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(08/09/2006 17:50:08)

L'April partenaire du premier Master consacré au Libre

L'April (l'Association pour la promotion et la recherche en informatique libre) s'implique dans le premier Master en ingénierie du logiciel libre (I2L) lancée par L'Université du littoral-Côte d'Opale (Calais) pour cette rentrée scolaire. Plusieurs membres de l'association ont contribué à élaborer le contenu du module d'enseignement « environnement libre » et vont y intervenir, dont Frédéric Couchet, délégué général et fondateur de l'April, Jérémie Zimmermann et Loïc Dayot, membres du conseil d'administration. Ce module sera consacré à enseigner les dimensions juridiques et légales du logiciel libre et ses modèles économiques. Il abordera aussi le libre dans les collectivités territoriales, avec les projets réussis et les difficultés rencontrées. Insertion professionnelle plus rapide « Le partenariat confirme l'importance des actions de l'April, dans la diffusion de l'informatique libre », estime Benoît Sibaud, son président. Plus généralement, c'est l'existence même de cette première formation entièrement dédiée au libre qui constitue la vraie reconnaissance. « Jusqu'à présent, l'enseignement du libre était limitée à des modules dans les cursus de formation. La création de ce master constitue la preuve d'une vraie attente du marché concernant le monde du logiciel libre », ajoute Benoît Sibaud. Elle va d'ailleurs favoriser l'insertion professionnelle des jeunes ingénieurs qui souhaitent travailler dans ce domaine. « Le fait d'expliquer aux étudiants les principes des licences logicielles, de l'environnement économique et juridique du libre ainsi que la communication au sein des communautés et des équipes de développement leur permettra de s'adapter très vite à leurs futures fonctions professionnelles ». (...)

(30/08/2006 18:20:31)

WebObjects bascule dans l'open source

Après dix ans d'existence, WebObjects, premier serveur d'applications orienté web racheté -et porté sur Java- par Apple à NeXT, devrait basculer dans l'open source dès sa prochaine version 5.4 (prévue pour l'année prochaine). L'équipe de développeurs travaillant sur le projet a affirmé sur une mailing-list qu'Apple se bornera désormais à faire évoluer l'environnement d'exécution (Runtime), et non plus le framework, alors livré à la communauté open source. Selon eux, en offrant WebObjects à l'open source, Apple compte s'appuyer sur les méthodes communautaires pour accélérer les développements du serveur d'applications, en proie à la stagnation chez Apple. Selon des sources proches, seule une petite équipe s'attelait au projet chez l'éditeur. En décembre 2005, WebObjects était 10e du classement annuel des serveurs d'applications réalisé par BZ Research, avec une part de marché de 1,8% (à comparer aux 37% d'IBM et de JBoss et aux 27% de BEA et Oracle). Apple compte collaborer avec la communauté en leur fournissant notamment le support technique ainsi que les spécifications. (...)

(29/08/2006 18:18:23)

Microsoft pourrait élever la facture du support des produits en fin de vie

C'est en augmentant la facture du support de Windows NT4 que Microsoft compte pousser à la migration vers Windows Server 2003. L'éditeur de Redmond, en révisant son programme Custom Support Agreement (CSA), une extension du support pour les applications en fin de vie encore installées dans les parcs informatiques, risque d'alourdir la facture des grands comptes. Lancé en 2004, CSA vise à maintenir à niveau les anciennes installations logicielles durant la longue période de migration, assurait Peter Houston, directeur des services Windows de l'époque (notamment en assurant les mises à jour de sécurité estampillées "critique et important"). Seuls les détenteurs d'une offre Microsoft Premier Support -le haut de gamme pour grands comptes- et ayant un projet de migration peuvent souscrire à l'offre CSA. Dans la durée, le programme suit l'offre classique de support Microsoft (soit cinq ans de "Mainstream Support" plus cinq autres années d'extension). Pour l'heure, le programme couvre trois applications : Windows NT 4 et Exchange 5.5 ainsi que le Service Pack 1 de Windows XP dès octobre 2006. "Mais d'autres applications seront incluses dans le programme dès leur arrivée à leur phase de support étendu", ajoute Patrice Magret-Delors, responsable du support Premier. Microsoft, dans sa révision, a procédé à deux mises à jours majeures. La première modifie le mode tarifaire: d'une facturation au forfait, le support CSA est calculé désormais au nombre d'ordinateurs. La seconde, quant à elle, élimine toute date butoir du programme et est désormais renouvelable tous les ans. Initialement, le CSA portait sur une extension de deux années, non-renouvelable. "Une combinaison qui permet une meilleure anticipation, explique Patrice Magret-Delors, et une meilleure planification des cycles de vie des applications et de leur migration". L'éditeur compte par ailleurs offrir davantage de visibilité sur les investissements à prévoir. La facture sera échelonnée sur trois années, et non plus une seule année, auparavant, "de façon à aider les entreprise à planifier et à budgétiser les étapes de la migration". Reste que la facture peut s'alourdir, notamment auprès de "clients qui possèdent encore de nombreux serveurs et desktops sur lesquels sont installées les applications couvertes par CSA", confirme l'éditeur de Redmond. Mais immanquablement, "le coût de maintenance croît [de toute façon] pour les applications en fin de vie" argumente Patrice Magret-Delors. (...)

(09/08/2006 12:53:20)

Législation : La gratuité des temps d'attente en ligne de mire

Initié en 2005 par le Ministère de l'Industrie, le projet relatif à la gratuité des temps d'attente sur les hotlines pourrait s'appliquer dès la fin d'année... ou en 2008 ! La complexité d'une telle mesure a fait l'objet d'un rapport du Conseil général des technologies de l'information* dont les conclusions sont pour le moins mesurées. Les auteurs indiquent en effet que si des solutions alternatives pourraient être appliquées dès la fin de l'année, « il est nécessaire de fixer par avance et de façon réaliste la durée transitoire pour que les acteurs disposent d'une bonne visibilité; il est en conséquence proposé de la fixer à deux ans à compter de la mise en place de l'obligation de gratuité du temps d'attente. ». Une précaution prise du fait des différentes architectures des centres d'appels faisant parfois appel à plusieurs intervenants. L'homogénéisation souhaitable ne pourrait donc être effective qu'en 2008. L'AFA - Association des Fournisseurs d'Accès et de Services Internet - indique ainsi que les charges actuelles qui pèsent sur ses centres de relation clients (CRC) engendreraient une perte de 14 à 23 millions d'euros par an si la gratuité totale était adoptée. Il faut donc trouver et expérimenter différentes solutions. Il est par exemple envisagé de faire payer le coût de la communication mais pas celui du service rendu ou encore de comprendre dans le prix de l'abonnement une part correspondant à l'activité de SAV. Toutefois, le document stipule que les centres de services après-vente (les plus mis en cause) doivent y être obligés car ils n'ont aucun risque à perdre des clients. Malgré les réticences (légitimes d'un point de vue économique) de certains opérateurs, Alice, Club-Internet et Orange ont déjà adopté cette mesure. Un atout non négligeable... (...)

(24/07/2006 16:23:22)

La FSF va publier la seconde mouture provisoire de la licence GPLv3

La Free Software Foundation (FSF) devrait publier mardi 25 juillet le second brouillon de la licence GPLv3 (GNU general public license version 3) selon des sources proches de l'organisation. Créée par Richard Stallman en 1989 dans le cadre du projet de système d'exploitation libre GNU, la GPL est une licence populaire pour les logiciels libres et à code ouvert comme le système d'exploitation Linux, la base de données MySQL ou le serveur de fichiers et d'imprimantes Samba. La licence a, pour la dernière fois, été révisée en 1991. Elle permet à chacun d'étudier de copier, de modifier, de réutiliser, de partager et de redistribuer librement le code d'un logiciel. La première mouture de la GPLv3 a été publiée en janvier et deux de ses aspects touchant au débat sur les brevets logiciels et le DRM ont généré un débat très vif. L'une des nouveautés de la GPLv3 prévoit que les grands distributeurs de logiciels qui possèdent des brevets protégent les utilisateurs de leur code contre toute poursuite en justice pour violation de propriété intellectuelle. Une autre empêche l'inclusion de code GPL dans tout logiciel ou dispositif faisant usage de DRM. Cette dernière mesure s'est attirée les foudres de Linus Torvalds, qui a déclaré qu'elle seule justifierait que le noyau Linux n'adopte pas la GPLv3. La discussion sur la GPLv3 devrait vraisemblablement se poursuivre jusqu'à l'automne et la publication d'un dernier brouillon avant validation finale. adapté d'un article en anglais de China Martens, notre correspondant d'IDG News Service à Boston (...)

(17/07/2006 17:07:17)

Certaines mises à jour de MySQL seront payantes

MySQL, qui a lancé à l'automne dernier la version 5.0 de son système de gestion de bases de données (SGBD), entend cesser de proposer gratuitement des mises à jour et des correctifs pour les versions de son SGBD antérieures à la version 4.1, dès le début de ce mois d'août. L'éditeur estime que ces produits entrent en fin de vie - certains sont près de souffler leur cinquième bougie - et que le support parallèle de plusieurs versions de son SGBD est trop coûteux. Concrètement, dès le premier août, les utilisateurs de MySQL 3.23 devront s'abonner au service MySQL Network pour continuer à profiter des correctifs pour le SGBD. Les utilisateurs de MySQL 4.0 bénéficient d'un délai supplémentaire, jusqu'au premier octobre prochain. L'abonnement au service MySQL Network est facturé à partir de 495 € par serveur. MySQL 4.1 n'est encore concerné mais pourrait l'être dès le premier janvier 2007. Le support de MySQL 5.0 pourrait quant à lui devenir payant à partir du premier janvier 2008. Compte tenu de ces décisions, MySQL s'interroge sur la pertinence de la poursuite de l'hébergement des exécutables compilés des versions en fin de vie de son SGBD. Néanmoins, il ne semble pas faire de doute que le code source de MySQL 3.23 et 4.0 restera disponible en téléchargement. Plus généralement, MySQL entend désormais assurer le support - curatif et évolutif - de ses produits pendant une période de deux ans. Passé ce délai, il ne sera plus question de mises à jour. Des correctifs continueront néanmoins d'être proposés jusqu'au cinquième anniversaire du produit. L'accès à ces correctifs sera cependant conditionné à la souscription du service MySQL Network. Au delà de cinq ans, le produit sera officiellement considéré en fin de vie et cessera d'être supporté. (...)

(11/07/2006 17:18:37)

Microsoft débranche Win98/Me

Fin d'une ère. C'est aujourd'hui 11 juillet 2006 que Microsoft stoppe définitivement le support technique et les mises à jour de sécurité de Windows 98, 98 SE et Millenium (Me). L'éditeur de Redmond avait par deux fois repoussé l'échéance. Une première en janvier 2004, qui avait octroyé aux utilisateurs de l'OS deux années de répit supplémentaires, jusqu'en juin 2006. Et une deuxième, programmant l'arrêt définitif au 11 juillet 2006, coordonnée avec la publication du bulletin mensuel de sécurité ("le Patch Tuesday"). Microsoft invoquait systématiquement un parc d'utilisateurs toujours présent, "résistant" à une migration vers XP, ou utilisant Win98 sur des machines de secours. Selon les analystes, il resterait toutefois entre 50 et 70 millions d'ordinateurs équipés de Win98/Me. Une existence qui ne tenait plus qu'à un fil L'éditeur de Redmond avait depuis 2003 programmé la fin de l'ère Windows 98, en stoppant d'abord son support correctif. A l'époque, il encourageait les utilisateurs à migrer vers "une version plus récente et mieux sécurisée, comme par exemple Windows XP". Un message qu'il martela en juin dernier, lorsque, à la découverte d'une faille dans Internet Explorer sur l'ensemble des OS de la marque, l'éditeur avait déclaré qu'il ne publierait pas de correctif pour Win98. "Une rustine qui n'est pas nécessaire", admettait-il. Chez les éditeurs, on anticipait. Mozilla, en juin dernier, indiquait qu'il ne sortirait pas de version Win98/Me de Firefox 3.0, le très populaire navigateur Internet de la Fondation. Tous les regards se tournent désormais vers le Service Pack 1 (SP1) de Windows XP, prochain OS à mettre à la retraite sur la liste de Microsoft. Dès le 10 octobre prochain, il ne sera plus supporté. Microsoft espère ainsi accélérer l'adoption du SP2, censé sécuriser davantage le système. (...)

(11/07/2006 12:28:06)

Microsoft étend Business Ready Licensing au reste du monde

En ouverture de sa conférence annuelle partenaire Worldwide Partner Conference (WPC), Microsoft a annoncé que sa gamme progicielle Dynamics serait désormais disponible sous un modèle de tarification "à l'utilisateur". Après avoir été testé en Europe, ce modèle de prix est désormais appliqué à l'ensemble du réseau mondial de partenaires de Microsoft. Dynamics, nom générique chez l'éditeur de Redmond pour désigner son offre PGI -Navision, Great Plains (non-commercialisé en France), Axapta et Solomon - était jusqu'alors commercialisé auprès de partenaires certifiés Microsoft, selon une tarification "aux modules". L'idée, explique Microsoft, est de "faciliter la revente chez nos partenaires, en leur proposant la possibilité de commercialiser nos produits sous forme de suite". "Au lieu d'aider nos clients à choisir parmi plus d'un millier de formules différentes reposant sur des centaines de modules", l'éditeur de Redmond affirme avoir réorganisé son modèle de licence pour se caler au plus près des besoins des entreprises. Disponible dès le 1er août, Business Ready Licensing, nom de baptème du modèle, se déclinera selon trois formules : la moins coûteuse (annoncée à 2 250 $, prix de départ), Dynamics Business Essentials, puis Dynamics Advanced Management et enfin Dynamics Advanced Management Enterprise ERP. Chaque application pourra être vendue sous une de ces trois éditions : Navision (Dynamics NAV), Great Plains (Dynamics GP), Axapta (Dynamics AX) et Solomon (Dynamics SL). Dynamics CRM devrait être inclus dans l'offre au cours des douze prochains mois. Enfin, Microsoft précise que les clients ayant déjà opté pour le modèle basé sur une tarification au module pourront au choix migrer vers une édition Business Ready Licensing ou préserver leur formule. (...)

(07/07/2006 18:13:56)

Gartner : la Software Assurance dévalorisée par le dernier décalage d'Office

Gartner rue dans les brancards. Le cabinet d'analystes, suite à l'annonce de Microsoft de décaler encore "de quelques mois" la sortie d'Office 2007, encourage les entreprises à retarder leurs projets de déploiement du prochain système bureautique et à négocier une extension gratuite de la Software Assurance. Les clients de fin 2003 lésés Le Gartner explique que, suite à ce nouveau décalage, les abonnés ayant souscrit à la Software Assurance entre les mois de septembre et décembre 2003 ne bénéficieront pas de la prochaine mise à jour du système bureautique de Microsoft. Et, conséquence majeure, ce nouveau retard dévaloriserait leur contrat d'abonnement à la Software Assurance (SA) qui, sur une période de deux ou trois ans, couvre les mises à jour des produits sous la forme d'un abonnement (entre 240$ à 300$ par machine). En mars dernier, Microsoft avait repoussé une première fois la sortie d'Office 2007, à janvier 2007 pour les versions grand public et novembre 2006 pour les détenteurs de licences en volume, prétextant un alignement sur la feuille de route de Vista. Fin-juin, l'éditeur de Redmond décalait la sortie d'Office 2007 pour les entreprises jusqu'à la fin 2006, invoquant cette fois-ci des problèmes de timing dans les développements. Négocier une extension gratuite de 3 mois Face à cette perte de valeur de la SA, Gartner pousse les entreprises qui doivent souscrire entre septembre et décembre 2006 à négocier une extension gratuite de trois mois. "Microsoft dit que ce [dernier] décalage a touché moins de personnes que le précédent. Mais il ne dit pas s'il envisage d'offrir aux clients lésés une extension gratuite de la SA", commente le Gartner. Pour les entreprises qui prévoyaient quant à elles d'investir dans Office 2007, le cabinet d'analystes conseille de patienter et de ne pas suivre de trop près le calendrier de Microsoft. Il les encourage enfin à prolonger leurs périodes de tests avant de s'engager auprès de Microsoft (et de souscrire à la Software Assurance). A la rédaction de cet article, Microsoft France n'était pas en mesure de nous répondre sur le sujet. (...)

(07/07/2006 18:18:26)

RMLL : les anti-brevets poursuivent leur combat

Grand amphithéâtre archi-comble, hier en fin d'après-midi, pour venir écouter à la tribune une des plus belles brochettes de défenseurs du logiciel libre, parmi lesquels l'eurodéputé Michel Rocard (PS), les députés Richard Cazenave (UMP), François Bayrou (UDF) et Martine Billard (Verts), ainsi que Christophe Espern (initiative EUCD.info), lors du débat animé par François Pelligrini. Où l'on a notamment appris que le camp des « breveteurs » ne baissait pas les bras, suite au refus du Parlement européen de reconnaître les brevets logiciels : il essaye de revenir à l'attaque, en se passant de l'avis des assemblées, par un accord inter-gouvernemental en préparation, l'accord de Londres. Après un rappel de « la brutalité et la voracité des lobbies pro-brevets », Michel Rocard a ainsi appelé à ce que le législateur reprenne le contrôle sur l'Office Européen des Brevets qui « ne rend compte à rien ni à personne, et dont l'évolution du fonctionnement n'est QUE jurisprudentiel, sans aucun contrôle ». De son côté, François Bayrou a répété que le logiciel libre, et le refus des verrous numériques, « n'est pas une question d'étiquette droite-gauche mais bien un choix de civilisation ». Il a en outre prédit que si la loi DADVSI est confirmée en l'état par le Conseil constitutionnel, l'Autorité de régulation des mesures techniques de protection pourra « redonner des cartes en main » aux utilisateurs et petits éditeurs : « les Autorités indépendantes sont attentives à ce qui se fait dans la société, et en agissant sur elle avec vigueur et sincérité, on pourra avoir une influence plus grande que ceux qui ont cru qu'avec elle ils pourraient garder la main-mise sur les mesures techniques de protection ». (...)

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