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Green IT
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(20/05/2009 18:34:27)
Le gouvernement lance une consultation publique sur l'Internet du futur
Valérie Pécresse, Luc Chatel et Nathalie Kosciusko-Morizet (*) lancent une consultation publique en ligne sur l'Internet du futur ouverte jusqu'au 13 juillet 2009. Il s'agit d'ouvrir au plus grand nombre les questions qui se posent autour des évolutions d'Internet en France, en termes de technologie, d'usage et même d'organisation. Les sujets évoqués sont organisés en six thématiques : technologies du coeur de réseau, réseaux d'accès, réseaux spontanés, Internet des objets, contenus, usages et services. Les questions sont soit très pointues, soit très larges (« Pensez-vous que le thème de l'Internet du futur justifie la mise en place, en France, d'un 'pôle académique' de recherche de haut niveau consacré exclusivement à ce sujet et ayant vocation à fédérer les efforts français dans ce domaine ? ») et nécessitent clairement une connaissance du secteur. Les annexes qui accompagnent le questionnaire sont très détaillées mais également très techniques. « Le spectre des répondants est assez large néanmoins, nuance Pierre Bonis, conseiller technique au cabinet de NKM. Et il est certain que les spécialistes ou les chercheurs sont concernés directement. Mais nous acceptons aussi que l'on ne réponde qu'à deux ou trois questions. Des entreprises qui ne sont pas dans le secteur mais ont un intérêt dans tel ou tel sujet peuvent donner leur point de vue, par exemple. » Cette consultation doit permettre de remonter des informations et les sujets d'intérêts des internautes. Mais c'est aussi un moyen de jauger l'intérêt du public pour ces sujets. Enfin, si rien n'est encore figé sur ce plan, Pierre Bonis confirme que les résultats pourraient servir aussi bien à définir des mesures d'accompagnement des entreprises par exemple en formation pour le passage à IPv6 qu'à une réorganisation des pôles associés à la recherche sur les thématiques étudiées, ou à de nouveaux types de financement de la R&D. A suivre ! (*) Respectivement, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, secrétaire d'état auprès du ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, chargé de l'industrie et de la consommation, et secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre, chargée de la Prospective et du développement de l'Economie numérique. A noter d'ailleurs que Nathalie Kosciusko-Morizet interviendra lors du Forum Green IT organisé le 26 mai prochain par LeMondeInformatique.fr. (...)
(20/05/2009 18:14:17)Orange parie un pan de son avenir sur l'activité M2M
Orange a décidé d'ouvrir un centre exclusivement réservé à ses activités de M2M (machine to machine). Situé à Bruxelles, il s'appuiera sur l'entité belge Mobistar de l'opérateur. Il s'agit pour Orange de développer un marché qu'il considère comme essentiel pour son avenir. Le M2M regroupe toutes les technologies qui permettent à des objets de communiquer entre eux, avec ou sans fil, à distance et en temps réel. Orange avait déjà lancé une 'business unit' sur ces technologies en France dès 2005 avant de racheter Silicomp en 2006 et Data & Mobiles l'an dernier. Aujourd'hui il compte sur son nouveau centre pour développer l'activité. L'entité M2M sera au service des forces de vente d'Orange, « depuis l'avant-vente jusqu'à la signature du contrat et à la livraison du service dans les 29 pays dans lequel l'opérateur est présent et au delà ». Deux autres objectifs sont au programme du centre annoncé hier : la mise au point de la carte SIM renforcée qu'attendent les applications de M2M et la participation aux organismes de standardisation associés à cette technologie. Ainsi, Orange préside-t-il l'ETSI (European telecommunications standards institute), une initiative qui existe depuis un an et a justement pour mission la définition d'une carte SIM dédiée. Celle-ci devra avoir une durée de vie plus longue. Dans les compteurs électriques intelligents, par exemple, il n'est pas possible de changer la carte trop souvent. Le passage de 20 000 cycles de traitement par carte environ aujourd'hui à quelque 50 000 cycles devrait permettre d'atteindre une durée de vie de 10 ans. Bien sûr, ces cartes SIM devront aussi fonctionner dans des environnements dits hostiles comme une automobile ou un milieu humide voire aquatique. Orange travaille aussi au sein de Wavenis sur la comparaison de technologies radio basse consommation plus adaptées à ces développements. Enfin, au sein du GS1, un autre organisme de standardisation, il étudie une définition plus ouverte du routage des communications entre les objets. « Nous voulons devenir le leader mondial du M2M » Orange considère le M2M comme indispensable à sa stratégie. Outre le caractère prometteur du marché (IDC prédit des croissances entre 8,9 et 16,5% des matériels, communications et services associés au domaine), l'opérateur pense disposer de trois des clés principales pour se positionner dans le domaine. « IPv6, les technologies radio, les cartes SIM, tout cela c'est notre métier, insiste Barbara Dalibard, directeur exécutif d'Orange Business Services. Et grâce à cela, même si nous ne sommes pas dans le business du matériel, nous voulons devenir le leader mondial du M2M. » L'opérateur dit ainsi être le premier acteur à avoir mis sur le marché une offre commerciale IPv6 mondiale. Contrairement au protocole Internet actuel IPv4, qui atteint ses limites aujourd'hui en nombre d'adresses possibles, la nouvelle version assure un adressage pour un nombre d'objets quasiment illimité ; il est donc indispensable au déploiement du machine to machine. Orange s'attèle aussi à la connectivité entre fixe et mobile qui assure la continuité de service du M2M et au temps réel. Le développement durable, moteur incontestable du M2M [[page]] A noter qu'il est un besoin en vogue qui tire le M2M aujourd'hui : le développement durable. La gestion des ressources comme l'électricité ou l'eau par exemple passe systématiquement par l'installation de capteurs capables de relever la consommation, mais aussi d'échanger entre eux ou avec un système central, voire d'agir ensuite pour réguler la consommation. Le compteur électrique intelligent est l'exemple le plus concret. Il réalise des relevés sans intervention humaine, et les transmet à un système central. Chez Primagaz, la télémesure évite l'émission de 48 tonnes de CO2 par an Certaines communes testent aussi des éclairages reliés à des capteurs de présence. Une partie des lampadaires de rue restent éteints la nuit tombée mais s'allument au passage d'un promeneur ou d'un camion. Les informations sur la consommation sont par ailleurs récoltées pour être analysées là-encore dans un système central. Orange a par exemple équipé les citernes de Primagaz de systèmes de télémesure sur 3 400 sites différents des clients de l'entreprise. Tous les matins, l'opérateur en charge de la logistique vérifie le niveau de toutes ces citernes et définit ainsi précisément la tournée des intervenants. Résultat : en 2009, Primagaz devrait éviter un total de 80 000 km de trajet et par conséquent, l'émission de 48 tonnes de CO2. Enfin, l'application la plus mûre, elle aussi porteuse par ricochet de protection de l'environnement, est la gestion de flottes de véhicules. Ces derniers sont équipés de puces capables d'échanger des données concernant entre autres leur trajet au système d'information. Orange dit être l'un des trois premiers sur ce marché en France. De nombreux acteurs travaillent depuis longtemps sur le M2M. Et les opérateurs n'en sont pas les pionniers. Les industriels fabricants de puces et d'environnements embarqués, mais aussi les industriels utilisateurs comme les constructeurs automobiles par exemple. Orange a conclu des partenariats avec certains et travaille sur ces sujets avec quatre pôles de compétitivité : System@tic pour les systèmes embarqués en Ile de France, Minalogic pour l'embarqué et les nanotechnologies en Rhône Alpes, Tenerrdis pour les énergies renouvelables en Rhône Alpes également et SCS pour les solutions communicantes sécurisées en PACA. (...)
(19/05/2009 15:50:19)SAP donne accès à ses données de développement durable (interview)
SAP a hissé le développement durable en étendard. Ce qui pouvait être considéré il y a quelques mois comme des déclarations de bonnes intentions, s'inscrivant judicieusement dans l'air du temps, semble être devenu pour l'éditeur allemand d'ERP un impératif. En mars dernier, il a créé un poste de responsable du développement durable, Peter Graf, chargé à la fois de conduire cette démarche en interne et de superviser les solutions spécifiques destinées aux clients, telles que l'offre SAP EHS (Environment, Health, and Safety) pour gérer les questions liées à l'environnement et à la sécurité sanitaire, ou encore la solution en ligne de calcul des émissions de gaz à effet de serre, rachetée avec Clear Standards. L'arrivée de Peter Graf au poste de Chief sustainibility officer a conduit SAP à transformer son organisation interne en conséquence. Pour chacune de ses activités, l'éditeur a créé une organisation de développement durable avec un responsable senior à sa tête et plus de 200 collaborateurs volontaires relaient la démarche en interne. Il a aussi constitué une communauté Green IT avec plusieurs partenaires IT parmi lesquels figurent notamment Intel, VMware, HP et Citrix. Lors de sa récente conférence utilisateurs Sapphire (Orlando, 11-14 mai), SAP a mis en ligne les données de son rapport de développement durable portant sur l'année 2008. Il y présente ses données dans les domaines environnemental, social et économique. L'éditeur indique avoir réduit son empreinte carbone de 6,7% par rapport à 2007. A cette occasion, Peter Graf a répondu aux questions du MondeInformatique.fr. (...)
(18/05/2009 17:28:13)La norme Energy Star pour serveurs dévoilée et déjà contestée
Le processus d'adoption fut laborieux, mais la norme Energy Star pour les serveurs voit enfin le jour. Initialement prévue pour le début de l'année, elle a fait l'objet d'intenses discussions entre les tenants du programme Energy Star (l'Agence pour la protection de l'environnement et le Département de l'énergie américains) et les constructeurs pour aboutir finalement à l'adoption de la quatrième version du texte. Celle-ci inclut pour l'instant les serveurs avec un disque dur et de 1 à 4 processeurs, mais ne tient pas compte des lames, pourtant particulièrement gourmandes. Elles devraient rejoindre la norme dans les deux prochains mois. Les principaux critères d'évaluation des machines sont la performance de l'alimentation (la quantité de chaleur dissipée doit rester raisonnable par rapport à l'électricité consommée) et la consommation d'énergie en veille. La présence ou l'absence d'outils d'administration à distance entrent également en ligne de compte. Mais certains, notamment chez Intel et Sun, contestent déjà l'utilité du standard. Pour eux, avec le développement de la virtualisation, le temps passé en veille des appareils est de moins en moins significatif pour l'utilisateur final. L'EPA prévoit déjà dans une prochaine version de sa norme de proposer des mesures non seulement pour la veille, mais également pour différents niveaux de charge de travail. En attendant, les constructeurs pourront désormais apposer le logo Energy Star sur leurs serveurs (aux côtés de la fiche détaillée rappelant la configuration qui a obtenu le label, afin d'éviter toute tricherie). Tout en poursuivant son travail sur les serveurs, l'EPA s'attaque aussi désormais à l'élaboration d'une norme Energy Star pour le stockage informatique, avant de passer à une norme globale pour les centres serveurs. (...)
(13/05/2009 14:39:03)SAP se renforce dans le green avec le rachat de Clear Standards
SAP vient de procéder au rachat de Clear Standards, un jeune éditeur américain spécialisé dans les outils de mesure des émissions de gaz à effet de serre et de maîtrise de la consommation d'eau. En marge de la fusion Sun/Oracle ainsi que des spéculations autour d'une future grosse acquisition par Microsoft, l'éditeur allemand poursuit ses petites emplettes, pour se renforcer dans les technologies vertes cette fois. Pour Leo Apotheker, PDG du groupe allemand, il ne s'agit pas d'un simple phénomène de mode : « Il est essentiel que les entreprises aient une vision de l'impact de leurs émissions de carbone et de leur consommation d'eau sur l'environnement. » Les solutions de Clear Standards seront intégrées dans SAP Business Suite 7 ainsi que dans les applications métiers de l'éditeur (SAP environnement, santé et gestion de la sécurité). Elles seront disponibles en mode Saas (software as a service). Fondé en 2007, Clear Standards a levé 4 M$ auprès de deux fonds d'investissement, Kinetic et Novak Biddle Venture Partners, un an après sa création. L'éditeur américain a par ailleurs développé Carbon Tracker, son logiciel phare, de manière à pouvoir l'adapter à l'iPhone. Depuis le début de l'année, SAP a racheté plusieurs sociétés, dont le Français Highdeal, spécialisé dans les logiciels de tarification complexe. Lors de la publication de ses résultats trimestriels, l'éditeur allemand a précisé qu'il disposait de 2,95 Md$ de cash pour réaliser diverses acquisitions. (...)
(11/05/2009 15:45:50)Xerox réduit l'empreinte écologique de l'impression standard avec une encre solide
Avec sa gamme ColorQube 9200, Xerox promet de réduire de 62 % les coûts de l'impression couleur en entreprise. Pour ce faire, il exploite désormais dans ses modèles multifonction d'entreprise standards, une technologie d'encre solide qu'il maîtrise depuis longtemps. Une démarche rendue possible parce que cette dernière autorise désormais une vitesse d'impression - 38 à 85 pages par minute - comparable aux modèles laser. En lieu et place de l'encre liquide classique ou du toner, le constructeur utilise quatre blocs de résine (bleu, rouge, jaune et noir) inodores et non toxiques. Ceux-ci s'insèrent directement dans le logement prévu à cet effet dans l'imprimante, sans cartouche ou bloc toner en plastique et fondent au moment de l'impression. De tels cubes simplifient le développement, réduisent le coût de fabrication et évitent les matières plastiques inutiles et difficiles à recycler. Selon Xerox, l'impact écologique de l'encre serait ainsi réduit de plus de 90%. Pour les entreprises clientes, ce système permet aussi de facturer l'impression en fonction de l'encre réellement utilisée, et non suivant un forfait tarifaire qui rend la page couleur - qu'il s'agisse d'une photo ou d'un texte en noir avec un simple logo en couleur - quatre fois plus chère que son équivalent noir et blanc (8 cents contre 2 cents selon la grille Xerox). En Europe, la première imprimante de la gamme ColorQube 9200 sera disponible à partir de septembre, pour un prix non encore communiqué. (...)
(07/05/2009 20:17:20)Le DSI de Besançon réclame un circuit du matériel d'occasion plus transparent
Claude Lambey, directeur du département technologies de l'information pour la ville de Besançon, est inquiet. Il est dans une impasse. Il aimerait continuer de mener à bien des projets pour lesquels il a besoin de matériels d'occasion. Dans les écoles de Besançon aussi bien que dans celles du Sénégal que la ville équipe, la commune installe des machines récupérées et reconditionnées, pour des questions de budget et d'usage. Or, pour Claude Lambey, il est très difficile aujourd'hui, voire impossible, de savoir quand et comment ont lieu les échanges de matériels d'occasion entre entreprises, brokers et constructeurs. Dans un entretien avec LeMondeInformatique.fr, il en appelle ainsi aussi bien aux entreprises qui renouvellent leur parc qu'aux fournisseurs qui les récupèrent. Il souhaite les sensibiliser à une démarche qui lui tient à coeur. « Bien sûr, les entreprises qui cèdent leur parc de cette façon le font pour une somme inférieure à celle qu'elles obtiendraient d'un constructeur, mais ce type d'actions pourrait néanmoins redonner du sens à leur activité. » Et pourquoi pas se donner une nouvelle image. Lire notre entretien avec Claude Lambey (...)
(07/05/2009 19:30:44)Grenelle des ondes : le débat de société débute avec la téléphonie mobile
La première séance de travail prévue dans le cadre du « Grenelle des antennes » devenu « Grenelle des ondes » s'est tenue hier, mercredi 6 mai. Elle a réuni cinquante participants -associations, opérateurs, institutionnels et élus- engagés dans le débat « Radiofréquences, santé et environnement ». Un premier atelier de réflexion principalement axé sur le thème de la téléphonie mobile, animé par le Professeur Jean-François Girard, président de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), [ancien directeur général de la santé et président du comité opérationnel « Veille sanitaire et risques émergents » du Grenelle de l'environnement] qui va conduire l'ensemble des débats. Personne n'a quitté la réunion en claquant la porte « Personne n'a quitté la réunion en claquant la porte, apprécie le professeur Girard au lendemain de la séance en soulignant combien, pourtant, les antagonismes sont forts et exacerbés dans ces discussions (débutées hier vers 10 h et achevées vers 18 heures). La veille, deux associations avaient regretté dans une lettre ouverte à Jean-François Girard, le peu de temps qui leur avait été laissé pour réunir des experts pour cette première rencontre de travail. Janine Le Calvez, présidente de Priartem, et Stephen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement, évoquaient une « improvisation de dernière minute [...] comme mode d'organisation de cette table ronde [qui n'était] pas à la hauteur des enjeux sanitaires et sociaux de ce dossier. » Le professeur Girard tient à rappeler que c'est bien un débat de société qu'il préside, et non pas un débat scientifique, ce dernier existant par ailleurs. Il s'agit pour lui d'assurer le transfert des synthèses de ce dernier vers le débat de société contradictoire avec l'objectif de déboucher sur des propositions. Deux sujets ont été plus particulièrement évoqués hier, d'une part, le problème des personnes électrosensibles et, d'autre part la question du seuil d'exposition des personnes aux ondes radio, différent selon les pays. L'OMS présente sa synthèse sur l'état des connaissances scientifiques [[page]]C'est Emilie Van Deventer, spécialisée sur les questions de radiofréquence et santé à l'OMS (Organisation mondiale de la santé), qui a présenté à l'assemblée ainsi réunie l'état des connaissances scientifiques. Selon ses conclusions, il existe des doutes sur l'utilisation du téléphone mobile, mais il n'y a pas encore d'éléments sur la dangerosité des antennes. « Nous sommes dans le processus d'acquisition des connaissances », rappelle le professeur Girard, en reconnaissant que d'autres intervenants dans ce débat souhaitent citer telle ou telle autre étude faisant état de conclusions différentes. « Il faut aider la société à faire face à l'incertitude scientifique, c'est l'esprit des séances de travail que je préside », affirme-t-il. D'un côté, il est dit que telle étude va prendre dix ans alors, qu'entre temps, trois générations de téléphones portables seront sorties. Dans le même temps, alors qu'il est demandé aux opérateurs de couvrir l'ensemble du territoire, les citoyens accueillent mal l'installation de nouvelles antennes-relais. « Il faut sortir d'une situation qui n'est pas viable en acceptant d'instruire un débat de société afin de proposer des mesures qui vont aider à faire face aux incertitudes scientifiques, sans tourner le dos au progrès ni prendre de risques. Le débat doit être pluraliste, aucune idée n'est taboue. L'intérêt est que tout le monde accepte de se parler en direct, résume le professeur Girard. Hier, nous avons fait des progrès ». Les associations citeront deux autres scientifiques Jean-Marie Danjou, délégué général de l'AFOM (Association française des opérateurs mobiles), qui participait aux débats estime qu'il s'est trouvé au moins « deux points de consensus » lors de cette première réunion de travail. « Il y a aujourd'hui une crise et l'intervention de l'Etat est salutaire. Nous devons nous écouter les uns les autres et débattre dans le respect ». Il propose de traiter de l'ensemble des services radio (téléphonie mobile, radio, télévision, Wi-Fi, Wimax, etc.), de faire des propositions visant à protéger la santé et répondre à l'inquiétude et de construire un dispositif pérenne de suivi. Il suggère aussi que « l'Etat dise clairement pourquoi il a retenu telle proposition et pourquoi il a écarté telle autre ». Deux autres réunions complémentaires sont prévues les 14 et 15 mai prochains. « La réunion du 14 mai sera consacrée à la façon dont on peut organiser le débat local sur ces questions, annonce le professeur Girard. Comment aider le maire d'une commune de 300 habitants à répondre à ces administrés, par exemple. Faut-il définir une charte d'installation des antennes, diffuser une information préalable, etc. Il est également prévu de faire intervenir de nouveaux scientifiques. Hier, il est apparu que certains participants considéraient qu'exposer seulement la synthèse de l'OMS était loin d'être suffisant. « Nous aurons donc un débat complémentaire avec quatre autres scientifiques dont deux seront cités par les associations », a indiqué le professeur Girard. (...)
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