Flux RSS

Législation environnementale

Si vous souhaitez recevoir toute l'information "Mot Clé" de notre feed RSS,Inscrivez-vous

64 documents trouvés, affichage des résultats 41 à 50.

< Les 10 documents précédentsLes 10 documents suivants >


(06/04/2009 12:19:21)

Les constructeurs de PC mal notés par Greenpeace

Dell, HP et Lenovo sont montrés du doigt dans le dernier classement Guide to Greener Electronics en date, publié par Greenpeace. Les trois constructeurs perdent des places par rapport au précédent palmarès pour être revenus sur leur engagement de ne plus utiliser de PVC et de retardateur de flamme bromé d'ici à 2009. De fait, les principaux fabricants de PC pointent dans la seconde partie du classement et, selon l'ONG, seuls Acer et Apple - félicité pour ses efforts en termes d'élimination de substances chimiques et d'amélioration du processus de recyclage - ont confirmé leur engagement à proscrire l'usage des produits polluants précités. L'étude de Greenpeace fait apparaître une tendance à la baisse similaire pour Sony Ericsson - qui doit « travailler davantage au recyclage » de ses produits -, LG - qui prévoit lui aussi de remettre à plus tard l'abandon de tout produit toxique -, Toshiba - qui se montre peu ambitieux dans ses efforts de réduction d'émission de CO2 - et Motorola. Les habitués aux première et dernière places conservent leur position : Nokia trône en haut du classement après avoir annoncé de nouveaux objectifs de réduction de CO2 ; Nintendo reste abonné à la queue de peloton, fidèle à sa décision de ne pas communiquer les informations nécessaires à Greenpeace pour l'établissement de son classement. (...)

(24/03/2009 18:18:38)

Le Grenelle des antennes traitera bien... des antennes

Pour préparer la réunion ''Radiofréquence, santé et environnement'', Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, a reçu successivement en ce début de semaine les opérateurs télécoms et les associations de défense de l'environnement intéressées par le sujet. Selon l'AFP, les premiers ont préféré ne pas s'exprimer. Mais les associations, de leur côté, se sont interrogées sur la forme que pourrait finalement prendre ce rendez-vous, ainsi que sur les invités et les sujets abordés. La rumeur a même couru que cette réunion, plus connue sous le nom de « Grenelle des antennes », pourrait ne pas traiter... des antennes-relais. Elle se serait contentée d'aborder le sujet des téléphones mobiles. « On va en parler évidemment, a rétorqué Chantal Jouanno dans un entretien avec l'AFP, on ne peut pas séparer les deux. » La secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusco-Morizet, à l'origine de l'idée, préconisait dans un entretien avec LeMondeInformatique.fr un comparatif entre pays européens et une table ronde entre toutes les parties prenantes. Depuis, le Premier ministre François Fillon a repris la main sur cette réunion pour la confier aussi à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin et à Chantal Jouanno, et en a changé l'intitulé, perturbant visiblement le message, au moins auprès des associations. Priartem et Agir pour l'Environnement finalement reçues par Chantal Jouanno Priartem (Pour une réglementation des implantations d'antennes relais de téléphonie mobile) et Agir pour l'Environnement s'étaient d'ailleurs conjointement indignées de ne pas avoir été prévenues lorsque la nouvelle date de la table ronde avait été fixée au 23 avril. Elles avaient aussi réclamé un rendez-vous avec Chantal Jouanno, alors que celle-ci avait déjà prévu de recevoir les opérateurs. Finalement reçues hier par la ministre, les deux associations en ont profité pour publier le résultat d'un sondage BVA qu'elles ont commandé. A la question suivante : « Pour répondre aux manifestations d'inquiétude des personnes qui vivent à proximité des antennes-relais de téléphonie mobile, seriez-vous favorable à ce que le Gouvernement propose une loi ayant pour but de réglementer davantage le développement des antennes-relais ? », 80% des français se sont - sans surprise - déclarés plutôt favorables (45%) ou tout à fait (35%) favorables (1001 personnes ont été interrogées par téléphone les 13 et 14 mars 2009). (...)

(23/03/2009 17:57:12)

L'UE invite les TIC à collaborer sur le développement durable avec les autres secteurs

Après le ministère de l'Ecologie et du développement durable en France, qui s'est vu remettre son rapport sur les TIC et le développement durable le 12 mars, c'est au tour de l'Union européenne de publier un document sur le sujet (*). Celui-ci, à l'instar du texte français, constate que malgré son impact négatif important et croissant sur l'environnement, le secteur des TIC est aussi l'un des meilleurs moyens de réduire les effets néfastes des autres industries. Il fait ainsi mention de la désormais célèbre proportion de 2% contre 98% : les TIC représentent 2% des émissions de carbone en Europe mais, en conséquence, les autres comptent pour 98%. Or, les TIC ont les moyens de réduire le volume représenté par ces 98%. Pour autant, elles doivent rester attentives à leur propre impact, à sa mesure et à sa réduction. La communication de la Commission liste un ensemble de propositions destinées aux TIC mais aussi aux autres secteurs afin qu'ils exploitent les TIC pour réduire leur empreinte écologique. Des objectifs pour le secteur des TIC, des actions avec les autres secteurs et le changement de comportement « Il s'agit de définir un cadre d'action qui installe clairement les TIC au coeur des moyens mis en oeuvre pour faire face aux crises actuelles. (...) La présente communication présente un ensemble de mesures ambitieuses centrées sur des objectifs pouvant être réalisés à court terme, à la fois par le secteur des TIC proprement dit et en exploitant pleinement l'effet catalyseur des TIC dans tous les secteurs de la société et de l'économie. Elle dessine les contours d'une recommandation que la Commission devrait adopter au second semestre de 2009, et qui énoncera les tâches, les objectifs et les délais impartis aux acteurs privés et aux États membres pour accélérer les progrès dans ce sens. » La commission propose d'ores et déjà trois volets de mesures. En premier lieu, elle souhaite que le secteur des TIC « fixe ses propres objectifs et s'accorde sur des méthodes de mesure communes » pour réduire à la fois sa consommation énergétique et son empreinte carbone. Les TIC représenteraient environ 7,8% de la consommation électrique de l'UE, une proportion qui pourrait atteindre 10,5% d'ici à 2020. Ensuite, l'Union compte encourager les partenariats entre les TIC et les autres secteurs gros consommateurs d'énergie afin d'évaluer comment les premiers peuvent efficacement aider les seconds. Enfin, les Etats membres sont invités à déployer des outils basés sur les TIC dans l'ensemble de l'UE pour provoquer un changement de comportement. S'appuyer sur les instruments juridiques existants pour réduire l'impact des TIC [[page]]Pour ce qui est de l'impact stricto sensu des TIC sur l'environnement, l'Union compte développer certains instruments juridiques existants comme la directive sur l'écoconception des produits consommateurs d'énergie, Energy Star ou le label écologique. Mais le rapport met davantage l'accent sur l'aide que le secteur peut apporter au reste de l'activité économique pour laquelle il peut mesurer la consommation énergétique et les émissions de carbone, récolter ces informations, les analyser et optimiser la performance en retour. Et l'UE veut même circonscrire cette action en incitant le secteur informatique à travailler plus particulièrement avec les deux gros consommateurs d'énergie que sont le bâtiment et les transports. Les TIC devraient permettre de réduire la quantité d'énergie nécessaire pour fournir un service donné : jusqu'à 17% de la consommation des bâtiments et jusqu'à 27% de celle des transports (Rapport Smart 2020). Les TIC pourraient réduire l'empreinte carbone des autres secteurs de 7,8 milliards de tonnes. Le bâtiment et les transports concernés au premier chef Le secteur du bâtiment représenterait 40% de la consommation finale d'énergie dans l'Union européenne. La régulation électronique de l'éclairage, les capteurs intelligents, les logiciels d'optimisation de la consommation sont autant d'outils qui peuvent, en effet, augmenter la performance énergétique des bâtiments. Mais le communiqué invite aussi les acteurs de ces marchés à élaborer une vision globale et systémique de cette dernière, prenant en compte aussi bien les nouveaux matériaux que l'électronique et l'informatique. La Directive sur la performance énergétique des bâtiments (DPEB) prévoit déjà un cadre général pour une méthode de calcul globale. Du côté des transports (26% de la consommation européenne d'énergie), la Commission évoque par exemple le déploiement de Systèmes de transport intelligents (ST) avec « des mesures spécifiques destinées à favoriser le transport modal » (corridors pour les marchandises, planification d'itinéraires multimodaux pour les personnes). Là encore, le partenariat entre ce secteur et celui des TIC sera favorisé. Les compteurs intelligents réduiraient de 10% la consommation énergétique [[page]]Le document s'arrête également sur l'utilisation de l'électronique et de l'informatique pour une mesure plus efficace de la consommation énergétique des ménages et des entreprises. Les compteurs intelligents, par exemple, répondent directement à cette question. Mais le rapport évoque aussi des environnements logiciels plus pointus capables d'estimer les performances énergétiques de systèmes dans leur ensemble (une ville, un réseau routier) et non uniquement de chacun des éléments qui les composent. Déjà exploités, les « compteurs intelligents » font l'objet d'un chapitre à part entière. Celui-ci cite les résultats d'une étude réalisée dans plusieurs Etats membres selon laquelle de tels équipements réduiraient de 10% au maximum la consommation énergétique. Pourtant, comme le rappelle le rapport européen, ces compteurs ne sont pas encore exploités au maximum de leurs possibilités. La plupart du temps, ils ne sont utilisés que pour récupérer des informations pour le consommateur ou le producteur. Il serait pourtant essentiel d'exploiter ces boîtiers intelligents pour réguler la consommation énergétique en fonction des données récoltées. Pour finir, ces équipements constituent les premiers noeuds de ce que seront les réseaux énergétiques intelligents. Essentiels pour une meilleure gestion de la consommation d'énergie, mais aussi, comme nous le signalait Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, pour intégrer des énergies renouvelables dans ce réseau. Une consultation publique et une structure de travail Pour la Commission qui a rédigé ce document, l'utilisation des TIC pour réduire l'empreinte carbone et la consommation énergétique pourrait de plus, donner un drôle de pionnier à l'Europe. Comme elle le rappelle, « dans le cadre de la politique de cohésion 2007-2013, un montant approximatif de 86 milliards d'euros est prévu pour des investissements dans la R&D et l'innovation, comprenant l'utilisation et le développement technologique des TIC. » Les États membres seront donc « encouragés à utiliser ces fonds pour soutenir le développement de solutions TIC améliorant les performances énergétiques. » Parmi les premières actions qui vont suivre la publication de ce document, l'Union européenne a prévu une consultation publique (dont les modalités ne sont pas communiquées pour l'instant), la création d'une structure de travail pour atteindre les objectifs, la mise en place d'un portail Web européen d'information et un guide pratique pour les autorités régionales et locales. (...)

(19/03/2009 16:34:35)

10 programmes de relance par les industries à valeur ajoutée

Les infrastructures numériques et électriques, l'e-santé, l'e-éducation, l'e-administration, l'éco-responsabilité énergétique, la haute définition ou encore la régulation du trafic routier, figurent au coeur des dix projets présentés dans le plan de conquête pour les industries à valeur ajoutée que le Fieec (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication) et l'Afdel (Association française des éditeurs de logiciels) ont dévoilé hier, mercredi 18 mars, avec 27 autres organisations professionnelles. Pour soutenir ce plan, ses signataires souhaitent la création, par le gouvernement, d'un fonds d'investissement spécifique, le Fivat (fonds d'investissement pour les industries à valeur ajoutée technologique), qui disposerait d'une mise initiale de 1 milliard d'euros. Piloté par le gouvernement, mais co-géré par différents acteurs publics et privés (incluant des centres de recherche et des pôles de compétitivité), ce fonds serait ensuite alimenté par les investissements privés et par « les économies réalisées par les programmes mis en place ». A plusieurs reprises, les acteurs des nouvelles technologies, et en particulier de l'IT (Syntec Informatique et Afdel notamment), avaient souligné que le plan de relance du gouvernement ne mettait pas suffisamment l'accent sur l'innovation et le numérique. Quant au plan France Numérique 2012, conduit par l'ancien secrétaire d'Etat Eric Besson, il n'impliquait pas assez l'industrie du logiciel. Un accès à 10 Mbps pour tous d'ici à 2012, à 100 Mbps d'ici à 2020 Le plan d'investissement présenté hier débute par deux programmes sur les infrastructures numériques et électriques ; programmes sur lesquels viennent s'appuyer les huit autres chantiers proposés, axés sur les contenus et les projets innovants. Le premier d'entre eux vise, d'ici à 2012, un accès à 10 Mbps pour tous (« citoyens et entreprises ») et à 100 Mbps pour 2020, en améliorant la capillarité du réseau de fibres optiques et en mixant les technologies (sans fil, ADSL...) jusqu'à l'abonné. Les signataires invitent à réunir collectivités, opérateurs et fournisseurs de technologie pour définir le rôle de chacun. Le deuxième programme concerne le réseau électrique : « en route pour le smart grid », affiche le document communiqué par le Fieec, l'Afdel et leurs co-signataires. Tout en suggérant des mesures à court terme (extension du crédit d'impôt pour les travaux de mise en sécurité, création d'un guichet unique pour réduire la complexité de déploiement de solutions solaires...), un objectif est fixé pour 2015 : sécuriser 120 000 km de lignes électriques contre les aléas climatiques. Et d'ici à 2018, travailler à un réseau électrique intelligent pour tous, facilité par la convergence des réseaux électriques et de communication. Télémédecine, bâtiments intelligents [[page]] Le programme 3 s'accompagne de l'ambition de faire de la France un leader mondial de l'e-santé : en s'appuyant sur les outils domotiques, en fixant les conditions d'exercice de la télémédecine, notamment, ou encore en agissant sur l'interopérabilité des solutions dans un cadre international. Pour chaque programme, le plan indique quels sont les secteurs d'activité et les industries qui bénéficieront des investissements consentis : l'électronique, les professionnels de l'électricité, de l'informatique, des télécommunications, etc. Dans le domaine du Green IT et de l'éco-responsabilité énergétique, le programme 4 pousse à accélérer la mise en oeuvre des décisions du Grenelle de l'environnement sur la rénovation des bâtiments tertiaires, industriels et résidentiels. En bonne place figure la gestion de la consommation d'énergie des bâtiments par l'intermédiaire de technologies innovantes. Le programme 5 s'applique plus spécifiquement aux systèmes d'éclairage avec la rénovation de 80% des installations publiques et privées les plus dégradées et énergivores d'ici à 2015. Capitaliser sur les atouts français dans le jeu vidéo Les questions culturelles sont abordées sous l'angle des technologies de haute définition. Le programme 6 envisage, à court terme, une aide à l'équipement et à la formation de la filière à l'utilisation de la HD dès cette année. Il invite aussi à capitaliser sur les atouts français dans le jeu vidéo pour favoriser les studios de développement. Le programme 7 vise la régulation du trafic routier et la réduction des bouchons en généralisant les infrastructures intelligentes et le rechargement électrique. Deux mesures à court terme sont proposées : un programme de coordination entre pôles de compétitivité pour créer une structure de pilotage qui permettrait de lancer un pilote grandeur nature dans une collectivité avant la fin de l'année. Accélérer la dématérialisation des procédures administratives Le 8e programme est estampillé « sécurité ». Il concerne l'identification des personnes : accélérer l'introduction de la carte nationale d'identité électronique et de la carte Sésame Vitale 2 à base de puce. Le 9e programme sur l'e-éducation est assez général mais suggère de partager les bonnes pratiques existantes dans la lignée du rapport Lepetit de mars 2007. Enfin, le programme n°10 propose d'amplifier le programme de dématérialisation des procédures administratives. En n'oubliant pas, ici, de mentionner le soutien aux PME qui interviennent comme fournisseurs des outils (logiciels, matériels, services). Tout récemment, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à la Prospective et à l'Economie numérique, avait elle-même indiqué qu'elle travaillait de son côté à un volet numérique du plan de relance, en collaboration avec Patrick Devedjian, ministre de la Relance. (...)

(12/03/2009 18:13:20)

Le rapport sur les TIC et le développement durable remis à Jean-Louis Borloo

Un épais et impressionnant document de 100 pages. Ainsi se présente le rapport sur les technologies de l'information et le développement durable rendu par le CGTI et le CGEDD (*) à Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde. Les auteurs constatent en particulier que les TIC consomment de l'électricité et polluent mais qu'elles aident néanmoins le reste de l'industrie à réduire leur impact sur l'environnement. Ils insistent par ailleurs sur la très faible efficacité de la filière de retraitement des déchets électroniques. Mais les cent pages regorgent d'une quantité d'informations bien plus riche et fait déjà plusieurs propositions dans différents domaines. Le sujet, il faut l'avouer, est dense, complexe, et peu documenté à ce jour. En avril 2008, le ministre de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, et la ministre de l'Economie, de l'industrie et de l'emploi, avaient demandé « une évaluation des impacts écologiques des technologies de l'information et de la communication (TIC), et de leur apport dans la lutte contre le changement climatique. » Les responsables de ce travail ont consulté les acteurs concernés jusqu'au mois d'octobre avant de synthétiser cette matière. Une consommation électrique de 55 à 60 Tw/h par an en France Pour commencer, la consommation électrique associée aux TIC a été mesurée entre 55 et 60 Tw/h par an, soit 13,5% de la consommation totale en France. Les postes de travail professionnels compteraient pour 11 Tw/h et les serveurs et datacenters pour 4 Tw/h. Qui plus est, la consommation globale des équipements informatiques a augmenté de 10% chaque année. Et les évolutions technologiques aussi bien pour le grand public que pour l'entreprise ne laissent percer aucun espoir d'un retournement de situation. Et ce, malgré les efforts des industriels pour développer des matériels moins gourmands. « Dans le seul secteur résidentiel, les TIC représentent désormais 30% de l'électricité spécifique (non substituable) des ménages contre 10% en 1995. » Pour remédier à cette situation, l'étude propose pour commencer de mesurer la consommation énergétique des TIC de façon régulière, d'en surveiller l'évolution, et bien sûr, de fixer des objectifs à atteindre pour le pays. Elle suggère également d'introduire la notion de développement durable dans les missions de l'Arcep (autorité de régulation des télécommunications) et du CSA (conseil supérieur de l'audiovisuel). Un mécanisme incitateur serait aussi souhaitable, selon les auteurs, pour que la recherche de l'efficacité énergétique entre dans la stratégie des opérateurs télécoms. Sans pour autant, cela va sans dire mais le rapport préfère le rappeler, que cela nuise à ces marchés générateurs de croissance. La mission préconise également de promouvoir des labels énergétiques pour les postes de travail et d'inciter les entreprises à une démarche de comptabilité analytique faisant apparaître clairement les TIC dans le bilan développement durable. En ce qui concerne les datacenters, le rapport regorge de conseils : il faut stimuler la R&D visant à améliorer l'efficacité énergétique ou à récupérer la chaleur, mettre en place des aides ciblées pour ce type de projets innovants, donner un mandat de normalisation au Cenelec (Comité européen de normalisation électrotechnique), réduire les impôts des sociétés qui récupèrent la chaleur ou encore développer l'attractivité de la France pour les grands datacenters. L'empreinte carbone des TIC en France : 30 Mt de CO2 par an [[page]]Par ailleurs, au delà de leur seule consommation énergétique, les TIC ont une empreinte carbone qui est loin d'être négligeable, bien qu'elle ne soit mesurée que depuis peu. En France, cette empreinte globale s'élèverait à 30 Mt de CO2 par an, soit 5% du total des émissions de gaz à effets de serre. Le rapport reconnaît néanmoins la difficulté à chiffrer précisément cet impact. L'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), principale source sur le sujet, annonce une marge d'erreur de l'ordre de 30% ! Le calcul intègre entre autres la consommation d'énergie et le bâtiment. Pour convertir la consommation électrique en émission de CO2, l'agence utilise des tableaux standards. L'empreinte carbone d'un PC moyen utilisé en France (production, utilisation, déchets) serait de 200 kg de CO2 par an (le double en Grande-Bretagne). Et un serveur afficherait 536 kg. Le rapport signale aussi l'empreinte totale de certains industriels. Au niveau mondial, un employé HP pèse ainsi 8,7 t de CO2 par an contre 6,8 t seulement pour IBM. La production d'un ordinateur fixe à écran plat correspondrait quant à elle à 1 280 kg de gaz à effet de serre. Pour les portables, les auteurs n'ont pu identifier aucune donnée. Sur ces sujets, le rapport propose la mise en place d'un groupe de travail conjoint avec les industriels pour travailler sur la thématique de l'écoconception des matériels, dont l'objectif est d'anticiper l'impact environnemental d'une machine dès sa conception. L'utilisation des TIC limite les émissions de CO2 des autres industries [[page]]Par son impact positif sur l'ensemble de l'économie, le secteur des TIC serait à même d'économiser l'équivalent de une à quatre fois ses propres émissions de gaz à effet de serre. Tout en rappelant combien l'exercice est par nature subjectif, les contributeurs au document se risquent à mesurer un tel impact positif des TIC sur l'économie. Ainsi, selon l'étude mondiale Smart 2020, la dématérialisation entraînerait un gain de 460 Mt de CO2 au niveau mondial et par extrapolation de 20,7 Mt en France. La logistique intelligente éviterait 54 Mt dans l'Hexagone. De son côté, une étude européenne gratifie le télétravail d'un gain de 22,2 Mt dans l'Union. Le rapport préconise d'ailleurs le développement de ce mode de fonctionnement, s'appuyant sur les éléments associés dans le Plan France numérique 2012. L'achat en ligne, la dématérialisation des procédures ou l'optimisation des transports sont aussi au programme. Une filière des déchets particulièrement peu efficace [[page]]Dernier constat, la filière DEEE (Déchets d'équipements électriques et électroniques) serait entre deux et quatre fois moins efficace en France que chez ses voisins. Sur un million de tonnes de produits électriques et électroniques mis sur le marché en France en 2007, 157 000 tonnes on été récupérées (les déchets spécifiques aux TIC ne comptent que pour 24 000 tonnes). La directive européenne DEEE préconise pourtant 250 000 t. Par an et par habitant, la France récupère 2,5 kg de ces déchets pour un objectif européen de 4 kg. L'Hexagone est à la traîne derrière l'Allemagne avec 8 kg, le Royaume-Uni avec 10 kg et les Pays scandinaves avec 15 kg. Le rapport stigmatise par ailleurs l'absence totale d'organisation de la collecte de la filière professionnelle. « En attendant, les produits restent stockés chez les détenteurs, sont vendus à des brokers ou disparaissent sans trace visible. » En réalité, le rapport conclut que « c'est le fonctionnement même de l'ensemble du dispositif qui devrait être revu » que les déchets proviennent du grand public ou de l'entreprise. Le rapport recommande entre autres de réformer la commission d'agrément pour qu'elle soit plus indépendante, de réaliser un audit annuel des éco-organismes et d'interdire aux acteurs de la filière d'être actionnaires de ces derniers. Il estime aussi que le traitement des déchets collectés dans une région administrative doit être effectué au même endroit, évitant ainsi transformer certains pays d'Afrique, par exemple, en dépotoir. Quant aux professionnels, ils seraient libres de choisir la filière de leur choix pour leurs déchets mais devraient en justifier la traçabilité. Une mine d'informations pour les DSI L'objectif de ce rapport est d'accompagner des actions gouvernementales en faveur de TIC plus vertes. Mais pour un responsable green IT ou un DSI, le rapport est une véritable mine d'informations. Il contient une imposante quantité de chiffres concernant la mesure des consommations énergétiques et l'empreinte carbone des matériels informatiques (la production d'une rame de papier équivaut à 2,2 kg de CO2 émis). Mais il rappelle aussi les principaux standards, les réglementations ou les dispositifs de réduction de l'empreinte des TIC (Energy Star, DEEE, écoconception, codes de conduite européens, green grid, etc). A noter, que le document évoque l'idée d'une plus grande responsabilisation des DSI dans l'efficacité énergétique des systèmes d'information. La facture d'électricité reste en effet, la plupart du temps, à la charge des services généraux. Le document a été établi après une année de recherche par Henri Breuil, Daniel Burette et Bernard Flüry-Hérard, ingénieurs généraux des Ponts et chaussées et membres du CGEDD, ainsi que Jean Cueugniet, Ingénieur général des Télécommunications et Denis Vignolles, Contrôleur Général Economique et Financier, membres du CGTI avec la participation d'Hélène Boisson, services de l'Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (*) CGTI : Conseil général des technologies de l'information CGEDD : Conseil général de l'environnement et du développement durable (...)

(06/03/2009 18:01:01)

Nathalie Kosciusko-Morizet croit au rapprochement entre développement durable et TIC (entretien vidéo)

Le 15 janvier dernier, Nathalie Kosciusko-Morizet était nommée secrétaire d'Etat à la Prospective et au Développement de l'économie numérique. Jusque-là secrétaire d'Etat à l'Ecologie, elle arrive dans ses nouvelles fonctions sans pour autant abandonner ses convictions écologistes. Loin de là. La question du green IT qui rapproche TIC et développement durable lui est donc familière. Le 4 mars, LeMondeInformatique.fr a rencontré la ministre dans un entretien vidéo sur le sujet. Elle a ainsi exposé son point de vue sur l'influence du développement durable sur son action. Si elle est consciente de l'impact des TIC sur l'environnement, en particulier en matière de consommation électrique, elle insiste néanmoins sur le rôle indispensable que doit jouer le numérique dans une meilleure gestion de l'énergie : réduction de la consommation, optimisation des énergies renouvelables, etc. Au confluent du numérique et du développement durable, justement, la ministre a déjà des ambitions pour développer le télétravail, encore peu répandu en France. Cette démarche ne peut se réaliser qu'avec l'équipement informatique idoine, et diminue les déplacements - y compris automobiles - des employés. Nathalie Kosciusko-Morizet compte appuyer une proposition de loi déjà déposée au bureau de l'Assemblée Nationale qui prévoit des éléments de législation indispensables, mais aussi une incitation à l'équipement pour les entreprises. Commencer le Grenelle des antennes en comparant la France aux pays étrangers La ministre continue par ailleurs de mettre en avant les usages plus que la technologie. Parmi les moyens qui lui permettront de réaliser un de ses souhaits : redorer le blason d'Internet et des nouvelles technologies, souvent décriées et présentées uniquement du côté obscur. Il faut selon elle, modifier la façon dont les politiques et les médias en parlent, afin d'en voir aussi les aspects positifs. Elle compte bien y contribuer en identifiant des projets qui démontreront l'intérêt des TIC. Nathalie Kosciusko-Morizet ne se voile néanmoins pas la face quant aux risques potentiels des technologies. En première ligne, les ondes électromagnétiques. Elle détaille ainsi les objectifs de son Grenelle des antennes, dont la date de démarrage a été fixée au 26 mars quelques heures après notre entretien. La ministre souhaiterait entamer la table ronde avec un 'benchmark' de la France et des autres pays européens sur les niveaux d'émissions et certains types d'équipements spécifiquement développés, par exemple. Enfin, à quelques jours de la journée de la femme célébrée le 8 mars, la ministre se dit persuadée que la mise en avant des usages des TIC davantage que la technologie pourrait réconcilier la gent féminine avec les études et les métiers de l'informatique et des télécommunications. Dans un autre entretien accordé à nos confrères de CIO, la ministre aborde entre autres sa collaboration au plan de relance, le Référentiel Général d'Interopérabilité et le projet de loi Création et Internet (Hadopi). (...)

(03/03/2009 12:38:10)

SFR condamné à démolir son antenne-relais de Châteauneuf du Pape

Selon l'AFP, après Bouygues Télécom début février, c'est au tour de SFR d'être condamné à la démolition d'une de ses antennes-relais installée l'an dernier dans le village de Châteauneuf du Pape, entre Avignon et Orange, bien connu pour ses vignobles. Le Tribunal de grande instance de Carpentras (Vaucluse) a rendu ce jugement le 16 février dernier. Selon l'agence de presse, SFR devrait faire appel. « Le tribunal reconnaît, non seulement, le préjudice de vue aux époux Boutin, mais aussi le risque sanitaire éventuel », détaille Maître Siegfried Bielle sur le site de l'association Robin des Toits qui lutte contre les nuisances présumées de la téléphonie mobile. Le couple d'exploitants agricoles habite un domaine situé à tout juste 130 mètres de l'antenne de 25 mètres de haut. « Un questionnement tout à fait sérieux sur le danger potentiel de ces antennes » En ce début 2009, l'impact des ondes électromagnétiques sur la santé et l'environnement prend une place de plus en plus importante dans l'actualité. Aux décisions de justice récentes s'ajoute la mise en place de discussions entre les différentes parties concernées (opérateurs, citoyens, associations, experts, etc.). Hier, la ville de Paris a ainsi annoncé une conférence de citoyens « Ondes électromagnétiques, santé, société ». De son côté, la secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, prépare un Grenelle des antennes. « Il n'existe manifestement pas de consensus sur cette question sensible et délicate de santé publique, » a noté le TGI de Carpentras. Dès lors, « il existe un questionnement tout à fait sérieux portant sur le danger potentiel présenté par ce type d'installation, risque qui peut être qualifié de tout à fait envisageable, voire probable », et il existe donc pour les riverains « une crainte légitime d'une atteinte directe à leur santé » . (...)

< Les 10 documents précédentsLes 10 documents suivants >