Flux RSS
R et D
956 documents trouvés, affichage des résultats 381 à 390.
| < Les 10 documents précédents | Les 10 documents suivants > |
(27/04/2009 18:42:29)
Du bon emploi des aides publiques par les éditeurs de logiciels, selon l'Afdel
La question du financement, privé et public, reste cruciale dans l'industrie du logiciel en Europe. Sous forme de livre blanc, l'Afdel, association française des éditeurs de logiciels, propose à ses adhérents un point sur les aides publiques consacrées à l'innovation. Ce fascicule de 80 pages réalisé en partenariat avec le cabinet PNO présente une typologie des financements dont peuvent bénéficier les éditeurs, au fil des étapes de leur développement. Les différentes catégories d'aides publiques répondent à plusieurs enjeux : la phase pré-commerciale, la capacité, le partage de risque, la labellisation de l'entreprise comme acteur innovant ou l'optimisation de sa rentabilité. Il peut aussi s'agir, indirectement, d'organiser la stratégie et l'activité R&D. Les dispositifs d'aide se présentent sous différentes formes (subventions, prêts d'honneur, exonérations ou réductions fiscales, garantie, concours...), chacune présentant avantages et inconvénients. Les subventions, par exemple, ne sont pas remboursables. Elles s'obtiennent par l'intermédiaire de multiples organismes et instances gouvernementales (Ademe, ANR, APCE, conseil général, conseil régional, CRITT, FSE, Oseo ou encore via des programmes européens). Leurs montants peuvent être assez élevés mais, en contrepartie, et très logiquement, les projets qu'elles soutiennent doivent s'inscrire dans des appels à projets précis. Le livre blanc note aussi qu'en cas de subventions versées dans le cadre de projets collaboratifs, le rôle de coordinateur du projet peut être lourd et difficile. Autres dispositifs, les prêts d'honneur, qui sont remboursables dans tous les cas, et les avances remboursables, qui ne le sont qu'en cas de succès technique du projet, avec un décalage de deux à trois ans sur cinq ans (en cas d'échec, un remboursement minimum est tout de même requis). Ils présentent l'inconvénient de n'être accordés qu'à hauteur des fonds propres de l'entreprise aidée, et ils sont limités pour les TPE. Crédit impôt recherche : difficile de déterminer ce qui est éligible [[page]] Crédit impôt recherche : difficile de déterminer ce qui est éligible Parmi les réductions fiscales figure le crédit impôt recherche qui vient d'être déplafonné. Le CIR peut être mis à profit par les éditeurs de logiciels car il « ne s'attache pas à une définition formelle, mais à un faisceau d'indices tendant à démontrer l'existence de l'innovation », rappelle le livre blanc. Les dossiers CIR déposés dans le domaine du logiciel font référence « au code source, au coeur du logiciel -algorithme, fonctionnalités, caractéristiques, performances- et non pas au système d'exploitation ou au langage utilisé même si ceux-ci sont le sujet des projets et constituent une rupture majeure ». Dans la pratique, toutefois, les éditeurs de logiciels peuvent rencontrer des problèmes pour bénéficier de ce crédit d'impôt. Le livre blanc reconnaît notamment qu'il reste difficile de déterminer ce qui est éligible de ce qui ne l'est pas car les textes restent vagues. Les travaux d'ergonomie et d'interfaçage, par exemple, sont « à la frontière entre esthétique et valeur ajoutée fonctionnelle et technique ». Par ailleurs, la définition d'un projet de logiciel par l'Administration n'est pas toujours calée sur la réalité du développeur. Enfin, de même que le statut de JEI (jeune entreprise innovante) offre certains avantages financiers, le CIR repose sur le principe déclaratif. Il est donc prudent de se faire assister pour le mettre en oeuvre. Le livre blanc note sur ce point que certains investisseurs font parfois courir aux fondateurs de start-up un risque de redressement fiscal lors de la valorisation d'une entreprise avant une prise de participation. De façon générale, il est conseillé aux PME du logiciel de faire appel à un conseil extérieur, tel qu'un expert-comptable ou un cabinet de conseil en innovation, pour accompagner leur stratégie de financement public. Concours et programmes européens Dix catégories d'aides publiques sont plus particulièrement détaillées par le livre blanc de l'Afdel/PNO, en dix fiches. Outre un zoom sur le CIR, les statuts de JEI et de Gazelle, les aides d'Oseo et de l'Agence nationale de la recherche (ANR), des fiches sont consacrées aux pôles de compétitivité, ainsi qu'au concours du Ministère de la recherche. Les trois dernières fiches reviennent sur les programmes européens Eureka et Eurostars, ainsi qu'au 7e programme Cadre de recherche et de développement technologique (PCRDT) et aux autres aides européennes (Safer Internet, programme pour la compétitivité et l'innovation...) (...)
(16/04/2009 13:45:19)Microsoft injecte 1 Md$ de plus dans sa R&D
Lors d'une conférence sur la sécurité publique, Kevin Turner, COO (Chief operating officer) de Microsoft, a annoncé que la société avait l'intention de doter son budget R&D d'un milliard de dollars supplémentaires, soit une augmentation de 12,3 % par rapport à 2008 pour atteindre 9,1 Md$ au total. « Il s'agit d'une démarche audacieuse, peu appréciée par les analystes financiers et le marché [en période de récession économique] » a indiqué Kevin Turner avant de préciser que Microsoft « n'était pas dirigé par des analystes » et qu'il préférait préparer son avenir « sur le long terme ». Microsoft compte évidemment investir cette somme dans des secteurs porteurs comme le cloud ou le SaaS, mais pas seulement. Kevin Turner s'adressait cette fois à un parterre de policiers, de pompiers et autres responsables de la sécurité publique à qui il a promis que Microsoft se penchait sérieusement sur les problèmes de cybercriminalité et de catastrophes naturelles. Selon lui, la mauvaise santé de l'économie mondiale est liée à toutes sortes de criminalités, y compris sur Internet. Microsoft compte développer une architecture de sécurité, basée sur des outils de collaboration comme Sharepoint et Groove, ainsi que sur Virtual Earth ou encore Unified Communications, qu'il proposera à toutes les organisations s'occupant de la sécurité publique. L'éditeur de Redmond compte également mettre à la disposition d'Interpol, l'organisation internationale de police criminelle (regroupant 187 pays), sa technologie Cofee (Computer online forensic evidence extractor), une clé USB préchargée avec des logiciels permettant aux services de police de récupérer des données stockées sur des ordinateurs (tels qu'un historique de navigation) dans le cadre d'enquêtes. Cet investissement est également une manière pour Microsoft de compenser les 5 000 suppressions de postes prévues en 2009. Le développement de sa R&D va en effet permettre à l'éditeur de créer 3 000 emplois. (...)
(10/04/2009 16:01:19)Le Rhône expose ses innovations numériques à Paris
Au mois d'avril, la Maison du Rhône à Paris a servi de vitrine aux travaux du centre d'innovation numérique Erasme du département. Fondé en 1998, cet organisme qui regroupe 12 personnes (dont 6 ingénieurs-développeurs) soutient le développement local des TIC. Il travaille autour de trois axes, tous exposés dans la Capitale : les musées, le maintien à domicile des personnes dépendantes et l'éducation. Le Muséolab, espace de 250 m2, recrée pour commencer les conditions réelles d'une exposition dans un musée avec des technologies mises au point par le centre Erasme. Ainsi, avant même le lancement de Surface de Microsoft en France, le centre Erasme avait développé une table multipoint interactive sous Windows XP et sous Linux, qui a été expérimentée au musée des Confluences de Lyon. Les ingénieurs ont aussi étudié un globe interactif qui exploite Google Earth, une manette Wiimote et un pavé tactile. Quand l'utilisateur touche une partie du globe, il déclenche l'affichage en 3D de la zone concernée dans Google Earth. La Wiimote et le pavé tactile permettent de zoomer plus précisément ou d'afficher des informations complémentaires. Enfin, le Muséolab montre comment avec des badges RFID, l'exposition peut s'adapter aux besoins du visiteur qui pourra même retrouver son parcours personnalisé sur le Web. Un napperon électronique pour accéder au Web Pour aider les personnes dépendantes, le centre a présenté son Webnapperon qui met le Web 2.0 à leur portée. Il s'agit d'un tout-en-un tactile EeeTop d'Asus placé à proximité d'un lecteur RFID (le Mirror de la société Violet) caché dans un napperon. La famille ou les amis de l'utilisateur installent des étiquettes RFID sur différents objets comme des cartes postales, des boites de médicament, des livres, etc. Un site Web spécifique permet ensuite d'associer du contenu à chaque étiquette. Celui-ci peut être statique comme c'est le cas pour le rappel de la posologie d'un médicament ou un message d'anniversaire sur une carte. Mais il peut aussi être dynamique comme une page Facebook ou Twitter avec les photos des petits enfants. La personne dépendante n'a plus qu'à poser l'objet de son choix sur le napperon pour accéder à son contenu. Enfin, le centre Erasme travaille sur l'environnement numérique de travail en milieu scolaire ou « cartable électronique ». Outre le suivi scolaire classique, il proposera, à la rentrée, une version numérisée des manuels scolaires pour alléger le poids des cartables. Ces contenus seront consultables dans un premier temps sur les ordinateurs en classe, avant peut-être d'intégrer un livre électronique. (...)
(09/04/2009 17:23:52)L'Inria veut mieux accompagner les entreprises créées par les chercheurs
L'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) va renommer et faire évoluer sa structure d'accompagnement de la recherche publique en numérique vers la création d'entreprise. Inria-Transfert devient ainsi Inria-Participation et hébergera les start-up déjà aidées par l'Inria ainsi que les prochaines. Une nouvelle entité, IT-Translation, aidera les entreprises financièrement mais aussi, et surtout, les accompagnera pour développer leur activité. Une société de capital risque enfin, IT2I sera créée afin d'accueillir les partenaires de l'Inria pour le financement des start-up. « Pour l'instant, il ne s'agit que d'une décision de principe, prévient Michel Cosnard, PDG de l'Inria. Mais la proposition a été reçue favorablement par notre conseil d'administration. » En 1996, l'Institut avait créé sa filiale Inria-Transfert ainsi que des fonds d'amorçage pour aider les chercheurs en TIC du public à créer leur entreprise. Mais, douze ans plus tard, il en a identifié les limites de fonctionnement. « Lors de la création d'une société issue de la recherche, deux difficultés se présentent », précise Laurent Kott, directeur général d'Inria-Transfert. D'une part, dans une entreprise, il faut tenir compte des besoins des clients et les chercheurs n'y sont pas toujours prêts. D'autre part, si les aides au démarrage sont nombreuses en France, elles ne fonctionnent que si l'entreprise dispose de suffisamment de fonds propres. IT-Translation aidera une dizaine d'entreprises par an « IT-Translation va prendre le statut de co-fondateur des start-up qu'il sélectionnera, continue Laurent Kott. Il va leur apporter entre 250 000 et 300 000 euros de fonds propres et elles bénéficieront des compétences de 'business developers'. » L'Institut estime entre 8 et 10 le nombre de jeunes pousses qu'il aidera chaque année (sur un potentiel identifié d'une quarantaine de projets). Il apportera un total de 10M€ et est en négociation avec CDC Entreprise pour compléter ce montant. Il espère attirer d'autres investisseurs. « La valorisation de la recherche est un processus long et compliqué, insiste Laurent Kott. Il y a à la fois des compétences et des technologies à valoriser. Et une des voies que nous utilisons depuis plus de 25 ans, c'est la création d'entreprise. » L'objectif, c'est de prendre une technologie et la transformer en produit. « Les sociétés issues de la recherche ont des taux de survie supérieurs à la moyenne, mais elles restent petites. » Des ruptures technologiques qui pourraient devenir moteurs de croissance L'accompagnement des petites entreprises de technologie françaises est décidément à l'ordre du jour cette semaine. Après le Truffle 100 avec le CXP et Syntec Informatique, le Comité Richelieu et l'Afdel, l'Inria s'inscrit dans ce souci de consolider un marché du logiciel français florissant, mais fragile et morcelé. Et ce, même si l'initiative de l'Institut se concentre sur la problématique bien particulière des créations issues de la recherche publique en TIC. Un atout fort en ces temps difficiles selon l'Inria. « La situation économique actuelle engendre de nombreuses mutations, constate Michel Cosnard. Et nous pensons que de nouvelles ruptures technologiques vont émerger à l'issue de cette crise qui pourront être des moteurs de croissance et redistribuer les cartes. » (...)
| < Les 10 documents précédents | Les 10 documents suivants > |