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Green IT
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(17/06/2009 18:01:38)
Energy Star renforcé pour les équipements informatiques au 1er juillet
Les ordinateurs, photocopieurs et imprimantes devront se conformer à une norme Energy Star plus exigeante à partir du 1er juillet prochain. Un accord vient d'être signé dans ce sens entre la Commission européenne et l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (EPA), gardienne du standard. La mise en application de ces nouvelles spécifications pour les équipements informatiques de bureau ou pour la maison devraient induire, selon les organismes concernés, des économies d'énergie de près de 22 TW/h sur les 4 à 6 ans de durée de vie des produits - soit environ la consommation annuelle de l'Irlande selon la Commission. Les ordinateurs devraient représenter 18 de ces 22 TW/h. D'ores et déjà, 70 PC, 43 portables et tablettes, 18 photocopieurs, 32 imprimantes, 19 scanners et 14 fax ont déjà reçu le label. Energy Star est un programme, né en 1992, d'identification et de labellisation de l'efficacité énergétique des équipements de bureau. Il s'est intéressé tardivement à l'informatique et ne tient compte des serveurs que depuis mai 2009. Il inclura bientôt le stockage et les consoles de jeu. (...)
(16/06/2009 19:26:21)Bull propose un système HPC conçu pour la simulation
Le système HPC bullx annoncé aujourd'hui par Bull s'adresse à la clientèle bien particulière des entreprises friandes de simulation numérique. Ce type d'applications particulièrement complexe simule la réalité pour mieux la comprendre et est insatiable en ce qui concerne la puissance machine. Les utilisateurs potentiels sont aussi bien les industries automobile, l'aéronautique, l'exploration pétrolière, les finances, le nucléaire, les laboratoires scientifiques, la médecine, la climatologie, la défense, etc. La clientèle ne manque pas et son besoin en puissance est toujours croissant. « Un supercalculateur qui n'est pas utilisé aujourd'hui, ça n'existe pas, » insiste Fabio Gallo, responsable HPC de Bull. Après avoir examiné de près les besoins de ses clients, le constructeur français a opté pour des clusters Xeon 5500 qu'il a poussés dans leurs derniers retranchements. « Aucun compromis », selon Bull. Tous les moyens ont aussi été utilisés pour donner au système une performance énergétique optimale.
Bull a veillé aux exigences de ses clients HPC
Pour concevoir bullx en allant au-delà de la seule puissance, Bull a identifié une série de besoins auprès de ses clients. Pour commencer, ceux-ci veulent que le système soit capable d'une performance soutenue tout au long de l'exécution d'une application et pas uniquement d'une performance de crête, obtenue uniquement dans certaines conditions. Les entreprises sont aussi attachées à l'efficacité énergétique. Inutile de préciser que l'enveloppe énergétique d'un supercalculateur n'échappe pas à la forte croissance qui frappe toutes les infrastructures serveurs. De fait, pas question de gâcher le moindre watt.
Autre exigence des clients Bull dans le HPC, la protection de leur investissement. De telles infrastructures de supercalcul ne se changent pas tous les deux ans. Les technologies mises en place doivent donc être les plus avancées du moment. Les industriels et les laboratoires ont aussi interpellé le constructeur sur l'utilisation de technologies spécialisées pour l'accélération du calcul technico-scientifique. La performance des processeurs graphiques est ainsi désormais considérée comme intéressante d'autant qu'elle n'augmente que très peu la consommation électrique de l'ensemble du système. « Mais la facilité d'utilisation dans ces systèmes HPC n'était pas leur point fort, et nous devions travailler sur le sujet », précise Fabio Gallo. Enfin, tous les clients concernés ont exigé de Bull pour leur supercalculateur, la facilité d'installation, d'utilisation et de gestion, ainsi que la fiabilité.
Des lames purement Xeon 5500 et des lames avec GPU
« Nous avons donc tout simplement développé une nouvelle architecture, raconte Fabio Gallo. Elle est exclusivement conçue pour la simulation numérique, et de ce fait, elle est sans compromis. » Bull n'a pas souhaité faire de concession au supercalcul et à l'optimisation de la puissance pour garder une configuration qui pourrait servir à d'autres utilisations que la simulation. « Si on se frotte à l'optimisation de la performance, il faut une architecture idoine du système de mémoire, il faut utiliser le chipset le plus performant. A tout moment de la conception du système, nous avons gardé en tête la performance applicative et l'élimination de tous les goulets d'étranglement qu'elle implique. »
Les lames de bullx s'appuient sur l'architecture de processeur Xeon 5500 d'Intel (ex Nehalem). Mais Bull a donc choisi les puces les plus rapides de la gamme produites par Intel. « Nous avons aussi opté pour l'architecture mémoire la plus performante possible pour les noeuds, détaille Fabio Gallo. Nous installons des Xeon 5500 avec le nombre maximum de canaux de mémoire, c'est à dire 3 par processeur, et avec 2 barrettes par canal. » Mais l'innovation principale du système réside dans le mélange, dans les mêmes armoires, de lames traditionnelles contenant uniquement des Xeon 5500 avec des lames spécialisées intégrant à la fois le processeur d'Intel et un GPU (Graphical processor unit) Nvidia. « L'intégration des deux parties peut être le point qualifiant du système », insiste Fabio Gallo. Il s'agit en effet pour l'entreprise utilisatrice du système de trouver le bon point d'équilibre en fonction de ses applications. Les processeurs graphiques sont connectés via une interface PCI Express et l'architecture des lames est conçue pour que la bande passante entre les deux puces, standard et graphique, soit maximale. « Normalement, il n'y a qu'un chipset pour le serveur, et les deux processeurs bisockets utilisent le même, détaille Fabio Gallo. Pour nos lames spécialisées, nous utilisons deux chipsets pour que chaque processeur ait un accès dédié vers l'accélérateur. »
Le commutateur Infiniband directement dans le fond de panier
Comme toute médaille a son revers, ce type d'architecture totalement nouvelle implique pour être utilisé au mieux la mise au point de nouvelles applications spécifiques ou le portage des anciennes. « Sur les lames accélérées, nous travaillons depuis un an au portage et à l'optimisation des applications avec nos clients, confirme Fabio Gallo. Pour certaines applications bien structurées, nous pouvons obtenir un facteur d'accélération de 10. Il faut identifier les parties de code qui se prêtent à ce type d'accélération, ensuite il faut procéder à leur portage et à leur compilation avec des méthodes légèrement différentes sur l'accélérateur. »
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Bull propose un système HPC conçu pour la simulation
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Le choix des processeurs n'est pas la seule amélioration du système. Ainsi, le commutateur Infiniband est-il intégré directement dans le fond de panier et non pas installé en tant qu'élément isolé. Un moyen évident d'économiser de l'espace et de limiter le câblage, mais pas seulement. Les performances devraient là encore être au rendez-vous, et également améliorées. Pour commencer, la distance entre le commutateur et les serveurs est réduite. « Les réseaux très haut débit sont aussi très sensibles au rayon de courbure des câbles, rappelle Fabio Gallo. Si une intervention doit avoir lieu sur le système, leur manipulation peut avoir un impact sur la fiabilité. » Le réseau Infiniband est utilisé en mode QDR (Quad Data Rate), le plus performant actuellement disponible.
La suite d'administration s'appuie sur des briques libres
Enfin, avec un système aussi complexe, une suite d'administration s'imposait. Bull en a mis une au point qui s'appuie en majorité sur des composants libres. Cet outil réduit la complexité du cluster en proposant un point de contrôle unique pour le matériel. La base d'inventaire Cluster DB recense tous les composants du cluster et identifie précisément, en cas de problème, quel câble ou quelle barrette mémoire sont concernés.
Au final, chaque châssis (7U) contenant 18 lames bullx peut atteindre près de 1,7 Tflops. Dans chaque châssis, on compte une rangée de 8 lames et une rangée de 10 dont les commutateurs, les écrans, les ventilateurs. « Le nombre de 18 n'a pas été choisi au hasard, précise d'ailleurs Fabrice Gallo. Le commutateur Infiniband QDR dispose de 36 ports, soit 18 entrées et 18 sorties. » Là encore, il s'git d'optimiser. Chaque armoire (42U) peut accueillir jusqu'à 6 châssis et représentera une puissance totale d'environ 10 Tflops.
Une porte de refroidissement à l'eau
Economie et écologie obligent, de telles configurations, aussi puissantes, ne se conçoivent plus sans optimiser la consommation électrique et la gestion thermique. Pour limiter à la fois la dissipation de chaleur et éviter les systèmes de climatisation chers et consommateurs d'énergie, Bull, comme IBM l'a déjà fait, remet au goût du jour les systèmes de refroidissement à eau. Il installe des portes à eau à l'arrière des armoires (qui consomment jusqu'à 40 kW). La chaleur est absorbée par ces portes et est transmise par un fluide. Ces cloisons intègrent par ailleurs des capteurs et des systèmes de contrôle qui permettent aux ventilateurs de marcher ou pas. Ce sont eux qui renvoient l'air dans la salle à la même température que lorsqu'il est entré. Les ventilateurs servent à garantir que le flux d'air ne soit pas interrompu. Selon le constructeur français, ces éléments installés directement sur les systèmes sont, par essence, bien plus ciblés que le refroidissement complet de la salle qui héberge l'infrastructure. Un ciblage qui se traduirait par une efficacité accrue de près de 75% et une économie d'énergie augmentée d'autant. Par ailleurs, le système devrait pouvoir supporter une température de ... 35°C. L'absence de panne reste à prouver, dans ce cas.
Survivre à des 'burn out'
Des dispositifs intégrés permettent aussi aux lames de survivre à des 'burn out' ce qui évite de faire appel à des onduleurs, appareils qui introduisent selon Bull entre 10 et 20% de perte de la puissance électrique. Les 'burn out' sont des interruptions d'alimentation de quelques fractions de secondes qui sont à l'origine des pannes non prévues les plus fréquentes des systèmes. Le dispositif qui pallie ce problème est un condensateur avec un système de contrôle qui intervient en cas de microcoupure. Les noeuds de calcul qui représentent 90% de la puissance électrique consommée par la configuration continuent de fonctionner, même sans onduleur. Seuls les noeuds destinés à l'administration restent équipés d'onduleurs, mais leur consommation représente un faible pourcentage.
Pour ce qui est du prix, les estimations sont toujours particulièrement difficiles avec ce style de configurations modulaires et haut de gamme. « Sur des systèmes départementaux, modestes, on peut démarrer en dessous de 100 000 euros, et pour les plus grands systèmes, on atteindra plusieurs dizaines de millions d'euros », précise néanmoins Fabio Gallo... Le premier client bullx est l'Université de Cologne en Allemagne. (...)
HP propose des serveurs légers et modulaires pour les grands datacenters
HP annonce sa gamme de systèmes ExSO (Extreme Scale-Out) destinée aux activités du cloud, du web 2.0 et du calcul haute performance. Celle-ci s'adresse à des entreprises aux configurations de datacenters ambitieuses qui comptent jusqu'à 100 000 serveurs, dans les domaines des moteurs de recherche, du jeu en ligne, de l'animation ou des services financiers, par exemple. "Les clients ayant ce type de modèles économiques ont besoin de solutions avec lesquelles chaque dollar, chaque watt et chaque m2 comptent, insiste Stephen Bovis, vice-président et directeur general pour les serveurs standards de la division TSG (Technology solutions group) pour HP Asie Pacifique et Japon. Avec ExSO, HP leur propose l'innovation la plus significative depuis le format lame. » Pour répondre aux besoins de ces sociétés, HP s'appuie en effet avec ExSO sur un matériel léger et plus modulaire installé dans des tiroirs et sur des rails. Selon le constructeur, cette architecture devrait réduire de 10% les coûts d'acquisition et de 28% la consommation électrique, tout en doublant la densité de puissance machine. Ainsi, un datacenter d'environ 9 300 m2 peut économiser plus de 152,8 millions de dollars sur les dépenses en capital et 13,7 M$ sur la consommation énergétique. Au coeur du package, se trouve la famille de serveurs ProLiant SL de HP dont l'architecture est conçue spécifiquement pour des environnements à très grande échelle. Une alimentation et un système de refroidissement améliorés, ainsi qu'une circulation de l'air optimisée, leur permet de consommer 28% d'énergie en moins par rapport à des serveurs en rack traditionnels. Leur poids est également inférieur d'un tiers à ces systèmes parce qu'ils contiennent moins de métal. Enfin, ces serveurs sont placés dans des tiroirs amovibles qui permettent une installation rapide et modulaire. La densité des configurations en est ainsi accrue puisqu'un rack 42U intègre jusqu'à 672 processeurs et 10 To de disques. (...)
(15/06/2009 16:30:07)Un banc d'essai Spec pour mesurer la consommation des serveurs Web
L'association professionnelle Spec (Standard Performance Evaluation Corporation), annonce la mise au point du banc test SPECweb2009. Son protocole permet de mesurer à la fois les performances des serveurs utilisés dans le cadre d'applications Web mais aussi leur consommation, ce que le test précédent, SPECweb2005, ne prenait pas en compte. SPECweb2009 simule la charge d'un serveur Web délivrant des pages JSP ou PHP avec trois applications différentes : une application bancaire totalement cryptée avec SSL, une de commerce en ligne partiellement cryptée et un site de support sans cryptage, mais avec une forte demande de téléchargements. Ce banc d'essai permet de constater que la consommation électrique n'est pas la même suivant les applications sollicitées. De plus, le protocole prévoit des variations de charge, du mode "idle" à 100% des ressources, pour mesurer la consommation électrique. Pour l'instant, seuls deux serveurs à base de Xeon dernière génération et faisant tourner des applications Web JSP ont été testés. (...)
(15/06/2009 12:12:04)Forrester IT Forum : l'écologie est bonne pour le business
Qu'y a-t-il de mal à ce que les entreprises se mettent au développement durable et au Green IT uniquement parce que cela leur rapporte ? Bien sûr, cela peut froisser la sensibilité des intégristes de l'écologie. Mais au final, cela profite à tout le monde. Le tout est de savoir bien présenter la chose, a expliqué Doug Washburn, analyste de Forrester Research, lors de la dernière conférence IT Forum du cabinet. L'analyste a d'ailleurs commencé son intervention en citant une enquête du journal The Economist : « Les entreprises qui se sont attribuées la meilleure évaluation en matière d'efforts 'green' ont vu leurs profits augmenter de 16% et le cours de leur action croître de 45%, alors que celles qui se sont données la moins bonne note affichaient des croissances, respectivement, de 7% et 12%. » En outre, a insisté Doug Washburn, s'occuper dès à présent du Green IT met les entreprises en bonne position par rapport à des réglementations qui se durcissent Pour l'analyste de Forrester, non seulement le Green IT est bon pour le business, mais la crise n'est pas un obstacle aux projets verts, au contraire. Les technologies vertes, dit-il, « peuvent aider les DSI à atteindre leurs objectifs financiers ». A titre d'exemple, Doug Washburn a expliqué que l'opérateur télécoms Sprint a économisé 14 M$ de dépenses de fonctionnement pour son datacenter rien qu'en rationalisant son portefeuille d'applications - la suppression de 127 applications obsolètes permettant de décommissioner des serveurs. Il a aussi cité Enterprise rent-a-car qui a remplacé les PC de ses agences de location de voiture par 45 000 clients fins, beaucoup moins gourmands (13,6 W contre 77,1 W pour les desktops). Résultat : 2,9 tonnes de CO2 en moins par an, mais surtout 362 000 euros économisés par an sur la facture d'électricité. Green IT 2.0 : ce que l'IT peut faire pour diminuer l'impact de l'entreprise sur l'environnement Parvenir à ces résultats demande « une approche globale, dans et hors du datacenter (1.0), et au travers de toute l'entreprise (2.0) », plus une démarche de communication appuyée sur chaque succès enregistré. Par Green IT 1.0, l'analyste désigne tout ce que le département informatique peut faire pour diminuer son impact sur l'environnement en général, et sa consommation d'énergie en particulier. Par Green IT 2.0, il vise tout ce que l'informatique rend possible comme pratiques, services ou produits ayant un impact positif sur l'environnement, tels que la visioconférence. Commencer par des mesures qui ne coûtent pas cher et rapportent gros [[page]] Mais avant de viser des projets nécessitant des investissements, Doug Washburn conseille de commencer par des mesures qui ne coûtent pas cher et permettent d'afficher des résultats prometteurs : instaurer dans les datacenters des zones qui ne demandent pas de refroidissement particulier, éteindre PC et moniteurs la nuit... Un léger investissement dans un logiciel d'administration peut s'avérer nécessaire, mais les résultats sont bluffants. La banque Washington Mutual, par exemple, utilise un tel outil pour éteindre les PC des employés en front-office (au contact de la clientèle) à 18 heures, tandis qu'en back-office, les moniteurs sont éteints après 20 minutes d'inactivité et les PC mis en veille après 30 minutes. L'économie n'est que de 49 euros par PC et par an, mais sur 44 000 PC, cela représente plus de 2 M€ ! AT&T a également mis en place un programme pour éteindre ses 310 000 PC la nuit : l'économie se monte à 6,2 M€. Des bénéfices collatéraux pour chaque projet vert Après ces premières mesures, des budgets peuvent être dégagés, explique Doug Washburn, pour monter d'autres projets, plus restructurants : achat de clients fins, de serveurs consolidés, virtualisés... Sachant, insiste-t-il, que chacun de ces projets présente aussi des bénéfices collatéraux : non seulement les clients fins consomment moins mais ils ont aussi une durée de vie plus longue (réduisant le problème du e-waste, les déchets électroniques). De son côté la virtualisation implique moins de serveurs, donc moins de consommation, moins de climatisation... C'est la communication de ces succès en interne et en externe, a conclu Doug Washburn, qui permettra de passer à la deuxième phase du Green IT. Le DSI devra alors identifier, avec les directions métier, quels projets verts peuvent être mis en oeuvre (pour le bien de la planète mais aussi celui des actionnaires) : la visioconférence ? Une filière de recyclage ? Une chaîne d'approvisionnement plus écolo ? Le télétravail ?... (...)
(12/06/2009 17:10:56)Sondage flash : nos lecteurs plébiscitent les bonnes pratiques pour réduire la consommation en énergie
Les bonnes pratiques avant tout ! C'est, très massivement, la réponse que vous avez apportée à la question que nous vous posions dans notre dernier sondage en date. Nous vous demandions ce qui, selon vous, devait constituer la priorité pour une entreprise souhaitant réduire sa consommation d'énergie. Sur les 1345 lecteurs du MondeInformatique.fr qui ont participé, près de la moitié (48,8%) penche pour la mise en place de bonnes pratiques. Plutôt que d'entreprendre un coûteux renouvellement de parc ou d'envisager de couvrir de panneaux solaires les murs des bâtiments, vous plébiscitez des changements de comportement et la responsabilisation des utilisateurs. Cela peut passer par la virtualisation de certains serveurs, une gestion plus efficace de la température des datacenters, la limitation du nombre d'impressions, l'extinction systématique des postes de travail en fin de journée, etc. Pour 21,7% de nos lecteurs, la solution repose davantage sur le choix du matériel utilisé. Ils préconisent ainsi d'opter pour des appareils énergétiquement plus efficaces comme des imprimantes multifonctions plutôt qu'une somme de périphériques dédiés à un unique usage, des écrans ou postes de travail à basse consommation. Cela implique par conséquent un investissement que l'entreprise doit consentir à réaliser. A l'inverse, pour 8,5% des personnes ayant participé à notre sondage, il est plus sage de jouer la carte de l'économie en prolongeant la durée de vie du matériel déjà en place, voire, pour 6,2%, d'y greffer des logiciels de mesure de la consommation. Enfin, près d'un lecteur sur dix (9,7%) considère qu'il existe d'autres priorités pour les entreprises que de réduire la consommation d'énergie. (...)
(12/06/2009 16:43:45)Bouygues Immobilier paiera son datacenter externalisé sur la base de la facture électrique
(mise à jour) Depuis quelques semaines, Bouygues Immobilier a externalisé son datacenter. Rien de très original de nos jours, si ce n'est le modèle économique de l'opération. Désormais l'entreprise sera facturée en fonction de la consommation électrique de son infrastructure. Ce datacenter est installé dans un container chez Prosodie, avec les containers d'autres entreprises. Bouygues Immobilier a gardé la maîtrise du choix du matériel (Dell), des systèmes d'exploitation et de la virtualisation (VMware), et de l'administration. Le prestataire de l'entreprise se charge du maintien de base de l'ensemble (réseau électrique, climatisation, surveillance des machines, maintenance de 1er niveau) et il se rémunère en prenant une marge sur le coût de l'électricité facturée. Le container est équipé d'un compteur qui surveille la consommation électrique ainsi que la température de l'ensemble, en temps réel. « Une relation vertueuse s'est instaurée avec Prosodie, » estime Christian Grellier, directeur des systèmes d'information et de l'organisation de Bouygues Immobilier pour qui, avec un tel modèle économique, toutes les parties prenantes ont intérêt à optimiser l'efficacité énergétique du système. Bouygues Immobilier et Prosodie se réunissent ainsi tous les mois pour étudier toutes les nouvelles solutions plus économes en énergie, comme des évolutions autour de la virtualisation, par exemple. Sur les mêmes sujets, l'entreprise rencontre aussi régulièrement Dell, VMware et Intel sur le même sujet. Il ne suffit plus d'installer ses machines dans un placard à balai Pour Bouygues Immobilier, il y avait plusieurs enjeux liés à l'évolution de son datacenter. Pour des raisons internes mais aussi de respect des réglementations, la sécurité devait en être améliorée. Même exigence pour la disponibilité de l'infrastructure. Tout en augmentant la performance de cette dernière, Christian Grellier souhaitait aussi, bien évidemment, l'intégrer dans la stratégie de green IT de l'entreprise et en réduire l'empreinte carbone. Or, monter en performance, augmenter le niveau de sécurité, accroître la disponibilité tout en réduisant l'impact environnemental aurait été trop difficile à réaliser en interne. L'entreprise a donc finalement décidé d'externaliser son datacenter tout en conservant la main sur sa configuration. « Il ne suffit plus d'installer ses machines dans un placard à balai », plaisante Christian Grellier. « Nous avons choisi Prosodie non seulement pour la qualité de ses équipements mais aussi, justement, pour sa démarche éco-responsable », précise le DSIO. Outre les dispositifs qu'il met en place pour augmenter l'efficacité énergétique des datacenters de ses clients, le prestataire est ainsi membre actif de l'initiative Global Compact des Nations Unies qui promeut des principes de bonne conduite dans l'entreprise. Il est certifié ISO 14001, pratique bien entendu le recyclage, mais est aussi partie prenante de la mission Detic (Développement éco-responsable et TIC) du gouvernement. Enfin, il encourage ses collaborateurs à des actions éco-responsables. Un degré de plus pour 5% d'économie d'énergie [[page]]Bouygues Immobilier dispose donc désormais chez Prosodie d'un container avec un ensemble de racks d'un total de 200 serveurs Dell (contre 300 précédemment). Environ 40% des machines sont virtualisées. Le choix du matériel s'est porté sur le constructeur texan qui est passé au crible des habituels contrats cadres des équipements de Bouygues. « Nous exigeons le respect des normes Epeat et Energy Star, précise Christian Grellier, et nous avons un accord avec la société Ecovadis qui réalise des audits de performance environnementale et sociale de tous les fournisseurs du groupe. » Les systèmes de Dell disposent de nombreux dispositifs économiques comme des alimentations et des ventilations optimisées pour une moindre consommation. Mais sur les conseils de son prestataire Prosodie, Bouygues Immobilier a aussi opté pour des « cool corridors » fabriqués par Minkels. Afin de délimiter un couloir d'air froid, un toit est installé au dessus de l'espace situé entre les rangées de serveurs. Ce couloir est fermé par des portes coulissantes à chaque extrémité du datacenter. Par ailleurs, l'air est très précisément dirigé sur les points chauds des systèmes. « Avec Dell, nous réfléchissons aussi à monter la température de quelques degrés, évoque Christian Grellier. Nous avons déjà gagné un degré en poussant à 19°C, ce qui devrait correspondre à 5% d'économies. » Prosodie a aussi entrepris une démarche de calcul de l'empreinte carbone des datacenters qu'il héberge, parmi lesquels celui de Bouygues Immobilier. Un container permet de faire évoluer facilement la configuration L'entreprise a aussi trouvé de nombreux intérêts dans l'installation en container. Ce type d'environnement physiquement fermé permet en effet d'isoler très simplement les configurations des différentes sociétés hébergées, les unes par rapport aux autres. Mais il permet aussi de faire croître facilement la configuration, en ajoutant un container par exemple. Enfin, comme l'explique Christian Grellier, si par exemple Prosodie lui proposait un site en free cooling (refroidissement à l'air ambiant) ailleurs qu'en région parisienne, il suffirait de déménager la configuration dans sa « boite » vers le nouvel emplacement. L'installation du datacenter de Bouygues Immobilier a démarré en mars et la bascule s'est faite en mai sans interruption de service. Toutes les applications métier ou bureautique de l'entreprise sont désormais hébergées sur cette infrastructure. L'accès se fait par Internet via Citrix. L'entreprise a même testé l'accès sur iPhone, toujours via Citrix, en 3G ou en ADSL. « Ça nous a coûté 30% moins cher que si on nous l'avions fait en interne », conclut Christian Grellier. Pour le DSIO, qui préside aussi l'atelier datacenter de la mission gouvernementale Detic, « toutes les entreprises n'ont pas les mêmes problématiques avec leurs datacenters. Avec un effectif d'une dizaine de personnes, par exemple, il ne s'agit même pas de datacenter et il faut plutôt se tourner le SaaS ou le cloud. » Les très grands groupes, par contre, comme le rappelle Christian Grellier, cherchent à concentrer leurs datacenters pour en réduire le nombre. Mais surtout, entre les deux, il y a quelque 31 500 entreprises dans l'Hexagone qui devraient envisager l'option de l'externalisation, comme Bouygues Immobilier. (...)
(09/06/2009 15:52:06)Microsoft, le CNRS et Polytechnique créent une chaire «optimisation et développement durable»
Microsoft Research, l'Institut des sciences et technologies de l'information et de l'ingénierie (INST2I) du CNRS et l'Ecole Polytechnique viennent d'inaugurer ensemble une chaire intitulée « optimisation et développement durable » (OSD pour Optimisation and sustainable development). Cette initiative découle de deux constats communs aux parties prenantes. D'une part, le développement durable regorge de problématiques complexes pour lesquelles des outils de modélisation et d'optimisation deviennent indispensables. D'autre part, de tels systèmes existent déjà depuis longtemps dans d'autres disciplines et ne demandent qu'à être adaptés aux questions environnementales, économiques ou industrielles associées au développement durable. Cette nouvelle chaire s'attachera à « développer, intégrer et unifier des techniques provenant de la recherche opérationnelle, de la programmation stochastique, de la programmation mathématique et de l'informatique. » Comme le rappelle Youssef Hamadi, responsable du groupe raisonnement par contraintes chez Microsoft Research et co-animateur de la chaire OSD, « l'optimisation est une discipline employée depuis la seconde guerre mondiale avec la recherche opérationnelle. Et depuis les années 60, elle sert aussi à optimiser l'utilisation des ressources dans l'industrie. » La programmation stochastique relève quant à elle du calcul aléatoire et des probabilités. Les mathématiques et l'informatique viennent en soutien évident des deux disciplines. « Bien que des modèles stochastiques du management de ressources naturelles existent déjà pour le développement durable, ils restent souvent trop simples, constate de son côté Philippe Baptiste, chercheur au CNRS, directeur du laboratoire de recherche informatique de l'Ecole Polytechnique et co-animateur de la chaire OSD. C'est une des raisons pour lesquelles nous créons cette chaire. » Pourquoi pas une évaluation quantitative de l'impact de certaines activités sur la biodiversité Parmi les thématiques auxquelles la chaire compte s'atteler on trouve bien sûr la gestion de l'énergie. L'optimisation pourrait ainsi améliorer le fonctionnement des réseaux énergétiques existants ou des nouveaux (énergies renouvelables), mais aussi la gestion thermique de grands bâtiments. Philippe Baptiste rappelle que, dans ce dernier cas, par exemple, on pratique beaucoup la gestion thermique (mesure, surveillance, contrôle à distance) mais plus rarement l'optimisation. « On parle là d'un contrôle très basique, précise le chercheur, et ce que nous voulons, c'est un contrôle plus intelligent, des modèles plus intelligents. » Les travaux de la chaire OSD pourraient cependant servir également des recherches sur un plus long terme, comme l'évaluation quantitative de l'impact de certaines activités sur la biodiversité, par exemple. L'équipe en charge d'OSD réunira à la fois des spécialistes du développement durable et des chercheurs en optimisation. Polytechnique compte déjà cinq chaires en développement durable autour par exemple des sciences des matériaux pour la construction durable ou des énergies durables, dans lesquelles elle pourra puiser. A l'instar de la façon dont ces dernières s'organisent, Polytechnique, le CNRS et Microsoft Research souhaitent aussi établir rapidement des partenariats avec de grands industriels qui font face à des problématiques de développement durable à grande échelle. Ainsi, à l'occasion de l'inauguration de la chaire, outre des universitaires, des représentants de Schneider et d'Alstom sont venus exposer des questions sur l'optimisation dans le domaine de l'énergie. Dans leur communiqué commun, les trois partenaires précisent que « durant les deux premières années, une équipe de recherche sera constituée, des liens seront tissés internationalement avec des équipes de recherche académiques et industrielles, la thématique de recherche sera affinée et les premiers prototypes d'outils seront élaborés et évalués. » (...)
(08/06/2009 18:24:17)Syntec Informatique prépare son grand livre vert
La Commission développement durable de Syntec Informatique s'apprête à restituer, sous la forme d'un « livre vert » en dix volets, le fruit de ses réflexions dans le domaine du Green IT. L'objectif de ces publications, qui s'effectueront sur un rythme trimestriel, est de fournir des recommandations concrètes articulées autour de trois axes. La réflexion de la Commission, créée en 2007 et présidée par Eric Boustouller, PDG de Microsoft France, porte d'abord sur les effets de levier positifs que peuvent avoir les TIC sur l'environnement et sur la société. Ce premier axe donnera naissance à trois volumes. L'un sera consacré à la dématérialisation des supports et des processus, l'autre portera sur le télétravail et ses dérivés (vidéo-conférence, communications unifiées...), et le troisième couvrira l'optimisation des processus métier par le biais des outils informatiques, tant dans les domaines du transport (gestion du trafic automobile) que de la gestion des réseaux physiques (eau, gaz, électricité), des bâtiments intelligents et des solutions utilisant des dispositifs mobiles. Le deuxième axe du Livre vert prévoit d'aborder, encore une fois en trois volumes, les meilleures façons de gérer l'évolution du cadre réglementaire lié à l'environnement. Le premier document détaillera l'éco-conception, la collecte et le recyclage des déchets. Le deuxième volume portera sur l'intégration d'une comptabilité carbone et des dimensions RSE (responsabilité sociale des entreprises) au sein du système d'information. Enfin, le troisième texte présentera les logiciels et méthodologies liées à la gestion de la conformité réglementaire, notamment sur les questions de sécurité au travail. L'architecture logicielle au service de l'approche Green Dans la troisième partie de son Livre vert, la Commission développement durable de Syntec Informatique prévoit de décomposer l'ensemble des actions à mener pour améliorer directement l'empreinte environnementale du secteur IT. Il s'agit d'une part de diminuer la consommation électrique des processus informatiques, d'autre part de réduire les pollutions chimiques et les dégradations des écosystèmes produites lors de la fabrication des matériels et, à la fin du cycle d'utilisation, par les équipements en fin de vie. Sur ces sujets, trois volumes seront respectivement consacrés au poste de travail, à l'impression et aux centres informatiques (optimisation énergétique, virtualisation...). Toujours dans le même esprit, un quatrième volume abordera cette fois l'urbanisation des systèmes d'information et la construction d'architecture logicielle (conception, parallélisation des traitements, prédictibilité...), notamment au service de l'approche Green IT. Ce document traitera aussi du modèle SaaS et du cloud computing. Un tour d'horizon ambitieux donc pour ce Livre vert qui, sur le papier, semble aborder de façon assez complète le sujet des technologies de green IT, depuis l'amélioration de l'empreinte environnementale de l'IT, des apports sociétaux des TIC et des réductions de coûts possibles. On peut regretter qu'il faille attendre plusieurs mois la livraison de l'ensemble de ces recommandations. D'autant que si l'ensemble des projets concernés sont de nature différente, la Commission développement durable de Syntec Informatique rappelle que tous auront un impact important sur les entreprises et qu'ils doivent par conséquent être menés en parallèle. Pour la Commission, la dynamique trimestrielle de publication de son Livre vert permettra d'intégrer des retours d'expérience et de tenir compte des évolutions intervenues entre temps, notamment des changements réglementaires. (...)
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