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(09/06/2010 11:56:18)
Fort de l'union avec Tandberg, Cisco pousse son standard de la téléprésence
Le rachat de Tandberg, estimé à 3,4 milliards de dollars, s'est terminé en avril. Il a rapproché les systèmes de téléprésence de Cisco avec les produits d'entrée de gamme de Tandberg. Il s'agit aussi de l'alliance de deux grands acteurs de la collaboration vidéo, qui ont un intérêt à travailler sur l'interopérabilité de leurs solutions déjà installées en entreprise.
Dans ce domaine, Cisco espère convaincre l'industrie d'adopter le Telepresence Interoperability Protocol (TIP). Un premier produit intégrant ce standard doit être commercialisé en juillet. Le développement de TIP a été amorcé avant l'acquisition de Tandberg et devrait naturellement s'insérer au sein de Telepresence Server.
TIP est capable de restituer l'origine spatiale du son et de l'image dans un contexte multi-écran et avec plusieurs intervenants. « C'est le premier protocole qui réalise cela quel que soit le système d'un autre fournisseur choisi » déclare Charles Stucki, vice-président du groupe Technology Telepresence de Cisco et d'ajouter « TIP peut également transformer des flux multiples en un seul signal, capable de mieux travers les systèmes de sécurité, comme les firewalls ou les contrôleurs de session ».
« Il n'y a pas de standard dans l'industrie pour décrire le système multi-écran. Par exemple, dans une solution à trois écrans, qui est à gauche, à droite et au centre » souligne le responsable. Cisco apparaît donc comme le plus avancé pour faire de TIP, le standard du marché. En juillet, l'équipementier doit passer TIP en mode Open Source et en août, il devrait soumettre ce protocole à un organisme indépendant. Mais ce dernier n'est pas encore choisi. Charles Stucki n'est pas inquiet « dés que cet organisme sera trouvé, la norme TIP sera validée ».
Alliance au sein de la concurrence
Cela ne sera peut-être pas aussi simple que cela de pousser ce standard dans le monde de la vidéconférence. Le mois dernier, un groupe de fournisseurs comprenant Microsoft, Ploycom et HP, a créé un forum pour l'interopérabilité des communications unifiées (UCIF), avec comme objectif de faire travailler ensemble les différents systèmes proposés. Cisco a été invité à rejoindre ce forum et réfléchit sur l'impact d'un tel engagement.
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« L'interopérabilité est une bataille plus politique, que technologique » explique Jonathan Edwards et d'ajouter « les dysfonctionnements ne sont pas intentionnels, mais proviennent de la course à l'innovation des entreprises pour capter le marché sans se soucier de la standardisation. Il y a encore du chemin à faire. » Il espère que l'interopérabilité aboutira d'ici 4 ou 5 ans.
Produits dévoilés
Lors de la conférence à Las Vegas, Cisco a présenté plusieurs produits et logiciels. Ainsi, le MSE 8710 Telepresence Server Blade et MSE 8510 Media2 Blade, qui sont compris dans la série MSE 8000, disposent d'une version logicielle offrant plus de capacité. Le 8710 blade, pour des réunions multi-écrans, peut supporter jusqu'à 48 sessions en simultanée. Le 8510, pour des appels simple écran, peut servir jusqu'à 60 utilisateurs en simultanée. Cisco a également fait évoluer sa gamme de Telepresence avec un produit dédié aux entreprises moyennes. Le Telepresence Commercial Express est paramétré pour servir 10 utilisateurs et coûtera aux alentours de 99 000 dollars. Enfin, l'équipementier porte une solution de téléprésence de Tandberg en haute définition pour les PC, appelée Movi, et sera étendu à Mac OS X.
Cisco veut prendre pied dans les réseaux sociaux en entreprise
« Le social est une voie pour réaliser des contrats quotidiennement » explique Murali Sitaram, vice-président et responsable de la plate-forme de collaboration entreprise de Cisco. Il est en charge du développement de Quad, une solution collaborative online en entreprise chargée de centraliser les messages mis à jour sur un réseau social, la messagerie instantanée, les documents partagés, la communication vidéo, le microblogging et les communautés.
« Nous avons beaucoup emprunté au monde web 2.0 » souligne Murali Sitaram, en notant que Cisco travaille sur Quad depuis 3 ans. L'objectif de l'équipementier est de prendre pied sur le marché de la collaboration au sein de l'entreprise, en concurrençant la solution Sharepoint de Microsoft et le service Wave de Google. Quad a été lancé en version bêta à l'automne dernier.
« L'approche de Cisco pour apporter au sein de l'entreprise des outils de réseaux sociaux, qui représentent plus qu'un simple clone interne de Facebook interne est intéressante » déclare Dan Olds, un analyste de Gabriel Consulting Group et d'ajouter « l'intégration de ce volet social au sein des applications métiers de l'entreprise, peut-être un argument de vente vis-à-vis des clients ».
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L'analyste poursuit «les entreprises sont fascinées par les avantages potentiels associés aux réseaux sociaux. Elles souhaitent que leurs employés s'engagent plus résolument dans l'interaction avec les autres. Les réseaux sociaux sont certainement les meilleurs outils pour cela, mais la plupart des entreprises s'interrogent sur le volet trop social et peut-être pas assez business. »
Une catalogue de services sur une même plate-forme
Quad met en place un mélange de différents outils en une seule plate-forme. Par exemple, cet outil permet aux utilisateurs de microblog à l'intérieur de la plate-forme d'intégrer les posts extérieurs de personnes. Toutefois, Murali Sitaram a souligné que d'un simple clic, les microblogs en interne peuvent également s'ouvrir et s'afficher sur Twitter. Et pour les entreprises qui ne veulent pas que leurs employés publient des mises à jour sur certains sujets sensibles en dehors de l'entreprise, ils peuvent définir des règles qui vont limiter cette capacité.
La plate-forme comprend également un agenda, de même que l'intégration de messages vocaux, un flux d'information de type Facebook (avec la mise à jour des nouveaux amis), les communautés du groupe de travail, ainsi qu'une capacité de stockage. Les fonctionnalités live, sauvegarde de vidéos enregistrées sont également comprises dans la solution.
Enfin, les collègues peuvent avec la mise à jour des informations de Murali Sitaram sur son réseau social, les blogs, le partage de documents, avoir une idée de qui il est et quel est son rôle au sein de l'entreprise.
Apple ouvre une vitrine HTML5
Cette plate-forme de démonstration vise clairement aussi à faire taire les critiques faisant suite à la décision d'Apple d'exclure le support Flash de ses appareils mobiles. Cette vitrine comprend sept démos différentes, chacune destinée à illustrer une capacité spécifique des navigateurs web à venir, y compris la vidéo et la lecture audio, la typographie, la manipulation d'image, les panoramas VR et les présentations à 360 º.
En plus du lien qui dirige le lecteur vers la lettre ouverte de Steve Jobs « Réflexions sur Flash » qui a créé la polémique, le visiteur peut lire que « les standards ne sont pas des add-ons pour le web. Ils sont le web. »
L'espace dédié affirme et précise que «bientôt d'autres navigateurs tireront aussi profit de ces standards pour le Web. » On ne pouvait s'attendre à autre chose de la part d'Apple, dont l'histoire est marquée par l'abandon de technologies anciennes (System 9, NuBus, PowerPC ou Port série) et sa tendance à promouvoir celles à venir. On se souvient à ce propos de la célèbre déclaration faite par le PDG d'Apple à l'occasion du lancement du premier iPhone lors de la Macworld Conference 2007. Citant Wayne Gretzky, le plus grand joueur de hockey sur glace de tous les temps, Steve Jobs avait déclaré : « Je patine à l'endroit où le palet sera, pas là où il a été. » Cette fois, à l'occasion du D8, celui-ci a dit: « Flash semble être de son temps mais est en déclin, et le HTML5 figure ce qui arrive. »
Pourtant, le fait demeure que, si le HTML5 peut être l'avenir du web, la norme est à l'heure actuelle incomplète et peu susceptible d'être «officiellement désignée » avant 2022, même si de nombreux navigateurs seront en mesure de soutenir le nouveau standard d'une manière significative bien avant cette date. Et la volonté d'Apple de le supporter exclusivement pourrait bien accélérer le rythme avec lequel les autres navigateurs l'adopteront. La cohérence entre les navigateurs web n'affecte pas pour autant les sites Internet basés sur Flash, pour la raison évidente qu'Adobe contrôle exclusivement le développement et l'évolution de sa plateforme - un motif de critique contre Flash perçu comme fermé et trop propriétaire.
En outre, il reste encore de nombreuses questions en suspens sur certaines technologies qui constitueront la norme : par exemple, la Fondation Mozilla, qui développe le navigateur web Firefox, a jusqu'ici refusé de soutenir la vidéo au format H.264/MPEG-4 en raison de son caractère propriétaire et des questions de licence qui l'entourent. Si cette décision devenait définitive, le support du HTML5 signifierait au final de devoir diffuser les vidéos dans de multiples formats incompatibles. Reste que, la vitrine HTML5 d'Apple montre que l'entreprise fait un pari important sur les capacités de son navigateur web phare. A en juger par les démos, le futur des applications HTML5 semble en effet très prometteur. A noter que ces démonstrations ne fonctionnent que sur les versions les plus récentes du navigateur Safari, et les appareils du type iPhone, iPod touch et iPad. Ceux qui utilisent d'autres navigateurs - y compris ceux basés sur WebKit, dont le moteur de rendu HTML sous-jacent est identique à celui utilisé par le navigateur d'Apple - sont dirigés vers une page de téléchargement de Safari.
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