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(24/07/2009 13:51:59)

Le CA annuel de Microsoft chute pour la première fois en 23 ans

Microsoft a publié hier des résultats annuels fortement ébranlés par la crise économique ainsi que par la chute des ventes de PC (-5% pour le deuxième trimestre selon Gartner) et de serveurs. Le chiffre d'affaires s'établit à 58,44 Md$, en recul de 3% par rapport à 2008, une année où l'éditeur est parvenu à faire croître son CA de 18% (60,42 Md$). Le bénéfice net perd 18 points, pour atteindre 14,57 Md$. Pour le quatrième trimestre, le ralentissement est encore plus brutal : le CA perd 17%, à 13,10 Md$ alors que les analystes tablaient sur 14,37 Md$ et le bénéfice net dégringole de 29% (3,05 Md$). Microsoft explique cette contre-performance par un ensemble de facteurs, en plus de la conjoncture économique ambiante. L'éditeur bataille notamment pour se faire une place sur Internet (lancement de Bing, le moteur de recherche qui veut concurrencer Google, disponibilité en ligne de la suite bureautique Office...). Ses efforts lui ont coûté la bagatelle de 2,2 Md$ sur l'ensemble de l'année. Microsoft a également dû préparer la sortie de Windows 7 (prévue le 22 octobre prochain), faire face à des frais juridiques (193 M$), à des dépréciations d'investissements (108 M$) et à des charge liées aux plans de licenciements (40 M$). En septembre 2008, l'éditeur a pourtant conclu un premier trimestre dans le vert , mais il se déclarait « prudent pour la suite » tout en annonçant un plan de réduction des coûts. Las, cela n'aura pas suffit. Pour la première fois en 23 ans d'existence l'éditeur a publié avril dernier un CA trimestriel dans le rouge, suivi d'un dernier trimestre guère plus reluisant. (...)

(23/07/2009 16:28:35)

XP toujours omniprésent dans les entreprises, selon Forrester

En entreprise, seuls 12% des ordinateurs sont équipés de Vista, selon une étude de Forrester réalisée auprès de 2 600 entreprises (soit 85 000 postes de travail). Une proportion qui reste relativement faible en comparaison avec les prédictions que le cabinet émettait en avril 2008. Pour Forrester, il ne faisait alors aucun doute que le dernier OS de Microsoft ferait une entrée remarquée en entreprise. C'était sans compter les nombreux bugs et autres reproches faits à Vista depuis son lancement, il y a 28 mois. Les entreprises notamment se sont montrées extrêmement réticentes à l'idée de migrer sur Vista. Dans le milieu professionnel, Windows XP s'arroge la part du lion des OS les plus utilisés, avec 86% du marché. Globalement, 96,2% des entreprises ont adopté un système d'exploitation conçu par Microsoft, en légère baisse par rapport à l'année dernière (96,8%). Mac OS X grappille 3,6% des parts de marché. Quant à Linux, sa présence reste anecdotique, avec seulement 0,1% des ordinateurs équipés. Benjamin Gray, analyste chez Forrester, estime qu'il existe toutefois des possibilités de progression pour Linux sur deux secteurs, les netbooks et les clients légers. La donne devrait changer à la rentrée avec la sortie de Windows 7, programmée pour le 22 octobre, et celle de Mac OS X 10.6 Snow Leopard, programmée courant septembre. Forrester ne s'attend toutefois pas à de gros bouleversements dans l'immédiat, XP étant encore majoritairement utilisé par les professionnels et ce « malgré son grand âge » comme le note Benjamin Gray. Aux Etats-Unis, les entreprises ne cachent pas leur frilosité à l'idée de migrer vers Seven, comme le montre un récent sondage. D'après Forrester, le déploiement de Windows 7 ne devrait pas démarrer avant la fin 2010, voire début 2011, soit entre 12 et 18 mois après son lancement. (...)

(23/07/2009 15:52:54)

Google Wave, quelle application en entreprise ?

Google Wave est une application Web qui mélangera de vieilles technologies comme le mail, la messagerie instantanée et les documents en ligne en une interface unifiée. Il pourrait bien changer complètement la façon dont nous compartimentons et séparons l'information, de manière personnelle ou en entreprise. Google avait révélé l'existence de Wave lors de la 'Developer Conference' les 27 et 28 mai dernier à San Francisco, annonçant qu'une petite équipe d'ingénieurs travaillait sur le projet Wave depuis 2 ans. Google a ouvert Wave aux développeurs, qui peuvent maintenant mettre au point des outils et des applications s'y intégrant (Wave est essentiellement Open Source). Le public n'aura pas accès à l'application avant encore plusieurs mois (fin 2009), annonce Google. Wave combine les tendances Web des dernières années Les premiers commentaires ont décrit Wave comme un outil de communication et de collaboration, mais la conception de cette technologie fait penser à quelque chose de plus complet encore : Wave combine en une seule application les myriades de tendances que le Web a vu ces dernières années. Pour les utilisateurs, Wave est la réponse de Google à l'émergence des applications internet en 'flux' ou 'instantanées', notamment mise en lumière par le succès des réseaux sociaux. Le concept de 'flux' est bien illustré par une page d'accueil Twitter ou un fil d'actualité Facebook. Sur ces pages, les contenus défilent vers le bas de la page et vous n'avez qu'à les utiliser si vous le désirez. Vous pouvez commenter un contenu, le partager avec des amis, ou juste le laisser disparaître sans y toucher. Le mail comme point de départ Wave semble s'appuyer sur ce type d'interface de 'flux' en utilisant le mail et la messagerie instantanée comme point de départ. Au sein d'un affichage fluide, Wave inclut des messages courts (pensez Twitter), une communication avec des groupes plus larges (pensez facebook) et des outils de collaboration basiques pour participer au contenu (pensez mails et messagerie instantanée). L'information que vous partagez peut être quelque chose d'aussi statique qu'un message mail et que la discussion qui s'en suit, ou aussi dynamique qu'une invitation à un événement, avec une liste de vos amis qui viendront ou ne viendront pas, et une carte Google Map indiquant son emplacement. Si vous arrivez tard dans une discussion Wave, vous pouvez cliquer sur le bouton replay qui vous permettra de vous mettre à jour. A terme Google veut que Wave fonctionne avec d'autres sites Web. Wave cannibalisera-t-il les applications Webs classiques Wave n'a pas besoin que vos amis soient loyaux à un service Web spécifique, mais est conçu pour combiner des différents contenus en provenance d'internet. Parce que Wave aura son propre éditeur de texte, certains se demandent s'il cannibalisera des services web fondamentaux (même ceux de Google, Picasa et les Google Docs par exemple). Mais il est encore trop tôt pour dire si le service sera suffisamment avancé pour que les gens abandonnent ces applications. Wave sera Open Source Étant donné que Wave est Open Source, d'autres applications Web populaires (comme Twitter) pourraient s'y intégrer facilement. Au final, la plus grande force de Google pourrait bien résider dans les liens que Wave entretiendra avec l'activité principale de Google : la recherche. On peut aujourd'hui partager énormément d'information sur les réseaux sociaux type Facebook ou Twitter, mais les options de recherche dans ces services laissent à désirer. Wave pour les entreprises : Les entreprises ont désespérément besoin d'une technologie comme Wave pour aider leurs employés à collaborer de manière plus fonctionnelle. Malheureusement, la plupart des entreprises sont encore à des années de l'adoption de ce type de flux d'information, en raison de leur infrastructure technologique actuelle. Le concept de Wave n'est pas fondé sur le rangement de l'information dans des jolis petits dossiers comme sous Microsoft SharePoint, le système de gestion de documents largement adopté en entreprise. Il s'agit plutôt ici de laisser circuler librement l'information entre les utilisateurs pour qu'ils interagissent en temps réel. Il faudra du temps aux entreprises Il faudra beaucoup de temps aux entreprises, et aux logiciels conçus pour elles, pour rattraper les innovations des applications de 'flux'. Aujourd'hui, les employés doivent trier parmi les mails désordonnés de type 'répondre à tous' pour travailler en groupe sur un contenu. Si vous travaillez sur un document dans SharePoint, vous devez faire des check in/check out pour éviter les conflits, rendant difficile le travail collaboratif en temps réel. Avec des technologies de type Wave, les utilisateurs peuvent choisir des groupes ou des individus avec lesquels ils veulent partager des contenus de manière bien plus ergonomique. Et parce que les contenus sont Webs, ils peuvent être partagés en temps réel. Les vendeurs de technologies d'entreprise innovantes, comme Socialtext, ont conçu leurs applications collaborative pour incorporer les format de type 'flux', permettant d'éditer des Wikis et de partager des messages courts taille Twitter. Certaines entreprises utilisent déjà cette technologie, mais il faudra peut-être plusieurs années pour qu'une majorité des sociétés adoptent un tel paradigme. Avec le poids de Google derrière ce format d'information, cette adoption pourrait cependant être accélérée. Démontrer aux entreprises la valeur de Google Wave Google devrait essayer (et le fera probablement) d'incorporer Wave dans les Google Apps. S'il peut démontrer que les utilisateurs sont à même d'interagir en entreprise avec Wave, cela augmentera la valeur de cette solution aux yeux des entreprises. (...)

(23/07/2009 11:23:30)

Europe de l'Ouest : pas de ralentissement des dépenses IT dans les entreprises

La diminution des investissements globaux des entreprises est une réalité. Mais le secteur IT semble être relativement épargné. C'est en tous cas ce qui ressort d'une étude de Siemens Financial Services réalisée en avril dernier auprès d'un échantillon de directeurs financiers de 1500 sociétés réparties entre l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni. « Les entreprises semblent bien décidées à maintenir leurs calendriers de remplacement des équipements informatiques et bureautiques », indique le document publié par la société de financement. Elle en veut pour preuve que le rythme moyen des renouvellements reste le même que celui constaté durant ces trois dernières années, à savoir 38 mois en France, 37 mois en Allemagne et 34 mois au Royaume-Uni. Pour Siemens Financial Services, cela explique que face aux analystes qui prévoient un effondrement sans précédent du marché de l'IT professionnel, d'autres de leurs homologuent parient quant à eux sur sa stabilité. D'après l'étude, outre le besoin de remplacer des équipements en fin de vie, on peut citer deux autres raisons principales qui poussent les entreprises à poursuivre leurs investissements dans l'informatique et la bureautique : L'augmentation des capacités et des fonctionnalités des produits, et l'amélioration de la productivité. Les sociétés françaises et britanniques de taille moyenne (250 à 2499 salariés) placent l'amélioration de la qualité de services en deuxième position, devant l'amélioration de la productivité. Las, regrette Siemens Financial Services, qui prêche pour sa paroisse, seules 24% des entreprises européennes interrogées utilisent le crédit locatif pour financer leur investissements TIC. En France, elles sont 20,4% à privilégier la location et le crédit bail. Plus précisément, 20% y recourent pour leurs achats de matériels, 12% pour leurs logiciels, et 30% pour leurs équipements de bureau. Les taux sont même supérieurs si l'on isole les sociétés françaises de 250 à 2 499 salariés : 33% pour le matériel informatique, 31% pour les logiciels et 47% pour les équipements de bureau. Sans remettre en cause les modalités de l'étude de Siemens Financial Services, il faut toutefois noter que d'autres enquêtes ne débouchent pas sur les mêmes conclusions. A titre d'exemple, Gartner note une baisse des ventes de PC avoisinant les 5% en Allemagne et en France au deuxième trimestre 2009. Le même cabinet d'études prévoit en outre une baisse de XXX% sur le marché de l'impression en Europe de l'Ouest en 2009. Les prévisions du cabinet IDC rejoignent en revanche les prévisions de Siemens Financial Services pour la France. En mai dernier, entre 70 et 80% des entreprises qu'il a sondé prévoyaient de maintenir ou d'augmenter leur budget IT. (...)

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