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Le projet très haut débit du gouvernement manque de cohérence

Edition du 16/12/2009 Réagissez
Le projet très haut débit du gouvernement manque de cohérence

Les incitations pour développer le très haut débit dans l'Hexagone prennent enfin de la consistance, dans le cadre du grand emprunt de Nicolas Sarkozy. Cependant, la poursuite du très haut débit ne doit pas faire oublier d'équiper en simple ADSL les zones encore privées de ce type d'accès.

( Source EuroTMT ) Comme le proposait la Commission pour le grand emprunt, Nicolas Sarkozy a confirmé, lundi 14 décembre, qu'une partie des 35 milliards d'euros serait consacrée à l'économie numérique. Sur les 4,5 milliards réservés à ce dossier, deux milliards seront utilisés pour financer le déploiement des réseaux à très haut débit. Un premier pas qui va très certainement satisfaire l'ensemble des acteurs (opérateurs, collectivités locales, Arcep...), mais qui souligne la politique brouillonne du gouvernement en la matière.
Il y a un plus d'un an, Eric Besson, alors secrétaire d'Etat à l'économie numérique, présentait son plan « France Numérique 2012 ». Ce plan affirmait bien la nécessité de doter le pays d'infrastructures télécoms modernes, mais il ne donnait comme objectif qu'un vague droit à l'accès au haut débit, et encore réduit au débit ridicule de 512 Kbit/s alors que la plupart des autres grands pays européens ont fixé un plancher à 1 voire 2 Mbit/s.

Nouvel objectif, couvrir 70% de la population

Surtout, pas un centime n'était mis sur la table : les caisses de l'Etat, expliquait-on alors, étaient vides. Un an plus tard, le président de la République remet donc le dossier à plat. Le nouvel objectif fixé est maintenant de couvrir 70 % de la population en très haut débit dans un délai de 10 ans. Pour ce faire, le gouvernement va créer un fonds national pour la société numérique qui aura la charge de répartir les 2 milliards réservés aux réseaux.
Un montant qui devrait venir compléter le financement dans les zones moyennement et peu denses définies par l'Arcep. La zone dite très dense pouvant être couverte par les opérateurs privés, la rentabilité des investissements y étant, a priori, assurée. Les modalités de versement de cette aide devraient, surtout, ravir les opérateurs alternatifs.

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