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(10/02/2012 16:25:13)

Test logiciel : l'outil gratuit ThreadFix agrége les données sur les vulnérabilités

Les développeurs en entreprise peuvent maintenant recourir à une application web Open Source pour centraliser les données sur les vulnérabilités des logiciels, à partir de différents outils d'analyse de code et de test. C'est en effet ce que permet ThreadFix en fournissant une vue agrégée de ces informations et des outils de reporting. L'outil permet de réduire le temps nécessaire au traitement des bugs, notamment pour les applications mobiles qui se multiplient.

La version bêta de ThreadFix est disponible via GoogleCode et s'accompagne de tutoriaux et diverses informations de support, signalent nos confrères de Network World. Elle se configure facilement pour importer les résultats de test et de scan à partir d'outils Open Source tels que Bugzilla (suivi de bugs) et Skipfish (pour tester la sécurité des applications web), ou de solutions commerciales comme Fortify, rachetée par HP, ou comme la gamme AppScan d'IBM.

ThreadFix est élaboré depuis deux ans par Denim Group, une société de développement de logiciels installée à San Antonio (Texas), spécialisée dans la mise au point d'applications sécurisées et dans les prestations de conseil associées. La société a conçu cet outil en interne pour combler un manque. Les équipes de développement de logiciels devaient s'appuyer sur différentes solutions de programmation et de sécurité, mais elles ne disposaient pas, bien souvent, d'une vue unique sur le type de vulnérabilités détectées, ni sur leur gravité et leur statut.

Des applications en ligne et mobiles qui évoluent rapidement

« Nous avions remarqué que même lorsque les équipes de développement se servaient de suites logicielles spécialisées sur la sécurité, elles le faisaient souvent de façon superficielle », explique Dan Cornell, co-fondateur de Denim Group en 2004. « Par exemple, elles peuvent occasionnellement recourir à des outils de balayage du code (scanning tools), mais elles ne répètent pas l'opération de façon régulière. Et la plupart des organisations n'ont pas standardisé leurs outils autour d'une solution unique. Elles utilisent de nombreux outils, de multiples langages et approches de développement ». Il en résulte, selon lui, un manque d'orientation stratégique autour de la sécurité du logiciel, les entreprises ne pouvant pas évaluer si leurs pratiques s'avèrent payantes à terme sur la réduction des vulnérabilités. Elles ne peuvent pas non plus comparer l'efficacité de ces pratiques avec les résultats obtenus par les entreprises appartenant au même secteur qu'elles.

Threadfix récupère les données depuis les différents outils exploitées, les agrège et permet aux développeurs et à leurs managers de les filtrer en fonction de certains critères. On peut aussi, par exemple, exporter des vulnérabilités de type injections de code SQL vers un outil de détection de bugs afin qu'une équipe travaille dessus. Threadfix fait ensuite remonter les résultats de l'analyse du code remise à jour, puis met en évidence les vulnérabilités rectifiées.


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Créer une vue centralisée pour ce type d'informations est important pour les entreprises dans un contexte où les applications en ligne et mobiles évoluent de plus en plus vite et où non seulement les données des entreprises, mais aussi les informations confidentielles de millions de consommateurs se trouvent exposées.

De 70 à 100 jours avant qu'une faille soit corrigée

Les services d'analyse en ligne proposés par des sociétés comme Vericode et WhiteHat Security ont quantifié ce risque, rappelle John Dickson, un autre dirigeant de la société. « Quelques-unes des pires vulnérabilités peuvent rester ainsi 70 à 100 jours avant d'être patchées »,  selon lui. L'une des raisons à cela réside dans le fait que l'équipe qui se préoccupe du logiciel et l'équipe qui peut intervenir dessus appartiennent souvent à des organisations séparées et ne sont pas en mesure de se coordonner efficacement. L'interface utilisateur web de ThreadFix apporte une réponse à cela, estime John Dickson.

Un outil de scan peut livrer une longue liste de vulnérabilités. Tandis que ThreadFix divisera la liste en portions, filtrées par type de vulnérabilité ou en fonction de leur gravité par exemple. Les équipes de développement peuvent s'atteler à un groupe de problèmes identiques, ce qui peut les amener à trouver des réponses plus efficacement que si chacun de ces problèmes était confié à des développeurs distincts. « Cela semble simple, mais c'est en fait un problème important entre l'équipe qui s'occupe des vulnérabilités et de la sécurité d'une part et le groupe de développeurs d'autre part », considère Dan Cornell.

Calculer les temps moyen de correction

En centralisant ces données, les membres d'une équipe peuvent voir toutes les vulnérabilités d'une application, ou encore disposer d'un inventaire complet sur les logiciels. Elle pourra effectuer des corrélations sur les résultats des tests, constater si les vulnérabilités de code deviennent plus ou moins fréquentes, ou encore calculer le temps moyen nécessaire pour corriger un bug, par application ou par équipe de développement, afin de dégager une tendance dans le temps.

On peut télécharger ThreadFix gratuitement sur GoogleCode. On configure les groupes utilisateurs, par exemple les développeurs d'une application de e-commerce, ou bien les équipes en fonction de leur répartition géographique. Sur chaque groupe, on crée un enregistrement pour chaque application et on identifie les outils de scan et de suivi utilisés. On configure ThreadFix pour importer des données de chaque outil et le logiciel collecte, agrège et suit ces informations dans le temps. Un tutorial de démarrage fournit des indications pour la configuration initiale.

(...)

(09/02/2012 15:38:57)

Weave : un outil Open Source puissant et interactif pour la visualisation des données

Voilà trois ans que le projet Open Source Weave, toujours en version bêta, est en développement. Son objectif : faire en sorte que des administrations, des associations à but non lucratif et des entreprises puissent offrir au public une plate-forme facile à utiliser pour consulter et comparer des données. Vous voulez connaître la relation entre les revenus des ménages et le niveau de lecture des enfants dans une région ? Où encore la part du coût du logement et des transports dans le revenu ? Ou bien peut-être souhaitez-vous savoir comment le taux d'obésité a évolué au fil du temps ? Weave offre la possibilité de charger les données utiles pour générer un tableau, un diagramme de dispersion ou une carte.

En plus de la visualisation des données, en positionnant la souris sur différentes entrées, on peut faire apparaître en même temps d'autres modes de visualisation, par exemple une carte avec sa légende, un diagramme à barres et un diagramme de corrélation. Les utilisateurs peuvent également ajouter des modes de visualisation ou appeler d'autres données. De plus, un clic droit sur tel ou tel élément permet d'aller rechercher des informations liées sur le Web.

Démocratiser les outils de visualisation des données

« Les avantages de l'interactivité de Weave vont au-delà de l'attrait visuel procuré par la sélection d'une zone sur une carte ou de l'affichage des résultats, » a déclaré le consultant James Farnam, coordinateur du projet pour le Connecticut Data Collaborative et un promoteur précoce de Weave. « Weave permet de créer des sous-ensembles de données à la volée, » a-t-il expliqué. D'un simple clic sur un nuage de points, « vous pouvez recalculer les droites de régression et les types de relations que vous voulez évaluer. » Des utilisateurs travaillent déjà à mettre au point « des tests de qualité dans Weave pour permettre de voir facilement les erreurs dans les données, » a-t-il ajouté. Voilà un certain temps que les technophiles connaissent les outils de visualisation de données, mais Weave permet aux entreprises et autres fournisseurs potentiels de les démocratiser.

Georges G. Grinstein, à la tête du projet, qualifie Weave de Wikipedia des données, c'est-à-dire un outil qui permet à quiconque intéressé par un sujet particulier, d'en explorer et d'en analyser les informations relatives, plutôt que de laisser cette tâche aux seuls spécialistes informatiques ou statisticiens. « Maintenant, il est possible de faire participer le public et de lui permettre de dialoguer avec les données, » a déclaré Georges G. Grinstein, directeur de l'Institute for Visualization and Perception Research  au sein de l'University of Massachusetts At Lowell (UMass). « C'est la raison pour laquelle Weave est Open Source et gratuit » - même s'il contient une technologie brevetée par l'université (l'institution a accepté qu'il l'utilise dans le logiciel).

Pas encore de formation à la solution

Weave est « incroyablement puissant, » a déclaré Holly St. Clair, directrice du département data au Metropolitan Area Planning Council (MAPC), dont le site MetroBoston DataCommon, créé conjointement avec le Boston Indicators Project de la Boston Foundation, utilise Weave. « La puissance et la polyvalence de Weave sont incroyables. D'ailleurs, l'un des défis de la mise en oeuvre de Weave a été de trouver comment affiner l'offre de façon à ce que les utilisateurs finaux ne soient pas submergés par la quantité d'options, » a-t-elle expliqué. Une autre question, fondamentale pour beaucoup de logiciels Open Source dans leurs applications précoces, c'est qu'il existe peu de formations formelles pour l'utilisateur, comparativement à des produits commerciaux plus répandus. Cependant, celle-ci pense que ce handicap sera vite comblé au fur et à mesure de l'adoption de Weave.

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Aujourd'hui, environ 25 organisations utilisent Weave et renvoient des feedbacks sur le produit, et 10 d'entre elles sont impliquées dans le projet depuis ses débuts. « Chacune d'entre elles avait des exigences différentes, » a déclaré le chef du projet. « Du coup, avec ces 10 premiers utilisateurs, la technologie s'est énormément enrichie... Et nous sommes portés par cette forte demande. » Pour le consultant James Farnam, le travail que mènent ensemble les membres du Consortium, les étudiants et les professeurs de l'UMass est « assez remarquable. » Régulièrement, des fonctionnalités sont ajoutées et mises à jour au cours d'un processus de développement souple qui fait avancer le logiciel vers la version 1.0.

Environ 25 à 30 étudiants de l'UMass-Lowell ont travaillé sur le projet au cours des trois premières années, en partenariat avec l'Open Indicators Consortium, plus un groupe d'utilisateurs précurseurs et de supporteurs. Le chef du projet estime que le travail à l'UMass-Lowell va se poursuive pendant encore trois ans. Au cours de cette période, le projet recevra toutes les contributions que la communauté Open Source souhaitera ajouter. Le projet a été construit avec Adobe Flex et ActionScript. Plusieurs fonctionnalités ont déjà été élaborées et sont simplement en attente d'une d'interface utilisateur.

Améliorer l'accès à certaines fonctions

C'est le cas de la fonction de collaboration et de capture de session prévues pour cet été.  « La fonction de collaboration permettra à des utilisateurs situés à différents endroits de travailler en même temps et ensemble sur une visualisation en temps réel, sans avoir besoin d'une application de partage d'écran comme WebEx, » a expliqué Georges G. Grinstein. Quant à la capture de session, elle permettra aux utilisateurs de mémoriser toutes les étapes réalisées pour aboutir à une visualisation, de façon à reproduire le même processus pour générer une visualisation similaire ou partager ces étapes avec d'autres utilisateurs. « Dès que le problème de la confidentialité des données sera réglé, les captures de session pourront également être utilisées par les chercheurs pour mieux comprendre comment les gens interagissent avec les données. Cette fonction pourrait même servir à guider les nouveaux utilisateurs qui seraient bloqués au cours d'une étape, » a-t-il ajouté.

Georges G. Grinstein a reconnu aussi que Weave était encore un peu difficile à installer, mais son groupe travaille à un installeur « one-click » qu'il prévoit de livrer d'ici cet été. Également en cours d'élaboration,  « infomaps », l'une des technologies brevetées dans Weave, qui permet de relier une visualisation par carte à un ensemble de documents. « Même si un document n'est pas géocodés et mentionne simplement « Andover, Massachusetts » par exemple, il sera possible de le retrouver si un utilisateur a cliqué sur Andover sur la carte créée par Weave, » a déclaré le chercheur. « C'est un peu ce que fait Google Maps avec les documents liés, plus la visualisation interactive multiple. » Holly St. Clair du MAPC déclare qu'elle s'est tellement habituée à travailler avec Weave qu'Excel lui paraît désormais vraiment limité, car elle ne peut pas, en faisant passer la souris sur les cellules, avoir accès à d'autres données. « Il est vrai qu'après ça, on a du mal à se contenter de ce que l'on trouve dans les feuilles de calcul, » a aussi admis James Farnam. « L'interaction modifie sa façon de penser les données, » a ajouté Holly St. Clair.

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(02/02/2012 09:26:35)

Un extranet social Open Source à L'Ecole Centrale de Paris

Fondée en 1829, lʼÉcole Centrale Paris forme des ingénieurs généralistes, dispose de laboratoires de recherche et contribue à la formation continue des cadres. Elle est fréquentée par 2 200 élèves (1 700 élèves ingénieurs, 360 mastères spécialisés, 140 masters recherche et 250 doctorants). Pour cela, elle dispose de 220 enseignants permanents et 1 000 vacataires. Par ailleurs, le réseau des différentes communautés de l'école (élèves, anciens élèves et enseignants sans oublier les partenaires industriels et les personnels non-enseignants) est traditionnellement très actif. Mais celui-ci nécessitait un outil moderne pour améliorer la collaboration et le partage en ayant recours à un outil en ligne adéquat.

L'école s'est donc lancée dans un projet d'extranet social avec trois mots d'ordre : fédérateur, communautaire et collaboratif. 5 000 utilisateurs potentiels sont concernés. Le coeur de l'outil est un système de partage documentaire destiné à faciliter les échanges au sein de groupes de travail autour de projets, notamment d'études et de recherche.

Fin 2010, l'école a choisi la solution Nuxeo Platform 5.5 en l'installant sous Debian Linux. Le projet a été lancé au premier trimestre 2011 et, après des phases de prototypages associant des élèves et des enseignants, est entré en production début 2012. Ce choix a été opéré à cause d'une part de la grande modularité de l'outil avec la possibilité d'y ajouter des gadgets développés par les étudiants de l'école d'autre part de sa licence Open Source. Le nombre d'utilisateurs va pouvoir varier sans incidence économique. Les fonctions réellement sociales de l'outil regroupées au sein d'un module « social collaboration » ont été développées en partenariat avec l'école. Ce co-développement -qui va se poursuivre- fait partie de la démarche voulue par l'école. (...)

(01/02/2012 16:00:18)

Salon des entrepreneurs : quels créneaux pour le numérique ?

Dans le cadre du Salon des Entrepreneurs Paris 2012 qui se tient jusqu'au jeudi 2 février au Palais des Congrès (Porte Maillot), deux conférences abordent le domaine des technologies de l'information. « Révolution numérique & nouveaux business » se penchera jeudi à 11 h sur l'infiltration des usages web au quotidien et les applications qui peuvent se concrétiser en projets. Parmi les intervenants sont notamment annoncés Julien Codorniou, directeur des partenariats de Facebook en France, Axel Dauchez, directeur général de Deezer, ainsi que le fondateur de Seesmic.

Dans l'après-midi, le salon a programmé à 14 h une conférence intitulée « Innovez, devenez entrepreneur social ». Parallèlement se tiendra une session sur le financement d'une jeune entreprise. A 16 h 30, une conférence au titre évocateur , « Born global », portera sur la génération d'entrepreneurs qui se projette d'emblée à l'international et qui y réussit, avec notamment le président fondateur d'Emailvision, Nick Heys, ou encore la fondatrice de WebMediaGroup.

ITvite, solution de comptabilité en Open Source

L'espace d'exposition consacre son village 4 à l'économie numérique, ainsi qu'à l'équipement et à la gestion d'entreprise. Parmi les éditeurs de logiciels pour petites entreprises figurent notamment 8 Sens, Innomatix, Ciel, EBP, Evoliz, Oxatis (solutions de e-commerce) ou encore, Microsoft. La société Audaxis, intégrateur de l'ERP Compiere, y présentera ITvite, une solution de comptabilité en mode SaaS basée sur cette offre de gestion Open Source. Le salon accueille aussi des hébergeurs de sites web.

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(01/02/2012 11:55:02)

Vers l'abandon du support d'Hyper-V de Microsoft par OpenStack ?

« Microsoft est déterminé à travailler avec la communauté pour résoudre les problèmes actuels entre Hyper-V et OpenStack », explique la firme de Redmond dans un communiqué. Ce commentaire fait suite à une suggestion sur un newsgroup de Thierry Carrez, développeur de l'équipe de sécurité d'OpenStack, que le code de la technologie Hyper-V soit supprimé de la version d'OpenStack Compute en cours d'élaboration, connue sous le nom d'Essex et qui sera livrée au deuxième trimestre 2012.

Le message titré « couper le bois mort d'Essex » explique qu'il faut supprimer le code Hyper-V « réputé cassé et pas entretenu ». La suppression du code devrait être décidée dans les prochains jours par les 45 membres d'OpenStack. Ils devront regarder si cela ne modifie pas les fonctionnalités de la prochaine version de la plateforme cloud en Open Source.

S'il est enlevé, il ne manquera pas à beaucoup de gens, souligne Joshua McKenty, PDG de Piston Cloud Computing. « Je ne vois pas de déploiement, ni de projet sur cet hyperviseur », ajoute-t-il. Joshua McKenty a été l'architecte technique de la plateforme cloud Nebula pour la NASA et il est très impliqué dans la communauté OpenStack.

Une dégradation pour manque d'entretien

Il a rappelé que Microsoft avait signé un contrat avec un partenaire pour faire le travail d'intégration dans OpenStack, « mais ils n'ont jamais vraiment fini », précise le responsable. Ce non-aboutissement peut avoir des raisons simples, selon Joshua McKenty. Il suffit par exemple que des chefs de projets soient mutés pour que le projet ne soit pas continué ou suivi. Il ajoute que Microsoft peut avoir également décidé de se concentrer sur sa plateforme Azure pour déployer des clouds privés et publics.

Si Microsoft veut vendre des logiciels serveurs pour les fournisseurs de services cloud utilisant OpenStack, le manque d'intérêt pour son hyperviseur pourrait devenir problématique, explique un analyste. « Cela signifie que les gens ne construiront pas de cloud sur Windows, comme architecture de base », constate James Staten, analyste chez Forrester Research. Hyper-V est intégré avec la licence Windows Server Entreprise et cela constitue un manque d'intérêt pour la communauté OpenStack qui pense aussi que les fournisseurs de services cloud n'utiliseront pas Windows Server dans leurs déploiements. « Ce n'est pas surprenant, constate James Staten. Si vous construisez une solution basée sur de l'Open Source, vous allez commencer par des éléments qui n'ont pas de licence du tout ».

Toutefois, il explique que de nombreux fournisseurs de services clouds sont en train de construire deux offres : l'une utilisant un logiciel Open Source et la seconde élaborée à partir de produits commerciaux qui sont utilisés dans les entreprises et pourraient donc être plus attrayants pour les clients d'entreprise. Actuellement, VMware a le gros de la part de marché pour les services de cloud destiné aux entreprises, précise l'analyste.
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(31/01/2012 11:17:00)

Tester Ubuntu depuis votre navigateur

Si certains ont peur d'essayer Linux, Canonical a trouvé un moyen pour faire tester sa solution Ubuntu sans l'installer. Il a créé une page web, qui se lance depuis n'importe quel navigateur (Firefox, Chrome, IE). Il suffit d'écrire le lien suivant http://www.ubuntu.com/tour/en/#browse-files pour se retrouver sur l'environnement de travail Unity propre à la distribution Ubuntu. L'utilisateur peut ensuite naviguer et cliquer sur les différents icones disponibles. Lancement d'un navigateur, d'un traitement de texte, d'un tableur, d'un outil de présentation ou d'un client de messagerie. Le surf est fluide et en quittant la page, on vous demande si vous désirez télécharger la dernière version d'Ubuntu. (...)

(31/01/2012 09:50:22)

Le logiciel libre est devenu plus onéreux

Selon l'étude Open Source France 2012 de Pierre Audoin Consultants (PAC), « le marché du logiciel libre en France représente environ 6% du marché des logiciels et services informatiques ». Cela représentait 2,5 milliards d'euros en 2011. Cette part est en forte progression depuis plusieurs années et sa croissance devrait se poursuivre avec une accélération continue au moins jusqu'en 2015.

PAC souligne que le logiciel libre est devenu une référence incontournable dans de nombreux domaines comme le développement (Java...), notamment sur le web (PHP, Python...). Les SSII ont dû spécialiser des départements sur le sujet. La rançon du succès doit cependant être payée. La dimension communautaire et gratuite du logiciel libre s'estompe en effet au profit de SSII qui font payer leurs prestations.

Selon PAC, la France est un des pays phares du logiciel libre dans le monde. Les outils libres étant les plus performants pour gérer des clouds, la France bénéficie dans le domaine d'un avantage de compétitivité. Les logiciels sous licences libres évitant les enfermements de clients avec un fournisseur, cet état de fait est particulièrement intéressant en ce qui concerne l'informatique dans les nuages. (...)

(30/01/2012 14:31:14)

Oracle propose un comité unique pour superviser les spécifications Java

Si la proposition qu'Oracle vient de faire est acceptée, la supervision des standards techniques de Java passerait sous l'égide d'un seul comité, alors que l'actuel système s'appuie sur deux entités séparées pour Java EE/SE (Enterprise Edition/Standard Edition) et pour Java ME (Micro Edition). Les deux premières déclinaisons concernent respectivement les environnements serveurs et postes de travail, tandis que ME est destinée à ses utilisations mobiles et embarquées.

Oracle a récupéré la propriété de Java en rachetant Sun Microsystems en janvier 2010, mais les spécifications techniques standards du langage de programmation Open Source sont toujours guidées par le JCP (Java Community Process), une organisation constituée d'entreprises et d'individus ayant un intérêt particulier pour Java. Oracle justifie sa proposition en évoquant les changements sur le marché de Java ME, la maturité croissante de ce dernier et, de façon générale, sa consolidation. « Cela suggère qu'un rééquilibrage entre Java ME et les autres plateformes pourrait être approprié, ainsi qu'une légère réduction du nombre de membres du comité exécutif », a indiqué la semaine dernière sur le site du JCP le collaborateur d'Oracle qui préside l'organisation, Patrick Curran. « La convergence attendue entre Java ME et SE devrait rendre de moins en moins pertinente l'actuelle séparation entre deux comités exécutifs séparés », ajoute-t-il. « Dans la mesure où Java est vu comme une seule plateforme, il devrait être supervisé par un comité exécutif unique».

Un nombre réduit de membres au comité exécutif

La proposition d'Oracle entraînerait la réduction du nombre total de membres du comité (32 actuellement), mais elle prévoit de maintenir le ratio 2 pour 1 de sièges nommés et élus, si l'on se réfère au site du JCP. « Dans le comité exécutif fusionné, pas plus Oracle qu'aucun autre membre ne pourra détenir plus d'un siège » peut-on lire. La JSR (Java Specification Request) est supervisée par un groupe expert constitué de représentants de différentes entreprises, incluant Oracle, IBM, Intel et Siemens. Son travail devrait durer six mois environ, « afin de permettre aux modifications d'être engagées pendant les élections ». Ce groupe reconnaît toutefois que les changements pourraient devoir être introduits progressivement dans le temps ».

Dans un souci d'équité, tous les membres auront le même risque de perdre leur siège. Il est aussi précisé dans la proposition qu'Oracle « devrait avoir la plus grande flexibilité dans la réallocation des sièges de membres nommés pour assurer que le comité exécutif fusionné représente de façon adéquate et équitable l'ensemble de l'écosystème Java ».

Une autre proposition, sans doute plus polémique

Cette proposition est la deuxième de trois mesures exposées par Patrick Curran dans un billet de blog en août dernier. La première, adoptée l'an dernier, a cherché à rendre le processus de spécification plus transparent et public (le comité exécutif publiait déjà ses comptes-rendus de réunion). La troisième n'a pas encore été soumise. Elle abordera des changements plus complexes, a indiqué Patrick Curran, parmi lesquels des modifications possibles du JSPA (Java Specification Participation Agreement), l'accord spécifiant le mode de fonctionnement du JCP. Compte tenu de l'histoire récente, cette proposition est susceptible de générer des controverses. La Fondation Apache a quitté le JCP fin 2010 à la suite d'un désaccord avec Oracle concernant le JSPA. L'ASP (Apache Software Foundation) maintient qu'Oracle n'a pas réussi à lui fournir une licence acceptable pour un kit de compatibilité technologique (TCK) qui lui aurait permis de tester son projet Harmony, une mise en oeuvre de Java SE, ainsi que le garantit le JSPA.

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(27/01/2012 16:56:38)

Linux Mint 13 : retour à une interface classique avec Cinnamon

A contre-courant des interfaces expérimentales, les développeurs qui travaillent derrière Linux Mint adoptent un poste de travail plus simple pour leur distribution Linux. La version 13 présentera une interface utilisateur entièrement nouvelle, baptisée Cinnamon et livrée cette semaine en v.1.2. Les précédentes éditions de Linux Mint utilisaient une version standard de l'environnement Gnome. Clement Lefebvre, créateur et principal développeur de la distribution espère que Cinnamon plaira à une majorité d'utilisateurs de l'OS, qu'ils viennent de Gnome 2, Gnome Shell ou d'autres bureaux. Dans un monde où les interfaces sont de plus en plus rationalisées, Cinnamon apparait comme un design assez conservateur, ce qui n'est pas surprenant compte tenu des objectifs du projet Linux Mint.

Clément Lefebvre a d'abord imaginé sa distribution après avoir passé les autres en revue sur différents forums en ligne. Partant de là, il a développé des idées sur les fonctionnalités qui devraient se trouver dans la distribution idéale. Il a spécialement conçu Mint pour ceux qui veulent un bureau facile à utiliser et demandant peu de maintenance. « Nous attendons davantage de notre bureau que les autres distributions », affirme le créateur. Les cas d'utilisation les plus fréquents sont examinés et s'ils ne peuvent pas être mis en oeuvre directement ou s'ils se présentent de façon trop compliquée pour l'utilisateur, « nous identifions cela comme un problème qui doit être revu ».

Un énorme potentiel pour Linux sur le poste de travail

L'an dernier, Canonical a annoncé qu'il changeait le bureau d'Ubuntu, remplaçant Gnome par Unity. Cette surcouche pour la version 3 de Gnome rationalise l'interface pour qu'elle puisse être utilisée sur des terminaux de différentes tailles. L'éditeur prévoit de faire progresser encore son interface sur la prochaine version d'Ubuntu, avec une technologie dénommée Head-up Display (HuD) qui en finirait avec les menus d'application.

Alors que Canonical se projette ainsi dans le futur, Linux Mint s'accroche à ses convictions, fidèle à la tradition du desktop. Pour Clément Lefebvre, Windows et Mac OS dominent le poste de travail avec des produits moins bien conçus. « Il y a un énorme potentiel de croissance pour Linux sur ce marché », estime-t-il. « Notre principale expertise réside sur le desktop, nous ne sommes pas intéressés par les smartphones, tablettes et autres terminaux mobiles ».

Puisque Linux Mint repose sur la distribution Ubuntu (qui est elle-même basée sur Debian Linux), on aurait pu penser qu'il utiliserait également la surcouche Unity. Ce n'est pas le cas. « Jusqu'à présent, Unity est seulement utilisée par une autre distribution. Elle ne semble pas particulièrement intéressante et il n'y a pas de demande », note Clément Lefebvre.

Une barre d'icônes en haut ou en bas de l'écran
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De la même façon, l'équipe de Linux Mint ne veut pas continuer à utiliser Gnome 3, livré en août dernier et qui était utilisé sur Linux Mint 12. Il requiert de changer ses habitudes d'utilisation de l'ordinateur, a expliqué Clément Lefebvre en novembre dernier dans un billet. Il demande aux utilisateurs de réfléchir en termes d'applications qu'ils voudraient utiliser plutôt qu'en tâches qu'ils souhaiteraint accomplir. Et le multitâche ne fonctionne pas bien, pointe le créateur. Il n'est pas le seul à se plaindre. Linus Torvalds lui-même, à l'origine de Linux, a parlé d'incroyable pagaille.

Une barre d'icônes en haut ou en bas de l'écran

Cinnamon, à bien des égards, revient aux notions traditionnelles du fonctionnement des interfaces desktop. Par exemple, elle rassemble sur une étroite barre les icônes des applications, les statuts opérationnels et les commandes de base. Les utilisateurs peuvent placer cette barre en haut de l'écran ou en bas, ou encore choisir d'en afficher une en has et une en bas. Prochainement, ils pourront disposer ce panneau où ils veulent sur le bureau. Voilà qui diffère sensiblement d'Unity dont la palette d'icônes est affectée au côté gauche de l'écran.

Cinnamon
Une barre d'icônes en haut et en bas (cliquer ici pour agrandir l'image)

Avec Cinnamon, les utilisateurs peuvent personnaliser l'apparence du bureau, comme il était possible de le faire avec les précédentes versions de Gnome. A partir de l'outil de configuration (Cinnamon Settings, voir illustration ci-dessous), ils choisissent parmi différents thèmes à appliquer, ajoutent des applets ou des extensions.

Linux Mint 13 comportera un autre bureau, dénommé Mate, qui se posera sur Gnome 3 pour offrir une interface permettant de retrouver l'expérience de Gnome 2. Elle s'adressera à ceux qui ont l'habitude de l'ancienne interface et qui n'ont pas les ressources système pour faire tourner Cinnamon, a précisé Clément Lefebvre.

Cinnamon Settings
Cinnamon Settings (cliquer ici pour agrandir l'image)

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(26/01/2012 15:52:48)

Ubuntu 12.04 remplacera les menus des applications par un HuD

La version release 12.04 dite « Precise Pangolin» de Ubuntu Linux va permettre aux utilisateurs d'abandonner le menu conventionnel des applications au profit d'un outil de recherche intelligent, le « HuD ». Pendant des décennies, les interfaces graphiques ont été dépendantes de fonctions accessibles via des menus, avec des variations en fonction de l'interface graphique et de l'application, sans parler des raccourcis clavier tout aussi divers. Désormais, dans un onglet situé en tête du bureau ou de l'application ouverte, il suffira de taper les premières lettres de la commande que l'on veut appeler.

Sur son blog, Mark Shuttleworth, fondateur et ancien PDG de Canonical vient de présenter sa nouvelle interface qui permet aux utilisateurs de trouver la fonction à laquelle ils souhaitent accéder en tapant quelques lettres dans la barre de commande « Heads-up Display » qui apparaît de manière identique dans toute application. La recherche s'effectue dans une base qui répertorie tous les menus de toutes les applications Unity et renvoie les correspondances possibles (y compris quand les mots clefs sont imprécis) comme le fait n'importe quel moteur de recherche. Le HuD s'adapte aussi aux commandes saisies le plus souvent par l'utilisateur. Les équipes de développement travaillent également à associer des commandes vocales avec le Heads-up Display. « La recherche est rapide et familière. Elle le sera encore plus quand nous aurons intégré la reconnaissance vocale, la gestuelle et le toucher à ce système. Nous voulons qu'il soit facile de parler à n'importe quelle application, et que n'importe quelle application puisse répondre à votre voix, » a déclaré Mark Shuttleworth. « Quand on l'a utilisé un peu, on a le sentiment que le HuD lit dans nos pensées, » a-t-il ajouté.

Vraiment pratique à l'usage ?

Le niveau de contrôle des applications offert par cette interface qui « traduit votre intention », comme le dit son concepteur, est potentiellement très puissant. Par exemple, un utilisateur peut changer son statut sur la messagerie instantanée ou dans Skype sans avoir à entrer et sortir de l'application. Il n'a pas besoin pour cela d'interrompre son travail en cours. L'usage de la nouvelle interface va aller de pair avec un certain « désapprentissage » pendant lequel les utilisateurs vont devoir oublier les menus des applications, et adopter le HuD d'Ubuntu. Les utilisateurs qui ont l'habitude de travailler avec le clavier auront sans doute un avantage sur ceux qui ont appris à gérer leur relation avec les applications en se servant de la souris et à naviguer dans les menus pour partir à la chasse aux fonctionnalités. « Au lieu d'encombrer l'interface tout le temps, nous allons laisser le champ libre et montrer aux utilisateurs tout ce qu'ils veulent, quand ils le veulent. »

Le nouveau HuD sera fonctionnel dans la version 12.04 prévue pour le mois d'avril. Cette première des deux release annuelles bénéficiera d'un support à long terme. L'arrivée de la commande vocale est promise pour les futures versions. Cependant, la version 12.04 permettra à ceux qui le souhaitent de conserver les menus traditionnels, même si l'on comprend bien dans quel sens va se développer l'interface controversée d'Unity.

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