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(29/04/2008 12:49:56)
Xerox invente le papier effaçable et réimprimable
Après la souris et l'interface graphique dans les années 70, les laboratoires de recherche de Xerox viennent d'inventer le papier effaçable et réimprimable. En effet, même si on a pu penser il y a bien longtemps que l'informatique réduirait la consommation de papier imprimé, c'est bien l'inverse qui s'est produit. La plupart d'entre nous impriment leurs courriels, des pages de sites Web, et de lourds rapports de plusieurs dizaines de pages... Alors, plutôt que de laisser les forêts de la planète finir dans nos corbeilles, les chercheurs de Xerox ont décidé de réagir. Ils ont donc travaillé à un type de papier sur lequel le texte imprimé s'efface tout seul dans les 24 heures et peut être réutilisé jusqu'à 100 fois d'affilée. Attention, votre impression s'autoeffacera dans les 24 heures Le secret de ce papier tient dans des molécules codées qui créent une impression une fois exposée à une lumière ultraviolette émise par une fine barre installée dans l'imprimante. La molécule se réajuste toute seule dans les 24 heures qui suivent et reprend sa forme d'origine laissant de nouveau la page totalement vierge. Pour obtenir une page blanche sans attendre 24 heures, il suffit de chauffer la feuille et on obtient instantanément le même effet. Pour l'instant, la technique ne fonctionne que pour le noir et blanc et Xerox préconise d'ailleurs de réserver ce type d'impression à du travail quotidien. Mieux vaut revenir à l'encre classique pour des documents de haute qualité. Enfin, malheureusement, le laboratoire n'a encore aucune idée de la date à laquelle l'imprimante et le papier pourraient être disponibles. En attendant, il ne reste plus qu'à réfréner nos envies intempestives d'imprimer... (...)
(24/04/2008 18:00:28)Le plan 2008-2012 de l'Inria vise l'interaction avec d'autres disciplines
L'Inria (Institut national de la recherche en informatique et automatique) a présenté aujourd'hui son quatrième plan quinquennal stratégique. Ce plan 2008-2012 sert à la fois à présenter la vision que l'Institut porte sur le développement de sa discipline mais aussi sa feuille de route. « Attention, prévient Michel Cosnard, président du conseil d'administration de l'Inria, c'est en toute humilité que nous nous prêtons à cet exercice. Nous ne prétendons pas lire l'avenir des TIC dans une boule de cristal. En revanche, la préparation du plan est un travail sérieux, de longue haleine, mené sur toute la durée de 2006 et 2007. » Plus une seule expérimentation dans aucune discipline (sécurité, environnement, médecine, etc.) n'est réalisée sans expérimentation par la modélisation ou la simulation. « Les TIC sont devenues un instrument universel de la recherche, confirme Malik Ghallab, délégué général à la recherche et au transfert pour l'innovation. Pour cette raison, notre plan stratégique se décline autour des mathématiques appliquées aux TIC mais aussi d'autres disciplines. » Le plan préconise ainsi une implication plus forte de la recherche dans les phénomènes liés à la santé ou à la biologie par exemple. Il vise également une approche plus systémique de la recherche permettant d'étudier des phénomènes qui s'étendent du nanométrique au kilométrique, voire au-delà. Modéliser, programmer, communiquer et interagir Le plan 2008-2012 se donne sept priorités. Elles se déclinent d'abord en quatre axes liés au coeur de métier de l'Inria : - la modélisation (géométrie, phénomènes aléatoires, etc.) ; - la programmation (méthodes formelles) ; - la communication (programmation distribuée sur un grand nombre de processeurs), et - l'interaction (avec l'utilisateur, le citoyen, le scientifique, l'ingénieur, etc.). A ces quatre axes s'ajoutent trois défis que sont l'ingénierie numérique, la science numérique et la médecine numérique. A l'occasion de cette présentation des objectifs de l'Inria, trois responsables scientifiques de projets de recherche ont raconté leur travaux. [[page]] Olivier Temam a ainsi décrit Alchemy (Architecture languages and compilers to harness the end of Moore's law). Ce dernier étudie entre autre les questions de parallélisation du code dans les programmes qui s'exécutent sur des puces multi-coeurs. Ils sont le moyen le plus efficace que les fondeurs aient trouvé pour contourner la loi de Moore (doublement du nombre de transistors sur un processeur tous les dix huit à vingt-quatre mois) et ses conséquences (augmentation de la puissance, mais aussi des problèmes de surchauffe et de court-circuit). Mais pour qu'une application tire parti complètement d'un multi-coeur, elle doit être parallélisée. De la parallélisation des logiciels jusqu'à la modélisation du cerveau Serge Abiteboul s'occupe, lui, de l'intégration de données et de connaissances distribuées sur le Web. Ses travaux cherchent à décrire de nouveaux outils pour mieux se retrouver dans la masse d'informations non structurées qui envahit la Toile. Il développe des logiciels qui permettront de passer d'un Web HTML à un environnement plus structuré avec des métadonnées par exemple. Le système saura extraire les connaissances du texte. Enfin, avec son projet Odyssée, Olivier Faugeras s'attaque à un morceau de taille : le cerveau. Pour commencer, il démythifie : « Non, le cerveau ne fonctionne pas comme un ordinateur ! » Il est bien plus complexe. Et la plus grande difficulté à laquelle se heurtent les travaux pour le modéliser et le simuler est justement la collecte des données le concernant. « C'est une 'terra incognita' dont nous connaissons à peine 1% du fonctionnement », rappelle Olivier Faugeras. La modélisation d'un seul neurone isolé reste un casse-tête. « Encore aujourd'hui, nous utilisons des modèles de fonctionnement de l'axone de calamar géant décrit dans les années 70. » Pour ces travaux, l'Inria se rapproche ainsi forcément de laboratoires de médecine, de biologie, etc. Odyssée illustre parfaitement l'importance actuelle de l'interdisciplinarité dans la recherche en TIC. (...)
(14/04/2008 16:30:30)Deloitte livre son Top 10 des tendances technologiques de 2008
Quelles seront les grandes tendances technologiques de 2008 ? Deloitte apporte ses réponses sous la forme d'un Top 10, publié dans un PDF gratuit d'une vingtaine de pages. L'analyse établie par le cabinet, « à partir de recherches et de l'expérience de ses 6000 experts, de ses clients, d'analystes et d'acteurs mondiaux du secteur », met notamment en avant trois thèmes qui impactent directement les entreprises. Deloitte rappelle d'abord que le format d'échange de données financières XBRL (Extensible Business Reporting Language) fêtera cette année son dixième anniversaire, et qu'il a une maturité telle qu'il devrait être largement déployé et rendu obligatoire par les principales grandes puissances économiques. Le cabinet appelle donc les entreprises à s'y préparer, car cela impactera non seulement leur système informatique, mais aussi les compétences en interne et les processus. Côté compétences, justement, Deloitte conseille aux grandes entreprises de se préoccuper de la formation des employés aux environnements mainframe. Dans un chapitre intitulé « Gérer les compétences lorsque l'héritage devient l'avenir », Deloitte explique que les mainframes continuent de très bien se porter. « Chaque jour en 2008, on s'attend à ce que les mainframes réalisent 30 milliards de transactions, représentant 70% des données d'entreprise dans le monde », écrit Deloitte. Et de noter que la base installée croît de 5% par an. Mieux, le marketing écologique, très tendance en ce moment, serait de leur côté : « la consommation d'énergie, mesurée en nombre de Watts par transaction, est plus faible que tout autre type de serveur ». En conséquence, il faut d'urgence former des administrateurs et des développeurs rompus à ces environnements. Et au besoin rappeler les anciens pour des emplois à temps partiel, préconise Deloitte. Pas de précipitation vers la virtualisation Deloitte cite encore la virtualisation comme une des grandes tendances de 2008. Toutefois, « alors que 2007 était caractérisé par une ruée pour tester ou déployer», Deloitte estime qu'un peu de prudence sera de mise cette année. Le cabinet appelle les entreprises à ne pas se précipiter, et à bien évaluer où la virtualisation peut leur être bénéfique, à la fois en termes de technologie mais aussi de coût. Sans cela, indique Deloitte, les clients risquent de mauvaises surprises lorsque les éditeurs leur présenteront la facture. De même, Deloitte prévient qu'il vaut mieux être sûr de pouvoir bien gérer un parc de serveurs virtualisés, en expliquant que ce n'est pas parce qu'ils sont virtuels que les serveurs n'existent pas. Autrement dit, il pourrait être simple, faute de processus d'administration suffisamment aguerris, de sombrer dans un chaos générateur de coûts inutiles. L'écologie et la sauvegarde de l'environnement font bien sûr aussi partie de ce Top 10 des tendances technologiques. Deloitte explique par exemple que 2008 pourrait être l'année où les diodes électro-luminescentes (LED) remplaceront les ampoules à incandescence classiques, qui présentent un faible ratio énergie consommée / lumière délivrée, et contiennent en outre du mercure. Deloitte note que dans la mesure où les LED font partie de la famille des semiconducteurs, elles devraient bénéficier de la loi de Moore, et voir leur prix de production divisé par deux tous les dix-huit mois. Les nanotechnologies, meilleures amies de l'environnement, selon Deloitte [[page]] Deloitte estime que 2008 pourrait aussi être l'année des nanotechnologies. Ou du moins l'année d'une meilleure compréhension si les fabricants se donnaient la peine de mieux informer le public, inquiet, note Deloitte, des risques de dissémination incontrôlée de nanoparticules, ou d'autres risques pour la santé. Or, précise Deloitte, les nanotechnologies peuvent être bénéfiques à l'environnement, lorsqu'elles sont employées pour purifier de l'eau, par exemple, ou pour remplacer les piles classiques par des batteries de longue durée. Développement durable toujours, Deloitte lance un appel aux fournisseurs de technologies face aux pénuries d'eau potable. Expliquant qu'il s'agit là d'un formidable défi - mais aussi d'une grande opportunité - Deloitte incite les industriels à trouver des moyens plus économes en énergie de désaliniser l'eau, et des moyens plus économes en eau de pratiquer l'agriculture. Deloitte s'intéresse aussi à l'internaute-consommateur, estimant que l'anonymat, naguère de règle sur Internet, devrait laisser de plus en plus la place à un environnement où chacun s'identifiera, pour une sécurité accrue. De même, un nouvel équilibre commercial devrait être trouvé pour la collecte d'informations personnelles par les sites gratuits. Enfin, l'explosion de la quantité de données créée et gérée par chacun va conduire, indique Deloitte à l'émergence de nouveaux services de protection et de récupération des données. Une opportunité, note le cabinet, pour les fabricants de PC aux marges déclinantes de proposer des services à valeur ajoutée. Green IT, réseaux sociaux et homme bionique en 2007 En 2007, le rapport de Deloitte (ou plus précisément, la branche Technology, Medias & Telecommunications de Deloitte Touche Tohmatsu) avait identifié : la prise de conscience écologique et la montée des solutions 'vertes' ; la progression d'interfaces utilisateurs recourant à la voix ou aux gestes ; la nécessité tant pour les entreprises que pour les particuliers de mettre en place des politiques de stockage en fonction du coût relatif des supports ; les déploiements de plus en plus fréquents de systèmes biométriques ; la prise de conscience chez les consommateurs que le gratuit n'est pas forcément le plus confortable ; la nécessité pour les industriels de se prémunir contre le vaste niveau de fraude à la TVA en Europe ; l'importance de se focaliser sur les besoins non comblés des consommateurs, les nouvelles technologies permettant tout et n'importe quoi ; l'attention à porter aux réseaux sociaux, afin de les rendre le plus rapidement possible générateurs de revenus ; le besoin de réduire la facture énergétique des appareils électroniques et de trouver des sources d'énergie alternatives ; et enfin le début d'un débat de société qui pourrait à terme déboucher sur « l'homme bionique ». (...)
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