Flux RSS
Législation environnementale
64 documents trouvés, affichage des résultats 11 à 20.
| < Les 10 documents précédents | Les 10 documents suivants > |
(22/02/2010 13:43:57)
PTC s'offre des outils de modélisation des émissions de carbone
Avec le rachat de la start-up californienne Planet Metrics, fondée en 2007, l'éditeur américain PTC, spécialiste du PLM (product lifecycle management), complète ses solutions visant à évaluer l'impact de la fabrication des produits sur l'environnement. Il y a un an déjà, il avait acquis dans ce domaine la société Synapsis Technology et son logiciel de mise en conformité des produits industriels aux réglementations environnementales (Reach, RoHS, WEE...). En juin dernier, il mettait ensuite la main sur Relex et son logiciel conçu pour améliorer la fiabilité des produits. Cette fois, PTC s'offre une technologie permettant aux industriels de modéliser et d'optimiser leurs émissions de carbone. Le logiciel Planet Metrics intègre une base de données de profils environnementaux et met en oeuvre des outils d'analyse pour identifier les points les plus sensibles aux différentes étapes de la fabrication (matériaux, conditionnement...) et de la chaîne d'approvisionnement, jusqu'à l'élimination des déchets.
L'ensemble des outils ainsi rachetés par PTC sont rassemblés au sein de sa solution d'analyse de produits InSight.
Sur son premier trimestre fiscal, clos le 2 janvier dernier, le spécialiste du PLM a enregistré une progression de 48% sur ses ventes de licences, à 74,8 M$ (29% de son chiffre d'affaires) et un léger recul de 3,3% sur son activité de services, à 183,6 M$. Son chiffre d'affaires total a progressé de 7,5% sur la période, à 258,4 M$. Sur la même période, son principal concurrent Dassault Systèmes, était encore en retrait sur ses ventes de licences. (...)
La consommation électrique des TIC va baisser d'ici 2012 en France
En France, en 2008, l'usage des équipements informatiques, télécoms et électroniques grand public a représenté 7,3% de l'ensemble de la consommation électrique, contre 6,2% en 2005. Or, dans le même temps, le nombre d'équipements actifs pour l'accès aux TIC a progressé de 40% et le nombre d'abonnés au haut débit a plus que doublé, passant à 17 millions fin 2008. C'est ce qu'expose l'Idate, qui vient de communiquer les résultats d'une étude lancée par plusieurs fédérations industrielles(*). Globalement, constate l'Institut, les consommations électriques de la filière TIC ont donc augmenté moins vite que les usages. Il s'agit de la conséquence directe, estiment les acteurs du secteur, des efforts d'éco-conception qu'ils ont engagés pour améliorer l'efficacité énergétique des matériels (ordinateurs, écrans...). Des efforts soutenus par les instances gouvernementales, par exemple avec la labellisation Energy Star et les codes de conduite européens pour les équipements haut débit et les décodeurs. D'ici à 2012, cette évolution vers une meilleure efficacité énergétique va se poursuivre jusqu'à parvenir, en 2012, à une consommation électrique de la filière TIC inférieure à ce qu'elle était quatre ans plus tôt. On devrait ainsi revenir à 34,3 TWh [teraWatt heure, soit 35,3 milliards de kWh] par an en 2012, entre équipements IT (11,4 TWh/an), télécoms (8,5 TWh/an) et électronique grand public (14,4 TWh/an), contre une consommation de 35,3 TWh/an en 2008 (consommation totale corrigée selon le scénario de référence RTE). A l'horizon 2020, la projection de l'Idate prévoit une diminution à 33,9 TWh/an, en dépit de la progression des usages, notamment à la faveur des effets de migration de parc. Réduire les gaz à effet de serre par la diffusion des TIC Par ailleurs, la filière TIC ne se prive pas de rappeler que la diffusion de ses technologies dans les différents secteurs de l'économie doit aussi contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Un deuxième rapport, réalisé par le Boston Consulting Group, montre que ces réductions sont évaluées, à l'horizon 2020, à 32 MtCO2, ce qui correspondra à 7% des émissions totales françaises, soit un tiers de l'objectif national. Pour y parvenir, la filière TIC mise principalement sur trois axes d'action. Le premier vise l'optimisation des consommations électriques en heures de pointe, par exemple par la mise en place d'outils de pilotage à distance du chauffage et des équipements domestiques (à terme, rappelle le BCG, également par la recharge 'intelligente' des véhicules électriques). Le deuxième axe concerne les transports avec des solutions d'optimisation des réseaux logistiques professionnels et davantage de TIC embarquées. La dématérialisation des échanges représente le troisième axe d'action, avec le développement de la visioconférence, du télétravail et du commerce électronique. (*) Alliance TICS (équipementiers télécoms et informatiques), la Fédération française des télécoms et la FIEEC (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication) ont lancé en commun une étude composée de deux volet, l'un conduit par l'Idate, l'autre par le BCG. (...)
(25/01/2010 15:40:05)Participer au prochain Forum Green IT du Monde Informatique et de CIO
Lors de cette conférence, des experts, des décideurs IT et des représentants de leaders technologiques vous aideront à comprendre comment adopter une attitude éco-responsable. Un déchet est une perte, de l'énergie gaspillé se traduit par une facture plus lourde : une attitude éco-responsable induit donc des bénéfices financiers directs ainsi qu'une amélioration de l'image de l'entreprise. Parmi les thèmes qui seront développés lors de cette matinée citons : - « Green-IT » : comment adopter une attitude éco-responsable au sein de la DSI ? La DSI doit contribuer par sa propre attitude à l'éco-responsabilité de l'entreprise. Dans ses domaines d'intervention, notons : la gestion de parc informatique pour le rendre éco-compatible, l'optimisation de l'impression, la baisse de la facture énergétique, l'optimisation du parc applicatif... L'attitude éco-responsable est aussi financièrement rentable. - « IT for Green » : comment la DSI peut aider son entreprise/administration à adopter une attitude éco-responsable ? Grâce à l'informatique, une organisation peut réduire son empreinte carbone. Le point le plus évident est celui de la vidéo-conférence qui permet d'éliminer des déplacements. La gestion des obligations réglementaires supposent également des procédures et des outils adaptés. Suivez le lien pour vous inscrire. (...)
(28/12/2009 14:43:40)Comment calculer sa taxe carbone sur Internet
Pour aider les particuliers à calculer le montant de la taxe carbone qu'ils paieront en 2010, ainsi que le montant de la compensation, l'association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) met à leur disposition un outil en ligne. Lors de l'annonce des modalités d'application de la taxe carbone, en septembre dernier, Nicolas Sarkozy avait expliqué, par exemple, qu'un foyer urbain avec un enfant bénéficierait d'une baisse d'impôt de 112 euros ou d'un chèque-vert d'un même montant. Ce montant passe à 142 euros pour une famille habitant en zone rurale. En effet, le montant de la taxe et de sa compensation varieront en fonction du lieu d'habitation (ville ou campagne), du nombre de personnes dans la famille et de la desserte en transport en commun du lieu d'habitation. La taxe, d'un montant de 17 euros la tonne de CO2, entrera en vigueur en janvier prochain. Elle sera applicable sur le pétrole, le gaz et le charbon. Les bénéfices de la taxe doivent être entièrement reversés aux ménages par le biais d'une réduction d'impôt ou d'un chèque-vert pour les Français non-imposables. Site : www.taxe-carbone.clcv.org Mise à jour du 30/12/09 : la taxe carbone n'entrera finalement pas en vigueur ces prochains jours : elle a été retoquée par le Conseil constitutionnel le 29 décembre. (...)
(11/12/2009 16:43:50)SAP livre un outil de reporting pour piloter sa stratégie de développement durable
Engagé depuis plusieurs mois sur le terrain du développement durable, tant par des actions menées au sein de ses équipes que par la commercialisation de logiciels spécifiques, SAP vient de compléter son offre dans ce domaine. Après la solution EHS (Environment, Health and Safety), livrée en mars dernier pour suivre notamment les contraintes liées à la sécurité sanitaire et gérer les risques, et le logiciel Carbon Impact, proposé en ligne pour calculer ses émissions de gaz à effet de serre, l'éditeur livre cette fois une application de reporting. L'objectif de SAP BusinessObjects Sustainability Performance Management est de faciliter le suivi d'une politique de développement durable en élaborant et en surveillant une série d'indicateurs clés de performances sur les plans économique, social et environnemental. Le logiciel fournit des outils de reporting graphiques et de tableaux de bord. Il permet surtout de rassembler en un seul point toutes les données nécessaires à cette évaluation en s'intégrant avec les logiciels de gestion de SAP, ainsi qu'avec les autres applications. Il peut aussi s'utiliser de façon indépendante. Chaque entreprise adapte ses indicateurs à son activité Charles Zedlewski, responsable de la solution SAP GRC (Governance, Risk and Compliance), considère que le marché est désormais mûr pour aborder cette catégorie d'applications, alors que les entreprises sont amenées de plus en plus souvent à prouver à leurs clients et à leurs actionnaires qu'elles se sont véritablement engagées dans un processus d'amélioration de leurs pratiques. SAP a inclus un jeu d'indicateurs clés dans son logiciel, mais les utilisateurs peuvent également créer leurs propres métriques afin de disposer de mesures adaptées à leur activité (industrie, service...). Le prix de l'offre n'a pas encore été communiqué. Charles Zedlewski évoque néanmoins une tarification plutôt incitative pour favoriser l'adoption de l'outil. Le logiciel a obtenu la certification du GRI (Global reporting initiative), organisation créée à la fin des années 90 qui a jeté les bases d'un cadre pour communiquer sur les données de développement durable. Invité à témoigner lors de l'annonce du produit, un premier client, le fabricant d'imprimantes Lexmark, a notamment précisé qu'il avait pu développer des indicateurs correspondant aux informations qui lui étaient réclamées dans le cadre de projets d'évaluation de performances tels que celui du Dow Jones Sustainability Index. En mai dernier, SAP a lui-même publié son deuxième rapport de développement durable. (...)
(04/12/2009 16:59:12)Bouygues Immobilier reçoit le 1er Grand prix de la croissance verte numérique
Bouygues Immobilier, Watteco, Alcatel-Lucent, l'Ecole des Mines de Nantes et Greenext sont les premiers récipiendaires des Prix de la croissance verte numérique, remis ce vendredi matin à Paris. Ce nouveau trophée a été imaginé et mis sur pied par Acidd (Association communication et information pour le développement durable), le Medef (Mouvement des entreprises de France) et la Fédération française des télécoms afin de distinguer les entreprises s'appuyant sur les NTIC pour oeuvrer à la fois dans le sens de l'écologie (réduction des gaz à effet de serre, diminution de la consommation de ressources naturelles, etc.) et dans celui des affaires. Comme l'a précisé sur la scène de l'amphithéâtre du Medef le maître de cérémonie Gilles Berhault, président d'Acidd, « il ne s'agit pas seulement de réduire l'empreinte carbone, mais aussi de proposer des produits, de créer de la valeur ». Sous le haut patronage de Michèle Pappalardo, commissaire générale au développement durable (qui dépend du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du Territoire), se sont succédé les représentants des diverses organisations patronales et industrielles partenaires de l'événement : le président de Microsoft France Eric Boustouller en sa qualité de co-président du comité développement durable de Syntec Informatique, Gabrielle Gauthay, présidente d'Alliance TICS, Joël Karecki, vice-président de la Fédération des industries électrique, électronique et communication (Fieec), Marc Dufau, responsable du pôle environnement, énergies, transports d'Oseo, Yves Le Mouël, directeur général de la Fédération française des télécoms, Daniel Clément, directeur de la recherche de l'Ademe, Marie Nouvel, chargée de communication de la Direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services (DGCIS), Henri Verdier, directeur de la prospective de l'Institut Télécom et président du pôle de compétitivité Cap Digital et Charles Beigbeder, président de la commission recherche, innovation et nouvelles technologies du Medef. Quatre prix, plus un « coup de coeur » Ce bel aréopage s'est assez maladroitement évertué à faire comprendre - à quelques jours de la réunion de Copenhague - que l'industrie et le gouvernement sont conscients des enjeux et font tout ce qui est en leur pouvoir pour y répondre. Il fut donc beaucoup question de futurs « capteurs intelligents », « réseaux intelligents » ou « smart grids », « transports intelligents »... Seul le bâtiment n'a pas eu l'heur de recevoir ce qualificatif d'intelligent ; il dut se contenter d'être « à énergie positive ». Heureusement, le jury, présidé par Claudie Haigneré (ex-spationaute, ex-ministre de la Recherche et des Technologies, aujourd'hui présidente de la Cité des sciences et de l'industrie de La Villette), a retenu, sur les 98 dossiers soumis, 11 cas franchement exemplaires de ce que l'alliance entre écologie, business et NTIC peut donner (autrement dit, du Green IT). Le Grand prix numérique et développement durable de cette première édition a ainsi été décerné à quelqu'un qui n'est pas un inconnu pour LeMondeInformatique.fr : Christian Grellier, directeur de l'organisation et des systèmes d'information de Bouygues Immobilier, nous avait déjà exposé son « Green IT Center », un datacenter pensé - et facturé par l'hébergeur - en fonction de sa consommation énergétique. Christian Grellier explique qu'un datacenter représente environ 25% de la consommation d'un bâtiment de bureaux. « Et cela montera à 50% avec les immeubles à énergie positive. » Pour réduire la facture, le DSIO de Bouygues Immobilier a choisi la solution du container, où deux rangées de machines (serveurs, alimentation, climatisation) forment un corridor fermé protégé par un toit et équipé de portes à chaque bout. Combiné à « un pilotage temps réel de la performance énergétique », Christian Grellier estime atteindre les 30% d'économies d'énergie. [[page]] Le prix PME de l'innovation numérique pour le développement durable est revenu à Watteco, qui a inventé des micromodules permettant d'échanger des informations entre appareils sur le réseau électrique. Cette utilisation intelligente du concept de courant porteur en ligne laisse entrevoir des possibilités étonnantes : avec des capteurs intégrés dans les appareils électriques, les prises ou les compteurs électriques, Watteco se fait fort de pouvoir indiquer en temps réel la consommation électrique tant au consommateur, pour qu'il adapte ses comportements, qu'au fournisseur, pour qu'il régule au mieux la distribution. La PME sortira d'ailleurs d'ici peu un « barowatt », baromètre de la consommation électrique destiné aux particuliers, qui a fait sensation parmi le public de l'événement. Le prix Entreprise du numérique et développement durable, qui visait à récompenser une démarche « éco-engagée », a été décerné à Alcatel-Lucent, pour son projet de stations de base mobiles alimentées par énergies alternatives (solaire, éolien...). L'équipementier offre ainsi aux opérateurs une solution pour déployer des antennes relais dans des zones jusqu'alors impossibles à couvrir, ou « de rénover leurs sites existants avec des solutions permettant de réduire leur impact environnemental ». Alcatel-Lucent estime qu'il s'agit d'un marché de plus de 100 000 stations à déployer d'ici à 2012, « permettant d'économiser environ 7 millions de tonnes de CO2 par rapport à l'utilisation de groupes électrogènes ou de réseaux électriques classiques ». Mais il s'agit aussi d'une opportunité de business conséquente : ces 100 000 stations représentent quelque « 3 à 5 milliards d'euros ». Le prix Enseignement supérieur et recherche est revenu à l'Ecole des Mines de Nantes, pour le projet Entropy, fruit des travaux de Fabien Hermenier, post-doc, et Jean-Marc Menaud, maître assistant. Le but du logiciel Entropy est de réduire l'empreinte énergétique d'un datacenter grâce à une manipulation très fine des machines virtuelles. La première étape est déjà franchie : il s'agit d'allouer au mieux les ressources, et cela réduirait déjà de moitié la consommation électrique des serveurs. Le logiciel est actuellement testé en ce sens chez Orange, chez Bull et à la Direction générale des finances publiques. Beaucoup plus originale, la seconde étape, en cours, consistera à déplacer les charges des serveurs en fonction de la carte thermique du datacenter, de façon à réduire au maximum les besoins en climatisation. Le jury, qui avait initialement prévu quatre prix, a tout de même décerné un cinquième prix, « coup de coeur », à une start-up qui a su concilier questions environnementales et outils informatiques pour créer un nouveau métier. Fondée en 2007, Greenext a en effet anticipé l'obligation qui sera faite aux industriels et distributeurs d'afficher l'impact environnemental des produits de consommation dès 2011 (loi Grenelle de juillet 2009). La start-up a mis au point à leur intention une méthode de calcul du coût carbone des produits, « en s'appuyant sur une base de données unique comprenant le profil carbone de 500 000 produits de consommation courante ». Il n'est pas sûr que la mention « équivalent CO2 » sur les paquets suscite davantage l'intérêt que celle de la quantité de glucides ou de lipides, mais c'est déjà un début. (...)
(27/10/2009 13:38:48)Les internautes ont préparé une charte verte pour le sommet de Copenhague
Jusqu'au 15 septembre dernier, les internautes pouvaient soumettre leurs idées en faveur de l'environnement sur un site Internet réservé à cet effet. Depuis, les contributions les plus nombreuses ont été recensées par l'IFOP et remises aux experts de la fondation Terra Nova qui ont identifié les 20 tendances les plus porteuses. Devenues recommandations-clés, ces 20 contributions concernent, entre autres, les économies d'énergie, les changements d'habitudes de transport, l'exemplarité des pouvoirs publics, l'investissement dans la coopération internationale. Les thèmes abordés ont été répartis en 10 engagements individuels et en 10 axes d'engagement collectif à faire tenir aux dirigeants politiques. L'initiative, lancée par MSN en partenariat avec la fondation Terra Nova, Le Monde.fr et des experts en écologie, a débouché sur l'élaboration d'une Charte Verte. Afin de récolter un maximum de signatures, ce document est désormais soumis à pétition sur la Chaîne Verte du site MSN. Le texte sera présenté aux acteurs politiques qui se réuniront le 7 décembre prochain au sommet international de Copenhague sur l'environnement. (...)
(23/10/2009 10:05:53)Dématérialisation et Green IT : Syntec Informatique dresse un 'bilan contrasté mais prometteur'
Comme prévu, Syntec Informatique vient de publier le premier volume d'un livre vert qui doit rassembler les recommandations de sa Commission développement durable en matière de Green IT. Consacré à la dématérialisation, ce premier volet sera suivi, au rythme d'un volume par trimestre, de neuf autres chapitres. Après avoir resitué les enjeux de la dématérialisation sous ses différents aspects (services, transactions, factures, administration, capital intellectuel...), ainsi que l'évolution de ce marché en plein essor, le document publié par Syntec Informatique aborde le constat écologique de la démarche, en dressant un « bilan contrasté, mais prometteur ». Certes, le document électronique contribue à réduire la consommation de papier et l'empreinte carbone qui lui est associée. Mais si elle n'est pas appréhendée de façon globale, relève le livre vert, « ses bénéfices peuvent aussi se traduire par une empreinte environnementale accrue et des tensions sociales liées à l'évolution des activités de l'entreprise ».
Des mesures volontaristes pour un projet Green IT
Faire de la dématérialisation un projet Green IT, procurant des gains durables, nécessite la mise en place de mesures volontaristes. Différentes pistes d'action sont proposées pour favoriser l'adoption du document électronique, tout en limitant l'impact environnemental du papier (pour les plus récalcitrants). Il convient aussi tenir compte des déchets d'équipements électriques et électroniques produits par les infrastructures informatiques (de 20 à 50 millions de tonnes par an) qui gèrent les données numérisées. Au passage, il est rappelé que l'un des bénéfices indirects de la dématérialisation est de permettre un suivi des produits développés par les entreprises, en particulier la remontée de données de sécurité sur les substances chimiques imposées par la directive européenne Reach (Registration, evaluation and authorization of chemicals).
Les impacts sur l'organisation de l'entreprise et sur son écosystème
Dans le domaine de la consommation énergétique, la dématérialisation permet de diminuer la quantité d'énergie nécessaire à la production de papier, tout en limitant les déplacements des individus et les émissions de gaz à effet de serre associées. Toutefois, il faut aussi contenir la facture énergétique liée à l'augmentation des données, en explorant diverses pistes : systèmes virtualisés, conception des bâtiments hébergeant les datacenters, audit énergétique des parcs informatiques...
Les impacts sur l'organisation de l'entreprise et sur son écosystème
La dématérialisation a par ailleurs un impact sur l'organisation de l'entreprise, ses métiers, ses compétences internes, ses outils de collaboration (mobilité accrue), ainsi que sur son écosystème (partenaires, clients), ce qui conduira à modifier de façon significative ses modes de fonctionnement. Il doit donc s'agir d'une démarche accompagnée dont « le bénéfice social » induit « doit être perceptible par les acteurs de l'entreprise », souligne le document de Syntec Informatique. Ses auteurs mettent en garde sur le fait que la dématérialisation « doit être abordée comme un projet d'entreprise et non comme un projet IT », sans oublier ses effets sur les différentes fonctions métiers impactées. Et si la dématérialisation encourage le partage d'information à distance, participant ainsi au désenclavement économique et social de zones géographiques reculées, il faut aussi prendre garde au risque de désocialisation qu'elle comporte.
Le document proposé par Syntec Informatique établit ensuite les différents retours sur investissement que l'on peut attendre de la dématérialisation (économique, environnemental, social et sociétal), ainsi que les risques (complexité des projets, sécurité des échanges...), opportunités et contraintes qui lui sont associés. Pour clore le sujet, les auteurs récapitulent les principes clés d'un projet Green IT et ses principaux indicateurs de suivi. Le deuxième volume du livre vert constitué par Syntec Informatique sur le Green IT et les effets positifs des TIC sur la société et l'environnement sera consacré au télétravail, à la télé-présence et aux communications unifiées.
(...)(22/10/2009 09:25:28)Green Grid : les législations environnementales de l'UE pèseront sur les datacenters
Sans grande surprise, le rapport 'energy policy research for data centres' du Green Grid conclut à une pression croissante de la législation environnementale européenne sur les datacenters et leurs propriétaires. Le document a aussi bien étudié les réglementations actuelles et à venir, et les réglementations de la Commission Européenne autant que certaines législations nationales (Royaume-Uni, France, Allemagne et Pays-Bas). De plus en plus de textes de loi européens tiennent compte du dérèglement climatique et imposent aux industriels de réduire leur empreinte environnementale pour limiter les émissions de GES (Gaz à effet de serre). Or, la mise en place de datacenters va de pair avec une imposante consommation énergétique (bâtiments, infrastructures informatiques et systèmes de climatisation) qui engendre des émissions de GES (les centrales autres que nucléaires qui alimentent les datacenters en énergie sont émettrices de GES). Dans son rapport, l'association Green Grid qui regroupe des fournisseurs et utilisateurs de datacenters qui travaillent à une meilleure efficacité énergétique, a identifié trois impacts principaux des nouvelles législations à considérer dans les entreprises. Celles-ci concernent en particulier les bâtiments. Pour commencer, les révisions de la directive EPDB (Energy performance of buildings directive, Performance énergétique des bâtiments) vont exiger des nouvelles constructions qu'elles deviennent 'zéro énergie' avant 2018. Un bâtiment 'zéro énergie' est censé produire autant d'énergie qu'il en consomme. Ensuite, de nouvelles politiques de construction, liées à l'efficacité énergétique devraient aussi réduire la marge de manoeuvre de ceux qui souhaitent construire ou réhabiliter des bâtiments pour des datacenters. Enfin, certains pays d'Europe comme le Royaume-Uni vont, par ailleurs, imposer des réductions plus importantes des émissions de gaz à effet de serre des entreprises et y associer des pénalités pour ceux qui ne respecteront ces engagements. En conclusion, le Green Grid conseille vivement aux entreprises de mesurer la consommation énergétique des matériels, des logiciels et des bâtiments. Il propose d'améliorer la situation en profitant entre autres des différentes incitations fiscales en place dans les pays de l'Union Européenne. (...)
| < Les 10 documents précédents | Les 10 documents suivants > |