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(04/01/2011 16:58:36)

Le prix des puces DRAM chute en décembre

Le prix des puces équipant les barrettes de mémoire DRAM DDR3 a chuté à un prix moyen de 0,84 dollars par unité. C'est un effondrement par rapport à avril et mai 2010 où les puces DRAM se négociaient à 2,80 $, a déclaré Ivan Lin, rédacteur en chef du site DRAMeXchange. Cette baisse a quasiment atteint le prix plancher de 0,81 $ par puce en mars 2009.

La perte de valeur est consécutive à la période des fêtes en occident qui se termine, précise Ivan Lin. Les principaux fabricants tels que Elpida Memory, Powerchip Semiconductor et Samsung Electronics ont continué à produire les puces pour rester compétitif, a-t-il dit. L'augmentation des capacités des usines a également eu un impact sur les prix malgré les avertissements sur une potentielle pénurie de DRAM.

Un marché saisonnier

Les fabricants de PC dépensent environ 10%, soit 20 à 36 dollars, pour la DRAM dans le coût total d'un ordinateur souligne Iavn Lin. La baisse des prix de la mémoire devrait leur permettre soit de réduire les prix ou d'offrir de meilleures performances en ajoutant plus de mémoire. Depuis décembre, les fabricants de PC ont choisi d'écouler une partie de leur stock, a déclaré Helen Chiang, directeur de recherche chez IDC à Taipei. «Ils disposent d'un peu d'espace pour faire des promotions » dit-elle.

Cette tendance basse devrait se maintenir durant le premier trimestre 2011 prévient Ivan Lin. Les prix devraient alors remonter au deuxième trimestre, si la demande se redresse. «C'est saisonnier », a déclaré Eric Tang, vice-président de Powerchip basé à Taiwan. Le plus grand fabricant de l'île avec une capacité annuelle de 130 000 plaques a ajusté sa production en fonction de la baisse des prix. « Habituellement, nous ne voyons pas beaucoup de ventes au premier trimestre, mais dans le second, elles devraient augmenter. »

Crédit photo : D.R.

(...)

(21/12/2010 11:55:10)

Des chercheurs montent un botnet pour comprendre son fonctionnement (MAJ)

Les botnets sont complexes et les grands systèmes distribués consistant en plusieurs milliers, voire parfois en plusieurs millions d'ordinateurs, sont souvent exploités par les cybercriminels pour mener des actions nuisibles : cela va de l'envoi massif de spam, au lancement d'attaques par déni de service DDoS, en passant par l'installation de logiciels espions. « Pratiquement tous les utilisateurs d'Internet ont subi les effets néfastes des botnets. Par exemple quand ils reçoivent des quantités massives de spams, quand leurs informations confidentielles sont volées, ou quand ils perdent l'accès à des services Internet critiques, » écrivent les chercheurs pour résumer leurs résultats.

Afin de mieux comprendre ce que les chercheurs qualifient comme « l'une des menaces les plus inquiétantes de la sécurité informatique,» l'expérience a recréé, en l'isolant, une version du botnet Waledac. Ce dernier, démantelé par Microsoft cette année, comportait à un moment donné entre 70.000 à 90.000 ordinateurs infectés et était responsable de l'envoi de 1,5 milliards de spams par jour. Pour les besoins de la recherche, environ 3 000 copies de Windows XP ont été chargées sur un cluster de 98 serveurs hébergé dans les locaux de l'Ecole Polytechnique de Montréal. Les noeuds ont été infectés par le ver Waledac, introduit depuis un DVD, et non par connexion avec d'autres machines.

Trouver un remède


Les chercheurs ont pris soin de toujours maintenir le réseau infecté hors connexion de tout autre réseau. Les machines du réseau créé pour l'expérience pouvaient communiquer les unes avec les autres de la même façon que les ordinateurs le font dans un système informatique distribué, avec un serveur de commande et de contrôle pour envoyer des instructions à certaines machines chargées elles-mêmes de les relayer à d'autres machines. La méthode qu'utilise un botnet pour ajouter toujours plus d'ordinateurs zombies à son réseau.

L'objectif était de recueillir des informations sur le réseau de zombies pour comprendre aussi bien que possible son architecture et ses modes de fonctionnement. L'équipe de chercheurs s'est particulièrement intéressée aux protocoles de communication et aux formats des messages, au processus d'authentification pour accéder au botnet, mais aussi à son architecture de commande et de contrôle. Les chercheurs ont également lancé ce qu'ils appellent une attaque « sybil » contre le botnet, en ajoutant des bots pour voir quel impact cela pouvait avoir sur le réseau de zombies. Ils ont constaté que leur attaque avait réussi grâce aux caractéristiques particulières du protocole P2P maison que le réseau a utilisé pour envoyer ses ordres et effectuer son contrôle. « Parce que l'adresse IP d'un bot ne doit pas être unique (les robots sont principalement identifiés par leur ID 16-bits), il est possible de générer un grand nombre de « sibyls » - avec des identifiants uniques, mais avec la même adresse IP, tout en utilisant peu de machines, ce qui rend cette attaque relativement facile à monter, » indiquent les chercheurs dans leurs résultats. Selon les chercheurs, « en une heure, l'attaque a réussi à stopper le botnet, l'empêchant de continuer à envoyer des emails. »

(...)

(20/12/2010 15:35:40)

La Chine veut se doter d'un OS national

China Standard Software (CSS) et l'Université nationale des technologies de défense (NUDT) ont signé un partenariat stratégique pour lancer une marque nationale d'OS connue sous le nom « NeoKylin » qui sera utilisé pour la défense nationale et de tous les secteurs de l'économie du pays. Pour le CSS, l'accord est destiné à ouvrir la voie à une concurrence plus importante en matière d'OS pour la Chine. Aucune information n'a été indiquée sur un calendrier pour le lancement de produits sur cette marque. Le CSS est le développeur de Neoshine Linux pour les postes de travail, qui équipe aussi bien les ordinateurs du gouvernement,  ceux des entreprises ainsi que ceux des particuliers. L'UNDT a de son côté, élaboré KylinOS qui se définit comme une alternative sûre aux logiciels étrangers tels que le système d'exploitation Windows. Si ces systèmes d'exploitation sont de plus en plus utilisés par les ordinateurs du gouvernement chinois, l'OS de Microsoft domine le marché.

Endiguer le piratage

Ce dernier est cependant en proie à la piraterie. Dans le cas de Windows, environ la moitié des OS tournant en Chine est issue de copies illégales, a déclaré Matthew Cheung, analyste au cabinet Gartner. De nombreux autres systèmes d'exploitation ont subi le même sort pour finalement choisir la voie de la gratuité, précise l'analyste.

Pourtant, le gouvernement chinois tente de favoriser l'achat de systèmes d'exploitation nationaux, pour des considérations de sécurité et comme un moyen de soutenir l'économie locale, souligne Matthew Cheung. Ces systèmes d'exploitation chinois ciblaient déjà le secteur public ou les établissements financiers. Donc nous ne voyons aucune nouvelle proposition de valeur avec l'annonce de la création d'une marque unique », a-t-il ajouté. (...)

(20/12/2010 10:52:23)

L'Europe s'inquiète de l'acquisition de McAfee par Intel

L'Union européenne est préoccupée par les plans d'Intel d'intégrer des fonctionnalités de sécurité directement dans ses microprocesseurs, souligne le Wall Street Journal citant des sources anonymes. La société de Santa Clara fournit la majorité des puces pour PC dans le monde, et l'Union européenne craint que si McAfee dispose d'un « accès privilégié » à ces fonctionnalités, cela ne soit un désavantage pour les autres fournisseurs de solutions de sécurité, précise le quotidien économique américain. La direction de la Concurrence  de l'UE a émis ces plus vives préoccupations sur cette alliance lors de son examen préliminaire et pourrait décider de le soumettre à un examen plus approfondi.

Le porte-parole d'Intel  Chuck Mulloy a refusé de commenter ces informations en indiquant que l'entreprise «continue à travailler avec les autorités, pour qu'elles procèdent aux différents examens ». De son côté McAfee n'a fait aucun commentaire,  les seuls propos sur le blog du porte-parole indique « nous sommes heureux d'annoncer que l'ensemble du dépôt des dossiers auprès des autorités réglementaires a été finalisé et l'affaire est en cours d'examen par les différentes instances. Nous estimons que l'acquisition devrait être effective  au premier semestre 2011 ».

L'examen approfondi d'une acquisition de cette taille (7,7 milliards de dollars) peut durer plusieurs mois. Ainsi, pour la fusion entre Sun et Oracle, l'enquête a  décalé de 4 mois la réalisation effective de cet accord.

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(16/12/2010 10:40:26)

Un clivage numérique s'installe sur le multi-écran

TNS Sofres publie une étude sur la nouvelle fracture numérique. Elle comporte deux aspects, un positif, l'autre négatif. On peut voir de manière positive le fait que les fractures spatiales (mobile et haut débit) se résorbent. De même les connexions à Internet, depuis le domicile, sont-elles très répandues. 67% des français disposaient d'une telle connexion selon le Credoc en 2009, la proportion varie suivant l'âge de 60% pour les plus de 65 ans, à 99% pour les 15-24 ans.

Toutefois, note l'étude, une nouvelle fracture numérique apparaît avec l'arrivée du multi-écrans. De plus en plus de consommateurs ont plusieurs écrans de connexion possibles. 62% des français possèdent un ordinateur fixe, 31% ont un fixe et un portable, 28% une console de jeux, 20% un smartphone, 16 une console de jeux mobile, 8% un mini-ordinateur, 2% une tablette.  37% des français possèdent au moins un ordinateur et un smartphone, 37% chez les moins de 35 ans. Les clivages tiennent à l'âge et aux revenus, note l'étude.  En matière d'usage les critères de revenus sont le plus important. L'étude remarque également que  les usages du multi-écrans se portent vers la consultation des réseaux sociaux, la télévision, la consultation des mails.

Des blocages subsistent, avant un équipement plus large des français en multi écrans, estime TNS Sofres : une utilité marginale limitée (l'ordinateur suffit largement),  des équipements difficiles à utiliser (15% des utilisateurs de smartphones ou de tablettes les trouvent trop compliqués), des prix trop élevés (20% des français trouvent les smartphones et les ordinateurs portables trop chers), enfin ces appareils paraissent mal sécurisés.

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