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(17/11/2006 16:59:50)

Ballmer : les utilisateurs Linux sont redevables envers Microsoft

C'est bien connu, les Linuxiens doivent tout à Microsoft. Et en particulier, le fait de les autoriser à utiliser ses technologies brevetées. A l'occasion d'une session de questions / réponses lors de la conférence Professional Association for SQL Server à Seattle, le bouillonnant (et théâtral) Steve Ballmer, président de Microsoft, a déclaré que la principale motivation de l'éditeur de se rapprocher de Novell était de "fournir aux actionnaires un retour économique sur nos innovations". Car "Linux utilise notre propriété intellectuelle". "Le fait que ce produit [Linux] exploite nos propriétés intellectuelles brevetées est un problème pour nos actionnaires. Nous dépensons 7Md$ en R&D par an, nos actionnaires attendent de notre part de protéger, licencier ou tirer des bénéfices de nos technologies brevetées", a-t-il enchaîné. Début novembre, Microsoft et Novell ont signé un accord d'interopérabilité entre Suse Linux et Windows. Dans les termes de la transaction, il est prévu que Novell reverse, à un rythme annuel, la somme de 40 M$ à Microsoft. Une opération qui, pour nombre de défenseurs de l'Open Source, s'apparentait à une dîme -"impensable" chez Red Hat-, pour compenser un éventuel viol par Novell de la politique intellectuelle de Microsoft. Ballmer confirme ainsi cette dernière idée et enfonce le clou: "Novell nous paie pour avoir le droit de dire à leurs clients que quiconque utilise Suse est couvert correctement". Dans ce contexte, poursuit-il, "seul un utilisateur qui possède Linux Suse a payé pour l'utilisation de la propriété intellectuelle de Microsoft". Et seulement. Une façon de tourner tous les regards vers les autres éditeurs Linux, alors dans l'illégalité. "Nous souhaiterions passer le même accord avec Red Hat ou d'autres éditeurs Linux". Pour Red Hat, il n'en est de toute façon pas question. (...)

(14/11/2006 16:11:42)

Java en GPL : bientôt le tour d'OpenSolaris ?

Dans la foulée de Java, ce pourrait bien être le tour d'OpenSolaris de passer sous licence GPL, en plus de la licence Open Source maison, la CDDL. C'est ce qu'ont laissé entendre Jonathan Schwartz, le CEO de Sun, et Rich Green, le vice-président en charge du logiciel, lors de l'annonce officielle du passage de Java en Open Source sous licence GPL. Evoquant le sort du système d'exploitation, et l'intérêt des développeurs pour la licence GPL, les deux hommes ont joué le dialogue suivant : - « Etes-vous contre un changement de licence, Rich Green ? - Certainement pas. - Allez-vous mettre Solaris en GPL ? - Nous allons étudier cela de près. » (...)

(14/11/2006 16:10:13)

Java Open Source : IBM aurait préféré Apache

Jamais content. Après avoir appelé de ses voeux le passage de Java en Open Source, IBM est bien forcé d'applaudir à l'annonce faite par Sun lundi matin. On se souvient de la lettre ouverte datée de 2004, où un vice-président d'IBM, Rod Smith, demandait à Sun de participer à une organisation indépendante autour d'un Java Open Source. Mais voilà que le même Rod Smith critique le passage de Java sous licence GPL, prétextant, en substance, que Sun aurait mieux fait de soutenir le projet Harmony en cours au sein de la Fondation Apache, plutôt que de lancer un projet parallèle. « IBM supporte toutes les licences Open Source approuvées par l'OSI, écrit Rod Smith. Cependant, il existe déjà un effort Open Source important pour travailler avec Sun à créer une implémentation compatible Java de Java SE au sein de la Fondation Apache : le projet Harmony. En outre, il y a eu récemment des annonces de sociétés très actives dans le monde Java ME [Micro Edition, pour les terminaux mobiles, NDLR] disant qu'elles allaient verser du code à Apache afin d'y lancer des projets Java ME. » Et d'appeler ensuite Sun à revoir son modèle de gouvernance, ou à défaut sa licence : « A la lumière des projets Apache, nous avons indiqué à Sun que nous étions persuadés qu'il vaudrait mieux que Sun confie ses technologies Java à Apache plutôt que d'entamer un autre projet Java Open Source, ou au moins qu'il rende sa contribution disponible sous une licence compatible Apache afin d'éviter une fragmentation de la communauté Java Open Source [...]. » A la Fondation Apache, on n'en demande pas tant. Jim Jagielski, responsable des relations publiques de la Fondation, explique qu'Apache n'est pas contre les dons de code, mais que, « comme l'indique la FAQ du projet Harmony, même si nous apprécions toutes les contributions, c'est à la communauté de développement de voir ce qui fait sens ». Quant au leader du projet, Geir Magnusson, il apprécie plutôt cette multiplication des projets Open Source. (...)

(13/11/2006 16:51:14)

L'équipe Samba demande à Novell de reconsidérer son accord avec Microsoft

Les développeurs de Samba, le serveur CIFS Open Source inclus dans la totalité des distributions serveur Linux mais aussi dans la plupart des Unix modernes, ont publiquement critiqué l'accord Novell-Microsoft, qu'ils jugent inacceptable et destructeur pour la communauté du logiciel libre. "Le fait que Novell ait signé un tel accord montre un mépris profond pour leur relation avec le monde du logiciel libre", indiquent les développeurs de Samba, ajoutant que Novell n'avait pas le droit de nouer à son seul avantage un accord contraire aux idéaux du Libre au nom d'autres [Samba se considère comme un fournisseur de Novell]. "L'une des différences fondamentales entre le monde du logiciel propriétaire et le monde du logiciel libre est que le logiciel propriétaire divise les utilisateurs en les forçant à se plier à des accords de licence coercitifs qui limitent leur droit de partager avec d'autres, alors que le modèle du logiciel libre encourage les utilisateurs à s'unir pour partager les bénéfice du logiciel. L'accord entre Novell et Microsoft est un accord source de divisions. Il crée des différences entre les utilisateurs et les développeurs de logiciel selon qu'ils ont un statut commercial ou non et les gère différemment selon qu'ils ont obtenu leur logiciel directement de Novell ou d'un tiers." Un accord qui affaiblit la position de la communauté du Libre en matière de brevets L'accord affaiblit aussi la position de la communauté du libre en matière de brevets expliquent les développeurs de Samba : "L'utilisation de brevets dans le monde du Libre est inacceptable. Novell qui a participé à de nombreux débats et discussions sur ce sujet le savait parfaitement". Curieusement Novell ne pensait pas différemment avant de signer avec Microsoft. Comme l'indique la position officielle de Novell sur les brevets : " Novell est prêt à utiliser son portefeuille de brevets, qui est très pertinent sur le marché, pour se défendre contre ceux qui tenteraient d'utiliser leurs brevets contre des produits Open Source qu'il vend ou supporte. Cohérent avec son engagement, Novell utilisera son portefeuille de brevet pour se protéger contre toute poursuite visant le noyau Linux ou des composants libres inclus dans son offre (...) Certains vendeurs tenteront vraisemblablement d'arguer du risque de violer des brevets. Les vendeurs qui tenteraient de faire valoir de tels arguments contre des clients ou des concurrents comme Novell le feraient à leur propre péril et avec la certitude de déclencher une réponse". Au vu de l'accord avec Microsoft, on comprend que les développeurs de Samba recherchent toujours la cohérence de la position de Novell. (...)

(08/11/2006 17:14:34)

Adobe met ActionScript en Open Source

Adobe lance avec Mozilla le projet Tamarin en libérant le code source de sa machine virtuelle ActionScript (AVM2), le moteur de scripting de Flash Player 9. L'objectif du projet Tamarin est d'implémenter la version finale du langage ECMAScript Edition 4 (ES4) qui sera utilisée dans SpiderMonkey, la prochaine génération de moteur JavaScript embarqué dans Firefox et dans les autres projets Mozilla. Annoncé conjointement par Adobe et la fondation Mozilla, Tamarin sera hébergé par Mozilla sous la même triple licence MPL/GPL/LGPL que les autres projets Mozilla. . Le code continuera d'être utilisé par Adobe dans la machine virtuelle Action Script de son Player Flash. Actuellement, la dernière version du Flash Player 9.0 d'Adobe utilise ActionScript 3.0, un langage de scripting basé sur ECMAScript qui s'exécute dans une machine virtuelle ActionScript Virtual Machine (AVM2). Parmi les nouveautés de cette nouvelle machine virtuelle on notera la présence d'un compilateur JIT (Just In Time) permettant d'accélérer l'exécution des applications ActionScript 3.0. Pour leur part, les navigateurs tels que Internet Explorer et Firefox embarquent chacun un interpréteur JavaScript, basé sur ECMAScript (dans IE, le langage s'appelle alors JScript). C'est donc le code de la machine virtuelle AVM2 qu'Adobe place en Open Source dans le projet Tamarin. Mozilla va ainsi bénéficier des technologies incluses dans AVM2 comme le compilateur JIT et pouvoir l'inclure dans les futures versions de Firefox. Pour Adobe, c'est une démarche de standardisation du langage qui le motive. Il ne s'agit en aucun cas de mettre tout Flash en Open Source, ActionScript n'est que le langage de scripting de Flash. A terme, il est probable que le Flash Player et le projet Apollo (client riche qui combine Flash et Acrobat) utiliseront un langage standard se rapprochant d'ECMASCript 4 et bénéficieront des développements de la communauté. Pour autant, ce n'est pas qu'un simple abandon du code source à la communauté, Adobe a déjà détaché 7 développeurs au projet dont le concepteur de la VM. Pour Adobe, cette contribution à Tamarin constitue le plus apport jamais amené à la fondation Mozilla. (...)

(03/11/2006 12:05:49)

Microsoft modifie sa politique de licence pour Vista

Il ne se passe pas un jour sans que l'on parle de Windows Vista et de ses multiples rebondissements à propos de l'utilisation de sa licence. Sous la pression générale des utilisateurs et surtout des professionnels, Microsoft a décidé de changer quelque peu sa politique qui limitait le transfert de son système d'exploitation à une seule autre machine. Il existe trois façons de passer à Windows Vista. Soit acquérir le système d'exploitation sur un média (tel que le DVD) avec le label Microsoft Genuine, soit par une mise à jour via le programme Windows Anytime Upgrade, soit encore un achetant un nouveau PC avec Vista pré-installé. D'après la politique d'application des licences de Microsoft, pour la version Business, seuls les utilisateurs ayant un média « Genuine » en leur possession auront désormais le droit de désinstaller puis de réinstaller l'OS autant de fois qu'ils le souhaitent sur une autre machine. Une seule licence ne pouvant être partagée entre plusieurs PC. En revanche, pour ceux ayant effectué une mise à jour, la possibilité de transfert reste limitée à une unique fois. Il semble toutefois que ce changement de politique n'affectera pas les personnes qui achèteront leur licence Vista pré-installée sur un PC à partir du 30 janvier prochain. Dans ce cas, aucun transfert de licence ne sera autorisé. Notons que les tarifs déjà envisagés s'étaleront de 199 $ dans sa version complète et 99 $ pour une mise à jour pour Vista Home Basic à 399$ (complète) et 259$ (mise à jour) pour Vista Ultimate. (...)

(02/11/2006 18:13:34)

Vista : la licence limite les possibilités de test de performances

La licence de Vista n'en finit manifestement pas de faire couler de l'encre. Après la question du transfert de la licence d'un PC à l'autre et celle de son activation en cas de mise à jour matérielle, c'est au tour de celle des tests de performances. En effet, selon l'accord de licence de l'utilisateur final, Vista intègre « un ou plusieurs composants » de la version 3.0 de l'environnement .Net, composants pour lesquels il est interdit de présenter des résultats de tests de performances - comparatifs ou isolés - à moins de se conformer aux directives indiquées par Microsoft sur son site Web. En l'état, ces directives sont relativement contraignantes : la publication des résultats de tests doit être accompagnée de tous les éléments nécessaires à la reproduction des tests; les tests doivent être précisément datés et avoir été conduits avec les derniers correctifs proposés par l'éditeur, en suivant scrupuleusement ses recommandations d'optimisation. Surtout, les conditions définies par Microsoft peuvent changer à tout moment, plaçant les testeurs dans une inconfortable incertitude juridique. C'est d'ailleurs cette incertitude que relève Michael Cherry, analyste du cabinet Directions. Selon lui, la licence de Vista « est tout simplement indéchiffrable ». « Il y a sûrement [dans cette licence] un grand nombre d'autres points autrement plus importants que la question des tests de performances, mais comment les trouver au milieu de toutes ces choses obscures qui ne disent pas clairement ce que je peux ou ne peux pas faire ? » (...)

(02/11/2006 18:11:54)

Campagne de lutte contre les contrefaçons des logiciels Microsoft

Microsoft vient de franchir une nouvelle étape dans la lutte contre la contrefaçon de Windows XP. L'éditeur vient en effet d'engager plus de 50 actions en justice partout dans le monde à l'encontre de particuliers revendant des licences de son système d'exploitation sur Internet, par le biais de ventes aux enchères. Dans un communiqué, Microsoft précise que ces actions sont notamment au nombre de 15 outre Atlantique, de 6 en Allemagne, de 10 aux Pays-Bas, de 5 en France, et de 6 au Royaume-Uni. Antoine Boris, responsable de la lutte contre la contrefaçon chez Microsoft, pointe notamment du doigt les vendeurs de « stickers », ces certificats d'authenticité auto-collants revendus en masse sur des sites comme eBay pour moins d'une centaine d'euros. Ceux-ci seraient souvent associés à des licences OEM, un type de licence non transférable à un autre PC que celui avec lequel elle a été vendue. Plus généralement, Antoine Boris dénonce une communication mensongère : « les vendeurs font croire à leurs acheteurs qu'avec ce sticker, ils auront une licence à proprement parler. Or, une licence est composée de plusieurs éléments : ce sticker qui doit être apposé sur la machine, le livret d'utilisation, le CD d'installation ou de restauration et la facture. Ces éléments forment un ensemble indissociable qui représente la licence. » Et d'indiquer avoir régulièrement précisé à des revendeurs qu'ils ne pouvaient pas acheter ces stickers vendus sur Internet à prix cassé en vue de les revendre à leurs clients. Dans cette nouvelle action, Microsoft ne vise pas les clients qui ont acquis sans le savoir une licence contrefaite de Windows XP par le biais d'un simple sticker : ni le service d'activation par téléphone, ni le système automatisé de vérification de l'authenticité de Windows (WGA) ne devraient empêcher ces utilisateurs de jouir pleinement de leur copie pirate du système d'exploitation. « On n'a aucun projet de ce genre-là dans les tuyaux », assure Antoine Boris. (...)

(02/11/2006 18:10:28)

SAP alerte ses utilisateurs de l'arrêt du support de SAP R/3 3.1i

L'Allemand SAP a averti son club d'utilisateurs francophones (USF - Utilisateurs SAP Francophones) que le support étendu de la version 3.1i de SAP/ R3 serait stoppé au 31 décembre 2006. Cette version du progiciel allemand entrera à cette date dans une phase de support "à la carte" (Customer-Specific Maintenance). "Pour ceux qui sont concernés, deux options : soit migrer vers mySAP ERP 2005, soit entrer dans un cycle de maintenance spécifique à 17% en sachant qu'il n'y a pas de support package associé ni de "délivrable" au niveau du légal. Les prises en compte et les évolutions au niveau du légal sont assurées dans mySAP ERP 2005", indique Marie-Hélène Simonnet, chargée des relations entreprises chez SAP France. En clair, un support sur-facturé (+17% sur la facture de la maintenance initiale) qui n'offre pas toutes les garanties et services. Marie-Hélène Simonnet rappelle que la version 4.6c de SAP R/3 (qui suit la 3.1i) entrera également dans sa première phase de support étendu le 31 décembre 2006. Rappelons que chez SAP, la première phase de support étendu court sur 1 an et est majorée de 2%. La seconde période - dernière étape avant le "Customer-Specific Maintenance"- s'échelonne sur deux ans et est majorée de 4%. Enfin, dernier point, SAP a prolongé d'un an le programme de maintenance de mySAP ERP 2005, jusqu'au 31 mars 2012. (...)

(27/10/2006 17:56:06)

Précision sur l'activation de la licence de Windows Vista par Microsoft

Hier, l'éditeur de Redmond a tenté de calmer les esprits et de rassurer les utilisateurs aptes et autorisés à réinstaller ou transférer le système d'exploitation Vista sur leur PC. Selon Mike Burk, porte-parole de Microsoft, les utilisateurs changeant fréquemment la configuration du matériel de leur système sous Vista risquent un problème de validation de licence au-delà d'une fois. La raison en est que le processus d'activation de Vista, WGA (Windows Genuine Advantage), compare les informations de la validation initiale - qui inclut la configuration matérielle - avec la nouvelle configuration afin d'accepter ou non le transfert de la licence. La validation du logiciel échouera si Vista détecte une configuration matérielle trop différente. A ce stade donc, un seul transfert de licence est donc autorisé. Et si le problème survient, il faudra acquérir une licence complémentaire ou faire appel au service de support technique pour activer la machine nouvellement configurée. Toutefois, Mike Burk précise que la tolérance des changements matériels a été améliorée par rapport au système similaire de protection de Windows XP et s'avère plus flexible afin de faciliter l'activation de Vista. En tout cas, certains professionnels clament haut et fort que cette atteinte à la liberté de pouvoir changer de PC et de matériel autant de fois que l'on souhaite, est une raison suffisante en soi pour ne pas passer au système d'exploitation Vista. (...)

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