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BYOD : et si c'était une question de management ?

Cet acronyme qui inonde régulièrement la littérature du DSI génère-t-il une nouvelle inquiétude pour lui ? Les péripéties journalières liées à son métier lui donnent pourtant assez de sueurs froides et il n'a pas envie de peupler ses nuits de cauchemars supplémentaires. Mais voilà, la pression des utilisateurs est sans concession. Surtout quand ils font partie du Comité Exécutif.

Le Bring Your Own Device (apportez vos appareils personnels) consiste à utiliser ses équipements personnels dans le cadre professionnel. Il s'agit des ordinateurs portables (c'est plus pratique que les fixes !) et de toutes leurs déclinaisons en ultra-portables avec clavier et écrans détachables, des tablettes avec ou sans clavier rapportés et des téléphones mobiles dont les tailles se rapprochent de plus en plus de celles des tablettes. Une vraie jungle où les équipements et leurs logiciels associés se développent vite et de manière aussi inextricable que les lianes dans la forêt tropicale.

Essayons d'analyser la situation avec clairvoyance. A ma droite, les données de l'entreprise et les appareils qui lui appartiennent. A ma gauche les données personnelles des employés et les équipements dont ils sont propriétaires. Les données professionnelles sont accessibles et traitées par les appareils de la société et c'est la mission de l'informatique de faire fonctionner tout cela. Les données personnelles des salariés sont accessibles et traitées par leurs équipements et ce sont des choix individuels. Jusque là tout va bien.

Les données personnelles peuvent aussi être accessibles via des appareils de l'entreprise. La vraie question est de savoir si elles doivent l'être pendant le temps de travail. Et là, ce n'est plus un problème informatique, c'est un choix de management que de l'autoriser ou pas, au même titre que de permettre, pendant les heures payées par l'employeur, la lecture du journal, les appels téléphoniques personnels ou les réservations de vacances sur Internet. C'est aussi un choix d'encadrement que de considérer la présence assidue de ses équipes sur les réseaux sociaux comme un vecteur d'efficacité et d'innovation... ou pas.

Pourquoi autoriser l'utilisation d'outils personnels pour accéder aux données professionnelles et les traiter ? Les employés apportent-ils leurs propres EPI (Equipement de Protection Individuelle) parce que la couleur de ceux fournis par l'atelier n'est pas seyante ? Utilisent-ils leurs propres véhicules parce qu'ils ont moins la honte dans leur coupé personnel que dans la voiture de service poussive au logo de la société ? L'entreprise peut fournir les matériels qui conviennent à la fois à ses préoccupations de fonctionnement et de performance et aux souhaits des utilisateurs. Ca s'appelle le CYOD (Choose Your Own Device), concept dans lequel elle prend en charge l'équipement des salariés en leur offrant des alternatives dans une liste définie. Les associer aux choix, c'est aussi une question de management.

Avec le CYOD, les problèmes juridiques potentiels disparaissent si le salarié perd ou se fait voler son équipement, contrairement à l'utilisation des matériels personnels en utilisation professionnelle. Les interrogations théoriques sur la durée du temps de travail à comptabiliser ne se posent plus. Depuis de nombreuses années, le poste budgétaire des matériels est passé au second plan et les services de déploiement standardisés sont moins chers - et moins risqués - que la maintenance de systèmes non identifiés et hétérogènes dans le cas du BYOD. Les préoccupations légitimes de sécurité et de niveau de service des équipes informatiques peuvent être satisfaites, les besoins - et non les envies - des utilisateurs sont assurés. Et le blocage d'applications personnelles ou l'effacement à distance de données en cas de perte ou de vol se justifiera de fait. Pour ceux qui exigeraient autre chose et qui obtiendraient gain de cause, d'autant plus facilement que leur position dans la hiérarchie est élevée, il resterait à adapter un budget qu'ils seraient bien obligés de valider.

Je me dit que le BYOD pourrait être une tentative insidieuse des fournisseurs pour s'associer les utilisateurs dans le développement de services comme le MDM (Mobile Device Management). Mais peut-être n'est-ce qu'une-vision-de-DSI-politiquement-incorrect-qui-ne-veut-pas-se-soumettre-à-la-vision-béate-du-progrès- pour-un-monde-meilleur ?

Le BYOD, c'est juste une question de management.

Lucidement vôtre.

 

Crédit textes et photos : © L'observateur insolite

 

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