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(26/10/2006 17:07:30)
Oracle lance Unbreakable Linux 2.0 dans les jambes de Red Hat
Après avoir officiellement effectué la clôture du NASDAQ pour le 20e anniversaire de la cotation d'Oracle en bourse, Larry Ellison a annoncé hier le lancement d'Oracle Unbreakable Linux 2.0. Cette offre, qui se présente en surface comme une offre de support Oracle pour le système d'exploitation Linux de Red Hat, marque en fait l'entrée officielle d'Oracle sur le marché des distributions Linux. Selon Larry Ellison, deux obstacles entravent encore la progression de Linux dans les entreprises. Le premier est l'absence d'un véritable support entreprise pour l'OS. Oracle indique notamment que les entreprises doivent souvent attendre la prochaine version du kernel linux pour bénéficier d'un correctif, sans possibilité de régression sur le kernel existant. "Pour les grands comptes, c'est tout simplement inacceptable. Un vrai support entreprise nécessite des correctifs pour la mouture en production et non pas sur une version à venir". L'autre obstacle selon Ellison est le coût élevé du support Linux et la menace de violation de propriété intellectuelle qui pèse toujours sur l'OS. "Accélérer l'adoption de Linux dans les entreprises" C'est officiellement pour résoudre ces problèmes et accélérer la diffusion de Linux dans les entreprises qu'Oracle lance Unbreakable Linux 2.0. La nouvelle offre résonne comme un défi à Red Hat. Ce que propose en effet Oracle est de supporter la distribution du numéro un mondial Linux pour 50 à 66% moins cher que Red Hat. Le programme n'est pas limité aux clients des autres produits Oracle, mais ceux-ci bénéficient d'une période d'essai gratuite de 50% sur les tarifs de lancement Concrètement quand Red Hat facture 999$ par serveur bi-processeur pour son support de base, Oracle propose une offre équivalente pour 399$. Pour un nombre illimité de processeurs, le prix d'Oracle est de 999$ contre 2499$ pour Red Hat. Oracle propose aussi un support "Premier" 24/24 au niveau mondial avec notamment la correction des bugs, l'indemnisation et la protection juridique contre toute violation de propriété intellectuelle et le portage des correctifs sur les versions existantes ou antérieures du Kernel. Ce support est facturé 1199$ quelque soit le nombre de CPU. Plus qu'un programme de support, une vraie distribution Dans la pratique, Oracle supporte l'ensemble des versions de Red Hat advanced Server (3 et 4) sur plates-formes x86 32 et 64 bit (le support d'autres plates-formes comme Itanium et Power est à l'étude). L'éditeur fournit un programme de configuration qui en quelques secondes reparamètre l'OS pour aller chercher ses mises à jour et correctifs sur l'Unbreakable Linux Network (ULN) en lieu et place de Red Hat Network (RHN). Oracle ne s'arrête toutefois pas là et propose sa propre version de Red Hat sous la forme de binaires et d'images ISO. Selon Oracle, il ne s'agit pas d'un fork (une version autonome parallèle). Comme l'explique Wim Coekaerts le vice-président de l'ingénierie Linux de la firme, "Nous récupérons le code source de Red Hat et en retirons les marqueurs ainsi que les éléments copyrightés [tels que les logos, NDLA]. Ce code est ensuite recompilé pour générer nos exécutables". Coekaerts assure qu'Oracle synchronisera systématiquement les correctifs qu'il apportera à "son" Linux avec le code de Red Hat de façon à éviter la fragmentation. Oracle communiquera également le code source de ses correctifs dès leur publication aux autres distributeurs Linux ainsi qu'à la communauté. Menace pour l'avenir de Red Hat ? Interrogé sur le risque d'affaiblir voire à terme de menacer l'existence de Red Hat, Larry Ellison, provocateur, a rappelé que le but d'Oracle est "d'accélérer l'adoption de Red Hat Linux. Je ne pense pas que cela va tuer Red Hat. Cela relève la barre du support et les amènera peut-être à revoir leurs prix. C'est le capitalisme. C'est la concurrence". A un utilisateur qui l'interrogeait sur la volonté d'oracle de baisser les coûts de support de ses propres produits, Ellison a également rétorqué, moqueur, qu'Oracle " étudie toujours la baisse de ses prix". Comme le rappelle dans son blog Dave Dargo, le CTO d'Ingres, il est facile de mettre en avant des économies de quelques centaines de dollars sur le support Linux quand on continue à facturer 35000 dollars pour le support de sa propre base de données. Et Oracle ne court aucun risque que Red Hat vienne riposter sur son terrain. Le code source de son SGBD et de ses logiciels est fermé et les dirigeants de la firme ont confirmé que cela n'était pas près de changer. En attendant, l'action Red Hat plongeait de plus de 10% dans les transactions après la clôture du NASDAQ effectuée par Ellison. (...)
(24/10/2006 17:44:55)Microsoft ouvre les spécifications de SenderID
Microsoft vient d'ajouter SenderID à la liste de ses spécifications accessibles librement via le programme Open Specification Promise (OSP). Lancé en septembre dernier, le programme OSP rassemble les technologies mises au point par Microsoft et exploitables librement par des tiers pour leurs développements. SenderID est une solution imaginée par le géant de Redmond pour lutter contre les pourriels. Elle doit notamment permettre de déterminer la légitimité d'un courriel en vérifiant si l'adresse d'expédition a été usurpée ou non. Cette ouverture ressemble à une tentative de Microsoft pour donner une seconde chance à SenderID. En effet, l'IETF a abandonné en septembre 2004 ses travaux de standardisation de cette technologie antispam en raison d'un conflit lié à la licence imposée par Redmond. Le projet Debian estimait par exemple que cette licence violait les « Debian Free Software Guidelines ». La fondation Apache, parmi d'autres, la jugeait en contradiction avec l'esprit du logiciel libre. Après avoir adopté SenderID en juillet 2004, AOL avait à son tour tourné les talons au bout de mois. En avril dernier, l'IETF a accepté de prendre en compte SenderID sous la forme d'un RFC (Request For Comment) expérimental. Microsoft revendique 600 millions d'utilisateurs pour SenderID, répartis sur plus de 5 millions de domaines. (...)
(18/10/2006 17:39:37)Gestion de postes : Microsoft prépare un add-on payant à la Software Assurance
Après leur avoir garanti que le calendrier européen de Vista serait respecté en dépit des "assauts" de la Commission européenne, Microsoft veut une nouvelle fois rassurer ses clients grand-comptes détenteurs de la Software Assurance. L'éditeur prépare pour 2007 la sortie de Desktop Optimization Pack for Software Assurance, une compilation d'applications de virtualisation, de gestion d'actifs et de droits et enfin de diagnostique et de récupération de données, pour les parcs Microsoft, censé "faciliter le déploiement et d'administration des applications sur les postes de travail". "Notre objectif est de redonner aux entreprises le contrôle de leurs systèmes. Ce pack créé des postes dynamiques, embarquant des applications qui peuvent être administrées et entretenues avec beaucoup moins d'effort qu'aujourd'hui", assure Gavriella Schuster, directrice marketing chez Microsoft. Autrement dit, cette initiative vise notamment à soulager les clients grands comptes de Microsoft dans leurs fastidieuses opérations de migration et d'administration de postes de travail. Avec en point de mire, la prochaine génération de l'OS Windows, Vista, dont la livraison pour les entreprises est prévue le mois prochain (novembre 2006). Chaque brique de l'ensemble émanera d'une technologie rachetée: celle de Softricity pour la virtualisation, celle d'AssetMetrix pour la gestion d'actifs, celle de DesktopSoftware pour la gestion de politiques de groupes. Et enfin celle de Winternals pour la récupération de données et l'optimisation des performances. Un add-on à la Software Assurance Chaque module, que Microsoft rebaptisera, sera commercialisé à l'abonnement aux seuls clients détenteurs de licence en volume ayant déjà souscrit à la Software Assurance. L'éditeur prévoit de distribuer en janvier 2007 la technologie SoftGrid (désormais Microsoft SoftGrid) de Softcity au prix de 10$ par poste et par an. Les trois autres outils devraient suivre à partir de la mi-2007. Les applications seront livrées via le canal de distribution prévu par le modèle de licence en volume et resteront également téléchargeables. (...)
(09/10/2006 17:46:09)Piratage de logiciels : le filet va t-il se resserrer ?
Les entreprises françaises sont toujours en ligne de mire de la BSA (Business Software Alliance), association regroupant les principaux éditeurs de logiciels et chargée de lutter contre le piratage. Avec 47 % des logiciels utilisés sans licence dans les entreprises françaises, l'Hexagone figure (après les Etats-Unis et la Chine) dans le tiercé mondial des pays où l'on pirate le plus. La BSA estime le préjudice évalué à 3,19 milliards de dollars. Mais ce n'est pas le seul. « l'utilisation de copies illégales peut à la fois mettre en danger la qualité du travail dû à l'instabilité du logiciel fourni et faciliter la propagation des virus », précise l'association. Depuis la publication de ces chiffres, en mai 2006, la BSA avait décidé de doubler les contrôles car désormais lutter contre le piratage est devenu plus que jamais son cheval de bataille. Aujourd'hui, l'association passe à la vitesse supérieure, en lançant une campagne de communication sur les risques liés à la contrefaçon de logiciels. Illustrée par des exemples : une entreprise de papeterie a ainsi été condamnée, en février 2006, à verser 35408 euros aux éditeurs. Une autre, un fabricant de peintures, a été condamnée pour le même motif à payer 111 500 euros. Thème retenu pour cette campagne : le filet, accompagné du slogan suivant : « le filet s'est déjà resserré sur eux ». Statistiquement, la BSA devrait effectivement ramener dans ces filets quelques entreprises indélicates : lors des précédents contrôles, le taux moyen de logiciels pirates a atteint 71% du parc. (...)
(09/10/2006 17:44:56)Salesforce.com ouvre son langage Apex à ses clients
Salesforce.com devrait profiter de sa conférence utilisateurs "DreamForce", qui s'ouvre aujourd'hui à San Francisco, pour annoncer la mise à disposition de son langage de programmation Apex et de sa plate-forme de développement. Apex est un langage de programmation dont la syntaxe est proche de Java et qui est utilisé par les développeurs de Salesforce.com pour créer son logiciel de CRM hébergé. Apex a été spécifiquement optimisé pour bâtir des applications multi-clients. En rendant Apex et les outils associés accessibles à ses clients, Salesforce espère créer une troisième source de revenus pour compléter la vente de ses services hébergés et les revenus de licences qu'il tire de son réseau de partenaires AppExchange. Avec Apex, les clients pourront personnaliser les différents composants de Salesforce ou bâtir leur propre code pour remplacer certaines fonctions développées par l'éditeur. Salesforce.com s'interroge toujours sur le mode de facturation qu'il devrait utiliser pour Apex. La plate-forme Apex devrait être incorporée dans la prochaine version du logiciel CRM de la firme, Salesforce Winter '07, prévue pour le quatrième trimestre 2006 tandis que le langage Apex sera mis à disposition des clients au premier semestre 2007. (...)
(27/09/2006 18:02:00)GPL v3 : Clash entre la FSF et les partisans de Linus Torvalds
Le chantier de la future version Libre GPL (General Public Licence) - la troisième en date - soulève les passions et dresse, l'un contre l'autre, deux clans dans lesquels les positions semblent se cristalliser. D'un côté, la FSF (Free Software Foundation), emmenée par le dogmatique Richard Stallman, dirige les travaux. De l'autre, le groupe des développeurs du noyau Linux, conduit par Linus Torvalds, enchaîne les objections.Lancée aux dernières heures de 2005, la refonte de la GPL3 a posé problème dès le début des débats. Au coeur des débats, la présence de gestion des droits numériques (DRM) et de protection des brevets logiciels. Linus Torvalds, le créateur du noyau Linux, avait, dès le mois de janvier, indiqué que Linux n'adopterait pas une telle licence. Le 22 septembre, Torvalds et 28 autres développeurs du noyau Linux "les plus actifs" ont publié leur opinion sur la GPL3 sous la forme d'un sondage. Les 29 participants devaient noter, sur une échelle allant de -3 à +3, l'intérêt que présente pour eux le passage de la version 2 à la version 3. Une note de -3 signifie "je m'oppose à la GPL3 ou ma société aurait de sérieux problèmes si elle me laissait l'utiliser", le +3 reprend la même formulation mais pour la GPL2. Sur les 29 développeurs ayant pris part à ce sondage, 28 estiment que la GPL3 sera moins bonne que la GPL2, la note moyenne étant -2. Sans extrapoler la portée de cette trentaine d'opinions, la communauté Linux semble tourner le dos aux travaux de la FSF. Un risque de balkanisation? Ce même 22 septembre, les détracteurs de la GPL3 tiraient une nouvelle salve en publiant un texte intitulé "Dangers et problèmes de la GPL3". Les dix auteurs, par ailleurs développeurs du noyau Linux, y mettent en lumière le risque de balkanisation du Libre induit par la nouvelle licence. Selon eux, outre les problèmes déjà soulevés concernant les restrictions de droits et le respect des brevets logiciels, la coexistence des versions 2 et 3 obligera les revendeurs à diviser leurs produits entre les deux opus. "Cette balkanisation présente un risque majeur de dommage collatéral sur l'ensemble de notre écosystème et peut compromettre l'utilité et la survie de l'Open Source (...) Nous implorons la FSF de réexaminer les conséquences de ses actions et d'abandonner l'examen de la version actuelle de la GPL3 avant qu'il ne soit trop tard". Deux jours plus tard, Linus Torvalds ajoutait son grain de sel dans son "Ode à la GPL2" (voir encadré). Réponse énervée de la FSF Sans traîner, la Free Software Foundation a publié ses réponses à ce qu'elle nomme des informations trompeuses. La FSF écarte en premier lieu toute obligation de passer d'une version à l'autre de la licence :"la FSF n'a pas le pouvoir de forcer quiconque à passer de la GPL2 à la GPL3. La GPL2 a été écrite dans cette optique". En clair, les développeurs auront toujours le droit d'utiliser la GPL2, même lorsque la version suivante sera publiée. L'interprétation de la gestion des DRM avancée par les opposants à la GPL3 est fausse, continue la FSF. Pour rappel, les partisans de Torvalds estiment que la GPL3 s'aventure sur un terrain qui ne devrait pas être le sien en prévoyant la gestion hardware des DRM, et plus seulement logicielle, et qu'elle déroge à son éthique en autorisant des restrictions via la gestion de DRM. Foutaises, répond -en termes plus nuancés- la FSF. Et celle-ci de baser son argumentation sur un des fondements du mouvement Libre (étiqueté "Liberté 0" selon la philosophie GNU), la liberté d'exécuter le programme pour tous les usages. Partant de cette liberté absolue, la FSF affirme qu'une licence GNU ne saurait contenir de restriction. Question de logique. Par conséquent "les discussions en cours ne concernent pas l'implantation de restrictions et la version finale non plus". En revanche, précise la FSF, la GPL3 interdira certaines pratiques qui restreignent la liberté de l'utilisateur de modifier le code source sans que cela s'apparente à la restriction d'usage décriée par les développeurs du noyau Linux. "Nous espérons que cela contrecarrera la façon dont certaines entreprises se servent du label Open Source tout en contrôlant ce que vous faites". (...)
(25/09/2006 17:39:21)OpenMPE / HP : le statu quo perdure autour du support du e3000
Comment assurer la survie du e3000? C'est encore la question que se posent les membres d'OpenMPE qui, à l'occasion du HP Technology Forum 2006, ont décidé une nouvelle fois de faire pression sur le constructeur et de donner un second souffle à leur mouvement. Si HP a bel et bien repoussé l'arrêt du support à 2008, rien n'indique en effet quel sera l'avenir du e3000 et de son OS MPE après cette date butoir. Fidèles à leur stratégie, les membres d'OpenMPE, réunissant utilisateurs du système et consultants, ont réaffirmé leur intérêt pour l'ouverture du code source de MPE. Un moyen selon eux de transférer la technologie entre les mains de ses utilisateurs, qui pourront alors décider du sort de leur produit, comme programmer les évolutions techniques, les mises à jour ainsi que le support. HP, de son côté, indique que sa position [en faveur de la publication du code source] n'a pas changé et reste ouvert à toute proposition d'éditeurs capables de bâtir une offre de support. "Pour l'heure, HP doit encore déterminer le meilleur moyen d'y parvenir", ont confirmé les représentants du constructeurs à nos confrères d'IDG News Service. Entre 5 000$ et 37 500$ par utilisateurs pour la survie de MPE Reste que ce plan de sauvegarde doit être sécurisé. OpenMPE doit d'abord attirer une centaine d'utilisateurs pour être viable financièrement. L'organisme estime que pour maintenir l'OS en vie, les utilisateurs devront verser une somme comprise entre 5 000$ et 37 500 $, selon le nombre de serveurs qui équipent le client. Un pari loin d'être gagné, admet le cabinet Foster Associates, partenaire HP dans la migration des e3000, qui s'interroge sur le bien-fondé de fournir un support après 2008 : "nous avons des clients qui utiliseront les serveurs e3000 après 2008 [...uniquement...] parce que les longs processus de migration vers d'autres systèmes ne seront pas achevés". (...)
(21/09/2006 17:39:27)Bilan BSA France: en 2005, près des trois quarts des logiciels installés en entreprises contrôlées sont dans l'illégalité
Près des trois quarts des logiciels installées dans les entreprises françaises contrôlées par la BSA (Business Software Alliance) sont piratés, vient de publier l'organisme dans son bilan 2005. Un constat alarmant pour le BSA qui compte parmi ses membres les plus gros éditeurs du secteur (tels que Microsoft, Adobe, McAfee, Symantec et Apple pour les plus connus). Selon l'étude, 71,1% des logiciels audités ne seraient pas en conformité avec le droit de la propriété intellectuelle, bien que le BSA ne cite pas le nombre total de contrôles effectués. L'organisme se base sur un recensement millimétré des sommes perçues : par rapport à 2004, les montants versés par les sociétés épinglées auraient explosé de 189 %. La BSA reste muette quant à la somme totale déversée sur la période. On apprend toutefois qu'en moyenne, les entreprises pincées auraient payé "en moyenne 45 000 euros aux éditeurs au titre du préjudice matériel et du préjudice d'image". Le plus mauvais élève aurait versé 150 000 euros, pour la détention de 2563 licences piratées, soit 91% de son parc. Quant au "moins mauvais", cela ne porterait que sur 40% de son système. La faute pourrait notamment venir d'intégrateurs indélicats, démontre Microsoft. Sur son dernier exercice fiscal, l'éditeur aurait réalisé 1527 contrôles auprès d'assembleurs de PC français. Résultat, 219 revendeurs se sont fait épingler pour « incitation à l'illégalité », en conseillant notamment à leurs clients de se procurer une licence d'OS par des moyens détournés (comme le mentionne www.distributique.fr, (groupe IDG) dans son article: Plus de 20% des intégrateurs de PC flirtent avec l'illégalité). Les contrôles du BSA devraient encore progresser. Dans un communiqué, Eric Beaurepaire, porte-parole de l'organisme, confirme "qu'une intensification des contrôles dans les mois à venir ainsi qu'une communication axée davantage sur les risques encourus" (*). Et il reste beaucoup à faire : le cabinet IDC, en mai 2006, estimait à 47 % la part des logiciels piratés dans les entreprises françaises. Lui conférant une brillante troisième place des pays symbolisant le plus gros manque à gagner, derrière les Etats-Unis et la Chine. Quand bien même la méthodologie de l'étude reste sujette à caution. Pendant ce temps, la BSA contrôle et menace de représailles judiciaires, sans qu'on sache bien comment elle choisit ses victimes. En juillet dernier, l'organisme épinglait une PME strasbourgeoise riche d'un parc de neuf ordinateurs. (*) jusqu'à 1,5 Md'E d'amende (...)
(20/09/2006 18:11:15)Avec Connect, Adobe ouvre le PDF à la conférence en ligne
Coup de frais sur le PDF. Adobe rénove sa gamme Acrobat (en version 8), ligne de produits au centre du sacro-saint format PDF (Portable Document Format). Tout à sa stratégie de digérer progressivement les technologies acquises avec le rachat de Macromedia, l'éditeur donne naissance à Connect, service de conférence en ligne intégrée au PDF, dernier né de la famille Acrobat, et nouvelle étiquette de Breeze (solution de conférence en ligne de l'ex-Macromedia). "Connect donne la possibilité d'aller beaucoup loin dans le partage de fichiers", commente Jimmy Barens, directeur technique d'Adobe. En un seul clic depuis Acrobat, l'utilisateur peut lancer une session et ouvrir une conférence en ligne, invitant les participants (en nombre illimité) au partage de fichiers, à l'annotation de PDF et de présentations et de conduite de réunion en ligne, notamment. "Le système connecte rapidement Acrobat à Breeze et sa technologie Flash", explique Jimmy Barens. Et c'est sur ce dernier point qu'Adobe compte faire la différence. En couplant le PDF à la conférence en ligne, Adobe entre en concurrence directe avec Live Communication Server de Microsoft et son client de messagerie instantanée. "Outre les similitudes fonctionnelles évidentes, Connect devrait séduire par son côté multi-plateformes avec le Flash Player [ndlr, dans sa version 6]. Ce qui implique zéro installation sur le poste client et zéro plug-in", assène Jimmy Barens. Un pari d'autant plus risqué que le service sera intégré à l'interface d'Office, via un simple bouton. La gamme Connect se compose de trois solutions: d'abord Connect commercialisé en mode hébergé (800 euros par an et par utilisateur) ou sous forme de licence (de 15 à 20 000 euros). Acrobat Connect Pro qui "créé une passerelle entre Acrobat et Breeze et fonctionne de pair avec Connect ou du temps Connect". Enfin, une troisième déclinaison, Acrobat Connect (un "Connect light"), pour l'heure uniquement lancé aux Etats-Unis, entre 35 ou 40 $, utilisable notamment à l'événement, et limité dans les fonctionnalités. Acrobat 8 se verticalise Dans sa refonte, Adobe a également privilégié les options verticales. L'éditeur s'est d'abord tourné vers les messageries d'entreprises. Outlook se voit alors outillé d'une fonctionnalité d'archivage automatique d'email et de dossiers en PDF. Puis, c'est au tour de Lotus Notes, solution de travail collaboratif d'IBM, de recevoir ses options de conversions PDF. L'éditeur précise que l'outil d'archivage automatique n'y est pas inclus. Toujours tourné vers les entreprises, la gestion des formulaires électroniques a été étendue à la capture des champs de formulaires statiques ainsi qu'à la simplification de leur distribution via un assistant. Ce dernier se connecte à l'annuaire LDAP, y récupère les droits et privilèges liés à chaque compte pour procéder aux envois. A noter également la possibilité depuis le Reader de sauvegarder offline les données d'un formulaire, ainsi que celle d'y apposer une signature numérique. Enfin, Acrobat 8 autorise désormais l'agrégation de documents (ou parties de documents) verrouillés au sein d'un unique PDF, tout en maintenant les capacités de sécurité de chaque fichier. Outre un lifting en profondeur de l'interface utilisateur, désormais orientée "objectifs" (et moins "fonctionnalités") - un peu à l'image du "ruban" du prochain Office 2007- Acrobat 8 inaugure également un nouveau moteur OCR (reconnaissance optique de caractère), issu d'un partenariat avec IRIS . Disponible dès la mi-novembre, Acrobat 8 Pro est commercialisé 559 euros (HT) et 189 euros (HT) pour la mise à jour. Il faudra compter 349 euros (HT) dans sa version Standard et 115 euros (HT) pour sa mise à jour. (...)
(13/09/2006 17:58:27)Microsoft formalise son mode de licence pour les spécifications WS
Tout à sa stratégie vers l'interopérabilité, Microsoft offre aujourd'hui un cadre légal à ses efforts d'ouverture de spécifications définissant les services Web. Le projet, baptisé Open Specification Promise (OSP), "permet à tout particulier, toute entreprise ou organisation qui exploite des logiciels commerciaux ou open source d'utiliser les brevets Microsoft pour mettre en ?uvre 35 spécifications clés des services Web", explique l'éditeur de Redmond. Parmi les spécifications couvertes par OSP, on retrouve les 35 standards WS-* auxquels Microsoft a participé, notamment en collaboration avec IBM, Sun et BEA: WS-Addressing, WS-Federation, WS-Management, SOAP, WSDL, par exemple. Ce principe de licence ouverte et gratuite encadrant les standards des services web existait déjà chez Microsoft, comme mentionné dans une FAQ des ateliers de travail sur les protocoles. Mais il ne disposait pas de véritable encadrement juridique. "Il s'agit de clarifier la manière d'arriver à l'interopérabilité, commente Marc Gardette, responsable stratégie chez Microsoft -et gourou des standards-, tout en levant les doutes sur l'utilisation des spécifications, notamment au niveau de la propriété intellectuelle. Pour, en fin de compte, accélérer l'adoption". Et d'ajouter: "on fait ce qu'on a déjà créé avec OpenXML". (...)
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