaître la valeur, pour faire bénéficier une association des fruits de cette vente et d'envoyer sans frais son téléphone vers un circuit de réutilisation qui emploie des personnes handicapées. Modèle économique durable, réduction de l'impact environnemental et accompagnement social, tous les ingrédients du green IT sont là. Et la démarche s'applique aussi bien aux entreprises qu'aux particuliers. L'internaute qui souhaite se débarrasser de son portable sans le jeter à la poubelle, ni le voir partir dans des circuits de recyclage qu'il ne maîtrise pas, commence par saisir les caractéristiques sur le site MonExTel. Un moteur de calcul établit alors la valeur de reprise de l'appareil. « Cette technologie de Real-Time Pricing, explique Benoît Varin, gérant de Tic Ethic et fondateur de MonExTel, analyse de manière automatique les transactions effectuées sur les différentes places de marché C2C comme eBay et B2B. Une approche sémantique permet d'identifier les spécificités de chaque vente et le prix d'un même modèle peut varier sensiblement en fonction d'une multitude de facteurs tels que l'état, la garantie, les accessoires fournis, le 'désimlockage' éventuel, etc. » « Favoriser le réemploi des téléphones et rendre facile le geste de renvoi du produit » Les téléphones sont vendus au prix ainsi déterminé à des boutiques d'occasion, à des associations d'insertion ou encore à des pays en développement en particulier en Afrique. Le produit de la vente est presque totalement reversé à l'association préalablement choisie par l'internaute parmi celles proposées par MonExTel. L'autre partie de la somme sert à rembourser les frais de fonctionnement et de logistique de la jeune pousse. Les associations inscrites (une dizaine actuellement) sont sélectionnées pour leurs actions environnementales, sociales, humanitaires, etc. Le propriétaire du mobile reçoit ensuite rapidement une enveloppe pré-affranchie (il peut aussi imprimer un bordereau d'affranchissement) dans laquelle il glisse le mobile sans autre frais avant de le renvoyer. Le matériel arrive alors dans un atelier de tri (recyclage ou réemploi) qui n'emploie que du personnel handicapé. Bien sur, conformément à la directive européenne sur les DEEE (déchets d'équipements électriques et électroniques), les distributeurs de produits électroniques ont l'obligation de reprendre, pour le compte des fabricants, les anciens mobiles lors d'un nouvel achat. Mais Benoît Varin rappelle que rien ne leur impose d'envoyer les produits vers un circuit de réutilisation. « Notre initiative vise justement à favoriser le réemploi de téléphones portables usagés, explique-t-il, mais aussi à rendre facile le geste de renvoi d'un produit. » Le principe (rachat de téléphone, envoi de dons aux associations, etc.) existe déjà par exemple sur le site « mobile-recyclage »mais il s'appuie généralement sur des points de collecte physiques, obligeant le propriétaire du téléphone à s'y rendre. « Au sein de Tic Ethic, nous développons cinq ou six autres projets dans les mêmes domaines de déchets électroniques, raconte Benoît Varin. Nous en étudions tous les enjeux juridiques, économiques, techniques, organisationnels et autres. » L'entreprise, créée en 2005, a développé une expertise du sujet qui lui vaut d'être consultée par l'Ademe, le Programme des Nations-Unies pour l'environnement (PNUE), et même de piloter pour l'Unesco un programme concernant le recyclage des PC. (...)
(28/08/2009 16:21:18)Une première explication 'off' d'Apple pour les iPhone fissurés
Selon une source proche d'Apple, les iPhone et iPod Touch aux écrans mystérieusement fissurés seraient simplement des appareils fragilisés par une précédente chute sur le sol. Aucun dégât n'apparaîtrait à l'oeil nu mais les mises sous tension successives ou une utilisation intensive avec une forte chauffe des circuits, de l'antenne et de la batterie suffirait à endommager l'écran sans cause apparente. Une première réponse non officielle qui devrait être confirmée après l'analyse des appareils incriminés. Reste que cette faiblesse a posteriori sur des produits en vente depuis deux ans reste fort curieuse et n'exclut pas totalement la piste des modifications effectuées pour se mettre en conformité avec les recommandations de Greenpeace. Enfin, on attend toujours le premier communiqué du constructeur sur la question pour connaître la prise en charge des dégâts et les mesures envisagées pour renforcer le smartphone et le baladeur tactile maison. Rappelons enfin qu'Apple devrait présenter ses nouveaux iPod le 9 septembre qui devraient intégrer pour la première fois un capteur photo. Espérons que le nouvel iPod Touch v3 sera lui débarrassé de cette faiblesse et résistera mieux aux chutes. (...)
(27/08/2009 12:58:04)Et si le retrait de certaines substances toxiques était à l'origine des explosions d'iPhone?
Alors que le nombre d'écrans d'iPhone craquelés à la suite d'une supposée explosion ne cesse d'augmenter et qu'Apple se complait dans un silence coupable, les raisons qui expliqueraient ces mystérieux accidents se multiplient. Batterie explosive ? Ecran trop fin ? Coque fragile ? Surchauffe solaire ? Et si finalement, il fallait plutôt chercher du côté des efforts réalisés par Apple pour satisfaire les lobbies écologistes? Régulièrement épinglé par le Guide pour une high-tech responsable de Greenpeace sur l'usage de Polychlorure de vinyle (PVC) et de retardateurs de flamme bromés (RFB) dans la fabrication de son smartphone, Apple a fini par réagir. Par la voix de son charismatique président Steve Jobs, il avait annoncé en mai 2007 que fin 2008 ses produits n'utiliseraient plus de tels produits toxiques pour la fabrication des circuits flexibles ou la protection de l'antenne intégrée (jusqu'à 10% du poids de l'iPhone). Une page web du site d'Apple recense d'ailleurs les produits toxiques supprimés dans la fabrication des produits de la marque. Apple a supprimé les produits toxiques qui empechaient la surchauffe Seul problème, le rôle des RFB consiste à prévenir la combustion des plastiques en cas de surchauffe. Et on ne sait pas quel substitut Apple utilise aujourd'hui pour protéger les composants électroniques des derniers iPhone de tels risques. Les explosions constatées récemment ne sont-elles pas liées à la disparition des RFB et à l'utilisation d'un matériel certes moins toxique mais également moins efficace ? Récemment pointé du doigt par Greenpeace pour son insistance à utiliser des retardateurs de flamme bromés dans ses produits, HP avait indiqué qu'il n'y avait pas à ce jour de solution de rechange suffisamment efficace pour remplacer ce produit toxique ... Alors les nombreuses casses spontanées d'écrans d'iPhone en France sont-elles dues à une mauvaise conception dictée par des impératifs environnementaux mal maîtrisés ? A trop vouloir devenir green, Apple a-t-il négligé la sécurité des ses clients ? (...)
(26/08/2009 16:07:39)Le Magny-Cours d'AMD doublera la puissance d'un Istanbul sans consommer plus
En ouverture du salon Hot Chips consacré aux processeurs qui s'est tenu du 23 au 25 août à Stanford en Californie, l'ambiance est sans surprise aux économies d'énergie. Et comme son grand rival Intel, AMD a donné un peu plus de détails à ce sujet sur son futur processeur Magny-Cours dont il confirme le lancement début 2010. Gravé en 45 nm, il intégrera deux hexacoeurs Istanbul sur la même tranche de silicium reliés entre eux par quatre liens Hypertransport. La mémoire cache de niveau 3 de ces Magny-Cours se montera à un total de 12 Mo, soit le double de celle d'un Istanbul. Chaque coeur sera doté de 512 ko de cache de niveau 2. Cependant, ces dodécacoeurs ne devraient pas consommer plus d'énergie que leurs ancêtres hexacoeurs. AMD explique ce tour de force par une diminution de la fréquence et une meilleure gestion de l'énergie sans, toutefois, donner plus de détails sur ces deux éléments. Enfin, le fabricant de puces a profité de l'événement pour rappeler qu'il préparait une nouvelle architecture X86 au nom de code évocateur de Bulldozer, utilisant cette fois une finesse de gravure de 32 nm. Prévue pour 2011, elle donnera entre autre naissance à des puces dotées de 16 coeurs. (...)
(26/08/2009 14:46:12)Deux antennes Orange interdites de cité dans le 13e arrondissement de Paris
Orange peut remballer les deux antennes relais de 2 mètres de haut qu'il prévoyait d'ériger sur un immeuble de l'avenue d'Italie dans le 13e arrondissement de Paris, selon France Info. Avant même que l'opérateur ait commencé à les installer, le Tribunal de grande instance de Créteil a tranché en faveur de deux citoyens qui s'inquiétaient de la prochaine édification d'antennes sur la toiture d'un immeuble parisien, à moins de 15 mètres de leur chambre alors que la loi préconise un périmètre de sécurité de 100 mètres minimum. Ce n'est pas la première fois qu'un tribunal se prononce en défaveur des antennes relais déployées par les opérateurs sur le territoire français, l'Etat préférant appliquer le principe de prévention, et ce même en l'absence d'études scientifiques probantes. Ce jugement sort néanmoins du lot car c'est la première fois qu'un Tribunal rend une décision aussi rapidement à ce sujet. Autre fait marquant, l'antenne concernée ne devait pas être placée à proximité d'une école ou d'un lieu public. Enfin, c'est aussi une première dans la Capitale. Si Orange passe outre le jugement, il devra verser une amende de 5 000 € par jour à compter du début de l'infraction. L'opérateur a décidé de faire appel. (...)
(26/08/2009 12:21:05)Intel veut entrer dans les smartphones dès 2010 avec Moorestown
A l'occasion de la conférence Hot Chips qui s'est déroulée du 23 au 25 août à l'université de Stanford en Californie, Intel a donné quelques précisions sur les fonctions d'économie d'énergie des prochaines moutures de ses puces Atom. Objectif avoué : proposer rapidement une version suffisamment petite et économe pour s'intégrer dans un smartphone. Il y a quelques semaines, des rumeurs laissaient encore entendre que le fondeur ne s'intéresserait pas à ce marché, dominé par ARM, avant 2011 et la sortie de son Medfield. Finalement, c'est Moorestown, dont la sortie est prévue en 2010, qu'Intel présente désormais comme une puce spécifiquement conçue pour les smartphones et les MID (Media Internet Device). Selon Rajesh Patel, architecte principal du system-on-a-chip (SOC) Lincroft chez Intel, la puce pourrait consommer moitié moins d'énergie en mode actif que ses prédécesseurs et près de 50 fois moins en mode inactif. « Nous nous sommes concentrés sur le mode inactif des smartphones, détaille l'architecte, car c'est l'état dans lequel ces mobiles se trouvent le plus souvent. » La puce sera, par ailleurs, deux fois plus petite que les précédents Atom. Quasiment tous les composants peuvent être désactivés individuellement Moorestown comprend l'Atom au nom de code Lincroft et son chipset au nom de code Langwell. Lincroft est un SOC qui regroupe sur une même puce un accélérateur graphique 2D/3D, un contrôleur mémoire et d'autres composants. Avec ce type de puces, quand le smartphone n'est pas utilisé, le processeur peut être presque complètement désactivé. Le SOC est en effet divisé en plusieurs « îlots » de consommation électrique dans chacun desquels, comme l'explique Rajesh Patel, « quasiment tous les composants peuvent être désactivés individuellement lorsqu'ils ne sont pas utilisés pendant un certain temps. » Seuls les éléments destinés à réveiller le processeur restent actifs. Intel ne donne d'ailleurs aucune information concernant le temps nécessaire à ce retour « à la vie. » Moorestown est aussi capable de réduire sa vitesse d'horloge jusqu'à des seuils prédéfinis en fonction de l'usage du périphérique qu'il anime. Enfin, Moorestown utilise la technologie en 45 nm avec l'isolant « high-K metal gate ». Ce processus permet de réduire la taille de l'Atom par une gravure plus fine mais il réduit aussi la consommation énergétique en empêchant les déperditions électriques dans le processeur. (...)
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