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Législation environnementale

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(30/06/2009 12:04:42)

Saint-Denis ne veut plus d'antennes-relais, ou alors moins puissantes

La conférence participative parisienne sur les ondes électromagnétiques, consécutive au Grenelle des antennes, semble, à travers ses résultats, avoir fait des émules. A l'issue du conseil municipal du 25 juin, la commune francilienne Saint-Denis s'est ainsi opposée à toute implantation sur son territoire de nouvelles antennes-relais dont le seuil d'exposition dépasserait 0,6 volt/mètre. Ce seuil avait été retenu comme une limite maximum par les treize Parisiens composant le jury citoyen « ondes, santé, société » et, avant eux, était préconisé par plusieurs associations à l'occasion du Grenelle des antennes. La Ville de Paris, qui autorise actuellement les opérateurs à émettre jusqu'à 2 V/m, prévoit d'ores et déjà des tests afin que soit abaissée cette limite. Au-delà de Saint-Denis, qui évoque une « exigence de santé publique », d'autres municipalités, comme Courbevoie et Pau, ont en effet décidé d'expérimenter l'abaissement du seuil d'exposition. « Ce qui vaut pour Paris vaut également pour la banlieue », a confié à l'AFP Michel Ribay, l'adjoint au Maire de Saint-Denis chargé de l'Ecologie, pour expliquer la volonté de la cité voisine de la capitale. Par ailleurs, en plus d'interdire l'implantation de nouvelles antennes-relais, la ville mène des expérimentations visant à abaisser le seuil d'exposition des installations déjà en place. Sans qu'aucune vérité scientifique n'ait, pour l'heure, permis d'établir avec certitude le niveau au-delà duquel les ondes électro-magnétiques présentent un danger, le principe de précaution semble faire son chemin et séduit de plus en plus de communes. (...)

(25/06/2009 15:29:44)

Les pays émergents en passe de devenir des poubelles à PC usagés

En devenant le réceptacle de nombreux PC de seconde main, les pays émergents courent le risque de devenir de gigantesques décharges IT des économies occidentales. Ce constat alarmant est dressé par Gartner, qui met en garde les pays développés et les encourage à changer leurs méthodes de gestion de leurs matériels obsolètes. Selon le cabinet d'études, plus de 37 millions d'ordinateurs ont fini leur vie dans un pays pauvre en 2008, un chiffre qui pourrait atteindre 69 millions en 2012. A titre de comparaison, il s'est vendu 302 millions de PC neufs dans le monde en 2008. Sous couvert d'envoyer les machines usagées dans les pays les plus pauvres afin qu'elles soient réutilisées, ces exportations peuvent constituer des prétextes dissimulant une volonté de jeter, voire de se décharger de la responsabilité du traitement de ce type de déchets électroniques sur les économies émergentes, « rarement équipées pour les traiter de façon responsable tant au point de vue social qu'environnemental », explique Gartner. Au-delà des légitimes considérations écologiques, Gartner met en garde les constructeurs contre le déficit d'image dont elles pourraient pâtir. « Rien ne nuit plus aux efforts déployés par les fabricants pour paraître vert que la découverte de machines portant leur marque, jetées dans un pays émergent en Asie ou en Afrique », conclut le cabinet d'études. (...)

(17/06/2009 18:01:38)

Energy Star renforcé pour les équipements informatiques au 1er juillet

Les ordinateurs, photocopieurs et imprimantes devront se conformer à une norme Energy Star plus exigeante à partir du 1er juillet prochain. Un accord vient d'être signé dans ce sens entre la Commission européenne et l'Agence américaine pour la protection de l'environnement (EPA), gardienne du standard. La mise en application de ces nouvelles spécifications pour les équipements informatiques de bureau ou pour la maison devraient induire, selon les organismes concernés, des économies d'énergie de près de 22 TW/h sur les 4 à 6 ans de durée de vie des produits - soit environ la consommation annuelle de l'Irlande selon la Commission. Les ordinateurs devraient représenter 18 de ces 22 TW/h. D'ores et déjà, 70 PC, 43 portables et tablettes, 18 photocopieurs, 32 imprimantes, 19 scanners et 14 fax ont déjà reçu le label. Energy Star est un programme, né en 1992, d'identification et de labellisation de l'efficacité énergétique des équipements de bureau. Il s'est intéressé tardivement à l'informatique et ne tient compte des serveurs que depuis mai 2009. Il inclura bientôt le stockage et les consoles de jeu. (...)

(15/06/2009 12:12:04)

Forrester IT Forum : l'écologie est bonne pour le business

Qu'y a-t-il de mal à ce que les entreprises se mettent au développement durable et au Green IT uniquement parce que cela leur rapporte ? Bien sûr, cela peut froisser la sensibilité des intégristes de l'écologie. Mais au final, cela profite à tout le monde. Le tout est de savoir bien présenter la chose, a expliqué Doug Washburn, analyste de Forrester Research, lors de la dernière conférence IT Forum du cabinet. L'analyste a d'ailleurs commencé son intervention en citant une enquête du journal The Economist : « Les entreprises qui se sont attribuées la meilleure évaluation en matière d'efforts 'green' ont vu leurs profits augmenter de 16% et le cours de leur action croître de 45%, alors que celles qui se sont données la moins bonne note affichaient des croissances, respectivement, de 7% et 12%. » En outre, a insisté Doug Washburn, s'occuper dès à présent du Green IT met les entreprises en bonne position par rapport à des réglementations qui se durcissent Pour l'analyste de Forrester, non seulement le Green IT est bon pour le business, mais la crise n'est pas un obstacle aux projets verts, au contraire. Les technologies vertes, dit-il, « peuvent aider les DSI à atteindre leurs objectifs financiers ». A titre d'exemple, Doug Washburn a expliqué que l'opérateur télécoms Sprint a économisé 14 M$ de dépenses de fonctionnement pour son datacenter rien qu'en rationalisant son portefeuille d'applications - la suppression de 127 applications obsolètes permettant de décommissioner des serveurs. Il a aussi cité Enterprise rent-a-car qui a remplacé les PC de ses agences de location de voiture par 45 000 clients fins, beaucoup moins gourmands (13,6 W contre 77,1 W pour les desktops). Résultat : 2,9 tonnes de CO2 en moins par an, mais surtout 362 000 euros économisés par an sur la facture d'électricité. Green IT 2.0 : ce que l'IT peut faire pour diminuer l'impact de l'entreprise sur l'environnement Parvenir à ces résultats demande « une approche globale, dans et hors du datacenter (1.0), et au travers de toute l'entreprise (2.0) », plus une démarche de communication appuyée sur chaque succès enregistré. Par Green IT 1.0, l'analyste désigne tout ce que le département informatique peut faire pour diminuer son impact sur l'environnement en général, et sa consommation d'énergie en particulier. Par Green IT 2.0, il vise tout ce que l'informatique rend possible comme pratiques, services ou produits ayant un impact positif sur l'environnement, tels que la visioconférence. Commencer par des mesures qui ne coûtent pas cher et rapportent gros [[page]] Mais avant de viser des projets nécessitant des investissements, Doug Washburn conseille de commencer par des mesures qui ne coûtent pas cher et permettent d'afficher des résultats prometteurs : instaurer dans les datacenters des zones qui ne demandent pas de refroidissement particulier, éteindre PC et moniteurs la nuit... Un léger investissement dans un logiciel d'administration peut s'avérer nécessaire, mais les résultats sont bluffants. La banque Washington Mutual, par exemple, utilise un tel outil pour éteindre les PC des employés en front-office (au contact de la clientèle) à 18 heures, tandis qu'en back-office, les moniteurs sont éteints après 20 minutes d'inactivité et les PC mis en veille après 30 minutes. L'économie n'est que de 49 euros par PC et par an, mais sur 44 000 PC, cela représente plus de 2 M€ ! AT&T a également mis en place un programme pour éteindre ses 310 000 PC la nuit : l'économie se monte à 6,2 M€. Des bénéfices collatéraux pour chaque projet vert Après ces premières mesures, des budgets peuvent être dégagés, explique Doug Washburn, pour monter d'autres projets, plus restructurants : achat de clients fins, de serveurs consolidés, virtualisés... Sachant, insiste-t-il, que chacun de ces projets présente aussi des bénéfices collatéraux : non seulement les clients fins consomment moins mais ils ont aussi une durée de vie plus longue (réduisant le problème du e-waste, les déchets électroniques). De son côté la virtualisation implique moins de serveurs, donc moins de consommation, moins de climatisation... C'est la communication de ces succès en interne et en externe, a conclu Doug Washburn, qui permettra de passer à la deuxième phase du Green IT. Le DSI devra alors identifier, avec les directions métier, quels projets verts peuvent être mis en oeuvre (pour le bien de la planète mais aussi celui des actionnaires) : la visioconférence ? Une filière de recyclage ? Une chaîne d'approvisionnement plus écolo ? Le télétravail ?... (...)

(08/06/2009 18:24:17)

Syntec Informatique prépare son grand livre vert

La Commission développement durable de Syntec Informatique s'apprête à restituer, sous la forme d'un « livre vert » en dix volets, le fruit de ses réflexions dans le domaine du Green IT. L'objectif de ces publications, qui s'effectueront sur un rythme trimestriel, est de fournir des recommandations concrètes articulées autour de trois axes. La réflexion de la Commission, créée en 2007 et présidée par Eric Boustouller, PDG de Microsoft France, porte d'abord sur les effets de levier positifs que peuvent avoir les TIC sur l'environnement et sur la société. Ce premier axe donnera naissance à trois volumes. L'un sera consacré à la dématérialisation des supports et des processus, l'autre portera sur le télétravail et ses dérivés (vidéo-conférence, communications unifiées...), et le troisième couvrira l'optimisation des processus métier par le biais des outils informatiques, tant dans les domaines du transport (gestion du trafic automobile) que de la gestion des réseaux physiques (eau, gaz, électricité), des bâtiments intelligents et des solutions utilisant des dispositifs mobiles. Le deuxième axe du Livre vert prévoit d'aborder, encore une fois en trois volumes, les meilleures façons de gérer l'évolution du cadre réglementaire lié à l'environnement. Le premier document détaillera l'éco-conception, la collecte et le recyclage des déchets. Le deuxième volume portera sur l'intégration d'une comptabilité carbone et des dimensions RSE (responsabilité sociale des entreprises) au sein du système d'information. Enfin, le troisième texte présentera les logiciels et méthodologies liées à la gestion de la conformité réglementaire, notamment sur les questions de sécurité au travail. L'architecture logicielle au service de l'approche Green Dans la troisième partie de son Livre vert, la Commission développement durable de Syntec Informatique prévoit de décomposer l'ensemble des actions à mener pour améliorer directement l'empreinte environnementale du secteur IT. Il s'agit d'une part de diminuer la consommation électrique des processus informatiques, d'autre part de réduire les pollutions chimiques et les dégradations des écosystèmes produites lors de la fabrication des matériels et, à la fin du cycle d'utilisation, par les équipements en fin de vie. Sur ces sujets, trois volumes seront respectivement consacrés au poste de travail, à l'impression et aux centres informatiques (optimisation énergétique, virtualisation...). Toujours dans le même esprit, un quatrième volume abordera cette fois l'urbanisation des systèmes d'information et la construction d'architecture logicielle (conception, parallélisation des traitements, prédictibilité...), notamment au service de l'approche Green IT. Ce document traitera aussi du modèle SaaS et du cloud computing. Un tour d'horizon ambitieux donc pour ce Livre vert qui, sur le papier, semble aborder de façon assez complète le sujet des technologies de green IT, depuis l'amélioration de l'empreinte environnementale de l'IT, des apports sociétaux des TIC et des réductions de coûts possibles. On peut regretter qu'il faille attendre plusieurs mois la livraison de l'ensemble de ces recommandations. D'autant que si l'ensemble des projets concernés sont de nature différente, la Commission développement durable de Syntec Informatique rappelle que tous auront un impact important sur les entreprises et qu'ils doivent par conséquent être menés en parallèle. Pour la Commission, la dynamique trimestrielle de publication de son Livre vert permettra d'intégrer des retours d'expérience et de tenir compte des évolutions intervenues entre temps, notamment des changements réglementaires. (...)

(25/05/2009 11:58:11)

Une campagne publicitaire rappelle qu'il ne faut pas jeter les vieux appareils électroniques

Eco-Systèmes, organisme agréé pour la collecte des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), lance une nouvelle campagne de sensibilisation à l'attention des consommateurs du 27 mai au 24 juin prochains. L'édition organisée l'an dernier a porté ses fruits puisqu'entre 78 et 85% du public a répondu qu'elle lui donnait envie de rapporter ses produits en magasin. Inciter le public à rapporter en magasin leur matériel électronique et électronique ancien lorsqu'il en achète un nouveau, ou qu'on lui en offre un neuf, est l'objectif que se fixe Eco-Systèmes pour cette nouvelle campagne. D'après une enquête réalisée par Sociovision en 2008 pour les éco-organismes agréés DEEE, seuls 9% des Français déclarent rapporter leurs appareils usagés en magasin contre 44% qui affirment les déposer en déchetterie. Pourtant, 72% de nos compatriotes jugent "très utile" la reprise des appareils par les enseignes de la distribution pour les recycler (sondage FCD-OpinionWay, mars 2009). Pour aider à passer des déclarations à l'action, l'éco-organisme diffusera des spots en radio et affichera des affiches dans la presse quotidienne régionale et la presse magazine, tous sur le slogan "La nature n'a pas besoin de vos vieux appareils". Deux affiches seront consacrées à la fête des mères et des pères, périodes propices à offrir des produits électroniques ou électriques. (...)

(19/05/2009 15:50:19)

SAP donne accès à ses données de développement durable (interview)

SAP a hissé le développement durable en étendard. Ce qui pouvait être considéré il y a quelques mois comme des déclarations de bonnes intentions, s'inscrivant judicieusement dans l'air du temps, semble être devenu pour l'éditeur allemand d'ERP un impératif. En mars dernier, il a créé un poste de responsable du développement durable, Peter Graf, chargé à la fois de conduire cette démarche en interne et de superviser les solutions spécifiques destinées aux clients, telles que l'offre SAP EHS (Environment, Health, and Safety) pour gérer les questions liées à l'environnement et à la sécurité sanitaire, ou encore la solution en ligne de calcul des émissions de gaz à effet de serre, rachetée avec Clear Standards. L'arrivée de Peter Graf au poste de Chief sustainibility officer a conduit SAP à transformer son organisation interne en conséquence. Pour chacune de ses activités, l'éditeur a créé une organisation de développement durable avec un responsable senior à sa tête et plus de 200 collaborateurs volontaires relaient la démarche en interne. Il a aussi constitué une communauté Green IT avec plusieurs partenaires IT parmi lesquels figurent notamment Intel, VMware, HP et Citrix. Lors de sa récente conférence utilisateurs Sapphire (Orlando, 11-14 mai), SAP a mis en ligne les données de son rapport de développement durable portant sur l'année 2008. Il y présente ses données dans les domaines environnemental, social et économique. L'éditeur indique avoir réduit son empreinte carbone de 6,7% par rapport à 2007. A cette occasion, Peter Graf a répondu aux questions du MondeInformatique.fr. (...)

(07/05/2009 19:30:44)

Grenelle des ondes : le débat de société débute avec la téléphonie mobile

La première séance de travail prévue dans le cadre du « Grenelle des antennes » devenu « Grenelle des ondes » s'est tenue hier, mercredi 6 mai. Elle a réuni cinquante participants -associations, opérateurs, institutionnels et élus- engagés dans le débat « Radiofréquences, santé et environnement ». Un premier atelier de réflexion principalement axé sur le thème de la téléphonie mobile, animé par le Professeur Jean-François Girard, président de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), [ancien directeur général de la santé et président du comité opérationnel « Veille sanitaire et risques émergents » du Grenelle de l'environnement] qui va conduire l'ensemble des débats. Personne n'a quitté la réunion en claquant la porte « Personne n'a quitté la réunion en claquant la porte, apprécie le professeur Girard au lendemain de la séance en soulignant combien, pourtant, les antagonismes sont forts et exacerbés dans ces discussions (débutées hier vers 10 h et achevées vers 18 heures). La veille, deux associations avaient regretté dans une lettre ouverte à Jean-François Girard, le peu de temps qui leur avait été laissé pour réunir des experts pour cette première rencontre de travail. Janine Le Calvez, présidente de Priartem, et Stephen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement, évoquaient une « improvisation de dernière minute [...] comme mode d'organisation de cette table ronde [qui n'était] pas à la hauteur des enjeux sanitaires et sociaux de ce dossier. » Le professeur Girard tient à rappeler que c'est bien un débat de société qu'il préside, et non pas un débat scientifique, ce dernier existant par ailleurs. Il s'agit pour lui d'assurer le transfert des synthèses de ce dernier vers le débat de société contradictoire avec l'objectif de déboucher sur des propositions. Deux sujets ont été plus particulièrement évoqués hier, d'une part, le problème des personnes électrosensibles et, d'autre part la question du seuil d'exposition des personnes aux ondes radio, différent selon les pays. L'OMS présente sa synthèse sur l'état des connaissances scientifiques [[page]]C'est Emilie Van Deventer, spécialisée sur les questions de radiofréquence et santé à l'OMS (Organisation mondiale de la santé), qui a présenté à l'assemblée ainsi réunie l'état des connaissances scientifiques. Selon ses conclusions, il existe des doutes sur l'utilisation du téléphone mobile, mais il n'y a pas encore d'éléments sur la dangerosité des antennes. « Nous sommes dans le processus d'acquisition des connaissances », rappelle le professeur Girard, en reconnaissant que d'autres intervenants dans ce débat souhaitent citer telle ou telle autre étude faisant état de conclusions différentes. « Il faut aider la société à faire face à l'incertitude scientifique, c'est l'esprit des séances de travail que je préside », affirme-t-il. D'un côté, il est dit que telle étude va prendre dix ans alors, qu'entre temps, trois générations de téléphones portables seront sorties. Dans le même temps, alors qu'il est demandé aux opérateurs de couvrir l'ensemble du territoire, les citoyens accueillent mal l'installation de nouvelles antennes-relais. « Il faut sortir d'une situation qui n'est pas viable en acceptant d'instruire un débat de société afin de proposer des mesures qui vont aider à faire face aux incertitudes scientifiques, sans tourner le dos au progrès ni prendre de risques. Le débat doit être pluraliste, aucune idée n'est taboue. L'intérêt est que tout le monde accepte de se parler en direct, résume le professeur Girard. Hier, nous avons fait des progrès ». Les associations citeront deux autres scientifiques Jean-Marie Danjou, délégué général de l'AFOM (Association française des opérateurs mobiles), qui participait aux débats estime qu'il s'est trouvé au moins « deux points de consensus » lors de cette première réunion de travail. « Il y a aujourd'hui une crise et l'intervention de l'Etat est salutaire. Nous devons nous écouter les uns les autres et débattre dans le respect ». Il propose de traiter de l'ensemble des services radio (téléphonie mobile, radio, télévision, Wi-Fi, Wimax, etc.), de faire des propositions visant à protéger la santé et répondre à l'inquiétude et de construire un dispositif pérenne de suivi. Il suggère aussi que « l'Etat dise clairement pourquoi il a retenu telle proposition et pourquoi il a écarté telle autre ». Deux autres réunions complémentaires sont prévues les 14 et 15 mai prochains. « La réunion du 14 mai sera consacrée à la façon dont on peut organiser le débat local sur ces questions, annonce le professeur Girard. Comment aider le maire d'une commune de 300 habitants à répondre à ces administrés, par exemple. Faut-il définir une charte d'installation des antennes, diffuser une information préalable, etc. Il est également prévu de faire intervenir de nouveaux scientifiques. Hier, il est apparu que certains participants considéraient qu'exposer seulement la synthèse de l'OMS était loin d'être suffisant. « Nous aurons donc un débat complémentaire avec quatre autres scientifiques dont deux seront cités par les associations », a indiqué le professeur Girard. (...)

(23/04/2009 16:42:05)

Grenelle des antennes : la transparence des débats clamée par l'Etat ne convainc pas les associations

Il y avait foule, ce midi, au ministère de la Santé, pour la présentation de la table ronde « Radiofréquences, santé et environnement », renommée officieusement Grenelle des antennes. Soucieux de montrer son implication, le gouvernement y était représenté par trois de ses membres : Roselyne Bachelot, Nathalie Kosciusko-Morizet et Chantal Jouanno, respectivement ministre de la Santé, secrétaire d'Etat à l'Economie numérique et secrétaire d'Etat à l'Ecologie. Si le but de l'événement est louable - établir le degré de nocivité des ondes radio, concilier l'usage de masse des technologies exploitant ces ondes et l'absence de risque sanitaire - les fruits de cette première table ronde sont plutôt maigres, en dépit de la satisfaction affichée par les trois ministres. Aucune mesure concrète n'a en effet émergé de cette rencontre mélangeant élus, organismes publics, industriels et associations, sinon la promesse de trois ateliers organisés au cours du mois de mai, censés faire le tour des nombreuses questions relatives aux radiofréquences, et suivis par une réunion de conclusion le 25 mai. Certes, si le besoin s'en faisait sentir, les trois représentantes du gouvernement assurent que d'autres rencontres complèteront cet arsenal, comme l'auraient d'ores et déjà réclamé plusieurs participants à la table ronde d'aujourd'hui. « L'Etat prendra ses responsabilités » C'est d'ailleurs aux participants de ces réunions qu'il reviendra d'avancer des propositions : « C'est aux acteurs de nous dire les niveaux d'équipement ou de sécurité qu'ils souhaitent », a ainsi indiqué Chantal Jouanno. En face, « l'Etat prendra ses responsabilités », à l'issue d'un « débat transparent » mené dans un « esprit d'ouverture ». Officiellement donc, les pouvoirs publics partent du postulat « qu'aucune certitude ne doit être considérée comme définitivement acquise », comme l'a rappelé Roselyne Bachelot. Néanmoins, la lettre de mission adressée à cette dernière par le Premier ministre semble indiquer que l'accent doit porter davantage sur les risques - supposés ou réels - induits par les téléphones mobiles que ceux nés des antennes-relais. « L'hypothèse d'un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes-relais de téléphonie mobile ne peut être retenue », écrit François Fillon. Le message paraît avoir été correctement reçu par la ministre de la Santé, qui a multiplié les rappels à des mesures de bon sens concernant le bon usage des mobiles : pas d'utilisation par les jeunes enfants, pas de conversation dans un train, ni dans une voiture, même en tant que passager. Si Chantal Jouanno s'est aventurée à évoquer un éventuel moratoire sur l'implantation d'antennes-relais en attendant la remise du prochain rapport de l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire, de l'environnement et du travail) en septembre, elle a rapidement souligné que cette proposition était celle des associations et qu'une telle décision devait relever d'une concertation interministérielle. « Un discours de la méthode », selon les associations [[page]] Sur les trottoirs bordant le ministère, les représentants de quelques associations montraient un visage moins souriant que le triumvirat ministériel. « On s'est retrouvé avec trois ministres pour parler de la forme du débat. On en est resté aux balbutiements », a ainsi déploré Stephen Kerckhove, le délégué général d'Agir pour l'environnement. La perspective de répondre aux innombrables problèmes soulevés par les ondes radio en seulement trois réunions le laisse dubitatif : « On mélange vitesse et précipitation. L'aboutissement des travaux dès le mois de mai est irréaliste : on en est encore au discours de la méthode. Les associations ont demandé un abaissement du seuil [d'exposition des ondes] à 0,6 v/m mais ça s'est perdu dans les limbes. On parle et on nous répond sur la méthode. » Même scepticisme en ce qui concerne la nature des participants à la table ronde : « Les médecins, les assureurs, les experts étaient absents, on espère qu'ils seront associés à l'avenir. » Nathalie Kosciusko-Morizet se montre pragmatique sur cette question en affirmant que « toutes les associations spécialisées ont été invitées [et que] toutes celles qui ne l'ont pas été le sont sans problème ». Pour Janine Le Calvez, la présidente de l'association Priartem (Pour une réglementation des antennes-relais de téléphonie mobile), le débat ne démarre « pas sur les bases qu'on aurait souhaitées. Nous avons fait preuve d'esprit d'ouverture, je ne suis pas sûre que ce soit le cas de l'Afom (Association française des opérateurs mobiles), qui veut que la ministre de la Santé clame que les normes actuelles sont les bonnes. » Qu'il s'agisse d'Agir pour l'environnement ou de Priartem, les opérateurs sont clairement désignés comme les principaux obstacles à toute évolution de la réglementation. « Ils répètent toujours la même chose, renchérit Stephen Kerckhove : on veut bien discuter si on ne change pas les choses ». Et Janine Le Calvez de dénoncer le contenu du CD Rom distribué aux participants de la table ronde : « Parmi les décrets et autres textes censés être officiels, on trouvait plusieurs documents de l'Afom et rien qui n'émanait des associations. » Surtout, la présidente de Priartem s'emporte contre les « positions clairement orientées » des ministres, qui tendent à minimiser a priori les risques induits par les antennes-relais pour se concentrer sur les dangers des téléphones. Une erreur à corriger rapidement, au risque de voir Priartem se retirer des débats. (...)

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