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Législation environnementale
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(19/10/2009 16:56:56)
Veolia Propreté et Ecologic récupèrent les déchets professionnels
Les sociétés Veolia Propreté et Ecologic ont mis en place un système de récupération et de recyclage des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) dans les entreprises. La directive européenne sur les DEEE impose en effet aux producteurs de ce type de déchets (constructeurs), issus de matériels mis sur le marché après le 13 août 2005, de les reprendre pour en garantir le recyclage. Or, si la filière de récupération des appareils ménagers concernés par la directive DEEE est en place depuis près de 3 ans, il n'en va pas de même pour la filière professionnelle. Les matériels concernés par la législation -mis sur le marché après août 2005- vont pourtant arriver à obsolescence dans les entreprises et tomber sous le coup de cette directive. Ecologic et Veolia Propreté ont mis en place un processus de récupération et de retraitement mais aussi un outil en ligne pour faciliter la démarche. Ecologic (plus de 40 adhérents professionnels) est un des trois éco-organismes labellisés par l'Etat (avec Eco-Systèmes et ERP) pour la récupération des DEEE ménagers. De son côté, Veolia Propreté assure le tri, le démontage, le démantèlement et le recyclage (plastiques, substances dangereuses, métaux, etc.) des appareils électroniques et de leurs périphériques dans ses usines spécialisées. Les deux entreprises ont combiné leurs compétences pour proposer une offre complète aux constructeurs et à leurs clients. Depuis la récupération de parc jusqu'au calcul des quotes-parts des constructeurs Leur dispositif Courtcircuit prend en charge l'ensemble des démarches logistiques, administratives et financières de la reprise de DEEE professionnels : déclaration du constructeur au registre national des producteurs, prise de commande pour les demandes d'enlèvement, récupération des matériels chez le client, affectation des quotes-parts aux producteurs, tri et recyclage des déchets, valorisation des déchets supérieure à la législation (plus de 80% de la matière), garantie de la traçabilité des déchets, etc. Le système propose plus de 50 (200 à terme) points de dépôt de DEEE gratuits ou un service d'enlèvement gratuit des matériels sur site (à partir de 400 kg de déchets préconditionnés pour le transport). Des services optionnels payants sont également disponibles : relevé de numéros de série, destruction de données, conditionnement, récupération de matériels en étage, etc. Dans le cadre de récupération de parcs multimarques, le système de gestion intégré réaffecte à chaque producteur sa quote-part. Enfin, Veolia Propreté et Ecologic sont actuellement à la recherche de partenaires qui proposent aussi le réemploi des matériels en état de marche, afin de ne pas envoyer au recyclage des équipements encore utilisables. Le site Courtcircuit associé au dispositif éponyme permet aux entreprises - en particulier, les plus petites- qui souhaitent se débarrasser de leurs matériels, de décrire leur parc pour faire une demande d'enlèvement et de recyclage. Mais les constructeurs peuvent aussi se servir du site pour proposer à leurs clients la récupération de leurs matériels. Ces clients s'inscrivent alors tout simplement sur Courtcircuit. (...)
(15/10/2009 17:42:32)Le rapport Afsset ne tranche pas sur la nocivité du sans fil
L'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) a présenté aujourd'hui son rapport d'expertise collective relatif aux radiofréquences. En conclusion de ces travaux, l'agence admet « l'existence d'effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires » et « recommande de réduire les expositions ». Mais le document ne permet pas de conclusion plus ferme sur le sujet car « un certain nombre d'études ne rapporte aucun effet particulier » et « aucun mécanisme d'action n'a été identifié entre radiofréquences et cellules ». L'Afsset reste donc prudente et préconise le développement de recherches complémentaires pour lever les incertitudes. Commandée en 2007 par les ministères de la Santé et de l'Environnement, cette étude devait en particulier s'intéresser à l'éventuelle « modification de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, à une étude épidémiologique sur le risque de neurinome associé à l'usage du téléphone mobile ainsi qu'au développement et au déploiement de nouvelles technologies.» Elle s'est attachée à l'utilisation des technologies sans fil avec des champs électromagnétiques de radiofréquences situés entre 9 kHz et 300 GHz (Bluetooth, Wi-Fi, WiMax, etc.), qui s'est fortement développée en particulier ces dix dernières années, soulevant des interrogations quant à leurs effets éventuels sur la santé. Le rapport Afsset présente l'avantage de présenter clairement la question de la dangerosité des ondes : type de technologies de radiofréquence existantes et applications associées, bandes de fréquences concernées, impacts sur la santé étudiés (le rapport note à ce propos que la présence constatée d'un effet biologique ne signifie pas forcément qu'il entraîne forcément un dommage), etc. Le document s'est aussi intéressé à la question particulière de l'hypersensibilité électromagnétique. Le texte présente les différentes inquiétudes exprimées et les études existantes dans chacun des domaines. Si l'état des lieux est des plus complet, la plupart du temps, aucune conclusion ne permet de pencher du côté de la dangerosité ou au contraire de l'innocuité de ces technologies. Un outil de travail pour le Grenelle des ondes Pour plusieurs raisons, la question n'a pas encore été tranchée. Pour commencer, il semble particulièrement difficile de prouver l'impact ou l'absence d'impact des ondes sur l'être humain (ou sur les animaux, d'ailleurs). Mais par ailleurs, les études publiées jusqu'ici proviennent de l'un ou l'autre des deux clans opposés sur le sujet : les acteurs du marché des télécoms d'un côté et de l'autre, les associations d'usagers ou de riverains opposants à ces technologies. Des études qui sont, de fait, sujettes à caution. Le rapport de près de 500 pages de l'Afsset aura sans doute le mérite d'exposer le problème de façon détaillée, mais pas celui d'apporter une réponse ferme et définitive, ni même de fixer des seuils de dangerosité. Sur sa page Facebook, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à la Prospective et au Développement de l'économie numérique, rappelle que demain, vendredi 16 octobre, « le Gouvernement lancera le Comité de suivi de la table-ronde 'radiofréquences, santé, environnement', le Grenelle des ondes », mise en place en avril par la ministre avec Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie. Ce comité s'appuiera donc sur le rapport de l'Afsset. NKM tient aussi à souligner « le travail fait par l'Agence, la qualité et la rigueur scientifique et méthodologique des travaux conduits. Je sais qu'une importance particulière a été donnée pour garantir l'indépendance des experts. » Le groupe de travail proprement dit comprenait des experts en médecine, biologie, biophysique, métrologie des champs magnétiques, épidémiologie et sciences humaines et sociales. Et en préambule du rapport, l'Afsset précise aussi qu'un de ses comités d'experts a auditionné quatre associations françaises mobilisées sur la téléphonie (Priartem, Agir pour l'environnement, Criirem, Robin des Toits). Un membre de Priartem a également été nommé observateur du déroulement des travaux. (...)
(30/09/2009 17:30:12)Classement annuel Greenpeace : Nokia toujours en tête et Apple en progrès
Greenpeace dévoile son nouveau classement annuel des entreprises électroniques éco-responsables, le Le Guide 2009 to greener electronics de Greenpeace guide to greener electronics. En tête, on retrouve l'immuable Nokia avec une note de 7,5 sur 10, suivi de près par Samsung avec 6,9 et Sony Ericsson avec 6,5. Le Finlandais doit son rang entre autres à sa campagne de récupération des mobiles usagés qui s'étend sur 84 pays, avec près de 5.000 points de collecte. Samsung et Sony Ericsson ont tous deux fait de nombreux efforts pour diminuer la présence de produits toxiques dans leurs produits. La dernière place du palmarès revient, encore et toujours, au fabricant de consoles Nintendo qui laisse les questionnaires de l'organisation écologiste désespérément sans réponse. Le Japonais qui n'obtient que 1,4 sur 10, est pointé du doigt en particulier à cause de ses émissions de gaz à effets de serre qui ne cessent d'augmenter. Apple, lui, a grimpé de la onzième à la neuvième place se plaçant juste sous la moyenne avec 4,9. La firme à la pomme qui s'affiche désormais comme une entreprise verte a surtout mis l'accent sur le retrait des substances dangereuses pour la santé. Il reste cependant plutôt médiocre dans la gestion de son énergie et de ses émissions de gaz à effet de serre. Greenpeace reconnait les efforts faits par HPpeint en lettres géantes « hazardous products » (produits dangereux) sur le toit du siège du géant californien, donnant ainsi un nouveau sens à ses initiales HP. Pour Iza Kruszewska, responsable de la campagne Greenpeace International's Toxics, les résultats globaux du classement sont désormais "encourageants". Elle considère néanmoins que "des géants de l'industrie comme Apple, Nokia et Microsoft doivent montrer la voie en terme de protection de l'environnement". Greenpeace publie ce Guide depuis août 2006 pour classer les plus grands fabricants d'électronique et d'informatique (18 en 2009) selon leur comportement vis à vis de l'environnement. Ce palmarès s'appuie sur trois grandes catégories de critères que les entreprises sont censées respecter : l' élimination des substances toxiques de leurs produits, la récupération et le recyclage de leurs machines en fin de vie, l'amélioration de leur politique d'entreprise et de leurs pratiques vis à vis du climat et de l'énergie. En 2009, Greenpeace a quelque peu renforcer sa grille de classement. Ainsi, le retrait des BFR et du plastique PVC sont réunis au sein d'un même critère mais de nouvelles substances toxiques à éliminer doivent être prises en compte (les phtalates, le beryllium et l'antimoine). Les constructeurs sont aussi notés sur l'utilisation de plastique recyclé dans leur gamme. Enfin, ils doivent afficher le décompte de leurs émissions de gaz à effet de serre et signaler leur niveau d'utilisation des énergies renouvelables. (...)
(28/09/2009 16:35:01)Apple affiche en détail son empreinte carbone
Apple monte le son autour de sa stratégie de développement durable. Le fabricant du MacBook et de l'iPhone vient de rénover l'espace qu'il consacre à ces questions sur son site Web. Il y livre notamment un rapport qui détaille les émissions de carbone de sa société, évaluées à 10,2 millions de tonnes. Les calculs d'Apple incluent les émissions provenant de la production de ses produits, de leur transport, de leur utilisation et de leur recyclage. Ils comprennent également les émissions produites par les implantations d'Apple (bureaux, boutiques, datacenters...) et les déplacements de ses collaborateurs. C'est l'utilisation des produits qui pèse le plus lourd : 53% des émissions de carbone. Derrière, 38% des émissions sont imputables à la production, 5% au transport, 3% aux implantations et 1% au recyclage. Apple fait remarquer que des constructeurs comme Dell et HP insistent beaucoup, dans leur communication, sur les actions qu'ils mènent dans leurs implantations (pour réduire l'éclairage ou mener des actions de recyclage dans les bureaux) et sur la production, alors que c'est l'utilisation des produits qui représentent l'impact le plus important (plus de 95%). Steve Jobs a écouté Al Gore qui siège au conseil d'administration d'Apple Epinglé à de nombreuses reprises par Greenpeace dans le passé (même s'il a aussi récolté quelques bons points, par exemple pour son MacBook Air), Apple souhaite grimper dans le classement publié chaque semestre par l'organisation dans son guide pour une électronique plus verte. Dans une interview à BusinessWeek, Steve Jobs, co-fondateur et patron d'Apple, reconnaît que les critiques de Greenpeace ont joué un rôle dans sa décision d'afficher davantage les actions de développement durable menées par sa société. Quand l'organisation a pointé l'utilisation de composantes toxiques dans ses produits, il s'est tourné vers Al Gore, prix Nobel de la paix pour son action de sensibilisation sur les changements climatiques. L'ancien vice-président des Etats-Unis, qui siège en effet au conseil d'administration d'Apple, lui aurait alors indiqué différents axes de communication. Egalement interrogé par BusinessWeek, Tim Cook, directeur général d'Apple, estime lui aussi que les entreprises se focalisent sur de faux problèmes. Pour réduire l'empreinte carbone, il faut se concentrer sur les produits. Or, concevoir et fabriquer des produits plus propres requiert de considérables efforts d'innovation. (...)
(09/09/2009 12:58:00)MonExTel propose une réutilisation durable des téléphones mobiles
La jeune pousse française Recommerce Solutions incubée par l'Institut Télécom, accompagnée par la start up Tic Ethic, a mis au point le système MonExTel pour donner une deuxième vie aux mobiles (mise à jour). Il suffit à l'internaute d'enregistrer son mobile sur le site pour en connaître la valeur, pour faire bénéficier une association des fruits de cette vente et d'envoyer sans frais son téléphone vers un circuit de réutilisation qui emploie des personnes handicapées. Modèle économique durable, réduction de l'impact environnemental et accompagnement social, tous les ingrédients du green IT sont là. Et la démarche s'applique aussi bien aux entreprises qu'aux particuliers. L'internaute qui souhaite se débarrasser de son portable sans le jeter à la poubelle, ni le voir partir dans des circuits de recyclage qu'il ne maîtrise pas, commence par saisir les caractéristiques sur le site MonExTel. Un moteur de calcul établit alors la valeur de reprise de l'appareil. « Cette technologie de Real-Time Pricing, explique Benoît Varin, gérant de Tic Ethic et fondateur de MonExTel, analyse de manière automatique les transactions effectuées sur les différentes places de marché C2C comme eBay et B2B. Une approche sémantique permet d'identifier les spécificités de chaque vente et le prix d'un même modèle peut varier sensiblement en fonction d'une multitude de facteurs tels que l'état, la garantie, les accessoires fournis, le 'désimlockage' éventuel, etc. » « Favoriser le réemploi des téléphones et rendre facile le geste de renvoi du produit » Les téléphones sont vendus au prix ainsi déterminé à des boutiques d'occasion, à des associations d'insertion ou encore à des pays en développement en particulier en Afrique. Le produit de la vente est presque totalement reversé à l'association préalablement choisie par l'internaute parmi celles proposées par MonExTel. L'autre partie de la somme sert à rembourser les frais de fonctionnement et de logistique de la jeune pousse. Les associations inscrites (une dizaine actuellement) sont sélectionnées pour leurs actions environnementales, sociales, humanitaires, etc. Le propriétaire du mobile reçoit ensuite rapidement une enveloppe pré-affranchie (il peut aussi imprimer un bordereau d'affranchissement) dans laquelle il glisse le mobile sans autre frais avant de le renvoyer. Le matériel arrive alors dans un atelier de tri (recyclage ou réemploi) qui n'emploie que du personnel handicapé. Bien sur, conformément à la directive européenne sur les DEEE (déchets d'équipements électriques et électroniques), les distributeurs de produits électroniques ont l'obligation de reprendre, pour le compte des fabricants, les anciens mobiles lors d'un nouvel achat. Mais Benoît Varin rappelle que rien ne leur impose d'envoyer les produits vers un circuit de réutilisation. « Notre initiative vise justement à favoriser le réemploi de téléphones portables usagés, explique-t-il, mais aussi à rendre facile le geste de renvoi d'un produit. » Le principe (rachat de téléphone, envoi de dons aux associations, etc.) existe déjà par exemple sur le site « mobile-recyclage »mais il s'appuie généralement sur des points de collecte physiques, obligeant le propriétaire du téléphone à s'y rendre. « Au sein de Tic Ethic, nous développons cinq ou six autres projets dans les mêmes domaines de déchets électroniques, raconte Benoît Varin. Nous en étudions tous les enjeux juridiques, économiques, techniques, organisationnels et autres. » L'entreprise, créée en 2005, a développé une expertise du sujet qui lui vaut d'être consultée par l'Ademe, le Programme des Nations-Unies pour l'environnement (PNUE), et même de piloter pour l'Unesco un programme concernant le recyclage des PC. (...)
(26/08/2009 14:46:12)Deux antennes Orange interdites de cité dans le 13e arrondissement de Paris
Orange peut remballer les deux antennes relais de 2 mètres de haut qu'il prévoyait d'ériger sur un immeuble de l'avenue d'Italie dans le 13e arrondissement de Paris, selon France Info. Avant même que l'opérateur ait commencé à les installer, le Tribunal de grande instance de Créteil a tranché en faveur de deux citoyens qui s'inquiétaient de la prochaine édification d'antennes sur la toiture d'un immeuble parisien, à moins de 15 mètres de leur chambre alors que la loi préconise un périmètre de sécurité de 100 mètres minimum. Ce n'est pas la première fois qu'un tribunal se prononce en défaveur des antennes relais déployées par les opérateurs sur le territoire français, l'Etat préférant appliquer le principe de prévention, et ce même en l'absence d'études scientifiques probantes. Ce jugement sort néanmoins du lot car c'est la première fois qu'un Tribunal rend une décision aussi rapidement à ce sujet. Autre fait marquant, l'antenne concernée ne devait pas être placée à proximité d'une école ou d'un lieu public. Enfin, c'est aussi une première dans la Capitale. Si Orange passe outre le jugement, il devra verser une amende de 5 000 € par jour à compter du début de l'infraction. L'opérateur a décidé de faire appel. (...)
(14/08/2009 09:18:07)Le standard environnemental Epeat validera la conformité des produits pour 40 pays
Les déclarations de produits conformes au standard Epeat (Electronic Product Environmental Assessment Tool) se feront désormais pour 40 pays dont la France, et non plus seulement pour les Etats-Unis. Ce programme établit en effet depuis 2006 une base de données de produits électroniques décrits avec des critères environnementaux. Ces informations sont remplies directement par les fournisseurs. Avec l'extension internationale de cette base accessible en ligne, les entreprises clientes et les consommateurs sauront si les machines qu'ils souhaitent acquérir respectent aussi dans leur pays les critères environnementaux du programme. Cela se traduit entre autres par l'ajout du pays dans les formulaires de recherche de produits sur le site. Mais pour cela, il n'a pas suffi à Epeat d'ajouter un lien vers la donnée « pays » de chaque produit dans sa base de données. En effet, quand un constructeur déclare par exemple que son PC ne contient pas de pièces de plus de 25 g en PVC, a priori, cette déclaration vaut dans tous les pays où le produit est vendu. Et dans la base, il suffit donc de valider le produit dans tous ces Etats. Mais Epeat tient aussi compte de certains services proposés par les constructeurs, comme la reprise ou le recyclage des matériels. Et dans ce cas, la validation du critère par pays ne peut être automatique. Le fournisseur doit confirmer qu'il assure la prestation décrite partout où il est présent pour que la validation fonctionne. Epeat en appelle à toutes les bonnes volontés La porte-parole d'Epeat, Sarah O'Brien, explique que cette démarche n'est que le début de l'ouverture du programme à l'international, qui espère en particulier attirer des acteurs locaux des TIC. « A la création, en 2006, nous avions 3 fournisseurs inscrits avec seulement une cinquantaine de produits. Aujourd'hui, nous comptons 35 inscrits et près de 1 300 produits. Mais nous avons ouvert une porte, et il va falloir assurer beaucoup de travail pour soutenir notre démarche. » L'organisme réalise ainsi, par exemple, des vérifications aléatoires des déclarations des fournisseurs inscrits. Avec l'internationalisation du système, il va faire en sorte de former des personnes qui puissent s'occuper de contrôles locaux. Le standard doit aussi être mis à jour en fin d'année (il est révisé tous les trois ans). « Nous cherchons des gens pour soutenir le système en général », résume Sarah O'Brien. Epeat ne compte que quatre permanents, mais a la particularité de s'appuyer sur un grand nombre de participants externes qui garantissent la qualité et la neutralité du programme : des entreprises, des administrations (la ville de Portland où Epeat a son siège, par exemple), des associations de défense de l'environnement, etc. Et l'organisme compte bien en recruter davantage, dans le monde entier. « Nous convions tous ceux qui sont intéressés par le soutien à notre programme à participer, où qu'ils soient dans le monde », insiste Sarah O'Brien. (...)
(06/08/2009 17:48:57)L'informatique indienne veut une réglementation sur les déchets électroniques
L'industrie informatique indienne (MAIT, Manufacturers Association of Information Technology) et Greenpeace se sont réunis à Delhi pour réfléchir à des solutions concernant les déchets électroniques en Inde. Aujourd'hui, les seules réglementations existant dans le pays s'attachent surtout au recyclage et à l'élimination des déchets industriels, laissant de coté les TIC, si l'on en croit Ramapati Kumar, conseiller de campagne pour Greenpeace. Les industriels de l'informatique et l'association écologiste proposent donc ensemble une législation spécifique aux TIC sous le nom de E-waste Management and Handling Rules 2008. « Les nouvelles règles devraient exiger une responsabilité étendue des fournisseurs tout au long du cycle de vie des produits », explique Vinnie Mehta, directeur exécutif au MAIT, sans plus de précisions. Elles pourraient aussi entraîner l'interdiction de l'importation en Inde d'équipements électroniques destinés au recyclage ou à la destruction. Les matériels d'occasion réutilisables et destinés à des oeuvres ou des associations caritatives, par exemple resteraient les bienvenus. L'Afrique par exemple, ou les pays émergents comme l'Inde ou la Chine, restent encore souvent de véritables poubelles pour un grand nombre de résidus de l'industrie électronique mondiale. (...)
(04/08/2009 11:54:01)Greenpeace tague « Hazardous Products » sur le toit de HP
"Hazardous Products". Cette inscription en lettres géantes qui réinterprète les initiales de HP et qui a décoré le toit du siège de la société à Palo Alto la semaine dernière était signée Greenpeace. "Hazardous Products", qui signifie « produits dangereux », fait référence à la décision du constructeur de reporter à 2011 le retrait des retardateurs de flamme bromés et du PVC de ses machines. Selon HP, il n'y aurait à ce jour pas de solution de rechange suffisamment efficace pour ces produits pourtant toxiques. Difficile de comprendre l'argument pour le PVC, un matériau déjà remplacé chez nombre de fabricants. En revanche, le numéro un mondial de l'informatique avait déjà expliqué ses difficultés à remplacer les retardateurs de flamme bromés (BFR), dont la fonction est tout simplement d'empêcher les PC de trop chauffer, voire de finalement prendre feu. Pour Greenpeace, ces arguments ne tiennent pas et HP n'a pas de raison de renier sa promesse faite en 2007 de se débarrasser de telles substances avant fin 2009. Selon l'organisation de défense de l'environnement, Apple par exemple aurait déjà sorti plusieurs produits exempts aussi bien de PVC que de BFR. Un temps mis en cause lui aussi par Greenpeace, le constructeur de l'iPhone publie sur son site un état des lieux détaillé de son utilisation de produits toxiques. Il y précise avoir mis au point des solutions de remplacement pour les BFR en particulier qui ne nuiraient pas à la qualité de ses machines. Apple devait effacer toute trace de retardateurs de flamme bromés dans sa gamme dès la fin de l'année dernière. Dans une déclaration, HP a confirmé la date de 2011 pour le retrait du PVC et des BFR. Dans ce même texte, l'entreprise estime que « les singeries peu constructives qui ont eu lieu au siège de HP n'aident en rien à atteindre les objectifs que partagent tous ceux qui se préoccupent de l'environnement ». (...)
(03/07/2009 16:38:30)La crise profite aux technologies vertes, selon Datamonitor
Malgré la crise économique qui pousse les entreprises à serrer leurs budgets IT, le green IT fait son chemin au moins dans les esprits. Une étude publiée hier par le cabinet d'études Datamonitor, intitulée « Le Green IT peut-il se développer dans un climat de ralentissement économique ? » confirme une tendance à la hausse, essentiellement mue par deux phénomènes : l'obligation de respecter des législations environnementales de plus en plus sévères, mais aussi le souci de réduire les coûts. « Dans les entreprises, la récession économique mondiale a entraîné un changement dans la façon d'évaluer le green IT, de lui allouer des budgets et de le déployer », commente Rhonda Ascierto, analyste chez Datamonitor et auteur de l'étude. Des démarches telles que la virtualisation ou la gestion du cycle de vie des matériels deviendront de plus en plus importantes, à l'heure où justement les budgets réduisent comme peau de chagrin. Les DSI raisonnent désormais sur le long terme et ne cherchent plus uniquement à réaliser des économies d'urgence. « Pour les entreprises, il n'y a plus contradiction entre green IT et informatique au meilleurs coût », précise le rapport. Il y a un an, les responsables IT commençaient à peine à identifier quelles options de développement durable conviendraient le mieux à leur stratégie en terme de réduction de coûts et d'amélioration de la flexibilité. La crise économique a favorisé la maturation de ce marché. Et Datamonitor encourage les fournisseurs IT à démontrer des retours sur investissement courts pour ce type de projets afin de mieux répondre à la demande. Le green IT prisé dans les data centers Le cabinet d'étude constate que les entreprises qui brassent un grand volume de données critiques optent de plus en plus pour la construction de datacenters 'green' et que celles qui sont déjà équipées n'hésitent plus à mettre à niveau leurs datacenters existants. Cette rationalisation des équipements concerne à la fois les serveurs, le stockage, les infrastructures de communication, les logiciels et la consommation électrique. La bascule des datacenters vers le 'green' passe aussi par des technologies comme le cloud computing, le SaaS (Software as a service) et la virtualisation. (...)
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