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Législation environnementale
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(26/02/2009 17:57:52)
Trois associations de défense des citoyens invitées au Grenelle des antennes
Selon l'AFP, trois associations de défense des citoyens seront conviées au Grenelle des antennes lancé à l'initiative de la secrétaire d'Etat au Développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet. A leur demande, Agir pour l'Environnement qui défend la protection de l'environnement de façon globale, Priartem et Robin des Toits qui luttent « pour la sécurité sanitaire des populations exposées aux nouvelles technologies de télécommunications sans fil » ont toutes trois été reçues mardi dernier. Pour ce Grenelle où sera discutée la potentielle dangerosité des ondes électro-magnétiques pour la santé, la ministre avait effectivement promis de réunir les « opérateurs de téléphonie, radiodiffuseurs, associations d'élus et de consommateurs, scientifiques ». Les associations se sont bien évidemment félicitées de l'invitation. Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement, cité par l'AFP, « le patient travail de sensibilisation menée par les associations depuis plusieurs années visant à obtenir une réglementation contraignante encadrant le développement de la téléphonie mobile est en train de porter ses fruits. » Prévu initialement le 19 mars, le rendez-vous est finalement repoussé à une date ultérieure, qui n'a pas encore été communiquée. (...)
(19/02/2009 17:15:55)HP et Microsoft s'investissent pour l'environnement en Afrique
L'Afrique reste encore et surtout la poubelle électronique du reste du monde, comme l'a montré Greenpeace dans une enquête sur la situation au Ghana publiée en août 2008. Pour autant, certains acteurs du secteur des TIC tentent d'agir. Ainsi, HP et Microsoft viennent coup sur coup de faire des propositions pour améliorer la situation sur ce Continent. Ainsi, HP rend publics les premiers résultats d'un projet pilote qu'il a mené en Afrique du Sud, au Maroc et au Kenya, conjointement avec l'EMPA (Institut en recherche des matériaux et en technologie des Ecoles Polytechniques suisses) et le FSN (Fonds mondial de solidarité numérique). Il s'agissait pour les trois partenaires, de récolter des informations sur la gestion des déchets électroniques dans ces trois pays, la législation en la matière, le degré de prise de conscience et le comportement des habitants vis à vis de la situation. Ainsi, au Kenya - pays qui produit 3000 tonnes annuelles de déchets électroniques, quantité en croissance de 200% chaque année-, il n'existe ni législation, ni système de gestion. Pour mener à bien son projet, HP a aussi inauguré début 2008 une unité de recyclage au Cap, en Afrique du Sud, qui a constitué le coeur de la démarche. L'usine a traité près de 60 tonnes de déchets électroniques entre février et novembre 2008 rapportant ainsi près de 14 000 dollars de revenu et créant 19 emplois. « Notre étude a montré entre autres [...] les incroyables compétences entrepreuneriales que l'on peut trouver dans l'économie grise, en Afrique, raconte Mathias Schluep, chercheur à l'Empa, dans le communiqué de l'Institut. En fournissant les outils et les savoir-faire, nous avons éliminé les risques pour l'environnement et la santé qui peuvent être causés par une mauvaise manipulation des déchets électroniques. Mieux encore, nous avons créé une nouvelle filière d'emploi pour tous ces esprits créatifs de l'économie grise. » La deuxième phase du projet vient de démarrer, comme le souligne l'EMPA, afin d'étendre la démarche à d'autres pays d'Afrique. Les TIC pour faire face aux défis environnementaux Au même moment, Microsoft signe un accord de principe avec le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement) sur « un travail commun sur les moyens de mettre à profit les solutions de technologies de l'information et de la communication pour contribuer à faire face aux défis environnementaux complexes actuel ». Trois axes principaux de recherche sont envisagés : fournir un accès aux recherches et aux informations scientifiques sur l'environnement, construire des plateformes de connaissances intégrées pour une meilleure coopération des différents acteurs (gouvernements, agences de l'ONU et autres organisations non gouvernementales), appuyer le développement d'infrastructures d'information et de politiques TIC nationales en matière d'environnement. Parmi ces projets, on trouve la mise à jour de la base données mondiale sur les zones protégées du Pnue. Les deux partenaires travaillent aussi à des portails d'informations environnementales pour tous. (...)
(12/02/2009 10:49:54)Le Grenelle des antennes se tiendra le 19 mars
Quelques jours seulement après qu'elle en eut évoqué l'idée, Nathalie Kosciusko-Morizet a confirmé la tenue d'un 'Grenelle des antennes'. La secrétaire d'Etat à l'Economie numérique avait indiqué la tenue de cet événement après la condamnation de Bouygues Télécom à démonter une antenne-relais en raison du risque sanitaire qu'elle présentait. A l'occasion du débat au Sénat sur la quatrième licence 3G, Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé que la réunion de ce Grenelle aura lieu le 19 mars. Il réunira « opérateurs de téléphonie, radiodiffuseurs, associations d'élus et de consommateurs, scientifiques » et devrait se concentrer sur les dangers pour la santé engendrés par les ondes électromagnétiques. Plus particulièrement, les acteurs se pencheront sur la contradiction entre les craintes suscitées par les risques sanitaires - qui peuvent conduire, on l'a vu, la justice à ordonner le démontage d'antennes - et l'obligation qu'ont les opérateurs de couvrir tout le territoire. « Les élus locaux ne sont pas bien armés pour répondre à ces inquiétudes. Elles en viennent à gagner les opérateurs eux-mêmes qui s'interrogent désormais sur la possibilité de respecter leurs engagements », a indiqué la secrétaire d'Etat. La Commission européenne accepte des seuils 10 à 100 fois plus élevés que certaines régions européennes Autre chantier du Grenelle des antennes : « Nous pourrons procéder à des comparaisons internationales [en termes d'émission d'ondes électromagnétiques] et nous interroger sur la très grande disparité des normes selon les pays », a expliqué NKM. Les différences de réglementation d'un pays européen à l'autre entretiennent les craintes sur les risques sanitaires en faisant naître une question : au-delà de quelle quantité d'ondes émise la population est-elle en danger ? Les pouvoirs publics français n'ont, jusqu'alors, guère contribué à y répondre. « Nous nous contentons, souligne le sénateur Jean Desessard, de suivre la recommandation de la Commission européenne dont les seuils, compris entre 41 volts et 61 volts par mètre, sont trop élevés par rapport à ceux appliqués par nos voisins européens : 4 volts par mètre en Suisse, 0,6 volt en Toscane, à Salzbourg ou à Valence, en Espagne. » (...)
(05/02/2009 10:01:24)La justice confirme le démontage d'une antenne-relais en appel (mise à jour)
Tassin la Demi-Lune comptera prochainement une antenne-relais en moins. La Cour d'appel de Versailles vient en effet de donner raison à trois couples de cette commune du Rhône, qui réclamaient le démontage d'un émetteur de Bouygues Télécom en raison du risque sanitaire induit par l'appareil. En accédant à la requête des plaignants, la Cour confirme ainsi la décision rendue en septembre 2008 par les juges du fond. A l'époque, le tribunal de grande instance de Nanterre avait invoqué le principe de précaution pour justifier le démontage de l'antenne, sans se fonder sur une quelconque expertise médicale. Le TGI n'en évoquait pas moins « l'exposition à un risque sanitaire » encouru par les parties civiles. Application du principe de précaution La Cour d'appel de Versailles, elle non plus, ne pose pas comme une certitude la nocivité des antennes-relais. Elle précise ainsi que « la réalisation du risque reste hypothétique ». Là encore, le principe de précaution a donc guidé la justice, qui s'est appuyée sur de la documentation scientifique présentée par les plaignants et a fait référence à la disparité des réglementations internationales. Selon les juges, « l'incertitude sur l'innocuité d'une exposition aux ondes émises [...] demeure ». La Cour reproche par ailleurs à l'opérateur de n'avoir pas mis en oeuvre les mesures « dont [il] est capable techniquement » afin d'amoindrir le danger supposé induit par l'antenne. Il aurait ainsi pu fixer « des normes d'émission bien en deçà des normes actuellement en vigueur en France » ou implanter l'émetteur loin des habitations. La conjonction de ces éléments ne saurait avoir qu'une conséquence, aux yeux des juges : les trois couples opposés à Bouygues Télécom « ne peuvent se voir garantir une absence de risque sanitaire généré par l'antenne relais ». Dès lors, l'antenne doit disparaître. Si l'avocat des demandeurs se réjouit de voir une jurisprudence naître, qui pencherait du côté de la précaution, celui de Bouygues Télécom souligne au contraire que la décision de la Cour crée un précédent et que les jugements rendus par le passé sont invariablement favorables aux opérateurs. NKM veut un Grenelle des antennes (mise à jour) Interrogée sur la contradiction entre les contraintes imposées aux opérateurs d'assurer la couverture du territoire et certains jugements qui les enjoignent de démonter leurs antennes-relais, Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, a répondu « Grenelle des antennes ». Elle a évoqué, le 5 février, l'idée de cette table ronde qui réunirait tous les acteurs impliqués. « Là encore il faut discuter des usages et pas seulement des technologies. Je n'ai pas encore défini le champ de ce Grenelle, mais c'est le moment de mettre tout le monde autour d'une table : les citoyens inquiets pour leur santé mais aussi pour la valeur de leurs biens immobiliers, les consommateurs inquiets de la mauvaise couverture de certaines zones, et les opérateurs inquiets car ils se demandent comment satisfaire les objectifs de l'Etat, qui restent d'ailleurs très fermes ! Il faut sortir de ce tête-à-tête non productif entre les associations et les opérateurs, les opérateurs, l'Etat et les consommateurs.» (...)
(22/01/2009 17:37:19)Les TIC peuvent réduire l'empreinte carbone des autres secteurs de 7,8 milliards de tonnes
C'est presque en catimini que le monde des réseaux et des télécoms se réunit cette semaine à Paris autour de la thématique du développement durable. La conférence Green Telco World Congress a ouvert ses portes mercredi 21 janvier non loin du cour Saint-Emilion, à Paris. Luis Neves, vice-président 'corporate responsibility' de Deutsche Telekom, mais aussi président de la Global e-sustainability initiative, a ouvert le bal avec un constat qui bouscule les idées reçues. Les TIC polluent, certes, mais elles représentent aussi le meilleur moyen pour tous les autres secteurs d'activité de réduire leurs émissions de CO2. Le Gartner a estimé à 2% la contribution du secteur des TIC aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Selon la Gesi, elle pourrait monter jusqu'à 3% en 2020. Mais voilà le credo de Luis Neves et de son association : pourquoi ne pas agir sur les 98% restant, et ce, en utilisant les TIC à meilleur escient ? Pour appuyer son point de vue, la Gesi a rendu public l'an dernier, avec le Climate group, un rapport intitulé 'Smart 2020 : enabling the low carbon economy in the information age'. Celui-ci fait le point sur la pollution engendrée par l'industrie des TIC. Mais il établit également la façon de réduire l'empreinte carbone mondiale grâce aux TIC, en se projetant jusqu'en 2020. Résultat : Les TIC peuvent faciliter les réductions d'émissions de CO2 dans tous les secteurs, dans le monde entier, à hauteur de 15%, soit près de 8 milliards de tonnes. Des bâtiments intelligents et une chaîne logistique optimisée [[page]] Le contrôle de la déforestation et de la reforestation serait le premier bénéficiaire de l'utilisation d'outils numériques avec une diminution de 5,86 Md de tonnes de gaz à effet de serre. Mais la Gesi a identifié quatre cibles qui réunissent trois critères essentiels pour son industrie : la réduction potentielle de l'empreinte carbone, une opportunité de marché et, enfin la faisabilité. Ces cibles sont les bâtiments intelligents, des moteurs industriels optimisés, des réseaux électriques intelligents et une chaîne logistique optimisée. « Nous ne sommes ni un lobby, ni un groupe de travail technologique, rappelle Luis Neves à propos de la Gesi. Notre rôle est de faire comprendre comment les TIC peuvent accompagner toutes les autres industries à progresser en matière de développement durable. » L'association s'intéresse d'ailleurs à ce dernier au travers de ses trois volets : environnemental, bien sûr, mais aussi social et économique. La Gesi compte 26 membres parmi lesquels Alcatel-Lucent, AT&T, BT, France Telecom, HP, Microsoft, Motorola, Nokia, Sun, mais aussi le WWF et le Carbon disclosure project. Elle est par ailleurs partenaire avec plusieurs émanations de l'ONU, le World business initiatives for sustainable development, World Resources. « Au départ, nous étions très centrés sur l'Europe, raconte Luis Neves, mais aujourd'hui nous nous ouvrons au reste du monde. Nous préparons un document pour une politique globale en la matière et dès qu'il sera prêt, en mars, nous commencerons une tournée auprès des gouvernements américain et européen. Puis, j'irai en Chine en février. Aujourd'hui, personne ne met les TIC au programme de l'environnement. Or, il faut que les politiques prennent conscience qu'il faut le faire. Et vite. » (...)
(15/01/2009 13:24:38)Nathalie Kosciusko-Morizet succède à Eric Besson contre toute attente
Nombreuses étaient les rumeurs sur le nom du successeur d'Eric Besson au secrétariat d'Etat à l'Economie numérique. Finalement, Nicolas Sarkozy joue la carte de la surprise en nommant Nathalie Kosciusko-Morizet, que personne n'avait pressentie à ce poste. Jusqu'à présent secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, maire de Longjumeau et secrétaire générale adjointe de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet ne s'est jamais fait remarquer par ses prises de position sur quelque sujet concernant l'IT. De fait, son engagement politique s'est invariablement concentré sur les questions environnementales, auxquelles elle affirme s'être intéressée très tôt. Après être passée par Polytechnique, elle intègre en 1999 la direction des relations économiques extérieures, pour travailler sur l'environnement. Le même thème lui permettra de rejoindre le cabinet du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en 2002, au poste de conseillère technique, puis d'intégrer le secrétariat national de l'UMP l'année suivante, et enfin de seconder Jean-Louis Borloo au ministère de l'Ecologie en 2007. En choisissant de placer NKM au secrétariat d'Etat à l'Economie numérique, le chef de l'Etat pourrait logiquement vouloir diriger l'action de ce maroquin vers davantage de Green IT. La soeur de Pierre Kosciusko-Morizet, patron de Priceminister, devra néanmoins se pencher sur les dossiers laissés ouverts par son prédécesseur, Eric Besson. A commencer par la traduction en actions concrètes des mesures contenues dans le plan France numérique 2012. (...)
(13/01/2009 12:43:32)Greenpeace : les fabricants IT en grand progrès depuis l'an dernier
En dehors de son baromètre, « guide to greener electronics », l'association Greenpeace produit depuis 2007 un rapport complet sur les produits qui lui sont soumis par une vingtaine de constructeurs comme étant les plus 'verts' de leur offre. L'association a profité du salon CES qui s'est tenu à Las Vegas du 8 au 11 janvier pour annoncer la deuxième mouture de son étude Green Electronics. La grand messe de l'électronique grand public s'y prêtait tout particulièrement. De son étude, Greenpeace a sorti un champion. Et étonnamment, il s'agit d'un moniteur. Cette catégorie de matériel est plutôt réputée pour sa difficulté à être recyclée et son fort impact sur l'environnement. Le L2440x Wide de Lenovo ne contient - et c'est le seul - quasiment plus de bromure ni de chlore. Il est exempt de phtalates, d'antimoine et de beryllium. Et les plastiques qui le composent proviennent à 30% de plastique recyclé après consommation. Enfin, il ne contient plus de mercure et a une efficacité énergétique améliorée. Le bulletin de notes de Lenovo affiche ainsi un joli 6,90 sur 10. Le constructeur chinois se distingue aussi en passant de la dernière à la première place dans la catégorie des desktops, suivi de près par Fujitsu Siemens, alors que Dell et HP ne passent pas la moyenne. Reste qu'aucun PC n'a éliminé le PVC ni les retardateurs de flamme bromés (substances qui empêchent la machine de brûler, mais sont hautement toxiques). Apple absent de la catégorie des portables verts Du coté des ordinateurs portables, c'est le Portege R600 de Toshiba qui l'emporte grâce à l'élimination des substances toxiques. Juste derrière, l'Elitebook 2530p de HP obtient sa deuxième place grâce à sa note sur le cycle de vie (recyclage, utilisation de matière recyclée, etc.). Greenpeace regrette l'absence d'Apple dans cette catégorie. Selon l'association, le constructeur à la pomme aurait augmenté l'efficacité énergétique de ses Macbook et nettement réduit la quantité de PVC et de retardateurs de flammes qu'ils contiennent. Greenpeace signale par ailleurs qu'aucune des machines étudiées n'a totalement éliminé ces produits dangereux. Blackberry, bon dernier des téléphones mobiles Nokia, habitué à dominer le guide semestriel de Greenpeace, laisse la première place des téléphones mobiles au SGH-F268 de Samsung. Mais le Finlandais est en tête des smartphones grâce à l'absence de PVC, à une bonne efficacité énergétique et à son cycle de vie. Le Blackberry de Rim, modèle Pearl 8130, est dernier avec un très faible 3,50 sur 10. Le futur président américain Barack Obama, adepte de la marque mais également chantre du green IT, va devoir pousser Rim à suivre les traces de Nokia... Enfin, Greenpeace a placé le Sharp LC52GX5 en tête des téléviseurs qui a quasiment éliminé toute trace de substance dangereuse. Pas encore assez de matières recyclées dans les ordinateurs [[page]] En comparaison de son premier rapport paru début 2008, Greenpeace a constaté que davantage de produits n'utilisent plus de PVC et qu'ils limitent dans leur composition le nombre de substances dangereuses listées dans RoHS (Reduction of hazardous substances). Les moniteurs et les télévisions sont plus souvent conçues à partir de plastiques recyclés, ce qui n'est cependant encore que rarement le cas pour les mobiles, les PC et les ordinateurs portables. Beaucoup de machines ont suivi la norme américaine de consommation électrique Energy Star. Par ailleurs, les constructeurs mesurent aussi l'énergie avalée lors du cycle de production (en particulier pour les PC), mais Greenpeace déplore qu'aucun standard ne permette d'exploiter de telles données pour classer les fournisseurs. Si les efforts restent importants à faire dans les industries électronique et informatique, Greenpeace se félicite néanmoins d'importants progrès chez tous ceux qui ont répondu à l'étude. L'association estime par ailleurs qu'étant donné ces efforts, il faut repousser les exigences de certaines normes ou directives comme EnergyStar ou RoHS et en définir d'autres pour le cycle de vie ou le recyclage, par exemple. Une méthodologie qui repose uniquement sur le bon vouloir Parmi les entreprises sollicitées par Greenpeace, quinze fabricants de PC, de téléphones mobiles, de télévisions et de consoles de jeu se sont prêtés au jeu avec un total de 50 produits : Acer, Dell, Fujitsu Siemens, HP, Lenovo, LG, Motorola, Nokia, Panasonic, Rim, Sharp, Samsung, Sony, Sony Ericsson et Toshiba. Par contre, Apple, Asus, Microsoft, Nintendo, Palm et Philips n'ont pas souhaité participer. A noter que Nintendo, avec ses toutes puissantes consoles de jeu Wii et DS, ne répond pas non plus aux sollicitations de Greenpeace pour son baromètre trimestriel. L'étude Greenpeace s'intéresse aux produits que chaque entreprise considère comme ses offres les plus 'vertes'. Sur un total de 100 point, la non utilisation de substances dangereuses contribue pour environ un tiers de la note, tout comme l'efficacité énergétique et le cycle de vie. L'innovation et le marketing de l'aspect green des produits compte pour 10 points. (...)
(12/01/2009 12:35:58)Forrester : Plus de 80% des professionnels IT jugent les questions environnementales importantes
2008 a sans aucun doute représenté une année charnière pour le green IT. Et surtout, elle aura été l'année d'une prise de conscience généralisée du sujet par les responsables informatiques. C'est ce que confirme très nettement l'enquête menée par le cabinet d'analystes Forrester Research et publiée fin 2008. En zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), 83% des répondants européens et 84% de leurs homologues nord-américains ont jugé importants ou très importants les sujets environnementaux dans l'évolution des opérations IT. Mieux encore, 21% des premiers mettent déjà en oeuvre des technologies ou des pratiques green IT, 27% en créent et 36% envisagent de le faire. Cependant, seules 10% des sociétés font appel à un prestataire spécialisé pour la planification ou le lancement de ces projets. Une proportion sans doute due autant à la maturité récente du sujet et au peu de fournisseurs de services identifiés dans le domaine qu'à une volonté de conserver de tels projets en interne. Le green IT peut aussi être considéré comme un moyen de redorer le blason des équipes informatiques, à l'image souvent malmenée. Sans surprise, les motivations pour le développement durable sont tout aussi (voire plus) financières, qu'écologiques. La réduction des dépenses énergétiques vient ainsi en tête, avec 71% de réponses pour l'Amérique du Nord et 65% pour la zone EMEA. « Faire ce qu'il faut pour l'environnement » ne vient qu'en deuxième position, respectivement 45% et 37%. Ensuite, les responsables IT disent vouloir améliorer l'image de leur société, aligner l'IT avec la politique de développement durable de l'entreprise, améliorer la fiabilité de l'infrastructure, éviter les coûts de construction d'un nouveau datacenter. Plus étonnant, la conformité aux réglementations, pourtant de plus en plus nombreuses et complexes, ne vient qu'en 7e position avec 18% des réponses de la zone EMEA. La vidéoconférence et le télétravail plébiscités Les entreprises assurent, on ne s'en étonnera pas -à plus de 90%, être plus ou moins au courant des démarches green IT menées par les fournisseurs du marché. Ce sondage ne précise évidemment pas si ces mêmes entreprises ne se trouvent pas saturées par de telles informations et si elles leur permettent de se repérer dans la réalité de l'offre. [[page]]Parmi les pratiques les plus souvent mises en oeuvre, la vidéoconférence est plébiscitée par 73% des entreprises nord-américaines et par 77% de celles de la zone EMEA. Le télétravail, qui évite les déplacements et le stress, mais augmente aussi, souvent, la productivité, réunit près de la moitié des répondants. Ensuite viennent la réduction des besoins en climatisation et l'utilisation d'énergies alternatives pour les infrastructures informatiques. Le recyclage est lui-aussi entré dans les moeurs puisque seuls 18% des répondants en EMEA et 11% des nord-américains ne le pratiquent pas encore. Il faut noter que Forrester Research n'a interrogé les responsables IT que sur l'impact de l'informatique sur l'environnement, et non sur l'utilisation du système d'information pour mener à bien une politique d'entreprise durable. L'arrivée de critères 'verts' dans les procédures d'achats informatiques L'étude confirme une autre tendance forte de 2008 au coeur de l'adoption du green IT : l'introduction de critères environnementaux dans les achats informatiques. 60% des responsables IT les prennent en compte. Parmi ces critères, l'étude de Forrester identifie la fabrication verte (sans évoquer précisément l'éco-conception), l'efficacité énergétique et le recyclage des matériels. Enfin, le green IT semble presque indifférent à la crise financière qui secoue la planète. Seuls 4% des responsables IT ont déjà décidé de réduire leurs investissements en la matière du fait de ces bouleversements économiques. Un bémol cependant, ils sont 44% en EMEA et 51% en Amérique du Nord à répondre qu'il est trop tôt pour prendre une décision, dans un sens ou dans l'autre. Pour son enquête, Forrester a interrogé 1 022 professionnels IT d'entreprises différentes en Amérique du Nord et en zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). (...)
(02/01/2009 16:01:29)2008-2009 : bilan et perspectives
Netbooks qui relancent un marché de la micro morose, prise de conscience écologico-économique avec le Green IT, débuts du 'cloud' et affirmation du Saas, 2008 a encore été une année riche pour tous les décideurs du monde informatique. Une année pleine de conflits, aussi, au niveau économique (tarifs SAP, fusion-hésitation avortée entre Microsoft et Yahoo...) comme au niveau social, avec une avalanche de plans d'économies et de suppressions de postes. LeMondeInformatique.fr a fait le tri pour vous, et vous propose la synthèse de tout ce qu'il faut savoir pour aborder 2009 dans les meilleures conditions. Un dossier à imprimer et à conserver - avec tous nos voeux de bonheur et de réussite pour cette nouvelle année. (...)
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