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Green IT
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(05/06/2009 12:25:10)
L'Aden expose à NKM les priorités d'un New Deal numérique
Plaidant pour un « new deal numérique à la française » qui marquerait le « retour de l'Etat stratège », l'Aden, association d'acteurs IT et d'institutionnels, a déroulé quatre priorités nationales pour la mise en oeuvre de programmes stratégiques, dans une lettre ouverte remise mercredi 3 juin à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique. La première de ces priorités confirme la nécessité de mettre en place les « piliers » d'une économie numérique performante par le déploiement d'infrastructures très haut débit fixes et mobiles, et par le développement des outils permettant de dématérialiser les échanges en confiance entre individus, entreprises et administrations. L'Aden propose aussi d'élaborer une charte du numérique durable avec l'ensemble des acteurs industriels, associatifs et institutionnels concernés et de favoriser l'interopérabilité des réseaux d'interconnexion au niveau européen sur la base de standards ouverts. La seconde priorité énoncée par l'Aden reprend l'un des thèmes phares de l'association puisqu'elle concerne l'accélération de la diffusion des TIC dans les PME par une intervention de l'Etat. Cette volonté n'est pas neuve et plusieurs rapports, missions (comme celle du député Jean-Paul Charié) ou plans gouvernementaux (Plan TIC & PME 2010, Passeport pour l'économie numérique) n'ont eu que des effets pratiques assez négligeables, alors même que cette diffusion est au coeur de la compétitivité des entreprises. La lettre de l'Aden est muette sur les moyens concrets à mettre en oeuvre en dehors de nouvelles incitations fiscales dont la pertinence budgétaire est discutable en ces temps de déficit, comme l'a rappelé ensuite la secrétaire d'Etat, pendant le dîner du cercle de l'économie numérique organisé par l'Aden mercredi soir. Une vision industrielle pour le développement numérique [[page]] Au troisième rang des priorités, l'association place les mesures destinées à favoriser la croissance des entreprises du secteur des TIC. Encore une fois, l'Aden se fait le relai de demandes d'incitations fiscales diverses, issues de nombre d'organisations sectorielles (Syntec Informatique, Afdel, Fieec, Fien, Alliance Rics, Afnet, Medef...). Lors du dîner, Jean Mounet, président du Syntec, a réclamé la déduction fiscale des développements informatiques dit « innovants » sur le modèle du Crédit Impôt Recherche. La secrétaire d'Etat lui a rappelé que c'était la troisième fois qu'elle lui disait publiquement non. Enfin, en quatrième priorité, l'Aden a placé le développement d'une politique industrielle nationale pour le développement numérique. Olivier Midière, président de l'association, a publiquement regretté la disparition et le discrédit du concept même de stratégie politique industrielle d'Etat depuis les années 1970. Dans la foulée des travaux des économistes Kondratieff et Schumpeter, qui n'ont toutefois pas été mentionnés, l'Aden souhaite identifier les opportunités de marchés liés aux nouveaux besoins, identifier les forces et faiblesses de l'industrie TIC nationale, sélectionner les marchés sur lesquels les firmes françaises sont les plus pertinentes et, enfin, favoriser l'émergence de champions français en s'appuyant sur une capacité reconnue de formation. Si la démarche a rencontré un succès certain à l'époque de Jean-Baptiste Colbert, l'expérience Bull devrait refroidir les ardeurs pour ce qui concerne les TIC : le constructeur français a dû son salut et son développement à la fin de toute implication de l'Etat dans son capital et sa stratégie. En réponse à la lettre ouverte de l'Aden, Nathalie Kosciusko-Morizet a vu dans cette démarche un encouragement à sa politique, notamment le plan France Numérique. Après avoir répondu sans détour à certaines questions, elle a dû se rendre rapidement à l'Assemblée Nationale qui étudiait une évolution de la législation sur le télétravail. Elle n'a ainsi pas pu répondre de la cohérence de ces belles paroles avec la mise en oeuvre actuelle d'une législation interneticide (Hadopi, Loppsi...). (...)
(04/06/2009 16:57:18)Forum Green IT : des acteurs plus engagés dans l'investissement vert
Retrouvez aussi, dans notre rubrique vidéo, l'intervention de Nathalie Kosciusko-Morizet au Forum Green IT organisé par LeMondeInformatique.fr et assistez à la table ronde sur le thème de la mise en place d'une stratégie green IT en entreprise. « L'économie numérique, qui représente près d'un quart de l'économie mondiale, ne peut rester à côté de l'investissement vert », a expliqué Nathalie Kosciusko-Morizet à l'occasion du Forum Green IT (organisé par LeMondeInformatique.fr). Le ton était donné pour cette deuxième édition qui a eu lieu à Paris le 26 mai. La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique a insisté sur la nécessité de l'engagement du secteur IT dans la sauvegarde de l'environnement. A commencer par une baisse de la consommation électrique. « Il faut avoir un secteur plus sobre en énergie », prévient-elle. Plus question donc d'acheter un forfait de téléphone sans se poser la question de l'énergie. NKM a salué les initiatives des acteurs tels que Dell (avec une baisse des coûts d'énergie de 40%) ou encore Microsoft avec son programme d'applications vertes. Une conscience écologique qui peut prendre aujourd'hui diverses formes chez ces acteurs. Témoin, le géant Google a décidé de louer 200 chèvres pour tondre les pelouses de son siège social en Californie, au lieu d'utiliser des tondeuses électriques polluantes ! De leur côté, les entreprises utilisatrices prouvent leur « green attitude » avec des plans de progrès plus ou moins aboutis. Réductions d'énergie, baisse des coûts de maintenance, optimisation des achats et démarche de communication sur le Green IT sont leurs principaux objectifs. A commencer par Sanofi Aventis qui se soucie de l'allongement de la durée de vie de ses équipements. Le groupe a déjà livré 2 000 ordinateurs amortis à la Mairie de Longjumeau, dans le cadre du programme gouvernemental Ordi 2.0. Avec toutefois un bémol : « Comment mener à bien ce type de démarche avec la pression des fournisseurs », s'interroge Philippe Balin, chargé de mission chez Sanofi Aventis (à l'extrême gauche sur la photo). A cela, la ministre répond que l'analyse du cycle de vie est aujourd'hui mieux accepté par les fournisseurs ainsi que dans les appels d'offres. Mais elle reconnaît que « l'environnement durable reste une démarche militante » dans le secteur high tech. Pourquoi pas une norme Afnor sur l'environnement durable ? Des progrès sont encore à faire dans la sphère Green IT. La mise en place d'une labellisation et/ou d'un référentiel qui permettrait notamment de classer les entreprises ne serait-elle pas judicieuse ? Didier Bernard, directeur des achats informatiques à la RATP, préconise la solution d'une norme française, de type Afnor, dédiée à l'environnement durable. Une piste que la secrétaire d'Etat à l'Economie numérique explore actuellement : « Il faudra comparer l'énergie en fonction d'un service rendu significatif, pour qu'une norme soit juste. Nos travaux sur cette question ne sont pas encore aboutis. » En attendant, les stratégies Green IT se mettent en place dans les entreprises. Pour preuve, la chaîne Dolce Hotels & Resorts a mis en oeuvre son projet de convergence de réseaux IP et de gestion intelligente d'énergie dans les chambres d'hôtel. « L'impact de ce plan d'action est économique et social, nos économies pourront par exemple générer des recrutements », explique Gerald Lampaert, VP Global Information Technology du groupe Dolce Hotels & Resorts. Une facture d'électricité réduite de 10% à la mairie de Chelles [[page]] Dans le secteur public, les initiatives Green IT commencent à porter leurs fruits. « Nos investissements doivent être durables, au meilleur coût, indique René-Yves Labranche, DSI de la Mairie de Chelles. Nous avons consolidé nos plateformes, optimisé la gestion de l'énergie de nos postes de travail et changé les batteries de nos serveurs. Tous les ans, nous évaluons notre stratégie Green IT pour la ville de Chelles et son agglomération. » Résultats de ce plan d'action initié en 2005 : une réduction des coûts de maintenance et une baisse de la consommation électrique de 10%. Dans le secteur du BTP, on optimise la consommation des bâtiments et on veut gagner en performance. Pour ce faire, Christian Grellier, DSIO de Bouygues Immobilier, met en avant l'intérêt du travail nomade et de la visioconférence : « Les économies en matière de transport sont importantes et les gains de temps non négligeables. » Une politique que partage Christophe Girardet, directeur marketing de Genedis. « Réduire les déplacements implique la diminution de l'empreinte carbone. En un an, l'un de nos clients anglais a pu réduire de 22% ses coûts de déplacements. » Voilà des plans d'actions Green IT bien déployés, à une condition... que la direction générale soit pleinement impliquée. Retrouvez, dans notre rubrique vidéo, l'intervention de Nathalie Kosciusko-Morizet au Forum Green IT organisé par LeMondeInformatique.fr et assistez à la table ronde sur le thème de la mise en place d'une stratégie green IT en entreprise. (...)
(26/05/2009 12:39:35)NKM prône le Green IT auprès des entreprises
Nathalie Kosciusko-Morizet a honoré de sa présence la deuxième édition du Forum Green IT, organisée ce mardi 26 mai par LeMondeInformatique.fr, à Paris. La secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du développement de l'Economie numérique a délivré un message simple aux responsables d'entreprises et de collectivités locales : l'écologie peut être « un moteur de transformation de la société et de l'économie » et « l'économie numérique ne peut passer à côté ». Dans un discours émaillé d'exemples concrets, NKM a rappelé que les technologies de l'information et de la communication et les démarches de développement durable ont « deux points de frottement » : la façon dont l'IT peut et doit faire en sorte de diminuer sa consommation énergétique, et la façon dont l'IT peut aider à optimiser ou à mettre en oeuvre des programmes plus 'verts'. La virtualisation, pour diviser sa consommation par deux La réduction de la consommation énergétique est un secteur « où il y a beaucoup à faire », a d'abord expliqué Nathalie Kosciusko-Morizet, citant les efforts de Dell concernant l'alimentation des moniteurs, ceux de Schneider Electric sur la consommation des datacenters, ceux de Microsoft sur l'optimisation du code des applications, ou encore ceux de Ricoh pour la rationalisation des impressions. « Ce qui est souvent la première démarche prise par les entreprises, mais avec des résultats qui sont loin d'être parfaits. » Pour la ministre, ces économies d'énergie ne sont pas des économies « à la marge », mais bel et bien stratégiques. NKM a ainsi rappelé que le groupe d'épargne retraite Agrica a « virtualisé 90% de ses serveurs en 2007, puis ses postes de travail en 2008, et a divisé sa consommation par deux ». Et si elles sont inspirées par des soucis d'économies, ces démarches n'en sont pas moins Green pour autant, a souligné Nathalie Kosciusko-Morizet. La secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du développement de l'Economie numérique a aussi expliqué en quoi les TIC pouvaient être « porteurs de progrès dans d'autres secteurs », en apportant des technologies, telles que la visioconférence, permettant de réduire notre impact sur l'environnement. NKM a rappelé sa volonté de voir aboutir son projet de loi favorisant le télétravail. « J'étais jusqu'à une heure du matin hier à l'Assemblée », a-t-elle confié, avant d'expliquer que le télétravail est sous-développé en France : « Il n'est que de 7% en France, contre 13% en moyenne en Europe et 25% aux Etats-Unis. » Bien entendu, a-t-elle reconnu, le télétravail ne pourra progresser que si le haut débit et le très haut débit se développent aussi. Pour NKM, le PLM permet « d'évoluer vers l'écoconception » [[page]] Toujours dans le cadre des progrès écologiques rendus possibles par les TIC, NKM a cité les capteurs automatiques permettant d'optimiser la consommation des bâtiments. « Surtout lorsqu'on permet aux gens de visualiser en temps réel sur un écran quels sont les appareils les plus consommateurs ; dès lors, les comportements peuvent changer. » La ministre a aussi mis en avant les progiciels de PLM (Product lifecycle management, gestion du cycle de vie des produits) qui permettent « d'évoluer vers l'écoconception », c'est-à-dire « un premier pas de l'économie circulaire, où il n'y a pas destruction mais réutilisation ». Les systèmes de gestion de flux logistiques peuvent aussi contribuer à réduire l'empreinte carbone ; NKM a indiqué qu'elle irait d'ailleurs inaugurer le 3 juin prochain la chaire Microsoft-CNRS à l'Ecole polytechnique, qui porte justement sur le sujet « Optimisation et développement durable ». Enfin, citant les quelque 130 millions de formulaires manipulés par l'administration chaque année, NKM a donné l'exemple de la dématérialisation des procédures administratives, domaine où le gouvernement « essaie de progresser ». Ordi 2.0 : un programme de développement durable bénéfique aux entreprises En tout cas, pour la ministre, chacun peut, dès aujourd'hui à son niveau, prendre des décisions empreintes de « green attitude ». NKM a d'ailleurs longuement vanté les mérites de son programme Ordi 2.0 : des associations récupèrent des ordinateurs amortis dans les entreprises, pour les recycler et les revendre à bas prix à des personnes sélectionnées. A Longjumeau, où Nathalie Kosciusko-Morizet est maire, « Sanofi et Danone ont donné des ordinateurs, reconditionnés par des entreprises d'insertion, et revendues 150 euros - dont 75 € à la charge de la mairie - avec six mois de garantie, à des demandeurs d'emploi et des collégiens boursiers ». Outre que cela donne aux entreprises une solution de collecte gratuite, cela les fait aussi entrer dans une « dimension sociale [...] bonne pour leur image ». Les ateliers de la société numérique solidaire, que NKM inaugurera jeudi en commun avec Christine Boutin, ministre du Logement, complèteront ce volet social et numérique du développement durable, en donnant davantage de moyens d'accéder à Internet aux « e-exclus ». (...)
(25/05/2009 11:58:11)Une campagne publicitaire rappelle qu'il ne faut pas jeter les vieux appareils électroniques
Eco-Systèmes, organisme agréé pour la collecte des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), lance une nouvelle campagne de sensibilisation à l'attention des consommateurs du 27 mai au 24 juin prochains. L'édition organisée l'an dernier a porté ses fruits puisqu'entre 78 et 85% du public a répondu qu'elle lui donnait envie de rapporter ses produits en magasin. Inciter le public à rapporter en magasin leur matériel électronique et électronique ancien lorsqu'il en achète un nouveau, ou qu'on lui en offre un neuf, est l'objectif que se fixe Eco-Systèmes pour cette nouvelle campagne. D'après une enquête réalisée par Sociovision en 2008 pour les éco-organismes agréés DEEE, seuls 9% des Français déclarent rapporter leurs appareils usagés en magasin contre 44% qui affirment les déposer en déchetterie. Pourtant, 72% de nos compatriotes jugent "très utile" la reprise des appareils par les enseignes de la distribution pour les recycler (sondage FCD-OpinionWay, mars 2009). Pour aider à passer des déclarations à l'action, l'éco-organisme diffusera des spots en radio et affichera des affiches dans la presse quotidienne régionale et la presse magazine, tous sur le slogan "La nature n'a pas besoin de vos vieux appareils". Deux affiches seront consacrées à la fête des mères et des pères, périodes propices à offrir des produits électroniques ou électriques. (...)
(22/05/2009 13:04:21)La terre battue de Roland-Garros se teinte de vert
En matière de tennis et de tournois du grand chelem, on associe spontanément le vert à Wimbledon. Pelouse oblige. Roland-Garros a pourtant décidé de prendre une teinte un peu plus verte cette année, en particulier du côté de l'informatique. Son DSI, Alex Loth, explique au MondeInformatique.fr comment une machine aussi énorme et complexe que le tournoi parisien peut lui-aussi s'adonner au green IT. Le remplacement des imprimantes par des multifonctions est désormais un classique tout comme la consolidation de serveurs, mais Roland Garros a d'autres idées sur ses courts pour diminuer son empreinte carbone. Il est ainsi essentiel de réduire la consommation énergétique de chaque visite sur le site du tournoi. D'autant que chaque année apporte son lot de nouveautés multimédias, toujours plus gourmandes. C'est le cas du widget de suivi des rencontres en temps réel ou de l'analyse de match. Or, Roland-Garros, qui démarre dimanche, déclenche une croissance inimaginable du nombre de visites de son site internet. Imaginez que le nombre d'internautes qui viennent consulter Roland-Garros.com passe en quelques heures d'à peine 3000 à... 35 millions ! Mais le tournoi est aussi une poubelle géante, dans laquelle l'électronique a sa place. Et le DSI tente de lutter contre la quantité de déchets électroniques laissés à l'abandon en fin de tournoi et contre l'entropie générale face au phénomène. Pour lire l'entretien avec Alex Loth, c'est ici. (...)
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